Ligue gaélique

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Conradh na Gaeilge, Dublin / Baile Átha Cliath.

La Ligue gaélique (irlandais : Conradh na Gaeilge, ˈkɔn̪ˠɾˠə nə ˈɡeːlʲɟə) est un mouvement culturel irlandais, fondé en 1893 par Douglas Hyde. L'objectif principal de ce mouvement était de promouvoir le renouveau de la langue gaélique, en voie de disparition depuis la colonisation de l'île par les rois d'Angleterre. Cette action s'inscrivait parfaitement dans le courant nationaliste de la fin du XIXe siècle en Irlande.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un numéro d'An Claidheamh Soluis.

La Ligue gaélique fut fondée le 31 juillet 1893. Le fondateur principal était Douglas Hyde, qui sera devenu le premier président de la République de l'Irlande. Parmi les autres fondateurs, il y avait Eoghan Ó Gramhnaigh, Eoin Mac Néill et Thomas O'Neill Russell (en). La Ligue gaélique a maintenu deux publications: Irisleabhar na Gaedhilge (littéralement «Journal du gaélique») et An Claidheamh Soluis (littéralement «l'Épée de la lumière»)[1]. La devise de la Ligue gaélique est «Sinn féin, sinn féin amháin», littéralement «Nous-mêmes, nous-mêmes seulement»[2].

La Ligue gaélique, différente des autres organisations nationalistes irlandaises, a permis la participation des femmes au début. L'une des ses participantes féminines célèbres était Isabella Augusta Gregory la dramaturge[3],[4]. De l'autre côté, la Ligue gaélique a attiré beaucoup de nationalistes, bien qu'elle n'était pas une organisation politique.

En 1922, après la fondation de l'État libre d'Irlande, la langue irlandaise était désignée une matière obligatoire de toutes les écoles publiques. La Ligue gaélique est devenue moins important politiquement. Mais elle reste importante comme une organisation culturelle. Après qu'An Claidheamh Soluis fut terminée en 1931[1], la Ligue gaélique a fondé un nouveau journal, Feasta (en) (littéralement «Aujourd'hui»), qui se décrit comme une critique des pensées irlandaises, de la littérature, de la politique et de la science[5]. La publication de Feasta existe encore aujourd'hui.

En 2005, grâce à une petition lancée par la Ligue gaélique et par des autres organisations, la langue irlandaise était désignée une langue officielle de l'Union européenne[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) John T. Koch, Celtic culture: a historical encyclopedia (lire en ligne)
  2. (en) Brian P. Murphy, The Catholic Bulletin and Republican Ireland: with special reference to J. J. O'Kelly ('Sceilg'), London, Athol Books, , 51–53 p. (ISBN 0-85034-108-6, lire en ligne)
  3. New Hibernia Review. 6:1 printemps 2002. pp 57-62
  4. Irish Peasant, 18 August 1906
  5. (ga) « Feasta: An Baile », sur www.Feasta.ie (consulté le 9 juin 2016).
  6. (ga) « Cinneadh an AE: Céim fhíorthábhachtach stairiúil don Ghaeilge, go hidirnáisiúnta agus in Éirinn », sur Gaeilg.ie (consulté le 13 juin 2005).

Liens externes[modifier | modifier le code]