Glottophobie

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Le terme glottophobie est un néologisme pour discrimination linguistique, utilisé pour indiquer les exclusions ou discriminations linguistiques, le traitement injuste d'une personne fondée uniquement sur les façons de parler une langue (par exemple avec un accent régional), mais en s'appuyant aussi sur le fait de parler d'autres langues peu valorisées (p.ex. une langue régionale) que la langue attendue, imposée, survalorisée. Rejeter un usage linguistique revient à rejeter ses locuteurs. Voilà pourquoi il est encore plus important de savoir les mécanismes sous-jacents par lesquels les langues sont prétexte à domination et sélection, qui naissent les discriminations linguistiques[1].

Dans d'autres langues, on parle de linguizismus (allemand), lingwicyzm (polonais) ou lingvismo (espéranto), car dérivé de l'anglais linguicism. Ce terme a été introduit par Tove Skutnabb-Kangas[2],[3] et Jim Cummings dans les années quatre-vingt. Un autre terme utilisé est le « préjugé linguistique » (preconceito lingüístico) dont parle le linguiste Marcos Bagno, pour ce qui concerne le portugais du Brésil utilisé comme outil de puissance sociale[4]. Ainsi, la langue peut se tourner en instrument de domination idéologique et d'oppression lorsque certains groupes sociaux imposent une langue standard à l'ensemble d'une population, déconsidérant les variétés régionales ou les parlers des autres catégories sociales[5].  

Origine du terme[modifier | modifier le code]

Le mot glottophobie a été forgé par Philippe Blanchet, sociolinguiste et professeur à l’université de Rennes 2, pour désigner les « discriminations linguistiques de toutes sortes » qu’il définit ainsi : « le mépris, la haine, l’agression, le rejet, l’exclusion, de personnes, discrimination négative effectivement ou prétendument fondés sur le fait de considérer incorrectes, inférieures, mauvaises certaines formes linguistiques (perçues comme des langues, des dialectes ou des usages de langue) usitées par ces personnes, en général en focalisant sur les formes linguistiques (et sans toujours avoir pleinement conscience de l’ampleur des effets produits sur les personnes) »[6]Jean-Marie Klinkenberg, auteur du livre Le linguiste dans la Cité y fait allusion : « quand on en étudie l’histoire, on s’avise que l’écriture de notre langue (française) n’a pas la rationalité qu’on lui prête, et est d’abord un instrument de pouvoir, de distinction, voire de sélection »[7].

Définition[modifier | modifier le code]

La glottophobie[8] est « une discrimination qui est basée sur le langage ou certaines langues, qui fonctionne par un mécanisme qui consiste à rejeter, à considérer comme inférieures et à traiter certaines personnes différemment par rapport aux autres pour des motifs arbitraires et injustes, en raison de leur langue maternelle ou leur manière de parler une autre langue à un moment donné, de leur langage (vocabulaire, grammaire, accent…), et à se sentir mieux que ces personnes. Ceci revient à la même chose que de rejeter une personne pour sa religion, la couleur de sa peau ou son orientation sexuelle, autant de discriminations pourtant punies par la loi en France[8]. L'aversion de la non-compétence linguistique et de la culture d'autres peut se manifester comme du « racisme au quotidien ».

  1. Glottophobie basée sur le langage : « N’utilisez plus vos propres façons de parler au profit du français ! » (p.ex. sous-titrer en français le français très compréhensible d’Africains francophones à la télévision) ou encore « Ne parlez plus vos langues (régionales ou peu répandues) » et ensuite dire « apprenez des langues étrangères, apprenez l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le français, le chinois… ! »
  2. Glottophobie envers certaines langues : par exemple envers le same[9] ou envers le yiddish ou l'espéranto. Pendant le régime nazi[10],[11],[12] mais surtout pendant celui de Staline[13] beaucoup d'espérantistes ont été tués[14]. Dans son livre La Danĝera Lingvo (la langue dangereuse) le Dr Ulrich Lins décrit les tentatives de ces régimes pour combattre l'espéranto[11]. Le monde a été souvent divisé par les langues et plus important encore, la majorité des peuples est souvent obligée d'apprendre la langue maternelle d'une minorité puissante pour s'en sortir ou pour interagir avec l'État au pouvoir[15]. Les langues dominantes du passé ont souvent conduit à la disparition de celles des nations dominées : le grec a englouti le phrygien, le latin a tué l'ibère et le gaulois[16]. Aujourd'hui, toute personne qui ne parle pas anglais est désavantagée[15].

La glottophobie tend à causer des difficultés d’apprentissage et d’usage de langues de la langue dominante unique. La glottophobie tend aussi à survaloriser un monolinguisme[17],[18]. Pourtant on sait de façon sûre que les gens qui grandissent plurilingues, quelles que soient les langues concernées, apprennent en général beaucoup plus facilement d’autres langues que les personnes monolingues[6].

L'auteur du livre Discriminations, combattre la glottophobie[19] récolte relativement peu d'exemples de glottophobies par rapport à d'autres langues.

  • inculquer une idéologie de rejeter toute autre langue que le français en France en pensant qu'une unité ne peut exister dans la diversité
  • déconsidérer certaines langues en disant « Ne parlez plus vos langues régionales ou peu répandues, alsacien, catalan, breton, romani (langue gitane)[20] ou bambara[21], créole, espéranto, la langue des signes [22],[23]...» et ensuite dire «apprenez des langues étrangères, apprenez l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le français, le chinois »
  • hiérarchiser une langue[24] ou une estime inconsidérée accordée à LA langue au profit de laquelle on cherche à évacuer les autres langues et leurs usagers[25].

Par contre la plupart des exemples sont liés aux discriminations par rapport aux façons de parler ou écrire des noms en français.

  • des « élites » qui imposent leur langue ou manière de parler comme la seule légitime[8], par exemple : "A Davos, lors du fameux World Economic Forum, le français a été mis au ban des langues admises. Il faut y parler anglais, et nos représentants les plus illustres acceptent ce diktat au nom d'un mondialisme anglo-saxon"[26]
  • ne pas accepter les façons de parler des « étrangers » : sous-titrer en français, le français très compréhensible d’Africains francophones à la télévision.ce qui entraîne une insécurité linguistique qui fait obstacle au développement d'un plurilinguisme, multilinguisme. Par contre, parler français avec un accent british, serait chic[19].
  • obliger un enfant arabophone à prononcer son prénom en arabe avec une prononciation française, mais pas dans le cas d'un élève avec un prénom anglais[25]
  • difficulté à obtenir aussi facilement un logement social si on ne parle pas le français avec l'accent attendu[25]
  • le refus d'utiliser une lettre N tildé p.ex. dans des noms de famille existant dans les langues basque, gallèse et bretonne[27],[28].

Éthique linguistique[modifier | modifier le code]

Le thème éthique linguistique est rarement évoqué mais Yves Montenay le fait par exemple dans son article "Les peuples se détournent du projet européen. L'une des idées pour le relancer est d'adopter l'anglais comme seule langue commune dans toute l'Union. C'est au contraire le plurilinguisme qui fera que les peuples se sentiront chez eux"[29].

Le monde est véritablement multilingue. Pourtant, de nombreux systèmes éducatifs et économiques, procédures de naturalisation et administrations publiques désavantagent des millions de personnes en raison de leur langue ou de leurs capacités linguistiques[30].

Il y a toujours une relation entre les dominants et la langue la plus couramment parlée. La langue commune dans le monde grec ancien était celle des Grecs dominants (le koine, grec koine), ensuite cela a été le latin, comme celle de l'Empire romain et celle de l'Église et aujourd'hui dans un certain sens c'est le Globish, celle de l'Empire anglo-américain[31].

Le système de communication linguistique dans le monde d'aujourd'hui est fondé sur l'utilisation d'une foule d'éléments arbitraires totalement inutiles pour l'efficacité et le plaisir de la communication et qui n'entrent en ligne de compte que parce que les relations linguistiques sont des rapports de forces, des relations de pouvoir[32]. Il y a injustice, les uns recevant le message parfaitement, les autres mal ou très mal (situation fréquente dans les rencontres internationales, où les personnes de langue anglaise, parfois française, jouissent d’un privilège injustifié par rapport au commun des mortels ; situation fréquente également dans les rapports entre une autorité locale et un ressortissant étranger : travailleur migrant, réfugié, voyageur, placé par la situation même dans une position d’infériorité)[32]. Pour Mark Starr « celui qui impose sa langue impose l'air sur lequel doivent gesticuler les marionnettes[33] ». Pour Claude Hagège « Imposer sa langue est imposer sa manière de penser[34] ». Du fait que dans certaines communautés linguistiques, dire une chose dans une langue dominante comme l'anglais semble être plus chic que parler sa propre langue, certaines langues, comme le néerlandais, semblent avoir un problème d'image[35].

Donner à une langue nationale, comme l'anglais, le statut de lingua franca crée des situations malhonnêtes : avantages pour les unilingues d'une langue dominante et désavantages pour les usagers des autres langues qui ne reçoivent pas le même respect[36]. Par exemple, l'Iran se plaint que certains pays cherchent à l'empêcher d'enseigner le persan dans ses centres culturels à travers le monde, mais que malgré cela, l'Iran devrait leur faire la faveur d'enseigner leur langue qui est le véhicule de leur culture, gratuitement, dans leurs écoles[37]. Beaucoup de d'auteurs hongrois, turcs, polonais et roumains n’ont jamais été traduits en anglais, mais les livres en anglais sont bien souvent traduits [38].

Le rapport  "L'enseignement des langues étrangères comme politique publique" qu'à présenté l'économiste suisse François Gein, à l'automne 2005, à la demande du Haut Conseil à l'Evaluation de l'Ecole, dépendant du Ministère français de l'Education nationale, démontre l'injustice qu'est pour la plupart des peuples de l'Europe l'application d'une politique linguistique discriminatoire, favorisant les locuteurs natifs de la langue anglaise[39].

Langue et démocratie[modifier | modifier le code]

Un colloque international sur le thème « langue et démocratie » organisé par la Société Néophilologique à l’Université de Tampere (Finlande) du 24 au 26 août 2017 examina comment la notion de démocratie peut être comprise dans l’emploi langagier. Par exemple une des questions relatives à l'officilisation du tamazight en Algérie (2016) était si la parité «officiellement proclamées» entre l’arabe et tamazirght peut déboucher sur une réelle et effective «démocratie linguistique» ou les deux langues bénéficieraient de la même visibilité et légitimité[40].

Origines de la « xénophobie linguistique »[modifier | modifier le code]

La glottophobie se manifestait déjà depuis longe date : dans la Bible le mythe de Babel qui conçoit la diversité linguistique comme quelque chose de négatif et la sacralisation du monolinguisme avec la sacralisation de l’arabe coranique via la parole divine révélée en cette langue[réf. nécessaire].

En Espagne et en Hongrie, certaines populations de tsiganes ont perdu leur langue à cause de la législation et pas par choix.[41]

En Espagne, au cours du régime Franco, il était interdit de parler une autre langue que l'espagnol[42]. L'utilisation d'autres langues comme le Basque[43] ou le Catalan était interdite dans l'espace public[44]. Depuis sa fondation, en Belgique on n’a pas cessé de se quereller et de s’injurier qui trouvait ses racines dans une idéologie « glottophobe »[6].

En France aujourd'hui, des procès ont lieu à l'encontre des personnes qui parlent Breton, Occitan, Catalan ou Alsacien aux autorités françaises, ce qui est interdit par la loi.[réf. nécessaire]

Éducation nationale et politique linguistique[modifier | modifier le code]

La glottophobie largement répandue dans les systèmes éducatifs serait une cause de difficultés d’apprentissage et d’usage d’autres langues que la langue dominante unique dans ces sociétés. Bien que pas une généralité absolue, les usagers monolingues d'une langue internationale hyperdominante et hypervéhiculaire sont tendanciellement les plus glottophobes[19]. Par conséquent certains pays ou régions, par exemple la Flandre (Belgique flamande) et les Pays-Bas, mènent une politique linguistique par crainte d'une francisation du propre territoire ou encore comme un moyen contre la domination de l'anglais[réf. nécessaire]

Remarque : glottophobie ou discrimination linguistique ?

Dû au fait que la glottophobie est une forme de discrimination souvent usuelle et qui est même banalisée et méconnue sans qu'on s'en prend conscience, ce terme est préférable à l'expression « discrimination linguistique » (se trouvant dans les autres versions linguistiques de cette page wikipédia) pour faire apparaître cette injustice dans la conscience. « Discrimination linguistique » peut laisser penser que ce sont les langues qui sont discriminées, plutôt que les personnes qui les utilisent.

Une hégémonie s'installe par une domination inculquée comme « normale » et donc acceptée y compris par celles et ceux qui en sont victimes et qui n’y voient pas d’alternative. Tout est fait pour que les victimes de la glottophobie ne perçoivent pas la situation dans laquelle elles sont plongées. Il faut dire que le handicap linguistique a beau être très fréquent, il n’est jamais nommé, car la notion n’existe tout simplement pas. Ce qui n’est pas nommé demeure inconscient. De ce fait, la perception globale du problème est rare et la société n’a aucune compassion pour les handicapés linguistiques : les victimes sont traitées en coupables[32],[18]. Si elles connaissent détresse, tourment, souffrance, injustice, ridicule ou frustration, c’est de leur faute, elles n’avaient qu’à apprendre les langues[32].

Le 31 juillet 2015, un projet de loi constitutionnelle est présenté en Conseil des ministres, afin de modifier la Constitution pour que la France puisse ratifier la charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Néanmoins, la charte n'a pas pu être ratifiée, car le projet de loi a été rejeté par le Sénat le 27 octobre 2015[45],[46]. Dans le livre The Discovery of France, Graham Robb fait allusion à un pays à identités plurielles - linguistiques, culturelles - qui a été linguistiquement « colonisé » par la pratique d'une politique centralisée et autoritaire qui a infligé manu militare la langue française aux différentes cultures et communautés non francophones[47], dans une France où, un siècle plus tôt à peine, le français était une langue étrangère pour la majorité de la population[48].

Discrimination dans le domaine scientifique[modifier | modifier le code]

Si les jeunes scientifiques souhaitent entrer dans le domaine scientifique, dominé par l'anglais, ils doivent passer du temps et dépenser de l'argent pour traduire et faire éditer leur travail. Les scientifiques incapables d'écrire un article scientifique en anglais parfait sont dirigés par des éditeurs vers des rédacteurs en chef et des traducteurs qui demandent des montants fort élevés. Il n'y a presque pas de traduction ou d'assistance à la rédaction des locuteurs non natifs30[réf. insuffisante].

Livres[modifier | modifier le code]

Philippe Blanchet, Discriminations : combattre la glottophobie, Textuel, 2016, 192 p.

Gaëlle Planchenault, Voices in the media - Performing French Linguistic Otherness, (ISBN 9781350036277), 2017, Éditeur : Bloomsbury Academic.

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

  • Vidéo : Glottophobie : quand la langue devient une arme sociale
  • (anglais) Vidéo : The most important language you will EVER learn | Poet Ali | TEDxOrangeCoast
  • Théâtre : La Convivialité, un spectacle autour de l'orthographe qui est très souvent arbitraire et pleine d'absurdités[49] et souvent utilisé comme un outil de discrimination sociale[50]. En plus d'être un exercice de pop linguistique, cette pièce de théâtre est iconoclaste parce que l'orthographe française est un dogme et n'est pas sensible d'etre remise en question, bien que la liste des exceptions linguistiques est longue[51].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marielle Rispail, «Philippe Blanchet, Discriminations : combattre la glottophobie»,sur la site de la Revue de linguistique et de didactique des langues (Lidil), 53 | 2016, mis en ligne le 01 janvier 2017, consulté le 23 mars 2018. URL : http://journals.openedition.org/lidil/4015
  2. (en) Skutnabb-Kangas, Tove & Phillipson, Robert (1998)., Linguicide. In Mey, Jacob L. (ed.). Concise Encyclopedia of Pragmatics. Oxford, UK: Pergamon Press, for Elsevier Science (an updated version of the same entry in Encyclopedia of Language and Linguistics. Elsevier), 506-507.
  3. Skuttnab-Kangas, Tove & Robert Philippson, (1989), Mother Tongue : the theoretical and sociopolitical construction of a concept, in : Ammon, Ulrich, (1989), Status and function of languages and language varieties, Walter de Gruyter (eld), ISBN
  4. Lionel Cordier, « La langue comme outil de puissance, in : Les langues du pouvoir », Université de Lyon, Séminaire : Droit peuples et mondialisation,‎ , p. 68 sur 77 (lire en ligne)
  5. Manuela Burghelea : L'espéranto, entre idéaux universels et pratiques culturelles locales. Le cas français, belge et brésilien, juillet 2016, KUL, Univ Lille, Univ Rio de Janeiro, Erasmus +, Médiation interculturelle : identités, mobilités, conflits. 133p
  6. a, b et c « Qu’est-ce que la glottophobie ? Entretien avec Philippe Blanchet », sur blog.assimil.com, (consulté le 5 septembre 2016)
  7. Th. Jamin, « Jean-Marie Klinkenberg, le linguiste dans la Cité », Regards sur l'Europe, n° 17, p. 5-10,‎ (lire en ligne)
  8. a, b et c Philippe Blanchet, Discriminations : combattre la glottophobie., Textuel, , 192 p. (ISBN 9782845975446, lire en ligne)
  9. "L'Etat suédois ne nous a pas tous tués, mais il a fait beaucoup pour éradiquer le peuple sami, de manière plus subtile, en bannissant notre langue, notre culture, en nous divisant entre groupes rivaux et nous imposant leur définition de qui peut être sami ou non, au lieu d'utiliser la nôtre" en : "Jour polaire" sur Canal+ : les Samis souffrent-ils autant du racisme des Suédois que dans la série avec Leïla Bekhti ? Huffpost - fr, 7 décembre 2016.
  10. (en) « Steven G. Kellman, The secret Jewish history of Esperanto », sur forward.com, (consulté le 5 septembre 2016)
  11. a et b (en) Ulrich Lins, Dangerous Language - Esperanto under Hitler and Stalin, Vol. 1,, Palgrave Macmillan, , 299 p. (ISBN 978-1-137-54916-7, 978-1-137-54917-4(e-book))
  12. Sébastien Moret, Le discours sur la langue sous les 'régimes autoritaires (PDF) - Cahiers de I'ILSL, No 17, 2004, pp. 155-170 : D'une contradiction interne : I'espéranto, langue neutre ou langue de l'autre ?, p. 162 : En Allemagne : la langue des Juifs et des Bolchéviques. Institut de linguistique et des sciences du langage.
  13. Sébastien Moret, Le discours sur la langue sous les 'régimes autoritaires' (PDF) - Cahiers de I'ILSL, No 17, 2004, pp. 155-170 : D'une contradiction interne : I'espéranto, langue neutre ou langue de l'autre ?, p. 165 : En URSS : la langue des bourgeois et des internationalistes, Institut de linguistique et des sciences du langage.
  14. (eo) « Parolado de Vytenis Adriukaitis, europa komisionano pri sano, dum la malfermo de la lingvopolitika konferenco en Nitra. », sur europo.eu, juillet-août 2016 (consulté le 5 septembre 2016)
  15. a et b (anglais) Sam Dean, To build a better language, The Verge, 2015, consulté le 25 décembre 2017.
  16. Michel Feltin-Palas, Claude Hagège : "Imposer sa langue, c'est imposer sa penser", L'Express, 03/04/2012
  17. (es) « "¡Inglés no! ¡Español sí!": Un candidato a la presidencia francesa rechaza responder a la BBC », sur actualidad.rt.com, (consulté le 22 avril 2017)
  18. a et b (en) « How schools use language as a way to exclude children (Comment des écoles excluent des enfants par la langue) », sur The Conversation, (consulté le 22 avril 2017)
  19. a, b et c « Qu’est-ce que la glottophobie ? Entretien avec Philippe Blanchet | Blog Assimil », sur blog.assimil.com (consulté le 8 juin 2016)
  20. Que font les gens quand ils catégorisent, hiérarchisent, jugent les langues ou les manières de parler ? comme «Tisganski e naï grozen ezik ot sveta !»( «La langue des Tsiganes est la plus moche au monde !»), dans L’imaginaire linguistique : un dispositif socio-politique, Mundolingua soirées 2017, (consulté le 9 juillet 2017)
  21. Arrête de parler ton mauvais bambara ! (enquête-Mali-93) Excusez-moi, vous parlez quoi comme langue ? – C'est du turc. – Ah, je ne reconnaissais pas ! C'est joli ! (enquête-Paris-95) Cécile Canut, Subjectivité, imaginaires et fantasmes des langues : la mise en discours “épilinguistique”
  22. Jérôme Garcin, Ces «fous furieux» qui avaient interdit aux sourds de parler avec les mains, Bibliops, 29 mai 2013.
  23. L'interdiction d'une langue, LSF sur le web,
  24. Olivier Lamm, «Chaque langue est une énergie en mouvement», «Qu’est-ce qu’on fait de la culture en Europe ?» B. Cassin répond : ni «globish», ce global english qui n’est pas une langue de culture, ni nationalisme ontologique, qui présuppose une hiérarchie des langues., sur next.liberation.fr, (consulté le 23 janvier 2017)
  25. a, b et c « "La langue, outil de discrimination" - émission France Inter, 1:14:33 min », sur www.franceinter.fr, (consulté le 8 juin 16)
  26. Masson, « Paru dans Le Journal des Finances, mars 1997 », Série d'affiches (65) sur le thème de la démocratie linguistique et de l'insoumission linguistique., sur Iperniy, (consulté le 8 avril 2017)
  27. Note : Ce caractère est non reconnu par la circulaire du 23 juillet 2014 relative à l'état civil, qui liste les signes diacritiques autorisés par l'administration française.
  28. « Langue régionale - No pasarán pour le "~" », Mag Sud Ouest,‎ , p. 5
  29. Yves Montenay, Les peuples se détournent du projet européen. L'une des idées pour le relancer est d'adopter l'anglais comme seule langue commune dans toute l'Union. C'est au contraire le plurilinguisme qui fera que les peuples se sentiront chez eux. Les Echos.fr, le 11 octobre 2016.
  30. La Déclaration de Salzbourg pour un monde multilingue
  31. (en) « The power of bilingualism: Interview with Barbara Cassin », sur e-flux.com, (consulté le 20 mars 2017)
  32. a, b, c et d Piron, Claude, Le défi des langues - du gâchis au bon sens, Paris, L'Harmattan, , 336 p. (ISBN 2-7384-2432-5, lire en ligne), p. 158
  33. Masson, « Politique linguistique », Série d'affiches (65) sur le thème de la démocratie linguistique et de l'insoumission linguistique, sur Ipernity, (consulté le 8 avril 2017)
  34. Masson, « Politique linguistique - Claude Hagège », Série d'affiches (65) sur le thème de la démocratie linguistique et de l'insoumission linguistique, sur Ipernity, (consulté le 8 avril 2017)
  35. (nl) « De verengelsing van de maatschappij », sur taaluniebericht.org, (consulté le 26 février 2017)
  36. (en + nl) Philippe Van Parijs, (en) Linguistic justice for Europe and the world (nl) Taal en rechtvaardigheid in Europa en de wereld, Bruxelles, Oxford University Press + Lannoo Campus, , back-cover
  37. « Ayatolla Khamenei : extraits des propos concernant l'apprentissage des langues étrangères lors d'une rencontre avec les enseignants de la province de Kerman », sur http://french.khamenei.ir, 2 mei 2005 (consulté le 12 mars 2017)
  38. « Maria-Christina Doulami, « Je parle 32 langues » : Preuve d'amour à l'Europe (Ioannis Ikonomou, traducteur en chef au Parlement Européen). », sur cafebabel.fr, (consulté le 12 mars 2017)
  39. « Espéranto Ariège », (consulté le 16 juillet 2017)
  40. « Langue et démocratie, résumé (PDF) », sur uta.fi, (consulté le 23 mars 2018)
  41. (anglais) Ian Honcock, We are the Romani people, Centre de recherches tsiganes, University of Hertfortshire Press, 2005, p. 139
  42. Langues espagnoles,
  43. unesdoc.unesco.org
  44. Loïc Tassé, Vent de panique à Madrid, Le Journal de Montréal, le 15 septembre 2015.
  45. Projet de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires [archive] sur Légifrance
  46. Position de la France sur la charte européenne des langues régionales ou minoritaires
  47. (anglais) Andrew Hussey, Liberty, equality ... and grim reality -The Discovery of France, The Guardian, le 9 septembre 2007, consulté le 7 mai 2017.
  48. Graham Robb, Une histoire buissonnière de la France, p. 9, (pdf)
  49. « La Convivialité », sur citemiroir.be (consulté le 19 novembre 2017)
  50. (en) « La Convivialité », sur theatredeliege.be, (consulté le 19 novembre 2017)
  51. « La Convivialilté », sur Theatredenamur.be, (consulté le 19 novembre 2017)

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Articles annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]