Trézilidé

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Trézilidé
Trézilidé
Mairie de Trézilidé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Landivisiau
Intercommunalité Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
Danielle Philippe
2014-2020
Code postal 29440
Code commune 29301
Démographie
Gentilé Trézilidéens
Population
municipale
350 hab. (2015 en augmentation de 26,35 % par rapport à 2010en augmentation de 26,35 % par rapport à 2010)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ nord, 4° 05′ ouest
Altitude Min. 29 m
Max. 93 m
Superficie 4,60 km2
Localisation

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Trézilidé [tʁezilide] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Trézilidé est une petite commune rurale située à 13 km de Saint-Pol-de-Léon et à 15 km de Landivisiau, principaux centres d'emploi du secteur. D'une superficie de 460 hectares, la commune est traversée par un cours d'eau, le Guillec. La commune appartient à la Communauté de Communes du Pays de Landivisiau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Tref de Treselide en 1426, Trezelide en 1481 [1].

Trezelide, en breton, sans accent[1].

Trézilidé dérive de Trev, trew, trève, paroisse et d'un anthroponyme, saint ou chef breton dont les hauts faits ne sont pas connus[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Ancienne trève de Tréflaouénan, Trézilidé est un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plouzévédé, postérieurement sans doute à 1330. Son patron, saint Péran, figure parmi les saints les plus connus de la Cornouailles anglaise, où il protège les mineurs d'étain. Il est le compagnon de saint Ké, patron de la commune voisine de Cléder et originaire d'Irlande. Saint Péran n'est jamais venu en Bretagne, mais son culte est introduit au Xe siècle par des habitants de Cléder émigrés en Cornouailles. En rentrant au pays, ceux-ci ramènent quelques-unes des reliques du saint. Saint Péran aurait rendu la vue au roi Corbanus et ce miracle trouve peut-être un écho dans l'origine du nom de la commune.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

La commune compte une motte féodale ainsi que plusieurs manoirs.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La Bataille de Kerguidu, le , a laissé dans les mémoires des habitants du Léon un souvenir vivace nourri par des publications telle Emgann Kergidu (La bataille de Kerguidu) de Lan Inisan. La remise en cause de la religion catholique et, surtout, en février 1793, la décision de la levée en masse afin de « défendre la patrie en danger », expliquent cette révolte paysanne contre la troupe républicaine, qui sort victorieuse de l'affrontement. La bataille a lieu autour du pont de Kerguidu, qui enjambe le Guillec.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1839, Trézilidé est érigé en paroisse.

Le pourcentage de conscrits illettrés à Trézilidé entre 1858 et 1867 est de 72 %[2].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En 1912, Havas, recteur de Trézilidé, est inculpé d'outrage public au maire et aux conseillers municipaux, qu'il aurait traité de francs-maçons et d'ennemis de l'église. Il est acquitté[3].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Trézilidé porte les noms de 19 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, deux sont morts en Belgique dès 1914 (Jean-Marie Le Gall à Maissin, Jean Rosec à Rossignol), les autres sur le sol français[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Danielle Philippe DVG Fonctionnaire
2001 2008 Michel Morvan    
1929 2001      
1901 1929 Claude Guillerm
(1860-1951)
   
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Péran et le calvaire de l'enclos paroissial de Trézilidé.
  • Oratoire de Saint-Péran.
    L'ancienne église a été reconstruite en 1767. L'église Saint-Péran est en forme de croix latine et à chevet polygonal. Sa façade porte un écusson renversé aux armes des Seigneurs de Kermavan. Cette famille, dont le nom est devenu Kerman puis Carman, possédait alors la seigneurie de la Marche, dont faisait partie Trézilidé.
  • En bordure de la route menant à Saint-Pol-de-Léon, un oratoire abrite la statue du saint patron de la paroisse de Trézilidé, saint Péran. Celui-ci était surnommé « le saint patron des petits cochons » par les cultivateurs qui se rendaient à la foire de Berven. En passant devant l'oratoire, ils invoquaient en effet le saint pour obtenir un bon prix de leurs cochons. Derrière cet oratoire, se trouve un fragment de roche qu'on appelle le « lit de Saint Péran », où les fidèles s'étendaient pour se guérir de leurs douleurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
328370409477407406427441420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
372320343342347369342357381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369364385375362335314349285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
308272262213214224267276350
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution du rang démographique[modifier | modifier le code]

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[7] 1975[7] 1982[7] 1990[7] 1999[7] 2006[8] 2009[9] 2013[10]
Rang de la commune dans le département 270 275 274 276 275 271 271 271
Nombre de communes du département 286 283 283 283 283 283 283 283

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Trézilidé », sur infoBRETAGNE
  2. Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 2, 2007, éditions Ouest-France, [ISBN 978-27373-3908-0]
  3. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ISBN 978-2-918135-37-1]
  4. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=47332
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)