Macouria

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Macouria
Macouria
Vue de l'église du bourg de Tonate, le long de la RN 1.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Cayenne
Intercommunalité Communauté de communes du Centre Littoral
Maire
Mandat
Gilles Adelson
2014 -2020
Code postal 97355
Code commune 97305
Démographie
Gentilé Macouriens
Population
municipale
12 804 hab. (2016 en augmentation de 28,1 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 00′ 50″ nord, 52° 28′ 27″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 103 m
Superficie 377,5 km2
Localisation

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Macouria

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Macouria
Liens
Site web macouria.fr

Macouria est une commune française, située dans le département de la Guyane.

Géographie[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Macouria.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe en Guyane française sur le continent de l'Amérique du sud. Les communes limitrophes avec Macouria sont au sud Matoury et Montsinéry-Tonnegrande, puis à l'ouest Kourou.

Géographie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 37 750 hectares ; son altitude varie de 0 à 103 mètres.

Macouria est une commune agricole. Elle est située dans les zones marécageuses de mangroves, de pripris[Note 1] et de savanes, qui en font une zone inondable en grande saison des pluies.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Petits cours d'eau[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est reliée à la RN 1 par les bus collectifs et les taxis.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Macouria est une commune dynamique, les habitants de l'agglomération de Cayenne s'y installent, attirés par les loyers modérés, et l'importance des terrains. La commune est en passe de devenir le nouvel axe de développement de la Communauté d'agglomération du Centre Littoral.

  • La source la plus immédiate, c'est le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, et plus précisément sa partie appelée rapport de présentation, en général réalisée par un cabinet d'urbanisme conseil. Il est en général chargé d'effectuer le diagnostic urbain de la ville puis établir des préconisations pour le PLU.

Logement[modifier | modifier le code]

La proportion de logements à Macouria en 2016 est composée de 77,8 % de résidences principales, 1,8 % de résidences secondaires et 20,4 % de logements vacants. Ces logements sont pour 83,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,7 % des appartements.

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 58,2 % en 2016, en baisse par rapport à 2011 (59,9 %). La part de logements HLM loués vides était de 16,6 % contre 14,4 %[1].

Styles architecturaux[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

On peut souvent trouver des informations dans les schémas de cohérence territoriale (SCOT) ou les sites des intercommunalités ou des communes (projets de ZAC…), et parfois des études d'impact ou des avis de l’État (DREAL…).

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Risque inondation :

Risque industriel :

Risque mouvements de terrains : on distingue deux types d'aléas :

  • aléa retrait-gonflement argiles :
  • aléa cavités souterraines :

Risque sismique, nucléaire, TMD :

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • les formes anciennes,
  • l'étymologie, plus ou moins hypothétique,
  • le nom officiel,
    • sa (ses) prononciation(s).
  • le nom en d'autres langues, notamment en langue minorisée,
    • sa (ses) prononciation(s).
  • les tendances d'utilisation,
  • la forme usuelle et/ou les surnoms,

La commune est divisée en deux parties, le bourg de Tonate (du nom de Jean-Baptiste Tonat (1775-1837), exploitant cotonnier sur le site du bourg et la nouvelle ville composée de quartiers résidentiels (Soula, Préfontaine, Lac Maillard,...).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

L’histoire connue de Macouria commence à la première expédition de Daniel de La Touche de La Ravardière en 1604. Avant cette époque, c’est un territoire essentiellement peuplé d’Amérindiens Palikurs. Ils laissent peu de traces sinon des champs surélevés à Maillard[2] et quelques sites de plein air[3].

En 1643, le gouverneur Charles Poncet de Brétigny arrive avec la compagnie du cap Nord. En 1644, lui et ses hommes rejoignent la « pointe Macouria » en chaloupe. Il décède au cours d’une escarmouche avec les Amérindiens, fauché par une flèche tirée entre les deux yeux, devenant de fait le premier gouverneur en exercice mort en Guyane.

Aux alentours de 1709, les premiers jésuites arrivent en Guyane, notamment avec le père Lombard et le père Ramette. Tous deux évangélisent les Amérindiens et les baptisent. Vers 1710, ils construisent la paroisse de Saint-Joseph à la pointe Liberté pour y continuer leur travail d’évangélisation.

Mais Macouria prendra un essor important grâce à Rémy Guillouet d’Orvilliers qui fait une propagande dans toute la colonie pour installer des ménageries.

Les jésuites profitent alors de l’occasion pour s’étendre dans toute la colonie. C’est ainsi qu’à travers leurs cultures prospères et abondantes de café, de cacao et de roucou ils sont les premiers à développer le quartier de Macouria.

Un essor qui continuera à s’accroître des années 1800 jusqu’à aujourd’hui avec l’influence des colons et autres personnages importants de la Guyane.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Sur un plan institutionnel, la Guyane est divisée en autant de quartiers qu’il y a de paroisses. Macouria possédant la sienne prend le nom de quartier de Macouria. De ce fait avec l’organisation municipale réglée par le décret colonial du 30 juin 1835 modifié par un arrêté local du 2 août 1848, Macouria est dirigée par un commissaire-commandant, qui remplit le rôle d'un maire, et son lieutenant-commandant, qui est son adjoint.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L’église de Macouria était située sur le morne Macouria à 17 Km de la pointe Liberté. Elle a été transférée sur l’habitation de M. Tonate par le Père Bonis, au moment où les travaux de construction de la route transféraient le Bourg sur l’habitation de M. Tonate à partir de 1939.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Cas des élections municipales de 2014

Pour les élections municipales de 2014, il faut noter plusieurs points :

  • base de données du ministère de l'Intérieur :
  • au niveau de la précision sur les dates de fin et de début de mandats, les conseillers municipaux ont été élus les 23 et 30 mars 2014 mais les maires ont été élus par ces mêmes conseillers municipaux, soit dans la semaine après le premier tour, donc en mars 2014, soit dans la semaine après le second tour, donc en avril 2014.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

On ne cite pas les noms des membres du conseil municipal, à l'exception de celui qui a été élu maire.

Le nombre de membres du conseil municipal est fonction du nombre d'habitants de la commune[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Modèles à utiliser[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1971 Raphaël Galant    
1971 1977 Yves Paul Robo   Conseiller général
Antoine Sylvère Felix    
[5],[6]
(décès)
Serge Adelson PSG[7] puis DVG Cadre Électricité de France retraité
Conseiller général du canton de Macouria (1982 → 2012)
Ancien maire de Saint-Élie (1971 → 1983)
[8] en cours Gilles Adelson DVG Chef de service
2e vice-président de la CA du Centre Littoral
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

  • Gestion de l'eau (assainissement individuel ou collectif?
  • Capacité et type de la station d'épuration?
  • Récupération des eaux pluviales?
  • Quelle gestion de l'arrosage des espaces verts?
  • Gestion différenciée…, de l'énergie (Quelle centrale nucléaire la plus proche? Quelles énergies renouvelables? Réseaux de chaleur?
  • Bâtiments basse consommation ou passifs?),
  • des déchets (recyclage, incinération, compostage, stockage, valorisation énergétique…),
  • des espaces verts,
  • agenda 21 communal…

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Communauté d'agglomération du Centre Littoral.

En 2010, la commune de Macouria a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2016, la commune comptait 12 804 habitants[Note 2], en augmentation de 28,1 % par rapport à 2011 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5863844904462 0695 0507 7998 1918 583
2013 2016 - - - - - - -
10 72112 804-------
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[12] puis à partir de 2006[13])
Histogramme de l'évolution démographique

Données officielles publiées par l'Insee[modifier | modifier le code]

Le 27 décembre 2017, l'Insee a mis en ligne les données 2015 relatives à la population.

Un peu de vocabulaire[modifier | modifier le code]

De 1962 à 1999, la population à prendre en compte est la « population sans doubles comptes » (voir chiffres de population de la France). Depuis 2006, c'est la « population municipale » (voir article chiffres de population de la France#La population municipale) par opposition à la « population totale ».

Lorsque l'Insee écrit « populations légales », cela veut dire que ces données peuvent être utilisées quand les textes de loi font référence au nombre d'habitants, par exemple le nombre de conseillers municipaux qui est fonction du nombre d'habitants. Il faut donc qu'à partir d'un instant donné, ces chiffres aient une valeur « légale ».

Cas des données antérieures à 1793[modifier | modifier le code]

Pour les données antérieures à 1793, les populations étaient généralement exprimées en feux ; ces données peuvent être ajoutées en s’inspirant de ce qui a été fait pour la commune de Pouancé, considéré en 2012 comme un bon exemple.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les listes d'établissements scolaires du 1er et du 2d degrés sont disponibles sur les sites des inspections académiques des départements. On pourra également se référer à l'annuaire national tenu à jour par le ministère de l'éducation nationale.

Établissements d'enseignement et de formation[modifier | modifier le code]

Maternelle ; élémentaire[modifier | modifier le code]
  • École maternelle Michelle-Ponet ;
  • École élémentaire Michelle-Ponet ;
  • École élémentaire et maternelle Maud-Nadiré ;
  • École élémentaire et maternelle Edmé-Courat ;
  • École élémentaire et maternelle Sainte-Agathe ;
  • École élémentaire et maternelle Serge ADELSON ;
  • École élémentaire et maternelle ZAC de Soula.
Second degré[modifier | modifier le code]
  • Collège Just-Hyasine ;
  • Collège Antoine-Sylvère-Félix.
Autres[modifier | modifier le code]
  • Lycée agricole de Matiti (E.P.L.E.F.P.A. / CFPPA) (établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole).
  • GRETA OUEST (Formation aux savoirs de base).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital public le plus proche est à Cayenne et c'est l'hôpital Andrée Rosemond.

Il existe dans la commune,

Sports[modifier | modifier le code]

Équipement sportif :

Clubs sportifs :

  • Union Sportive de Macouria, football ;
  • Sprint Club du Littoral, cyclisme ;
  • UNSS, hand-ball.

Médias[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, la commune a un bulletin municipal bimestriel surnommé " Le Lien "[14].

Cultes[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Macouria possède une petite activité industrielle et agricole / touristique :

  • Élevages bovins allaitants ;
  • Productions avicoles ;
  • Polycultures ;

Secteur secondaire ou Industrie ou Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

  • Usine laitière à la Carapa ;
  • Miellerie de Macouria.

Secteur tertiaire ou activités de service[modifier | modifier le code]

Lieux touristiques et monuments[modifier | modifier le code]

La ville de Macouria est surtout connue pour la présence du zoo de Guyane en zone limitrophe avec la commune de Montsinéry sur le CD 5 ;

Église de Macouria ;

Théâtre de Macouria ;

Jardin botanique de Macouria ;

La mangrove (baignade) ;

ULM équateur (son circuit de karting) ;

Artisanat amérindien (village Kamuyuneh et village Palikur) ;

Bâtiment du savoir traditionnel amérindien (KAYANO) ;

Marché nocturne du jeudi ;

Kays'ly Garden ;

Le Kikinon et les écuries de la Pointe Liberté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme local de « pripri » désigne une zone de savane naturellement sèche, mais susceptible d'être inondée.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « INSEE » (consulté le 20 novembre 2019)
  2. Stéphen Rostain et Doyle McKey, « Les paysages de champs surélevés de Guyane française : un patrimoine bioculturel menacé », Revue d'ethnoécologie,‎ (lire en ligne)
  3. dir. Jacques BARRET, Atlas illustré de la Guyane, ARUAG, (ISBN 2-9518647-0-1), pages 20 à 25
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. « Serge Adelson, maire de Macouria, est mort », sur Guyane La Première,
    « Serge Adelson luttait depuis de longs mois contre la maladie. Il s'est éteint à la mi-journée à l'hôpital Andrée Rosemon de Cayenne. Il avait passé presque trente ans à la tête de la municipalité de Macouria. »
  6. Avis de décès du Maire de Macouria Monsieur Serge Adelson, sur macouria.fr, 26 décembre 2012.
  7. « Macouria a perdu son maire : Serge Adelson n'est plus », sur blada.com,
    « Marie-José Lalsie, secrétaire générale du Parti Socialiste Guyanais : Nous honorons la mémoire de cet homme qui fut membre du Parti Socialiste Guyanais et contribua à son épanouissement entre 1982 et 1997. »
  8. « Gilles Adelson nouveau maire de Macouria », France-Guyane,‎ (lire en ligne)
    « Sans grande surprise, l'ancien premier adjoint a été élu hier matin pour succéder au défunt maire. Ses premiers mots sont allés aux membres de l'opposition avec lesquels il souhaite désormais travailler de concert. »
  9. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  13. pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016
  14. http://www.macouria.fr/vie-municipale/bulletin-municipal/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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