Saint-Derrien

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Saint-Derrien / Sant-Derc'hen
Saint-Derrien
L'église Saint-Derrien.
Blason de Saint-Derrien / Sant-Derc'hen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Landivisiau
Intercommunalité Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
Dominique Pot
2014-2020
Code postal 29440
Code commune 29244
Démographie
Gentilé Saint-Derriennois
Population
municipale
808 hab. (2016 en augmentation de 1,38 % par rapport à 2011en augmentation de 1,38 % par rapport à 2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ nord, 4° 11′ ouest
Superficie 12,28 km2
Localisation

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Liens
Site web Facebook : Saint-Derrien (29)et sa somptueuse piscine

Saint-Derrien [sɛ̃ dɛʁjɛ̃] (en breton : Sant-Derc'hen) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Derrien est une commune du Léon, dans le nord du département du Finistère. Le petit fleuve côtier Flèche lui sert de limite orientale avec la commune voisine de Plougar.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Derrien
Lanhouarneau Lanhouarneau, Saint-Vougay Plougar
Plounéventer Saint-Derrien Saint-Servais
Plounéventer Plounéventer Plounéventer, Saint-Servais

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sainct Derchan en 1663, Saint-Erchant en 1695[1].

Son nom est issu d'une chapelle, construite au XVIe siècle, dédiée à Saint-Derrien[1].

Sant derc'hen en breton[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon la légende, Derrien et son compagnon Néventer évangélisent la région au Ve ou VIe siècle.

Saint-Derrien était une chapelle seigneuriale de la paroisse de Plounéventer, qui faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant du diocèse de Léon, qui fut par la suite érigée en trève de Plounéventer.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Saint-Derrien est, au détriment de Plounéventer, érigé en paroisse au détriment de Plounéventer en 1845 et en commune en 1884[3].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le pardon de Saint-Derrien en juin 1906.

Répondant en 1904 à une enquête de l'inspection académique, Lavergne, instituteur à Saint-Derrien, écrit : « Peu de personnes, vieux ou jeunes, sont à même de bien comprendre le français» ; il ajoute : « Le texte français du catéchisme pourrait être appris par un assez grand nombre d'enfants, mais resterait incompris de la majorité » d'entre eux[4].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Derrien et le calvaire situés près de l'église paroissiale Saint-Derrien.

Le monument aux morts de Saint-Derrien porte les noms de 51 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux, deux sont des marins morts en mer (Félix Cann, quartier-maître canonnier à bord du croiseur cuirassé Amiral Charner, mort lors de son naufrage le , et Jean Le Bras, matelot canonnier, à bord du contre-torpilleur Enseigne Henry, tué par l'explosion d'une bombe flottante le , donc après l'armistice) ; 4 sont morts sur le front belge dès 1914 dont trois dans les combats de Maissin (Alain Bergot et et Jean Bergot, tous les deux le et un (Joseph Cornec le ) et un (François Derrien le aussi à Ham-sur-Sambre) ; deux sont morts dans les Balkans dans le cadre de l'expédition de Salonique (Jean Moign en Grèce en 1916 et Jean Moysan en Serbie en 1918) ; un est mort en captivité en Allemagne (Guillaume Vourch) ; Joseph Fily, légionnaire, est mort de maladie au Maroc en 1918 ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français (parmi eux, Christophe Maubhian, soldat au 155e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Conchy-les-Pots (Oise), a été décoré à titre posthume de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et Goulven Riou, caporal au 154e régiment d'infanterie, est mort des suites de ses blessures le à l'hôpital auxiliaire no 103 à Paris et a été décoré de la Médaille militaire[5].

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Derrien porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale : parmi elles 2 sont des marins morts en mer (Alain Le Lez, quartier-maître chauffeur à bord du cuirassé Bretagne, mort lors du naufrage de son bateau le lors de l'Attaque de Mers el-Kébir, et Christophe Sousset, matelot mécanicien à bord du contre-torpilleur Bison, mort lors du naufrage de son bateau le au large des côtes de Norvège)[5].

La Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Trois soldats originaires de Saint-Derrien sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine : Jean Berregar, Gervais Moysan et François Tigréat[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? En cours M. Dominique Pot DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'indépendance communale ne datant que de 1884, pour les chiffres des recensements antérieurs, il faut se reporter à Plounéventer.

Commentaire : La population de Saint-Derrien est en 2009 inférieure de 268 habitants à son niveau de 1881, juste avant l'indépendance communale ; de 1881 à 1990, la population a baissé spectaculairement et de manière continue, la commune perdant 480 habitants soit - 47,5 % en 109 ans, en raison d'un important exode rural. Depuis 1990 toutefois, une reprise démographique se produit, la commune ayant regagné 212 habitants (+ 39,9 % en 19 ans). Alors que la commune a connu un solde migratoire négatif jusqu'en 1990, il est positif depuis (+ 1,0 % l'an entre 1999 et 2008) ; le solde naturel est lui aussi désormais positif, depuis 1999, alors qu'il était négatif antérieurement. Entre 2000 et 2009, a commune a enregistré 146 naissances pour seulement 48 décès. Un net rajeunissement de la population s'est produit : en 2008, les 0 à 19 ans représentaient 27,4 % de la population totale, les 65 ans et plus 15,1 % seulement[6].

Ce regain démographique s'explique par la périurbanisation qui a atteint récemment la commune : alors que 69 logements neufs seulement avaient été construits en 31 ans entre 1968 et 1999, soit en moyenne guère plus de 2 par an, il s'en est construit 67 en 9 ans entre 1999 et 2008, soit environ 7,5 par an en moyenne. Il s'agit presque uniquement de pavillons (98,4 % de maisons individuelles en 2008) et de résidences principales (88,6 % du total des logements en 2008), la commune comptabilisant toutefois 10 résidences secondaires à cette date[7].

Évolution de la population  [ modifier ]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 011944877945889913950958903
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
901892815759688634594582531
1999 2006 2011 2016 - - - - -
567682797808-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Derrien (XVIe siècle). De l'ancienne chapelle, reconstruite et agrandie en 1853, seul le clocher-mur du XVIe siècle a été conservé.
  • Le moulin de Lansolot (1646), moulin en activité faisant de la farine de blé noir.
  • Fontaine Saint-Derrien
  • Plan d'eau de Saint-Derrien.
  • Plage, aire de loisirs, circuit pédestre à proximité.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Pardon du dimanche suivant la Pentecôte.
  • Miroirs de feu tous les deux ans : repas - feu d'artifice sur le lac - bal populaire.

Associations sportives & culturelles[modifier | modifier le code]

  • Football : Union Sportive Saint-Servais Saint-Derrien.
  • Handball : entente sportive la Flèche (association avec Plounéventer-Saint-Servais et Lanneufret).
  • Société de chasse
  • Paint-Ball.
  • Scrapbooking : Sant Derc'hen Scrap.
  • Bibliothèque : Lenn ha Dilenn.
  • Autre : Les Riboterien Sant Derc'hen ; art floral ; billard (Le NATYKFE), comité d'animation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saig an avaloù (Petit François les Pommes), surnom d'un soldat allemand distribuant aux enfants des pommes prises aux parents pendant la Seconde Guerre mondiale[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Étymologie et Histoire de Saint-Derrien », sur infobretagne.com (consulté le 1er février 2017)
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Editions Jean-paul Gisserot (ISBN 2877474828, lire en ligne), p. 106
  3. Décret no 11873 du Président de la République française en date du , consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2141124/f701.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  4. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
  5. a b et c « Relevés de monuments aux morts, soldats et victimes civiles, français et étrangers, tués ou disparus par faits de guerre, morts en déportation pour la commune de Saint-Derrien. », sur www.memorialgenweb.org, (consulté le 11 avril 2019)
  6. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=SAINT+DERRIEN&codeZone=29244-COM&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  7. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=SAINT+DERRIEN&codeZone=29244-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Mikael Madeg, Le grand livre des surnoms bretons, p. 15.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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