Lampaul-Guimiliau

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Lampaul-Guimiliau
Lampaul-Guimiliau
Le bourg vu depuis la "Butte du Télégraphe"
Blason de Lampaul-Guimiliau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
Jean-Yves Postec
2020-2026
Code postal 29400
Code commune 29097
Démographie
Gentilé Lampaulais
Population
municipale
2 009 hab. (2021 en diminution de 3,37 % par rapport à 2015en diminution de 3,37 % par rapport à 2015)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 34″ nord, 4° 02′ 30″ ouest
Superficie 17,48 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Landivisiau
(banlieue)
Aire d'attraction Landivisiau
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Landivisiau
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Lampaul-Guimiliau

Lampaul-Guimiliau [lɑ̃pɔl gimiljo] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Lampaul-Guimiliau
Carte de la commune de Lampaul-Guimiliau

Située à 17 km à l'est-nord-est de Landerneau, mais toute proche de Landivisiau, la commune est longée à l'ouest par l'Élorn et au sud-ouest par son affluent la Dour Kamm. Le bourg est à environ 95 mètres d'altitude.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Finistère nord, caractérisée par une pluviométrie élevée, des températures douces en hiver (°C), fraîches en été et des vents forts[2]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Monts d'Arrée », avec des hivers froids, peu de chaleurs et de fortes pluies[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 027 mm, avec 15,8 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Saint-Servais à 8 km à vol d'oiseau[4], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 160,4 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Landivisiau, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[11] et 11 190 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Landivisiau, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,3 %), terres arables (20,9 %), prairies (20,9 %), zones urbanisées (9,7 %), forêts (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,2 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Landa Pauli Botenes 1467, Lampaul Bodenes 1516.

Lampaul vient du breton lan (ermitage) de saint Paul Aurélien, fondateur de l'évêché. Il aurait terrassé un dragon à Lampaul-Guimiliau. Une statue de saint Pol terrassant le dragon se trouve dans l'église paroissiale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La voie romaine connue traditionnellement sous le nom de Hent Gallec ("chemin gaulois")allant de Vorgium (Carhaix) à l'Aber-Wrac'h passait par Poullaouen, Locmaria-Berrien, Berrien, puis traversait les communes de Plounéour-Ménez, Guimiliau et Lampaul-Guimiliau, passant ensuite au sud-ouest de Landivisiau. Jean-Marie Abgrall cite deux autres voies romaines, l'une s'embranchant sur la précédente à Créach-ar-Bleiz en Guimiliau et traversant Lampaul-Guimiliau en passant par Beg-Avel, au nord de Kergréven, à Lenn-Vihan et au Fozou pour poursuivre en direction de Landerneau et Brest ; l'autre allait du Faou à Saint-Pol-de-Léon en passant par l'actuel bourg et la croix de Traon-ar-Vilin : c'est celle-ci, selon la tradition, que saint Pol aurait emprunté lorsqu'il ramena du Faou le dragon qui ravageait le pays pour le conduire à l'Île de Batz[17]. Il a aussi dessiné le gué dit de Pont-Tort en aval de Milin Pont ar Zall, sur l'ancienne voie romaine[18].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau était une trève de Guimiliau et faisait partie de l'archidiaconé de Léon relevant de l'Évêché de Léon et était sous le vocable de Notre-Dame. Les Évêques du Léon y possédaient une résidence champêtre à Coat-an-Escop ("Le Bois de l'Évêque") et le moulin qui en dépendait porte toujours les armes d'un évêque : Rolland de Neufville[19].

Deux familles nobles se partageaient l'essentiel de la paroisse, les Le Sénéchal, seigneurs de Lézérazien (Jacob Le Seneschal était en 1481 seigneur de Lézérazien[20]) et les De Brézal (le château de Brézal est en Plounéventer)[21], à l’origine de la chapelle Sainte-Anne.

Lampaul-Guimiliau faisait partie de la châtellenie de Daoudour-Landivisiau ou Daoudour-Coëtmeur.

Construction des enclos paroissiaux[modifier | modifier le code]

Florian Le Roy explique ainsi l'une des causes de la construction des enclos paroissiaux à la fin du XVIe siècle[22] :

« Une rivalité de bourg à bourg se donne libre essor. Pendant un quart de siècle, on va lutter à coups de fontaines, de calvaires, de chaires, de croix processionnelles. Dans le même temps, les fabriciens de Saint-Thégonnec et de Guimiliau passent commande, les premiers d'un arc de triomphe, les seconds d'un calvaire de 150 personnages bien comptés avec tout un déploiement de reitres et de lansquenets, tels qu'ils les ont observés pendant les guerres de la Ligue. Aussitôt Saint-Thégonnec, pour ne pas être dépassé, commande les croix des deux Larrons. Pleyben se paye un porche monumental et finit par un calvaire. Guimiliau veut alors un baptistère, un buffet d'orgues, une chaire à prêcher comme oncques on ne vit ! C'est bon ! Saint-Thégonnec lui réplique par une chaire digne de Saint-Pierre de Rome et une mise au tombeau d'un sculpteur morlaisien, Lespaignol. Toutes les paroisses de la montagne solitaire s'enflamment d'émulation : Sizun aura son arc de triomphe, Commana un porche merveilleux et Bodilis aussi ! »

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Un député représentait la paroisse de Locquénolé lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le c'était François Coloigner[23].

Maurice Breton, curé de Lampaul-Guimiliau, signa la protestation du clergé de l'évêché de Léon contre la constitution civile du clergé en 1791 ; il fut arrêté en et interné au château de Brest[24].

À Lampaul-Guimiliau en 1799 perdurait le culte de sainte Anasthasie autour de sa statue miraculeuse : « Cinq cents, six cents personnes venaient journellement en pèlerinage » écrit le commissaire du canton de Landivisiau[25].

Le télégraphe Chappe[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau : le calvaire situé sur la "Butte du télégraphe" et deux stations du chemin de Croix.

Implanté sur une butte qui constitue le point le plus élevé du territoire communal (159 mètres) et désormais dénommée "Butte du Télégraphe", c'était l'un des relais du "télégraphe Chappe" entre Paris et Brest, qui fonctionne à partir de 1798, situé entre les relais de Saint-Thégonnec et de La Martyre[26]. Un chemin de croix, érigé par le père marianiste Jestin, avec ses 14 stations se trouve à proximité[27].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1820, l'école du bourg a 60 élèves, une autre dans un hameau 25, et un troisième instituteur d'assez bon niveau parcourt la campagne ; 17 élèves se perfectionnent en latin dans l'espoir d'entrer au collège. En 1824 ouvre une école des filles, qui a aussitôt 40 élèves[28].

En 1828, Gilbert Villeneuve décrit ainsi les "juloded" (paysans riches pratiquant aussi la fabrication et le commerce de la toile) de Lampaul-Guimiliau :

« À Lampaul [Guimiliau], les habitants sont non seulement propres, mais ils sont mis avec une sorte de recherche. Ils sont vêtus en très bon drap noir[29] ; ils portent toujours du beau linge blanc et leur costume est absolument et identiquement le même que celui que l'on portait sous Louis XIV. Leurs maisons sont tenues avec propreté ; ils se servent de serviettes et de couverts d'argent ; presque tous savent lire et parlent le français[30]. »

Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la population agricole de Lampaul-Guimiliau était en 1836 de 2443 personnes pour une population communale totale de 2482 personnes, formant donc 99,2 % des habitants de la commune. 18 moulins étaient alors en activité dans la commune[31].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Lampaul-Guimiliau en 1843 :

« Lampaul : commune formée par l'ancienne trève de Guimiliau, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Traoulen, Cosquer, Tauzou, Roc'hfily; le Ros, Kerloarec, Mezpaul, Gouzourlay, Kergréven, Kerroc'h. Objet remarquable : le télégraphe. Superficie totale : 1 749 hectares, dont (...) terres labourables 1 075 ha, prés et pâtures 187 ha, bois 111 ha, landes et incultes 277 ha (...). Moulins : 18. (...) Le clocher de Lampaul est un des plus élevés du Finistère, encore que la foudre en ait détruit la pointe, qui était d'une élégance hardie. Outre l'église, il y a dans cette commune la chapelle Sainte-Anne, située dans le sud. L'une et l'autre ont un pardon d'un jour. Le sol de cette commune est peu fertile : aussi est-elle obligée d'acheter au dehors plus de la moitié du blé qui lui est nécessaire. La tannerie est la principale industrie ; il y a en Lampaul douze ou treize établissements de ce genre. La plupart des habitants sont employés à écorcer les bois [pour le tan] pour ces usines : c'est une ressource pour le pays. Il y a dans cette commune beaucoup de marais qui occasionnent des ophtalmologies fréquentes ; on y compte même quelques goîtreux, chose rare en Bretagne. Géologie : terrain schisto-argileux. Un dixième des habitants au plus parlent le français[32]. »

En 1851, un sixième de la population de Lampaul-Guimiliau est réduite à la mendicité est raison du déclin des tanneries et de l'activité toilière[33]. Le pourcentage de conscrits illettrés à Lampaul-Guimiliau entre 1858 et 1867 est de 47 %[34].

Le journal La Croix raconte en 1885 la guérison miraculeuse d'une enfant de 13 ans de Lampaul-Guimiliau, devenue paralysée, qui serait survenue à Lourdes[35].

Benjamin Girard signale en 1889 l'existence de nombreuses tanneries à Lampaul-Guimiliau[36]. Une grève des tanneurs de Landivisiau et Lampaul-Guimiliau éclate en mars 1905 ; payés 2 francs par jour, les grévistes réclament un salaire de 2,50 francs par jour[37].

Lors des élections municipales de 1892 qui vit la réélection majoritairement de la liste menées par Yves Corre, « la pression cléricale fut formidable » ; le 1er mai Yves Corre, surnommé Cof Yod, monta sur la croix, prit à parie les candidats républicains, disant que c'était « des hommes sans foi, qui voulaient abattre la religion, etc.. » ; deux républicains furent cependant élus[38]. En 1896, lors des élections municipales, la liste réactionnaire sotenue par le maire sortant Yves Corre et avec à sa tête le futur maire Laurent Boucher, est élue en totalité (ses membres obtenant de 612 à 279 voix) alors que les membres de la liste républicaine obtiennent de 164 à 129 voix[39]

En 1896, un document indique que les sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Lampaul-Guimiliau à domicile[40].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Un service téléphonique commence à fonctionner à Lampaul-Guimiliau commence le [41].

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

L'abbé Kerjean, recteur de Lampaul-Guimiliau, écrit en 1903 : « Si l'on prétend imposer le catéchisme français à nos enfants, il faut prendre les moyens de les familiariser avec cette langue. Il faut interdire l'usage du breton dans les familles »[42]. Son traitement[Note 3], comme celui de plusieurs autres prêtres de Basse Bretagne, fut supprimé en 1903 pour emploi du breton dans son église [43].

Décrit en 1904, Lampaul-Guimiliau forme « un ensemble pittoresque tour à tour riant et sauvage, formé de vallons ombragés, bordés de collines boisées et verdoyantes, dont surgissent parfois des rochers superbes, semblables à des châteaux ruinés et menaçants. Il y a de vastes prairies plantées d'arbres, de bouquets, de genêts dont l'or étincelle au printemps, des ruisseaux animés par des moulins babillards, des cascades et des chutes d'eaux, bordées de nombreuses tanneries. Sur un coteau plus élevé et dominant tous ses alentours se dresse comme une flèche de cathédrale le clocher mutilé de Lampaul surveillant tout le pays et rassemblant à ses pieds, blotties dans la verdure, les petites maisons du village, dont quelques-unes s'éparpillent dans les vergers, semblant vouloir dégringoler la colline »[44].

Une grève des ouvriers tanneurs de Landivisiau et Lampaul-Guimiliau commence le  ; ils réclament notamment un maximum de travail de 10 heures par jour et un minimum de salaire de 2,50 francs par jour pour les hommes ; le 22 mars les patrons tanneurs décident que tout ouvrier qui n'aura pas repris le travalil le lendemain sera considéré comme démissionnaire[45].

En mars 1906 l'inventaire des biens d'église ne put avoir lieu à Lamapul-Gumiliau une foule estimée à plus de 4 000 fidèles (selon le recteur de la paroisse) empêchant le receveur de l'enregistrement de pénétrer dans l'église[46].

Lampaul-Guimiliau fait partie des trois communes qui, après Plabennec en 1907, créent une caisse locale d'assurance incendie adhérente de la caisse régionale créée en 1906 par l'Office central de Landerneau[47].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau : le monument aux morts.

Le monument aux morts de Lampaul-Guimiliau porte les noms de 99 habitants de la commune morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux 7 sont morts en Belgique (dont Auguste Goarnisson et Hervé Lamer dès le ) ; Jean Gourvil, second maître canonnier est mort en mer lors du naufrage du cuirassé Suffren le et Yves Verveur lors du naufrage du sous-marin Bernoulli disparu corps et biens au large de Calcutta le  ; Olivier Monz est mort en Grèce en 1916 et François Mével en Albanie en 1918 ; Jean Péron est mort en captivité en Allemagne en janvier 1918 ; Jean Leroux, sergent dans les troupes coloniales, est mort de maladie en Guinée en juillet 1918; la plupart des autres sont décédés sur le sol français, dont Pierre Abgrall, Yves Lamer et Gabriel Méar, décorés tous les trois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et Jean Guillou, décoré de la Croix de guerre ; Jean Abgrall et Jean Baron sont les deux derniers morts de la guerre originaires de la commune, tous les deux tués à l'ennemi dans l'Aisne le , si l'on excepté François Tourmel, décédé après la guerre en 1919[48].

Cinq soldats du Commonwealth, décédés pendant la Première Guerre mondiale, dont trois au nom inconnu, sont inhumés dans le carré militaire du cimetière communal[49], l'un d'entre eux est canadien.

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Lampaul-Guimiliau a été dessiné par Jean-Marie Abgrall et inauguré le [50] (il a été déplacé en 1971 vers la place du Court)[51].

La fête patronale était organisée chaque année début mai : le journal La Dépêche de Brest et de l'Ouest donne par exemple dans son numéro du le programme détaillé de celle qui fut organisée le [52].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Lampaul-Guililiau porte les noms de 14 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : parmi eux, par exemple, François-Louis Maubian, soldat au 207e régiment d'artillerie, mort le et Francis Léon, canonnier au 210e régiment d'artillerie, mort le , tous les deux pendant la Campagne de France ; Mathieu Madec est mort en 1940 alors qu'il était en captivité en Allemagne ; Jean Léon, soldat au 610e régiment de pionniers, est mort le à Guttstadt (Allemagne, province de Prusse-Orientale)[48].

François Le Gall, né le à Saint-Sauveur, mais ayant vécu à partir de 1932 à Lampaul-Guimiliau, fit partie des réseaux de résistance en 1943-1944. Il fut ensuite longtemps président du comité des fêtes de la commune et gendarme enquêteur[53].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le patronage Étoile Sportive Lampaulaise déclare en 1955 comme activités le chant, fe football, le tennis de table et le théâtre[54].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[56].

En 2021, la commune comptait 2 009 habitants[Note 4], en diminution de 3,37 % par rapport à 2015 (Finistère : +1,52 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9882 0102 0682 2492 4432 4822 4962 5582 455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3702 4572 4232 3332 4272 4022 5652 5102 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1762 1322 1381 8471 7191 5751 4591 4051 232
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 1431 1491 5401 9732 0371 9902 0612 0332 028
2014 2019 2021 - - - - - -
2 0772 0282 009------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire  : Lampaul-Guimiliau est en 2008 à peine plus peuplé qu'en 1793, mais cette stabilité apparente masque des évolutions très contrastées selon les périodes. Après une croissance démographique notable (+ 494 habitants entre 1793 et 1841, soit + 25,5 % en 48 ans), la population de Lampaul-Guimiliau reste en gros stable, par-delà de modestes fluctuations en dents de scie, pendant le reste du XIXe siècle, la population de 1891 étant quasi identique à celle de 1841 ; c'est toutefois pendant cette période, en 1886, qu'est atteint le maximum démographique. Les deux premiers tiers du XXe siècle sont une période de long déclin de la population, qui perd 1367 habitants entre 1891 et 1962 (- 54,5 % en 71 ans). Proche de Landivisiau et possédant une entreprise industrielle importante pourvoyeuse d'emplois, la commune connaît un spectaculaire regain démographique entre 1962 et 1990, regagnant 894 habitants en 28 ans (+ 78,2 %), mais la population stagne à nouveau ces dix-huit dernières années entre 1990 et 2008.

La population de Lampaul-Guimiliau reste relativement jeune (20,6 % de 0 à 19 ans contre 13,4 % de 65 ans et plus), ce qui explique un accroissement naturel constamment positif depuis au moins 1968 ; entre 1999 et 2008, en 9 ans donc, 270 naissances et 141 décès ont été constatés ; par contre le solde migratoire, qui était positif entre 1968 et 1982, est redevenu négatif depuis 1990, témoignant de la reprise de l'exode[59]. L'augmentation du nombre des logements, passé de 359 en 1968 à 898 en 2007, essentiellement par augmentation du nombre des résidences principales passées de 326 à 614 pendant la même période, témoigne de l'essor de la périurbanisation, en raison de la création de plusieurs lotissements qui tendent à transformer partiellement Lampaul-Guimiliau en cité-dortoir de Landivisiau[60].

Évolution du rang démographique[modifier | modifier le code]

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[61] 1975[61] 1982[61] 1990[61] 1999[61] 2006[62] 2009[63] 2013[64]
Rang de la commune dans le département 152 114 91 100 102 107 111 114
Nombre de communes du département 286 283 283 283 283 283 283 283

En 2017, Lampaul-Guimiliau était la 116e commune du département en population avec ses 2 058 habitants (territoire en vigueur au ), derrière Ploumoguer (115e avec 2 063 habitants) et devant Clohars-Fouesnant (117e avec 2 055 habitants).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Lampaul-Guimiliau.
Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 juillet 1959
(décès)
Louis Bideau[Note 13]   Médecin dans l'armée coloniale.
1959 février 1979
(démission)
Julien Abgrall[Note 14]   Tanneur retraité.
mars 1979 mars 2001 René Gad [Note 15] RPR Gérant d'entreprise, maire honoraire
Conseiller régional (1986 → 1998)
Vice-président du conseil régional
mars 2001 mars 2008 François Floc'h DVD  
mars 2008 6 juillet 2020 Jean-Marc Puchois DVD Cadre
Conseiller départemental (2015 → )
Vice-président de la CCPL (2008 → 2020)
6 juillet 2020 En cours Jean-Yves Postec[69]   Commerçant

Économie[modifier | modifier le code]

L'enclos paroissial.

Les tanneries[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge au moins, des tanneries ont fonctionné dans le bassin de l'Élorn en raison de la qualité de ses eaux : en 1794, 160 tanneries étaient recensées dans le district de Landerneau, et particulièrement dans la région de Landivisiau et Lampaul-Guimiliau ; une tannerie employait généralement de 4 à 15 ouvriers, mais les ouvriers étaient parfois les domestiques des fermes[70].

Cette industrie décline au cours des XIXe siècle et XXe siècle : à Lampaul-Guimiliau, le nombre des tanneries tombe de 49 en 1799 à 25 en 1876 et 9 en 1901[70]. Les tanneries ne sont plus que 8 en 1946 employant une soixantaine de salariés. La dernière a fermé en 1986[71].

La plus importante était la tannerie Abgrall qui en 1925 emploie 10 ouvriers ; cette tannerie a fermé en 1955[72].

Les tanneries étaient source de nombreuses nuisances : les odeurs répugnantes, la puanteur, particulièrement lors de l'ébourrage et de l'écharnage, liées entre autres à la putréfaction des chairs mortes, incommodent les gens et expliquent que les tanneurs étaient méprisés, traités en parias. Le duc Jean III de Bretagne qualifie de « vilainâtres » ceux qui « s'entremettent de vilains métiers » comme « écorcheurs de chevaux, de vilaines bêtes » ; il les qualifie d'« infâmes » et ils ne peuvent pas être « sénéchal, juge, (…), témoin, (…) »[73]. Les rejets des eaux usées des tanneries contenant des restes de poils, de la chaux, des sels et du tanin aboutissaient dans l'Élorn, provoquant une raréfaction des poissons, en particulier des saumons[72].

En amont de cette activité de tannerie, des moulins à tan se sont développés à proximité de Lampaul-Guimiliau à Lézerarien (en Guiclan)[74], Bauchamp et Milin Gouez pour extraire le tanin. La récolte de l'écorce de chêne, le tan, mis en fagots, était faite par les kigners au printemps au moment de ma montée en sève à l'aide d'un couteau spécial à tranchant circulaire. Les moulins à tan broyaient cette écorce pour la réduire en fines particules.

En aval de l'activité des tanneries, le tan usé était piétiné, séché et mis dans des moules pour confectionner des mottes qui servaient ensuite de combustible. Les tanneries pouvaient en tirer un bon revenu : celle de Miliau-Bodros, à Traon-ar-Vilin, vendit par exemple en 1786 pour 462 livres de « mottes à faire feu, des écorces moulues et à moudre ». Outre les peaux tannées, rien n'était perdu : les poils des peaux étaient vendus à des fabricants de feutre ou servaient de bourre pour la fabrication des cartouches; les graisses servaient à faire du savon ou de la colle. Vers la fin du XIXe siècle, 4 usines de fabrication de colle étaient implantées près de Lampaul-Guimiliau au Pontic-Roudourou, à la Montagne, à Casuguel et à Mestual[75].

L'activité toilière[modifier | modifier le code]

Lampaul-Guimiliau fait aussi partie de la zone de l'activité toilière du Haut-Léon : le travail du lin et du chanvre s'y développe dès le XVe siècle, et connaît une forte expansion entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle, ce qui permet l'ascension sociale des Juloded, mais ce qualificatif s'appliquait aussi aux patrons des tanneries.

L'abattoir Gad[modifier | modifier le code]

Louis Gad, boucher dans la commune, ouvre un abattoir dans le bourg en 1956. Son entreprise[76] est spécialiste de la viande de porc, et ouvre en 1967 un atelier de découpe et de fabrication de produits élaborés. En 1983 Louis Gad cède à ses enfants la direction de l'entreprise, qui compte alors 280 salariés, en 1983. La décennie 1990-2000 est l'âge d'or de l'entreprise qui dépasse les 1 000 salariés â la fin du XXe siècle (jusqu'à 2,35 millions de porcs abattus dans l'année), produisant lardons, côtes de porcs, saucisses, etc.. En 2008 Gad, la Cecab et la société Prestor réunissent leurs activités concernant la viande porcine : la société créée par leur fusion devient le troisième abatteur français de porcs et compte alors 2 700 salariés. La famille Gad cède en 2011 ses parts dans l'entreprise à la Cecab, qui en prend le contrôle[77].

La fermeture le des abattoirs de porcs Louis Gad, l'activité de l'entreprise étant concentrée sur le second abattoir possédé par le groupe, situé à Josselin ; 889 emplois salariés disparaissent à Lampaul-Guimiliau, ce qui est une catastrophe économique et sociale pour Lampaul-Guimiliau et sa région[78]. Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, lors d'une visite sur place, qualifia certains employés de l'usine d'« illettrés », il s'en excusa par la suite[79]. Olivier Le Bras, ancien délégué syndical Force Ouvrière et Bonnet rouge, a écrit un livre, Le visage des Gad[80], retraçant l'histoire du combat mené en vain par les ouvriers pour sauver leur usine[81].

En 2019 une partie de l'usine Gad est déconstruite. Il faut attendre 2023 pour qu'une reprise du reste du site est envisagé par l'entreprise Bretagne Lin pour y créer une usine de treillage, filage et tricotage du lin.

Par ailleurs, une usine de salaison, la Compagnie lampaulaise de salaison, fut un temps intégrée à l'entreprise Jean Caby et a été rachetée en 2015 par le groupe Financière Turenne Lafayette[82] puis par la Cooperl en 2017[83].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'enclos paroissial (en kersantite) : l'arc de triomphe, la croix et la chapelle funéraire de la Trinité (ossuaire) font l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques[84] respectivement depuis 1910 et 1914.

    • Le retable de la Passion (….) est d'une grande richesse, formant un merveilleux ensemble, encadrant un fouillis éblouissant d'ors et de personnages. Quatre colonnes torses sculptées accouplées deux à deux soutiennent un riche entablement qui se brise en fronton, couvert de statues. Au centre le Fils de Dieu ressuscité s'élance triomphant vers le ciel. À droite et à gauche sont prosternés des anges adorateurs, flanqués d'anges joueurs de viole»[86].
    • Le retable de Saint-Jean-Baptiste est également remarquable ; un panneau sculpté, datant du XVIIe siècle, représente « la chute des anges déchus » : l'archange Saint-Michel terrasse de son glaive les corps nus, sensuels et enchevêtrés des démons[87].
    • La poutre de gloire, datée du XVIe siècle, également classée au titre des Monuments historiques[84] depuis 1910. Elle sépare la nef du chœur et porte une Crucifixion expressive ; côté nef, des anges recueillent le sang du Christ et les scènes de la Passion y sont représentées ; côté chœur, les Sybilles, prêtresses d'Apollon, encadrent le groupe de l'Annonciation.


Le groupe statuaire de la Mise au tombeau
Lampaul-Guimiliau : la fontaine Notre-Dame
    • Le bénitier en kersantite est formé d'une cuve ciselée où deux diables qui plongent à moitié dans l'eau bénite et se tordent dans des convulsions que l'on comprend aisément.
    • La chaire à prêcher de 1760
    • Le baptistère et son baldaquin
    • La sacristie présente de curieuses boiseries.
    • Le groupe statuaire de la Mise au tombeau, de 1676, avec ses neuf personnages en grandeur naturelle, a été sculpté dans du tuffeau par Antoine Chavagnac, sculpteur de la Marine à Brest.
    • Le tableau de la Naissance de la Vierge, rare représentation, datant du XVIIe siècle : saint Joachim, heureux père, complimente sainte Anne, pendant que les sages-femmes baignent Marie
    • Le vitrail de la maîtresse-vitre date du XVIe siècle, mais les différents éléments qui la compose sont disparates, provenant de diverses fenêtres, en raison des destructions lors de la Révolution française.
    • Les bannières sont parmi les plus belles et les plus anciennes (1658) de Bretagne, dons de la Confrérie du Saint-Sacrement. L'une d'elles représente saint Miliau en prince de Cornouaille.
    • Le porche latéral, en granite, de style gothique, datant de 1533, présente les statues des douze apôtres
    • Le clocher, mutilé : la flèche, abattue par la foudre en 1809, s'élevait à 45 mètres ; il a été remplacé par une calotte en plomb.
  • La fontaine Notre-Dame, située à l'extérieur de l'enclos et en contrebas, est cachée dans la verdure. Elle est réputée guérir la goutte et les rhumatismes[88].
  • L’ossuaire (ou chapelle de la Trinité), avec sa porte triomphale accolée dotée d'une tribune de prédicateur, possède un chevet polygonal de style Beaumanoir et dans son chœur un retable de la Résurrection. Une inscription : Memento mori (« Souviens-toi que tu es mortel ») se trouve à l'entrée[89].
  • La chapelle Sainte-Anne et son calvaire[90] est construite en schiste en forme de croix latine. Le blason de la famille de Brézal est gravé sur les deux pignons ainsi que sur le calvaire voisin. La chapelle abrite une statue de Sainte-Anne « trinitaire » (groupe statuaire où elle est représentée avec la Vierge Marie du XVIIe siècle et l'Enfant-Jésus)[91] ainsi qu'un Christ de gloire[92] également du XVIIe siècle.

Par ailleurs :

  • Trois autres fontaines : fontaine Sainte-Anasthasie (près de Traoun-Louarn), qui fait l'objet d'une légende et d'une gwerz[93] (le culte de cette nouvelle sainte serait apparu en 1799 ; cette sainte Anasthasie serait une princesse dont le père, le seigneur de Coat-Meur, aurait tranché la tête car elle refusait l'époux, un seigneur du château de Penhoat, que son père voulait lui imposer[19]), fontaine Saint-Pol, fontaine Sainte-Anne.
  • Une quinzaine de croix et calvaires disséminés dans la campagne[94].

Patrimoine civil et industriel[modifier | modifier le code]

  • le manoir du Cosquer
  • le manoir des Salles
  • 18 moulins
  • Une douzaine de tanneries dont l'ancienne tannerie Julien Abgrall[95], transférée en 1995 sur le site des Moulins de Kérouat en Commana dans le cadre de l'Écomusée des monts d'Arrée[96]
  • La Maison du Patrimoine[97], est située en plein bourg : construite en 1651 (date sur le linteau de la porte) en moellons de schistes, remaniée en 1810 (date sur le linteau d'une fenêtre), possède un apotheis (une "avancée") sur sa face sud, rajouté probablement au début du XIXe siècle.

Chanson traditionnelle et dicton[modifier | modifier le code]

  • Une chanson de mendiant breton a été recueillie à Lampaul-Guimiliau en 1887 par Jean-Marie Abgrall. Son texte est consultable sur un site Internet[98].
  • Voici la traduction française d'un dicton traditionnel en langue bretonne concernant Lampaul-Guimiliau :

À Lampaul les cornes
À Saint-Thégonnec les bombances
À Guimiliau les mauvaises langues
Plounéour la pauvre
Commana la misérable
À Pleyber-Christ est la sagesse[99].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

À la mi-, la commune a réceptionné les travaux de « la Tannerie », salle polyvalente et services techniques. Près de 15 mois de chantier, 1 900 000 euros HT d’investissement, la participation d’une vingtaine d’entreprises aux travaux permettent d’offrir aux Lampaulais ce nouvel outil aux dernières normes en vigueur[100].

Les Tombées de la nuit à l'enclos[modifier | modifier le code]

Urban Trad lors des Tombées de la nuit de 2006.

Les Tombées de la nuit à l'enclos est petit festival gratuit se déroulant chaque année début juillet (depuis 1992) sur Lampaul-Guimiliau. Spectacles de rue et Concerts animent chaque été la Vallée du Ped (derrière l'enclos paroissial). Plusieurs groupes locaux et nationaux sont passés sur la scène des Tombées de la nuit à l'enclos (Merzhin, Soldat Louis, Sonerien Du, Urban Trad, As de trèfle, Les Caméléons, Red Cardell, Skankaya, Clara Kurtis, Les P'tits Yeux...). Ces soirées sont organisées par l'association "Lampaul-Animation", association Loi 1901 qui œuvre pour l'accès à la culture pour tous.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Abgrall : plusieurs des descendants d'Alain Abgrall et Marie Jeanne Guillou, mariés le à Lampaul-Guimiliau[101] et qui vivaient à Kerloarec en Lampaul-Guimiliau, sont connus ; parmi les neuf enfants :
    • Jean-Marie Abgrall (Jean-Marie Beur Bras)[102], né le à Lampaul-Guimiliau, décédé le à Quimper, est un prêtre devenu chanoine, connu surtout comme historien et président de la Société Archéologique du Finistère[103]. Il consacra toutes ses études à la Bretagne et au Finistère en particulier.
    • Marianna Abgrall (Marie Anne C'hoar Vras), née le à Lampaul-Guimiliau, décédée le , auteur de chansons populaires, de poèmes, de textes, le plus souvent en langue bretonne[104], publiés fréquemment par la revue Feiz ha Breiz. Elle participa au mouvement Bleun Brug[105].
    • Jean François Abgrall (Jean-François Breur Bihan), né le à Lampaul-Guimiliau, décédé en 1929, devint Père des Missions étrangères en Indochine où il part en 1887. Fin , il est victime d'une attaque dans ce sud indochinois encore mal pacifié ; pendant 14 ans, il est pro-vicaire [responsable de la mission locale] de la mission à Vinh[106] dans le Tonkin méridional[107]. Il fut un grand bâtisseur d'églises.
    • Marie Perrine Abgrall, née le à Lampaul-Guimiliau, religieuse de la congrégation des Filles du Saint-Esprit.
    • Jeanne Marie Abgrall, née le à Lampaul-Guimiliau, décédée le à Landivisiau, mariée le à Lampaul-Guimiliau avec Jean François Cousquer, eût 14 enfants.
  • Valérie Nicolas, handballeuse
  • Patrice Pellerin, maître en bande dessinée, auteur de la série L’Épervier, y habite

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lampaul-Guimiliau

Blason de Lampaul-Guimiliau :
De sinople à la came d'un moulin à tan d'or posée en barre et cantonnée de six besants du même, ordonnés 1 et 2 dans l'angle dextre en chef et 2 et 1 dans l'angle senestre en pointe, au chef d'argent chargé d'un dragon de sable.
Devise : Tevel hag ober ("Agir et ne point se perdre en paroles")
Officiel : déposé en préfecture le .
Explications : la came est une pièce actionnant les pilons des anciens moulins à tan broyant l'écorce de chêne utilisée en tanneries. Le dragon rappelle la légende de Saint-Paul, fondateur de la paroisse au VIe siècle.
Concepteur : Hubert Le Gall[108]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les prêtres étaient payés par l'État depuis le Concordat de 1801.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  5. Laurent Pouliquen, baptisé le à Traon ar Vilin en Lampaul-Guimiliau, décédé le à Traon ar Vilin en Lampaul-Guimiliau.
  6. François Pape, né le à Guimiliau, décédé le à Lampaul-Guimiliau.
  7. Alain Abhervé-Guéguen, né le à Lampaul-Guimiliau, décédé le à Ty Men en Lampaul-Gumiliau.
  8. Guillaume Boucher, né le à Kervennan en Sizun, décédé le à Lampaul-Guimiliau.
  9. Yves Corre, né le à Lampaul-Guimiliau, décédé le à Traonlen en Lampaul-Guimiliau.
  10. Laurent Boucher, né le à Lampaul-Guimiliau, décédé le à Lampaul-Guimiliau.
  11. Francis Herry, né le à Lampaul-Guimiliau, décédé le à Lamapaul-Guimilia{u.
  12. Jean Quéinnec, né le à Saint-Thégonnec, décédé le à Lampaul-Guimiliau.
  13. Louis Bideau, né le à Commana, décédé le à Pérennou en Lampaul-Guimiliau.
  14. Julien (Jean) Abgrall, né le à Lampaul-Guimiliau, décédé le à l'hôpital de Morlaix.
  15. René Gad, né le à Lampaul-Guuimiliau.

Cartes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

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  66. Né le à Lampaul-Guimiliau, décédé en 1838
  67. Né le à Lampaul-Guimiliau, décédé le à Lampaul-Guimiliau en son château de Roc'h Aouren ; petit-fils de Maurice Abgrall, qui fut également maire
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  74. Ce moulin à tan est le seul de la région à avoir été partiellement conservé ; http://www.lampaul-guimiliau.com/22/index_fichiers/moulintanguiclan.html
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  87. Sophie Duhem, "Impudeurs et effronteries dans l'art religieux breton (XVe siècle - XVIIIe siècle)", éditions Le Télégramme, 2012, (ISBN 978-2-84833-288-8).
  88. Loïc Barreau et Claude Marcel Rouault, "Les enclos paroissiaux, éditions Ouest-France, 2006 [ (ISBN 2 7373 3626 0)]
  89. http://fr.topic-topos.com/chapelle-de-la-trinite-lampaul-guimiliau
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  107. chanoine Henri Pérennès : Le Père Jean-François Abgrall, des Missions Étrangères, Quimper, Imprimerie cornouaillaise, 1930, 192 p., et Quarante-deux ans sous le soleil de l'Indochine. Un grand breton. Jean-François Abgrall, des Missions étrangères, provincial du Tonkin méridional (1854-1929), Saint-Brieuc, L.Prud'homme, 1933, 446 p..
  108. Site de l'ES Lampaulaise

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Thérèse Koulal : Un siècle d'histoire, « Mémoire lampaulaise du XXe siècle »
  • Yves-Pascal Castel : Lampaul-Guimiliau, Rennes, éditions Ouest-France, 1979
  • Hubert Le Gall : Histoire de Lampaul, Bulletin municipal d'information de Lampaul-Guimiliau, , no 1 et , no 2

Liens externes[modifier | modifier le code]

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