Léon XII

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Léon XII
Image illustrative de l'article Léon XII
Biographie
Nom de naissance Annibale Sermattei della Genga
Naissance
Genga, Flag of the Papal States.gif États pontificaux
Décès (à 68 ans)
Rome, Flag of the Papal States.gif États pontificaux
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat (63 ans)
Fin du pontificat
(&&&&&&&&&&&019625 ans, 4 mois et 12 jours)
Précédent Pie VII Pie VIII Suivant

Blason
Canis et Coluber
Léon XII.

Annibale Sermattei della Genga (la Genga, près d'Ancône, Rome, ), est le 252e pape sous le nom de Léon XII (en latin Leo XII, en italien Leone XII), de 1823 à 1829.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de noblesse pontificale, il est le fils du Comte Flavio Sermattei et de la Comtesse Maria Luisa Periberti Di Fabriano, qui eurent également neuf autres enfants.

Il est ordonné prêtre en 1783.

En 1793, il devient archevêque de Tyr et est ensuite nommé nonce apostolique à Cologne puis Bavière. Sa carrière diplomatique dura jusqu'en 1798.

En 1814, à la chute de l'empereur des Français (et roi d'Italie) Napoléon Ier, il fut envoyé porter les félicitations pontificales au roi Louis XVIII.

En 1816, il accéda au cardinalat, puis en 1820, fut nommé vicaire de Rome.

À la mort de Pie VII, il fut élu le par le parti conservateur, après une période de sede vacante débutée le .

Après son décès, le , la période suivante de sede vacante dura jusqu'à l'élection de Pie VIII le .

Un gouvernement autoritaire[modifier | modifier le code]

Les premières mesures prises par le nouveau pape sont significatives de son désir de ramener l’ordre dans les États pontificaux : par des ordonnances de police, Léon XII relance la lutte contre le brigandage endémique dans ces régions montagneuses du centre de l’Italie; sont également concernés par ces mesures les patriotes carbonari dont les menées clandestines et l’organisation en sociétés secrètes inquiètent le Saint Siège.

Il oblige bientôt la population juive des États pontificaux à regagner dans les villes les ghettos que certains d’entre eux avaient quittés à la suite de la Révolution française.

C'est aussi sous son pontificat que la cour quitta le palais du Quirinal pour celui du Vatican.


Une doctrine conservatrice[modifier | modifier le code]

Léon XII, statue dans la Basilique Saint-Pierre, au Vatican

S'inscrivant dans une mouvance conservatrice que suivront ses successeurs, Pie VIII puis Grégoire XVI, Léon XII publie en 1826, la lettre apostolique Quo graviora par laquelle il condamne la franc-maçonnerie.

Son intervention doctrinale la plus marquante demeure cependant la lettre apostolique "Dirae Librorum", publiée le 26 juin 1827, dans laquelle il déclare qu'« au terrible torrent de boue constitué par les livres sortis de l'officine ténébreuse des impies, sans autre but, sous leur forme éloquente et leur sel perfide, que de corrompre la foi et les mœurs et d'enseigner le péché, le meilleur remède, on en peut être assuré, est de leur opposer des écrits salutaires et de les répandre. »

Politiquement, Léon XII est considéré comme le " pape de la Sainte-Alliance " : son hostilité au libéralisme fait de lui l'héritier politique du Congrès de Vienne. Son conservatisme politique le conduit également à s'ingérer dans la politique interne des États catholiques : il demandera ainsi à Louis XVIII d’écarter Villèle devenu président du conseil, dont ses conseillers jugent la politique trop libérale. Mais le roi Louis XVIII lui répondit que "des rapports dictés par un zèle imprudent et peu éclairé avaient trompé la religion du Saint-Père sur le véritable état des choses". Troublé, Léon XII se renseigna de plus près ; il se rendit compte qu'une fois de plus on avait essayé de le manœuvrer. Il marqua son regret en allant prier à Saint-Louis-des-Français, pour la France.

Peu populaire en raison de son hostilité au mouvement des nationalités, Léon XII décède à Rome le 10 février 1829.

Prophétie de saint Malachie[modifier | modifier le code]

Malachie d'Armagh, auteur présumé de la Prophétie des papes[1], se réfère à Léon XII en indiquant Canis et coluber (Le chien et le serpent). Cette image semble faire référence à sa condamnation des mouvements libéraux (franc-maçonnerie et carbonarisme) et des doctrines protestantes. Du fait de cette gouvernance, il est considéré comme le chien (image d'un gardien) protégeant l'Église catholique contre ces serpents destructeurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La prophétie des papes », manuscrit qui donne par une phrase latine une indication sur chaque pape depuis Célestin II, est souvent décrit comme étant un apocryphe du XVIe siècle ; cf. Frédéric Lenoir, « Apocalypse ou fin d’un monde ? », conférence à l'auditorium de la Cité des sciences, 2 octobre 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]