Christian-Philippe Chanut

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Christian-Philippe Chanut
Image illustrative de l'article Christian-Philippe Chanut
L'abbé Chanut lors d'une conférence, en 2010.
Biographie
Naissance
Talence,
Drapeau de la France France
Ordre religieux Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
Ordination sacerdotale
Décès (à 65 ans)
Boutigny-sur-Essonne,
Drapeau de la France France
Autres fonctions
Fonction religieuse
Aumônier du Mémorial de France, de l'Institut Duc d'Anjou et de la Maison de France.
Fonction laïque
Historien et conférencier

Christian-Philippe Chanut, né le à Talence (Gironde) et mort le à Boutigny-sur-Essonne (Essonne), est un prêtre diocésain et historien français, aumônier de la Maison de France de 1979 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de droit et de lettres modernes, Christian-Philippe Chanut se spécialise en histoire moderne, et plus particulièrement dans la période du XVIIIe siècle puis entre au séminaire Saint-Sulpice. Il est ordonné prêtre le à Palaiseau[1], puis est nommé curé des paroisses de Notre-Dame de l'Assomption de Saulx-les-Chartreux et de Champlan dans le diocèse d'Évry . Il est également nommé exorciste diocésain et relégué comme archiviste.

À partir de 1979, l'abbé Chanut est aumônier du Mémorial de France, de l'Institut Duc d'Anjou et de la Maison de Bourbon ; il est notamment l'aumônier personnel du Prince Alphonse, chef de la famille royale de France, jusqu'à la mort de ce dernier en 1989, puis de son fils et successeur, le prince Louis jusqu'à sa propre mort[2],[3]. Il est ainsi Grand aumônier de France par principe, selon l'ordre des lois fondamentales du royaume de France et les légitimistes français[4].

De 1988 à sa mort, l'abbé exerce la charge de curé-doyen de Milly-la-Forêt et enseigne l’Histoire de l’Église, l’homilétique et la patristique au séminaire Ecclesia Dei de Wigratzbad (FSSP). L'abbé Christian-Philippe Chanut accompagna également les négociations permettant aux fondateurs de la future Fraternité sacerdotale Saint-Pierre d'être reconnus par les autorités ecclésiales compétentes. Selon l'historien Hervé Pinoteau, sa nomination comme évêque pour le diocèse de Luçon est proposée dans une terna envoyée à Rome, mais elle n'est pas retenue par le Saint-Siège[4].

Le , il prononce l'oraison funèbre à l'occasion du dépôt du cœur présumé du petit Louis XVII, l'enfant du temple, en la basilique Saint Denis[5]. À la suite du Motu proprio Summorum Pontificum promulgué en 2007 par le pape Benoît XVI, il est nommé responsable de son application dans le diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes, à Viry-Chatillon[6], en l'église Saint-Denis.

Il décède le , en son domicile à Boutigny en Essonne, à la suite d'une longue maladie.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Politiques[modifier | modifier le code]

Selon l'abbé Christian Gouyaud du magazine La Nef, l'abbé Chanut est inclassable au niveau politique. Légitimiste et aumônier de la Maison de France, il est également un gaulliste convaincu et a participé, alors qu'il était étudiant, à l’aventure de la « Nouvelle société » de Jacques Chaban-Delmas[7].

Religieuses[modifier | modifier le code]

Gallican de cœur, l'abbé Chanut reste fidèle au Magistère de l'Église, ce qui, selon lui, « ne constitue nullement une antinomie ». Bien qu'il passe lui-même d’une forme rituelle à une autre, il soutient la position « exclusiviste » de certains instituts Ecclesia Dei ainsi que le motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Histoire française des foires et des expositions universelles, avec Philippe Bouin, éd. Baudouin, 1980
  • Les enseignements pontificaux, collectif, la Nef, 220 p., 1990-1999, (ISBN 9789993057420).
  • La vie du duc de Bourgogne, père de Louis XV, éd. Communication et Tradition, 1996
  • L'élection de saint Pie X, Sicre éd., 2003
  • Madame Louise de France, fille de Louis XV, carmélite et vénérable, avec Marie-Magdeleine Del Perugia, éd. du Cerf, 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]