Deuxième bataille des Sables-d'Olonne

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’autre bataille de la guerre de Vendée s’étant déroulée aux Sables-d’Olonne, voir première bataille des Sables-d'Olonne.
Bataille des Sables-d'Olonne
Informations générales
Date 29 mars 1793
Lieu Les Sables-d'Olonne
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Joseph-Marie Gaudin Jean-Baptiste Joly
Forces en présence
1 100 hommes
21 canons
5 000 hommes
7 canons
Pertes
2 morts
1 blessé
308 morts
~ 100 prisonniers
(dont 45 sont guillotinés)
7 canons perdus

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 29′ 50″ nord, 1° 47′ 00″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille des Sables-d'Olonne

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(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille des Sables-d'Olonne

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille des Sables-d'Olonne

La deuxième bataille des Sables-d'Olonne se déroula lors de la guerre de Vendée.

La bataille[modifier | modifier le code]

Malgré son échec aux Sables-d'Olonne le 24 mars, Jean-Baptiste Joly ne renonçait pas à prendre la ville et voulut lancer une seconde attaque. Le 27 mars, il fit rassembler ses hommes, mais ceux-ci vinrent moins nombreux.

Le 29 mars, à 4 heures du matin, les Vendéens se lancèrent à l'attaque des Sables. Cependant, la garnison de la ville avait reçu 300 volontaires bordelais en renfort depuis la première bataille. L'offensive vendéenne commença par un tir d'artillerie sur la ville en visant notamment l'hôtel de ville, mais sans succès. L'artillerie des Sablais était d'un calibre supérieur, et ses pièces étaient mieux servies, par des canonniers matelots du port.

Cependant, après quatre heures de combat, un boulet républicain frappa un fourneau vendéen, mettant le feu aux réserves de poudre. Il s'ensuivit une explosion qui tua un grand nombre d'hommes et provoqua la panique parmi les insurgés. Sur ordre de Joly, les cavaliers se replièrent pour rallier les fuyards, sabrant même les récalcitrants. Mais, à la vue de ce mouvement rétrograde, le reste des Vendéens crut que les cavaliers prenaient la fuite. Au même moment, 300 soldats républicains tentaient une sortie. À la vue de cette troupe avançant en bon ordre, l'ensemble de l'armée se laissa gagner par la panique et déserta le champ de bataille.

Les Vendéens eurent 308 morts, les Républicains 2 tués seulement, l'orfèvre Payneau, garde national, tué par un boulet au commencement de l'action, et un habitant armé des Sables, tué lors de la sortie mais qui ne fut pas compté dans le rapport officiel. Ne portant pas d'uniforme son corps avait été considéré comme étant celui d'un Vendéen avant d'être identifié. En outre, une centaine de Vendéens avaient été capturés, ceux-ci passèrent en jugement devant une commission militaire. Au terme du procès, 45 prisonniers furent condamnés à mort et guillotinés.

Les Sables-d'Olonne avaient résisté à deux attaques vendéennes, la Convention nationale décréta alors que « Les Sables avaient bien mérité de la patrie ».

Sources[modifier | modifier le code]

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p. 123-124.
  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome I, édition Paul Dupont, 1893-1895, p.64-73.
  • C. Merland, « Joseph-Marie Gaudin », Annales, Société académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, tome 39, 1868, p. 165-208.