Paulo Branco

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Paulo Branco
Paulo Branco with red background.jpg

Paulo Branco.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (66 ans)
LisbonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Juan Branco (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Paulo Branco, né le à Lisbonne, est un acteur et producteur de cinéma portugais.

Figure du cinéma d’auteur, il produit durant sa carrière environ trois cent films.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paulo Branco et Abbas Kiarostami (de droite à gauche) lors d'une conférence en 2010.

Paulo Branco naît le [1] à Lisbonne[2] au sein d'une « famille traditionnelle petite-bourgeoise » ; son père est vétérinaire[3]. Il grandit dans la campagne portugaise et étudie la chimie à la capitale[4]. Il émigre clandestinement à Londres en 1971 pour fuir la dictature de Salazar sévissant alors au Portugal, et notamment échapper au service militaire, qui signifiait l'envoi dans les colonies[4]. là, il gagne sa vie au jeu et en travaillant dans des restaurants[3], avant de rejoindre, en 1973, Paris, où il s'installe sans régulariser sa situation[3].

C’est là que, sous l'influence de Frédéric Mitterrand et Serge Daney, il commence à travailler dans le cinéma en tant que programmateur et exploitant de salles, notamment à l'Action République dans le 11e arrondissement de Paris)[4]. Viré par Mitterrand, « parce qu’il avait de nouveaux associés et que c’était plus simple de virer un sans-papiers », il retourne quelque temps au Portugal, puis devient producteur au début des années 1980[4].

Il crée alors à Paris sa propre structure, Les Films du passage, en 1983, avec laquelle, entre Paris et Lisbonne, il commence à produire de grands auteurs : Manoel de Oliveira, João César Monteiro, João Botelho, Raul Ruiz, Wim Wenders, Alain Tanner. Sa société française fait faillite en 1987, mais il rebondit immédiatement en créant une nouvelle société de production et de distribution à Paris : Gémini Films.[réf. souhaitée]

Avec Gémini Films, il produit de jeunes cinéastes tels que Christophe Honoré, Olivier Assayas, Sharunas Bartas, Cédric Kahn, Lucas Belvaux, Valeria Bruni Tedeschi et Mathieu Amalric, tout en continuant à collaborer avec des auteurs confirmés comme Chantal Akerman, Werner Schroeter, André Téchiné, Andrzej Zulawski ou Michel Piccoli[5].

En 2007, après vingt ans d’activité et plus de cent cinquante films produits, Gémini Films fait faillite[5]. Il crée alors Alma Films, devenu Alfama Films, société de production et de distribution de films[5].

En quelques années, la société se constitue un catalogue de films accueillis dans les plus grands festivals : Mon âme par toi guérie de François Dupeyron au festival de San Sebastian ou Nuit de chien de Werner Schroeter et Les Lignes de Wellington de Valeria Sarmiento à la Mostra de Venise. Les Mystères de Lisbonne de Raúl Ruiz reçoivent le prix Louis-Delluc du meilleur réalisateur à San Sebastian.[réf. souhaitée]

Paulo Branco est aussi le président du Lisbon & Estoril Film Festival, qu’il fonde en 2007 et où il accueille de nombreux artistes internationaux tels que David Lynch, Pedro Almodóvar, Francis Ford Coppola, Juliette Binoche, Abdellatif Kechiche, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Don DeLillo, Lou Reed, Stephen Frears ou John Malkovich[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à la psychanalyste espagnole Dolorès Lopez[6], il a une fille et trois fils, parmi lesquels Juan[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF.
  2. Notice IMDb.
  3. a, b et c Frédéric Bonnaud, « Paulo Branco : le roman d'un tricheur », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  4. a, b, c, d et e Romain Blondeau, « Interview de Paulo Branco : le dernier pirate du cinéma français », Snatch Magazine, no 17,‎ (lire en ligne).
  5. a, b et c Jacques Mandelbaum, « L'hidalgo du cinéma indépendant remonte en selle », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  6. Marc Endeweld, « Graine de star : Juan Branco », Charles, no 6,‎ (lire en ligne).
  7. Françoise-Marie Santucci, « Le joueur des chèques », sur liberation.fr, Libération,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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