Innocent III

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Innocent III
Image illustrative de l'article Innocent III
Biographie
Nom de naissance Lotario Conti
Naissance
Gavignano, Italie
Décès
Pérouse, Italie
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat
Intronisation
Fin du pontificat
Pérouse, Italie
Précédent Célestin III Honorius III Suivant

Blason

Lotario, de la famille des comtes de Segni, (Gavignano, 1160Pérouse, 1216), élu pape le sous le nom d'Innocent III, est considéré comme l'un des plus grands papes du Moyen Âge.

Théologien et homme d'action, préoccupé de remplir au mieux sa fonction de pape, il fut un chef à la décision rapide et autoritaire[1]. Il chercha à exalter au mieux la justice et la puissance du Saint-Siège de façon à renforcer son autorité suprême, gage selon lui de la cohésion de la Chrétienté ; à cette fin, à partir de 1199, il développa la lutte contre les hérésies, qu'il confia en 1213 à l’Inquisition, tribunal ecclésiastique d'exception. Une de ses œuvres majeures fut de soutenir Dominique de Guzmán ainsi que saint François d'Assise et ses frères mendiants et de valider leur première règle. Ce pape fut également celui du plus important concile du Moyen Âge, le IVe concile du Latran, qui statua entre autres sur les dogmes, les sacrements, la réforme de l'Église, la conduite des prêtres et des fidèles, la croisade, le statut des Juifs et des homosexuels[2].

C'est sous son pontificat qu'eut lieu la quatrième croisade, appelée par son prédécesseur Célestin III  ; cette croisade échappa au pouvoir de la papauté et se termina par le sac de Constantinople par les Croisés, événement qui creusa le fossé entre orthodoxes et catholiques.

Avant l'élection au pontificat[modifier | modifier le code]

Giovanni Lotario ou Lothaire est issu par son père, Trasimond, de la puissante famille des comtes de Segni, descendants de la Gens Anicia et des comtes de Tusculum lesquels avaient donné à l'Église beaucoup de papes, et par sa mère de la noblesse romaine. Il étudie la théologie d'abord à Rome puis à Paris, où il reçoit l'enseignement de Pierre de Corbeil en même temps qu'Étienne Langton et Robert de Courçon, qu'il élèvera plus tard à la dignité de cardinal. Il effectue ensuite un bref passage par Bologne, où il est l'élève du canoniste Hugues de Pise, qui lui inspirera un programme politique, la théocratie pontificale. En 1186, il retourne à Rome, où Grégoire VIII l'ordonne sous-diacre. Il entame alors une carrière à la curie. Clément III, son oncle, le nomme en 1190 cardinal-diacre à Saints-Serge-et-Bacchus, église diaconique de Rome.

Cet homme beau, distingué, énergique et hiératique devient rapidement le cardinal le plus en vue et le plus brillant de la curie[3]. Infatigable travailleur, sa santé fragile lui vaudra de contracter plusieurs graves maladies[4].

Entre 1190 et 1198, il rédige le traité De la misère de la condition humaine (De Miseria Condicionis Humane), aussi appelé Le mépris du monde (De contemptu mundi); un traité sur le mariage (De quadripartita specie nuptiarum, Les quatre sens du mariage)[5], et un autre sur la messe, Les mystères des messes (De missarum mysteriis).

Alors qu'il est le plus jeune des cardinaux (37 ans), il est élu pape à l'unanimité, en 1198, le jour même de la mort de Célestin III. C'est le premier pape à accéder si jeune à la papauté.

Le pape Innocent III, basilique saint Jean de Latran, Rome, Italie.

La théocratie pontificale[modifier | modifier le code]

C'est sous le règne d'Innocent III que le pape s'arroge en 1214 le titre de "Vicaire du Christ (en)", alors partagé par les évêques, et que le pape abandonne celui de "Vicaire de Pierre"[6]. À travers ses lettres, ses sermons et ses bulles, se développe une doctrine théocratique cohérente de la "plenitudo potestatis" qui confère au pape une puissance illimitée ; le programme de la Réforme grégorienne est portée à son pinacle. Classiquement, Innocent III soutient l'idée que le pape détient seul l'entière souveraineté (l'auctoritas des Romains). Les princes possèdent en la potestas, c'est-à-dire la puissance politique qui leur est donnée directement par Dieu. Ils accomplissent comme ils l'entendent leur office dans leur domaine. Il en découle que les souverains ne peuvent se soustraire à l'autorité pontificale pas plus que les Églises nationales. « Nous avons été institués prince sur la Terre (...) avec le pouvoir de renverser, de détruire de dissiper, d'édifier et de planter[7] ». Il déclare au patriarche de Constantinople que l'univers entier a été confié à saint Pierre et à ses successeurs[réf. nécessaire].

Cependant, sa doctrine est plus souple que les dictatus papae de la Réforme grégorienne : même s'il pense que le pouvoir spirituel l'emporte sur le pouvoir temporel, Innocent III limite l'intervention du pape dans le domaine temporel à trois cas : un grave péché des princes, la défense des biens ecclésiastiques et la nécessité de trancher dans un domaine où nulle juridiction n'est compétente[8]. Ainsi, il se comporte comme l'arbitre incontesté de l'Occident chrétien et porte à son zénith la théocratie pontificale.

Le Pape veut en outre réaliser sur Terre la Cité Céleste sous son autorité. Cette doctrine, l'augustinisme politique, fait référence à Saint Augustin ; mais là où saint Augustin décrivait un idéal irréalisable sur Terre, Innocent III prétend le réaliser sous son pontificat. Pour ce dernier, l'Eglise doit promouvoir la Cité Céleste sur Terre et ainsi faire régner la paix et l'ordre.

Dans sa lettre Etsi non displiceat de 1205 Innocent III condamne quelques activités des juifs et exhorte Philippe II Auguste à mettre fin à ces abus dans son domaine (en latin: abusiones huiusmodi de regno Francorum studeas abolire) et à persecuter les loups qui ont adopté l'air de brebis afin de démontrer la ferveur, avec laquelle Sa Majesté (regia celsitudo) professe la foi chrétienne[9]. Auparavant, il n'a pas hésité à jeter l'interdit sur le royaume de France lorsque Philippe II Auguste fait illégalement annuler son mariage avec Ingeburge de Danemark pour épouser Agnès de Méran le . Il frappe aussi l'Angleterre d'interdit et dépose même Jean sans Terre quand celui-ci refuse l'accession d'Étienne Langton au siège de Cantorbéry en 1208. Il excommunie le roi d'Angleterre l'année suivante et le menace de déposition. Lorsque Jean se plie à la volonté papale et demande son pardon en 1213, le pape exige une soumission complète. Le roi doit réparer les dégâts causés dans les églises pendant le conflit et se reconnaître vassal du Saint-Siège[10]. Il prend deux ans plus tard la défense du souverain contre les barons révoltés, qui, à ses yeux, menacent la paix de la chrétienté[1]. À l'image de l'Angleterre, les rois d'Aragon, de Bulgarie et du Portugal se reconnaissent vassal du pape.

La lutte contre les empereurs germaniques[modifier | modifier le code]

Le pape tente de rétablir son autorité sur Rome et ses propres États. Il liquide définitivement ce qui restait de la république romaine en obtenant la démission de la municipalité et la révocation des officiers nommés par le sénat républicain. Le préfet, jusqu’alors agent de l’empereur, devient un fonctionnaire du Saint-Siège. Ces mesures entraînent la révolte des Romains dirigée par la noblesse. Il faut environ six ans au pape pour reprendre le contrôle de la ville. Innocent III parvient dans le même temps, à mettre la main sur l’héritage de la comtesse Mathilde de Toscane, la marche d’Ancône, la Campanie, le duché de Spolète[11]. Il joue aussi des rivalités entre les Hohenstaufen, la maison du défunt empereur, et les guelfes. Au poste d'empereur, les guelfes font élire Otton de Brunswick tandis que les partisans des Hohenstaufen, majoritaires, font élire le frère du roi, Philippe de Souabe. Innocent III profite de l’occasion pour affirmer les droits supérieurs de la papauté. Dans la décrétale Venerabilem de 1202, il affirme qu’en cas de contestation de l’élection impériale, la décision finale appartient au pape[12]. Il favorise d’abord le guelfe Othon IV, qui, pour obtenir le soutien pontifical, lui a promis la souveraineté totale des États de l’Église, plus l’exarchat de Ravenne, les domaines de la comtesse Mathilde, la marche d’Ancône, le duché de Spolète et la reconnaissance de sa souveraineté sur la Sicile. Mais dès que son pouvoir est affermi, Othon IV renie sa promesse et se comporte comme tous les empereurs précédents. Innocent III excommunie alors Othon IV en 1210 et favorise la marche au pouvoir de Frédéric II, son pupille. Celui-ci est couronné roi à Aix-la Chapelle en 1215 après avoir donné au pape toutes les garanties sur le maintien des droits de l'Église et sur la séparation des royaumes germaniques et de Sicile[13].

Innocent III et les croisades[modifier | modifier le code]

Innocent III est à l'origine du détournement de l'idée de croisades. Il forge l'idée de « croisades politiques » qui sera reprise par ses successeurs. Il est le premier à lever des taxes pour financer les croisades, et aussi à exprimer le droit à « l'exposition en proie », c'est-à-dire le droit pour le pape d'autoriser les catholiques à s'emparer des terres de ceux qui ne réprimeraient pas l'hérésie[14].

Dès 1199, il menace de lancer une croisade contre un partisan de l'empire[15]. Dès le début de son pontificat, il souhaite lancer une nouvelle croisade vers les lieux saints d'inspiration purement pontificale. Elle est prêchée en France par le légat Pierre Capuano et le curé de Foulques de Neuilly avec beaucoup de succès[16]. Philippe de Souabe, beau-frère d'Alexis Ange, fils de l'empereur byzantin déchu Isaac II, promet l'aide de l'Empire byzantin pour la croisade si Isaac est rétabli sur son trône. Innocent III espère tirer parti des divisions byzantines pour rétablir l'unité de l'Église[1]. Mais la IVe croisade ne prend pas le tour prévu par le pape. Les croisés qui ne peuvent pas payer leur voyage aux armateurs vénitiens sont détournés par eux à Zara sur la côte dalmate qu'ils prennent pour Venise. Le pape excommunie les croisés et Venise mais lève très vite l'excommunication pour les croisés. Il ne s'oppose pas à une nouvelle déviation de la croisade vers Constantinople à l'instigation des Vénitiens, sous prétexte de rétablir Isaac II dans ses droits, ni à la prise de la ville par les croisés et le Vénitiens le 13 avril 1204[17]. Innocent III accepte le fait accompli se satisfaisant des promesses d'union des Églises et de soutien aux États latins d'Orient. Mais, informé des excès des croisés, il parle de détournement de la croisade et accuse les Vénitiens. Le concept de déviation est donc contemporain de la quatrième croisade[18].

Innocent III est méprisant envers les Grecs qu'il indispose. Quand le clergé de Constantinople écrit au pape en 1208 pour reconnaître sa primauté et demander l'autorisation d'élire un patriarche de rite grec à côté du patriarche latin, comme à Antioche et à Jérusalem, le pape ne daigne même pas leur répondre[19].

Face à la montée des hérésies en France (Vaudois, Cathares...), qui utilisent des traductions en langues vulgaires de la Bible, il interdit à plusieurs reprises les traductions en français de la Bible (voir la section « chronologie »)[20].

À partir de 1207-1208, Innocent III fait prêcher la croisade contre les Albigeois. Dans une lettre aux évêques du Midi, il expose pour la première fois les principes justifiant l'extension de la croisade en pays chrétien : l'Église n'est pas obligée de recourir au bras séculier pour exterminer l'hérésie dans une région ; à défaut du suzerain, elle a le droit de prendre elle-même l'initiative de convoquer tous les chrétiens, et même de disposer des territoires des hérétiques en les offrant, par-dessus le suzerain, comme butin aux conquérants[21]. Il offre à tous ceux qui participeraient à la réduction de l'hérésie les mêmes indulgences que pour les croisés de Terre sainte mais en plus, ils leur donnent les terres conquises lors de la croisade. Le IVe concile du Latran de 1215 confirme ces dispositions[22]. Le concile ordonne aussi la prédication d'une nouvelle croisade dans toute la chrétienté[23]. Il demande l'indulgence plénière laquelle est étendue à ceux qui contribuent à la construction de bateaux pour la croisade alors que jusque là seuls les combattants en bénéficiaient. C'est un appel direct aux armateurs de villes italiennes[24]. Il décide par ailleurs de frapper les revenus ecclésiastiques d'un impôt d'un vingtième et les biens de pape et des cardinaux d'un impôt d'un dixième[25]. La cinquième croisade aura lieu après la mort d'Innocent.

La persécution de l'hérésie[modifier | modifier le code]

Innocent III cherche à mieux contrôler le clergé de manière à mettre fin aux critiques adressées à certains de ses membres. Il s'appuie sur les cisterciens pour lutter contre l'hérésie cathare. Il désigne parmi eux ses légats avec pleine autorité sur les évêques en la matière. Leur action est plutôt inefficace. En 1208, le meurtre de l'un d'entre eux, Pierre de Castelnau, pousse le pape à lancer la croisade contre les Albigeois. Il est ainsi à l'origine d'une guerre particulièrement violente contre les hérétiques[1].

Dès 1199, Innocent III a développé la lutte contre les hérésies. Dans sa bulle pontificale Vergentis in senium (), il assimile l’« aberration dans la foi » à un crime de lèse-majesté, concept romain redécouvert à cette époque par les autorités laïques[26]. En 1205, dans sa bulle Si adversus vos, il condamne ceux qui viennent à la défense des hérétiques, leur interdisant de fait le secours d'un avocat, voire de témoins à décharge. La procédure inquisitoire est complétée et codifiée par une série de décrétales, en particulier Licet Heli (1213), complétée par Per tuas litteras, qui permettent de l'appliquer contre les hérésies. Toutes les dispositions relatives à la procédure inquisitoriale seront reprises et mises en ordre en 1215 par le IVe concile du Latran.

Ce concile marque l'aboutissement des efforts d'Innocent III pour le rétablissement de l'orthodoxie catholique. Il affirme (principalement pour condamner les cathares) la Trinité, l'incarnation humaine du Christ, et introduit dans le dogme, sous l'influence des théologiens Pierre Lombard et Étienne Langton, le concept de la transsubstantiation qui est défini comme dogme pour la première fois dans un canon de l'Église catholique[27]. La simonie et le nicolaïsme sont de nouveau condamnés, de même que, pour les clercs, l'ivrognerie, le jeu, la participation aux festins et aux duels ou encore la pratique de la chirurgie. Il est rappelé que les contributions des fidèles sont volontaires et qu'il est hors de question de les tarifer. En 1210, il voit en rêve saint François d'Assise soutenant la basilique Saint-Jean de Latran en ruines. Frappé par ce rêve, il valide verbalement la première règle rédigée par François régissant la fraternité naissante. Malgré leur vision radicalement différente de l'Église, Innocent III et François se sont respectés. Innocent III est très souvent représenté aux côtés de saint François.[réf. nécessaire]

En 1216, il entreprend un voyage en Italie du Nord afin d'user de son autorité pour rétablir la paix entre Gênes et Pise. De passage à Pérouse, il est atteint de fièvre et y meurt le 16 juillet[28]. Il y est inhumé dans la cathédrale San-Lorenzo. Ses restes, mêlés en 1615 dans une urne à ceux d'Urbain IV et de Martin IV, sont par la suite transférés en 1891 à la basilique Saint-Jean de Latran.

Chronologie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Marcel Pacaut, article Innocent III, Encyclopædia Universalis, DVD, 2007
  2. A.-M Helvétius, J.-M. Matz, Église et Société, Paris, édition Carré Histoire, 2008, p.68
  3. Jean Chélini, Histoire religieuse de l’Occident Médiéval, Hachette, 1991, p. 306.
  4. Frédéric Hurter, Histoire d'Innocent III et de ses contemporains, Paris, Debécourt, 1838, p. 400
  5. Olivier Hanne, Vivre en société, vivre marié : le mariage d'après les écrits de Lothaire de Segni, paru dans Vivre en société au Moyen Age, Occident chrétien, VIe-XVe siècle, sous la direction de Cl. Carozzi, D. Le Blévec, H. Taviani-Carozzi, Aix-en- Provence, Presses universitaires de Provence (Coll. Le temps de l’histoire), p. 79- 103, article consultable en ligne: http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00769295
  6. (en) Philip Schaff, History of the Christian church, Volume 5, C. Scribner's sons,‎ 1907, p. 36
  7. Jean Chélini, p 307
  8. Michel Balard, Jean-Philippe Genêt, Michel Rouche, Des Barbares à la Renaissance, Hachette, 1973, p. 160
  9. Innocentii III Romani pontificis Regestorum sive Epistolarum Liber Sextus, p. 501-503
  10. Jean Chélini, p 310
  11. Jean Chélini, p. 307.
  12. Jean Chélini, 1991, p. 308.
  13. Jean Chélini, 1991, p. 309
  14. Cécile Morrisson, p 59
  15. Cécile Morrisson, Les Croisades, PUF, 2006, p. 58
  16. Cécile Morrisson, p. 52
  17. Cécile Morrisson, p. 53
  18. Cécile Morrisson, p 54
  19. José Grosdidier de Matons, Article Byzance, Encyclopædia Universalis, DVD, 2007
  20. http://www.bible-et-histoire.com/la-bible-3000-ans-de-manuscrits1.html#opposition-traductions Bible et Histoire, Opposition aux traductions de la Bible en langues vulgaires]
  21. Jacques Le Goff, La croisade contre les Albigeois, Encyclopædia Universalis, DVD, 2007
  22. Cécile Morrisson, p. 58
  23. Jean Chélini, p. 314
  24. Jean Richard, Article Croisades, Encyclopædia Universalis, DVD, 2007
  25. Jean Chélini, p. 315
  26. Traduction de Vergentis in senium dans Patrick Gilli et Julien Théry, Le gouvernement pontifical et l'Italie des villes au temps de la théocratie (fin-XIIe-mi-XIVe s.), Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2010, p. 553-561
  27. Jean Chélini, p. 317
  28. Frédéric Hurter, p. 399
  29. Bible et Histoire, opposition à la traductions de la Bible en langues vulgaires
  30. Page 561 dans La Normandie des ducs aux rois : Xe-XIIe siècle de François Neveux (1998)
  31. Bible et Histoire, opposition à la traductions de la Bible en langues vulgaires

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Achille Luchaire :
    • Innocent III, Rome et l'Italie, Paris, Librairie Hachette et Cie, 1904. [lire en ligne]
    • Innocent III et la croisade des Albigeois, Paris, Librairie Hachette et Cie, 1905. [lire en ligne]
    • Innocent III, la papauté et l'empire, Paris, Librairie Hachette et Cie, 1906. [lire en ligne]
    • Innocent III, la question d'Orient, Paris, Librairie Hachette et Cie, 1907. [lire en ligne]
    • Innocent III, les royautés vassales du Saint-Siège, Paris, Librairie Hachette et Cie, 1908. [lire en ligne]
    • Innocent III, le concile de Latran et la réforme de l'Église : avec une bibliographie et une table générale des six volumes (1908).
  • (en) Brenda Bolton, Innocent III, Studies on Papal Authority and Pastoral Care, Variorum, « Collected Studies Series », Aldershot, 1995.
  • Olivier Guyotjeannin :
    • q.v. Dictionnaire du Moyen Âge, Michel Zink, Alain de Libera et Claude Gauvard (dir.), PUF, coll. « Quadrige », 2004, (ISBN 2130543391).
    • q.v., Dictionnaire historique de la papauté, s. dir. Philippe Levillain, Fayard, Paris, 2003 (ISBN 2213618577)
  • Olivier Hanne, Innocent III, la stupeur du monde, Belin, 2012.
  • Olivier Hanne, De Lothaire à Innocent III. L'ascension d'un clerc au XIIe siècle, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, coll. "Le temps de l'histoire", 2014. L'ouvrage détaille les origines du futur pontife, sa formation intellectuelle, son cardinalat et les circonstances de son élection.
  • (en) John C. Moore, Pope Innocent 3rd 1160/61–1216: To Root Up and to Plant, Brill Academic Publishers, coll. « The Medieval Mediterranean », 2003, (ISBN 9004129251).
  • (en) James E. Powell, Innocent III: Vicar of Christ or Lord of the World?, Catholic University of America Press, 1994 (ISBN 0813207835).
  • (en) Jane E. Sayers, Innocent III: Leader of Europe 1198–1216, Longman, coll. « The Medieval World » Londres et New York, 1994.
  • Julien Théry, « Innocent III, le rêve de la théocratie », dans Le Moyen Âge des hérétiques. Les collections de L'histoire, no 26, 2005, p. 58-61.
  • Julien Théry, « Innocent III et les débuts de la théocratie pontificale », dans Mémoire dominicaine, no 21, 2007, p. 33-37, [lire en ligne] sur le site HAL-SHS (Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société).
  • Julien Théry, « Le triomphe de la théocratie pontificale, du IIIe concile du Latran au pontificat de Boniface VIII (1179-1303) », dans Marie-Madeleine de Cevins et Jean-Michel Matz (dir.), Structures et dynamiques religieuses dans les sociétés de l'Occident latin (1179-1449), Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2010, p. 17-31 En libre accès et téléchargeable sur le site halshs.

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