Culture dans la Seine-Saint-Denis

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Le département de la Seine-Saint-Denis est riche d'une vie culturelle importante et d'un patrimoine civil et religieux, souvent inconnu.

Saint-Denis est une Ville Royale.

Culture[modifier | modifier le code]

Festivals, manifestations et associations[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs festivals artistiques et manifestations importants sont organisés chaque année dans le département :
    • Festival de musique de Saint-Denis (musique classique symphonique, de chambre, contemporaine, chorale et chant, musiques du monde) depuis 1970, qui se déroule au mois de juin dans la Basilique et dans la Maison d'éducation de la Légion d'Honneur ;
    • Festival Banlieues Bleues (jazz), né en 1984 sur les fondations du festival "Jazz en Aulnoye" par la volonté de plusieurs communes ; il dispose depuis 2006 d'un lieu de répétitions et de concerts fixe, "La Dynamo", à Pantin, première salle de spectacles construite en France pour le jazz et les musiques improvisées ;
  • Festival Banlieues du Monde (musiques du monde) ;
  • Festival Jazz Musette des Puces de Saint-Ouen;
  • Pavillons Jazz Festival;
  • Festival Africolor, festival des musiques d'Afrique et de l'Océan indien ;
  • Festival MAAD in 93 (créations exclusives et éphémères dans plusieurs salles du département[1]) ;
  • Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis dans différents théâtres du département ;
  • Les Incandescences, festival des émergences chorégraphiques en Ile-de-France ;
  • Les Journées Danse Dense ;
  • Fête de l'Humanité organisée par le Parti communiste français au Parc départemental de La Courneuve ;
  • Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil ;
  • Meeting International d'Athlétisme de Paris au Stade de France de Saint-Denis ;
  • Grande Course du Grand Paris ;
  • Rencontres Cinématographiques du réseau des cinémas municipaux et indépendants ;
  • Rencontres du Documentaire de ce même réseau ;
  • Festival Côté Court de Pantin ;
  • Festival du Film Italien "Terra di Cinema" au cinéma Jacques-Tati du Tremblay-en-France ;
  • Festival Les Chemins de Traverses à l'Espace Michel-Simon de Noisy-le-Grand ;
  • Nouvel An chinois et Carnaval de Noisy-le-Grand;
  • Festival littéraire Hors Limites ;
  • Festival Terre(s) Hip-Hop à Bobigny et au Blanc-Mesnil ;
  • Festival d'Ile-de-France ;
  • Mois de la Photo du Grand Paris ;
  • Nuit Blanche ;
  • Nuit de la Lecture;
  • Fête de la Musique ;
  • Fête du Cinéma ;
  • Nuit Européenne des Musées ;
  • Journées Européennes du Patrimoine (JEP) ;
  • Journées Européennes des Métiers d'Art (JEMA).
  • D'autres lieux de création alternatifs sont installés dans des friches industrielles investies par des collectifs d'artistes[2] :
    • le 6B à Saint-Denis : installé dans un ancien immeuble de bureau sur les quais du canal Saint-Denis sur 3 000 m2, il regroupe 80 ateliers d'artistes (architectes, musiciens, cinéastes, graphistes, artisans, street artist) et organise de nombreux événements artistiques et festifs
    • La Villa Mais d'Ici à Aubervilliers, pôle de création pluridisciplinaire à la fois artistique et technique autour des arts visuels et vivants.
    • La Briche à Saint-Denis : ateliers d'artistes accueillant une soixantaine de créateurs et artisans – sculpteurs, designers, musiciens, costumiers, sérigraphes
    • La Lutherie urbaine à Bagnolet : installé dans un ancien entrepôt réhabilité, ce lieu hors norme dédié à la création musicale et à la recherche instrumentale est réalisé essentiellement à partir de matériaux recyclés et d’objets du quotidien
    • La Nef - Manufacture d'utopies à pantin : implantée depuis 2007 dans une ancienne briquetterie, le lieu est dédié aux arts de la marionnette contemporaine.
    • La Maison d'Art Pluralium, réunissant quinze artistes qui ont entièrement transformé un pavillon et son jardin dans la zone résidentielle du Blanc-Mesnil.

Le département, bien que proche de Paris, est riche d'une vie culturelle et associative significative. Associations artistiques, culturelles, cultuelles, para-municipales, collectifs citoyens mais aussi réseaux de solidarités du secteur de l'économie sociale, le département compte quatre systèmes d'échanges locaux, un grand nombre d'associations et de maisons pour tous de quartier... Les liens ci-dessous offrent quelques exemples.

  • Génération Nouvelles Technologies Multimédia

Génération Nouvelles Technologies Multimédia milite pour la liberté d'expression écrite, vidéo, sonore et lutte contre l'exclusion numérique. L'association permet aux habitants de s'initier aux outils informatiques et multimédias par le biais d'ateliers, de formations et à l'accès au web.

  • Plaine Page

Plaine Page a été mis en œuvre par les habitants du quartier et avec le soutien de l'association « Les conteurs de la plaine » et l'association GNTM.

Arts visuels[modifier | modifier le code]

Le territoire séquano-dyonisien est également riche de structures de diffusion spécialisées dans les arts visuels contemporains, notamment des centres d'art contemporain :

  • Mains d'œuvres, lieu de création (résidences d'artistes, workshops) et de diffusion (concerts, spectacles, ateliers et rencontres) implanté depuis 2001 dans l’ancien centre social et sportif des usines Valéo à Saint-Ouen, près du marché aux puces.
  • La Galerie, centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec, inauguré en 1999.
  • Les Laboratoires, lieu d'expérimentation artistique et citoyenne à Aubervilliers.
  • Espace Khiasma, un centre d’art contemporain dédié à l’image et au récit installé au Lilas en 2004 dans une imprimerie désaffectée, fermé en octobre 2018.
  • Synesthésie, à Saint-Denis, Synesthésie est un lieu de rencontres et de résidences d'artistes contemporains en rapport avec le numérique.
  • Le Centre d'art Mira Phalaina, installé dans La Maison populaire de Montreuil.
  • Komunuma, ancien site industriel de Romainville qui accueille la Fondation Fiminco, des galeries d'art et les réserves du Fonds régional d'art contemporain Île-de-France.

Bibliothèques et médiathèques[modifier | modifier le code]

La médiathèque de la Communauté de communes de l'aéroport du Bourget, nommée Georges Brassens et située à Drancy
  • Réseau de bibliothèques de la Plaine Commune : La Communauté gère depuis le 1er janvier 2005 les 22 bibliothèques et 3 bibliobus qu'avaient créées les villes et prévoit la construction de médiathèques, par exemple dans le quartier Franc-Moisin/Bel-Air de Saint-Denis[3].
  • Réseau de médiathèques de la Communauté de communes de l'aéroport du Bourget[4] : La communauté dispose d'une grande médiathèque centrale et de 6 médiathèques de proximité.
  • Les très nombreuses bibliothèques et médiathèques municipales, dans chaque ville.

Opéras, théâtres et cinémas[modifier | modifier le code]

Le Théâtre André Malraux à Gagny

La Seine-Saint-Denis dispose d'un important réseau de salles de spectacles accueillant notamment des représentations théâtrales. Elle est aussi, plus particulièrement, un département où existent plusieurs lieux de création reconnus. On retiendra :

Toutes les communes possèdent un ou plusieurs centres culturels municipaux, de faible à grande capacité, pouvant combiner tous les arts et représentations..


Depuis septembre 2007, la Maîtrise de Radio France a ouvert un second site à l'École Olympe de Gouges fr Bondy. Le très haut niveau musical de cette chorale permet aux jeunes enfants de pouvoir acquérir une formation musicale complète.

Le département comporte également un réseau de salles municipales de cinéma d'art et d'essai qui, à leur création, ont pallié la quasi-disparition des salles commerciales banales.
Plusieurs multiplexes se sont installés en Seine-Saint-Denis, notamment à Aulnay-sous-Bois, Épinay-sur-Seine, Noisy-le-Grand, Rosny-sous-Bois , Saint-Denis et Tremblay-en-France.

La moitié des studios de cinéma français est implantée dans le département, souvent de longue date. Il s'agit des Studios d'Aubervilliers, de Transpaset à Saint-Ouen, de BUF Compagnie et d'Avalanche production à Pantin, des Studios SETS à Stains, des studios et laboratoires Éclair à Épinay-sur-Seine, des studios Pathé-Albatros à Montreuil-sous-Bois et la Cité du cinéma de Luc Besson à Saint-Denis. S'y ajoutent des activités de doublage et d'animation, avec Média Dub et Attitude Studio à Aubervilliers, Titra film et Auditorium Jackson à Saint-Ouen, Dubbing Brothers à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) .De nombreux films de court et de long métrage et des téléfilms ont été tournés dans le département.

Musique[modifier | modifier le code]

La Seine-Saint-Denis est depuis les années 1980 un lieu important du rap français. Des artistes tels que Suprême NTM, Sefyu ou Tandem en sont notamment originaires.

Des concerts de musique et de chant ont lieu dans les centres culturels et les conservatoires municipaux, ainsi que dans certaines églises, temples et synagogues. En particulier, à la cathédrale-basilique de Saint-Denis, où Pierre Pincemaille a organisé de nombreux concerts et où le festival de musique de Saint-Denis se déroule chaque année.

Tourisme et patrimoine[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Le patrimoine muséal et monumental du département est loin d'être négligeable et particulièrement varié:

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Culte et édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-des-Vertus d'Aubervilliers, façade de style baroque de type jésuite, XVIIe siècle.

Église Notre-Dame du Raincy, style moderne, première église de France construite en béton armé, par les frères Gustave et Auguste Perret.

Église Saint-Germain-l’Auxerrois, style néo-classique.

Et bien d'autres encore ( Saint-Sulpice à Aulnay-sous-Bois, Saint-Leu-et-Saint-Gilles à Bagnolet, Saint-Nicolas au Bourget, Saint-Louis au Raincy, Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Montreuil-sous-Bois, Saint-Baudile à Neuilly-sur-Marne, Saint-Sulpice et Notre-Dame à Noisy-le-Grand, Saint-Germain-L'auxerrois à Pantin, Saint-Ouen-le-Vieux à Saint-Ouen, Notre-Dame-de-l'Assomption à Stains, Saint-Médard au Tremblay-en-France, Saint-Louis à Villemomble...) En plus des églises catholiques présentes dans chaque commune, des temples protestants dans presque chaque commune, et quelques temples bouddhistes, la Seine-Saint-Denis accueille plusieurs synagogues presque dans chaque commune, à Aulnay-sous-Bois, Drancy, Montreuil-sous-Bois, Saint-Denis, au Raincy, Noisy-le-Grand, etc., et plusieurs mosquées ou salles de prière dans presque chaque commune, à Aulnay-sous-Bois, Bondy, Drancy, Gagny, Montreuil, La Courneuve, Noisy-le-Grand , Clichy-sous-Bois, Sevran, Pantin, Saint-Denis, etc.

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Châteaux[modifier | modifier le code]

  • Bagnolet : Maison dite du Cardinal Perron. Cette maison est l’une des plus anciennes de Bagnolet. Selon la tradition, elle aurait eu pour premier propriétaire le célèbre Cardinal Du Perron (1556-1618).
  • Clichy-sous-Bois : Le Château du Vicomte de Puységur, a été édifié au XVIe siècle par le vicomte de Puységur, les murs de l’ancien château de Clichy-sous-Bois ont vu passer Gabrielle d’Estrées et Madame de Sévigné. En 1930, la municipalité devient propriétaire du château, et est depuis, l’Hôtel de Ville de la commune. Il a été classé monument historique en 1972.
    Le Château rouge de Villepinte, aujourd'hui établissement hospitalier
  • Drancy : Le Château de Ladoucette[6] fut détruit lors de la guerre de 1870 et reconstruit ensuite par la baronne. Il sera centre de convalescence durant la Première Guerre mondiale pour les militaires blessés au Front. Le nouvel édifice sera lui-même victime de destructions durant les deux guerres mondiales.
  • Gournay-sur-Marne : Le château, construit en 1680 par le seigneur Ancelin, frère de lait de Louis XIV, est de style classique, avec façade de pierres blanches et de briques rouges. Il accueille la mairie depuis 1925.
  • Montfermeil : Le château des Cèdres. Denis Néret, procureur à la Chambre de Paris qui fait construire ce château vers 1640.
  • Romainville: Le château de Romainville, ses premiers seigneurs apparaissent au XIIIe siècle. En fait, la seigneurie ne se constitue véritablement qu’avec l’arrivée de Nicolas Le Quelen. En 1630, celui-ci fait construire derrière l’église, au cœur du village, un château entouré d’un grand parc.
  • Saint-Ouen : Depuis le Moyen Âge, l'ancienne villa Clippiacum de Saint-Ouen est une résidence royale. Au XIIIe siècle, Guillaume de Crépy y fait construire un manoir qu’il cède ensuite à Philippe de Valois. Dans le château construit au XVIIe siècle par l'architecte Antoine Le Pautre, Louis XVIII signe le 2 mai 1814 la Déclaration qui restaure le trône et institue certaines libertés constitutionnelles. Il fait bâtir à son emplacement le château actuel en 1821.
  • Tremblay-en-France : Le Château bleu ou château des Tournelles est une ancienne propriété des abbés de Saint-Denis. Vendu par le cardinal de Retz, dernier abbé de Saint-Denis, à la fin du XIVe siècle, il devient la demeure des seigneurs du fief des Tournelles jusqu’à la Révolution française de 1789.
  • Villemomble : Château seigneurial de Villemomble devenu l’Hôtel-de-Ville, puis utilisé à des fins culturelles, l’ancien château du fief des Bretonvilliers abrita les amours du duc Louis Philippe d'Orléans et de sa maîtresse Etiennette Le Marquis, une danseuse de l’Opéra devenue Madame de Villemomble.
  • Villepinte : La famille Bignon fait construire le Château rouge au début du XVIIe siècle. À l’origine, il est composé de trois corps de bâtiments dont il ne reste aujourd’hui que la partie centrale amputée de ses deux tourelles d’angle. L’enduit de sa façade constitué d’un mélange de pierre de taille et de fausse brique, caractéristique du style Louis XIII, lui vaut son surnom de Château rouge[7].

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Architecture[modifier | modifier le code]

  • Les meulières sont des constructions typiques de la banlieue de Paris et de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Les plus belles, de style Art nouveau sont des villas construites pour les riches parisiens qui souhaitaient se détendre dans la campagne autour de Paris. Certaines de ces maisons se distinguent par des décorations en fer forgé (verrières, portes, fenêtres...) en briques et en céramiques et constituent de véritables curiosités architecturales qui se découvrent au cours de promenades notamment dans les rues des anciennes communes de Seine-Saint-Denis.
  • L'architecture industrielle, dont il reste de nombreux vestiges, souvent transformés après que l'activité industrielle fut partie, comme les anciens Grands Moulins de Pantin, restructurés par le cabinet d'architectes Reichen et Robert pour accueillir BNP-Paribas Securities Services, les anciennes usines Ideal Standard à Aulnay-sous-Bois, qui accueillent la zone d'activités Chanteloup, ou les anciens ateliers Bouilhet-Christofle à Saint-Denis, qui ont accueilli un musée de l'orfèvrerie jusqu'en 2008.

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Mémoire de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Camp de Drancy.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]