Culture en Guyane

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Plus que de la culture de Guyane c'est les cultures de Guyane qu'il convient de parler. En effet, chaque communauté de ce territoire, de 300 000 habitants (estimation 2018), a conservé des éléments qui lui sont propres et très peu d'éléments sont communs à l'ensemble des communautés. Plusieurs raisons peuvent être avancées à l'existence de cette mosaïque culturelle, en particulier l'isolement des différentes communautés anciennement installées (par exemple les bushinengués du Maroni).

Le Français est la langue principale mais on peut retrouver des langues locales tel que le Créole guyanais, les langues amérindiennes, le Taki taki et le Saramaka.

Langues et populations[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Populations[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

La majorité de la population est catholique, elle co-existe avec la tradition chamanique, les religions et rites africains, le évangéliques, les témoins de Jéhovah et plus récemment quelques musulmans.

Voir Religion en Guyane

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Défilé du Carnaval dans les rues de Cayenne en 2007.
Les Touloulous personnages typiques du carnaval guyanais.

Le Carnaval est l'un des événements majeurs de Guyane. Il se déroule, les après-midi de dimanche, entre l'Épiphanie au début de janvier, et le Mercredi des Cendres en février ou mars. Des groupes déguisés selon la thématique de l'année, y défilent autour de chars décorés, au rythme des percussions et des cuivres. La préparation des groupes dure des mois avant le carnaval. Les groupes défilent devant des milliers de spectateurs qui s'amassent sur les trottoirs et les gradins aménagés pour l'occasion.

Puis, au début de soirée, les touloulous et tololos se rendent dans les dancings.

Costumes[modifier | modifier le code]

Les femmes créoles portent de nombreuses robes ( selon les différents rythmes), le kamza noué a la taille et un chapeau appelé: lachat , les hommes portent une chemise et un pantalon et une ceinture de tissu appelé: Matchoukann pour danser.

Les femmes bushinenge portent un pangui et les hommes portent

Les femmes amérindiennes portent un costume composé de tissu et de perles, les hommes portent

Sport[modifier | modifier le code]

Sportifs et entraîneurs[modifier | modifier le code]

Arts martiaux[modifier | modifier le code]

Le djokan est une discipline martiale née des pratiques guerrières amérindiennes, créole guyanaises, et bushinenges.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Cuisine guyanaise et Manioc en Guyane.
Le bouillon d'awara (en préparation), plat le plus emblématique de Guyane.

La gastronomie guyanaise est riche des différentes cultures qui se mélangent en Guyane, les restaurants chinois côtoient les restaurants créoles dans les grandes villes comme CayenneKourou et Saint-Laurent-du-Maroni. La gastronomie guyanaise à l'origine concernait les cuisines créoles, bushi-nengues, et amérindiennes. Toutes ces cuisines ont plusieurs ingrédients en commun :

Il y a aussi de nombreux mets typiquement guyanais tel que le bouillon d'awara, les oeufs de mulets, les comtesses, le gâteau cramanioc, le kalawanng, le gratin et la salade de couac ou encore le fameux fricassée d'iguane.

La bière traditionnelle est le cachiri, à base de manioc.

Savoir-faire et artisanat[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

L'artisanat guyanais continue à se développer[1],[2],[3].

Les Guyanais vivent sur un territoire recouvert à environ 90% de forêt tropicale humide, au cœur de l 'Amazonie : le rapport à la nature est très fort, et l'artisanat du bois très présent.

L'extraction des huiles de palmiers et de certaines arbres à graines, est un savoir-faire qui se transmet de génération en génération.

La construction de carbet : techniques de construction d’ossatures et charpentes à partir de bois ronds (carbets, cases aluku) ou bois sciés (carbet aluku et créoles), assemblages avec des lianes (carbets amérindiens), couvertures en feuilles de palmiers (carbets, cases aluku) ou bardeaux en wapa (carbet créoles), construction de cloisons en gaulette ,

La confection du couac , la vannerie, orfèvrerie, la fabrication de pirogues et le métier de piroguiers.

  • Pratiques culturales liées à la gestion des abattis (parcelles agricoles défrichées par le feu en milieu tropical) .
  • Jardin créole
  • Pratique de la chasse et de la pêche, reposant sur des connaissances fines de l’environnement : pêche à la snivrée, tir à l’arc…

Médias[modifier | modifier le code]

Littérature et oralité[modifier | modifier le code]

La littérature guyanaise est la littérature qui comprend l'ensemble des œuvres écrites et orales par des auteurs guyanais ou de personnes liées à la Guyane. Elle s'exprime aussi bien en langue française qu'en créole guyanais.

De ce département ou territoire vient le premier roman écrit dans une langue créole.

En Guyane beaucoup de festivals de conteurs sont organisés : ce sont souvent des contes traditionnels racontés en créole guyanais.

Arts visuels[modifier | modifier le code]

Maison créole réhabilitée à Cayenne (Guyane).
Porte peinte à Apatou.

Les arts Tembés font partie de l'art guyanais apprécié par la population. Beaucoup sont réalisés à la main.

Dessin[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

Arts de scène[modifier | modifier le code]

Musiques[modifier | modifier le code]

Auteurs, compositeurs, musiciens, chanteurs et interprètes[modifier | modifier le code]

Danses traditionnelles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Danse de Guyane.

Chaque communauté en Guyane possède son propre répertoire de danse.

Danses traditionnelles Créoles Guyanaises

On distingue deux catégories de danses.

Il y a tout d'abord les danses de salon. Elles sont exécutées lors de grandes occasions telles que les mariages, les baptêmes, les événements importants dans la communauté. Elles sont généralement en tenues d'apparat. Les femmes sont vêtues de longues robes en tissus uni, ou avec des motifs madras ou fleuris. Les hommes portent un costume composé d'une chemise blanche, d'un pantalon pincé et d'une paire de chaussures de ville.

Danse Origine Signification / Thème Pas caractéristiques
Léròl Vallée de l'Oyapock

(Saint-Georges, Ouanary...)

Présentation et salutation Pas "léròl"
Grajé[6] Plateau des Savanes,

(Sinnamary, Kourou, Iracoubo...)

Tristesse, douleur, mésaventures de la vie Pas "glisé", pas "tournen",

Pas valsé

Grajé-valse Cayenne, Montjoly, Rémire Célébration de la grâce et de la prestance Pas valsé

Il y a ensuite les danses "d'abati". L'abati en Guyane désigne les plantations que possédait chaque famille et qui permettaient de cultiver les denrées alimentaires nécessaires à sa survie. Ces danses représentent le travail de la terre, la souffrance des anciens, la tristesse de la vie d'antan. Néanmoins, elles restent une célébration de la force des habitants de ces temps anciens. Elles se pratiquent en tenues courtes et avec très peu de bijoux. Les femmes sont vêtues de robes courtes (avec ou sans jupon) et de "kanmza". Le "kanmza" est un morceau de tissu rectangulaire qui se noue à la taille afin de maintenir les reins. Les vêtements des hommes sont réalisés en bleu de travail.

Danse Origine Signification / Thème Pas caractéristiques
Labasyou Guyane Séduction et hommage à l'amour
Béliya Guyane Plantation et travail de la terre "Ti pa Soté"

"Gran pa soté"

Ladjanbèl Guyane Plantation et travail de la terre Pas "Djanbèl"
Kanmougwé Esclave africain de Guyane d'origine Bantous Travail de la terre, préparation de l'abati
Kasékò Vallée de l'Oyapock

(Saint-Georges, Ouanary...)

Joie et célébration. Elle se dansait à la fin de la journée de travail.

C'est aussi une danse de séduction à travers laquelle le cavalier pourra effectuer

des nikas (acrobaties) afin de séduire la cavalière

Hommes :

- Nikas


Danses traditionnelles bushinenge (bushikondesama) Guyanaises

Awasa, Songhé, Aléké

Danses traditionnelles Amérindiennes Guyanaises

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • (en) Bridget Jones, Paradoxes of French Caribbean Theatre. An annotated Checklist of Dramatic Works: Guadeloupe, Guyane, Martinique from 1900, London, Roehampton Institute, 1997

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carbet (architecture)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Géry, Alexandra Mathieu et Christophe Gruner, Les abandonnés de la République : vie et mort des Amérindiens de Guyane française, A. Michel, Paris, 2014, 341 p. (ISBN 978-2-226-25695-9)
  • Catherine Le Pelletier, Littérature et société : la Guyane, Ibis rouge, Matoury, 2014, 348 p. (ISBN 978-2-8445-0441-8) (texte remanié d'une thèse)
  • Bernard Montabo et Léon Sanite, Guide encyclopédique de la Guyane : découvrir, comprendre, venir, Éd. Orphie, Chevagny-sur-Guye, 2013, 511 p. (ISBN 978-2-87763-781-7)
  • Huguette Tibodo (et al.), Costumes traditionnels créoles guyanais : Entre histoire & mémoire, Éditions Plume Verte, Madrid, 2014, 176 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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