Saint-Georges (Guyane)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Georges et Oyapock (homonymie).
Saint-Georges
Débarcadère en face de l'ancien bureau des douanes.
Débarcadère en face de l'ancien bureau des douanes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Cayenne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est Guyanais
Maire
Mandat
Georges Elfort
2014-2020
Code postal 97313
Code commune 97308
Démographie
Population
municipale
3 960 hab. (2014)
Densité 1,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 3° 53′ 22″ nord, 51° 48′ 04″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 382 m
Superficie 2 320 km2

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Saint-Georges

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Saint-Georges
Liens
Site web http://saintgeorges-oyapock.fr

Saint-Georges[1] (nommée localement Saint-Georges-de-l'Oyapock) est une commune française, située dans le département de la Guyane.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Saint-Georges-de-l'Oyapock.

Saint-Georges est une commune de Guyane française, en Amérique du Sud, située à 189 km par la route au sud-est de Cayenne. Elle se trouve sur la rive gauche de l'Oyapock, fleuve qui constitue la frontière avec le Brésil et dont l'embouchure se trouve à 60 km plus au nord. La commune brésilienne d'Oiapoque lui fait face, sur la rive opposée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ouanary Rose des vents
Régina N Oiapoque (Brésil)
O    Saint-Georges    E
S
Camopi

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type équatorial. Il se caractérise par deux saisons principales, une saison humide approximativement de décembre à juillet, et une saison sèche d'août à novembre. La température moyenne est de 26,9 °C. C'est un climat chaud mais humide, ce qui donne l'impression de moiteur. La pression atmosphérique est toujours basse. Les vents sont rares. Les pluies sont presque quotidiennes en saison humide pour un total annuel d'environ 3 400 mm. L'air chaud se charge en humidité et connaît un mouvement ascendant. Avec l'altitude, il se produit un refroidissement qui provoque des pluies souvent violentes.

Les cours d'eau ont souvent des débits importants. Les sols sont lessivés et donnent l'argile latéritique de couleur rouge (due à la présence d'oxyde de fer), les autres minéraux solubles (en particulier les bases) ayant été entraînés. Ce sont généralement des sols pauvres. Sa végétation naturelle est la forêt dense (ou jungle).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par la route nationale 2 depuis 2003. La construction du pont sur l'Oyapock entre le Brésil et Saint-Georges-de-l'Oyapock est terminée depuis Juillet 2011[2], mais il n'est inauguré que le et les camions ne peuvent toujours pas l'emprunter [3],[4].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aérodrome de Saint-Georges-de-l'Oyapock, qui pendant de nombreuses années a servi de lien avec Cayenne, n'est plus autorisé aux avions[réf. nécessaire] tout en restant utilisables par les hélicoptères.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

On retrouve un style créole dans les différents bâtiments et un style moderne et épuré pour les bâtiments administratifs.

La place du village, en 2012.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

En aval de Saint-Georges-de-l'Oyapock, on trouve successivement les hameaux de Tampack (à 5 km, soit 15 minutes en pirogue) et Trois Palétuviers (à 20 km, soit 45 minutes en pirogue). Ces hameaux font partie de la commune.

Logement[modifier | modifier le code]

La demande est importante et l'offre reste trop faible et mal adaptée[réf. nécessaire]. L'arrivée massive de fonctionnaires, correspondant à l'ouverture du pont entre le Brésil et la Guyane, commence à changer la situation et pousse les habitants à aménager des dépendances ou à rénover des appartements [réf. nécessaire]. La SIGUY (Société immobilière de la Guyane) construit des maisons et appartements à l'entrée du bourg.

Des appartements récents à l'entrée du village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient de deux composantes que sont d'une part la présence de l'Oyapock et d'autre part, une raison historique. Lors de la construction de l'église du village, cet édifice religieux a donné son nom au village. Les bagnards ont découvert lors du creusement des fondations une pièce de monnaie hollandaise représentant saint Georges.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village doit son origine à la création au XIXe siècle d'un bagne dont il ne subsiste plus aucune trace actuelle, contrairement à celui de la montagne d'argent. En effet, cela s'explique par le fait qu'il était entièrement construit en bois. L'église du village est la seule trace visible du travail de ces forçats de la République.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1994 Romain Garros (1939-94) RPR ...
1994 2008 Georges Elfort DVG puis PSG ...
2008 mars 2014 Fabienne Mathurin-Brouard [5] (1973-) DVD Conseillère régionale
mars 2014 en cours Georges Elfort PSG ...
La mairie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes de l'Est Guyanais (CCEG).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 960 habitants, en diminution de -4,09 % par rapport à 2009 (Guyane : 13,11 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2007 2012 2014
649 817 1 044 1 199 1 523 2 153 3 605 3 855 3 960
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Sur le fleuve frontière, le saut Maripa est accessible par une piste depuis Saint-Georges en 45 min (piste dite "de saut Maripa") et par le fleuve en 30 min pirogue. Face à l’Oyapock, majestueux, large de 800 m, vigoureux jusqu’à l’aval avec un dénivelé de 11 m, les carbets offrent un espace unique pour la détente et le loisir.

Les activités sur le fleuve : pirogues, kayaks, baignade et plage, pêches des plus diverses.

Les activités sur terre : 2 sentiers de découverte balisés (de 1 h 30 à 2 h), découvertes de Saint-Georges, Tampac et Trois Palétuviers, d’Oyapock et de l’Amapa vers l’aval et de Saut Kachiri, Vila Brasil et Camopi en amont.

Souvent les pirogues sont déchargées et le fret passé à dos d’homme d’un côté à l’autre du saut. Il reste les vestiges d’une petite voie ferrée qui remplissait autrefois cette fonction mais est maintenant abandonnée car devenue inutile depuis la construction de la piste. Au niveau du saut même on trouve une plaque à la mémoire de gendarmes qui périrent dans ce saut particulièrement dangereux à la saison des pluies. À proximité on trouve également le départ de plusieurs sentiers (sentier botanique, sentier Anawa).

Saut Maripa.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le petit marché[modifier | modifier le code]

Le petit marché de Saint-Georges est ouvert tous les jours. On y trouve :

  • du gibier ou viande de bois, chassé la veille ou la nuit même,
  • des poissons qui sont péchés dans le fleuve ou à son embouchure,
  • des légumes frais, des œufs ainsi que du couac (farine de manioc) fabriqué localement par les Amérindiens.

Parfois, à proximité du marché, des Amérindiens vendent leur production artisanale : pagaies, jeux d'arc et de flèches, et d'autres produits.

La place du village[modifier | modifier le code]

La place du village est au bord du fleuve. Dans le bourg, on trouve : le centre météo, les écoles maternelles, l'école primaire, le collège, et le centre de santé. Un second collège est prévu ouvrir à la rentrée 2016 au quartier Gabin.

On trouve également deux supérettes, un cyber-café, la mairie, deux hôtels et le débarcadère où des marchandises venant du Brésil sont déchargées après la présentation en douane.

Santé[modifier | modifier le code]

  • Il y a un médecin libéral à Saint-Georges.
  • Un centre de santé est situé dans le bourg à proximité du collège.
  • Des infirmières ainsi que des médecins sont présents sept jours sur sept et des permanences la nuit.
  • Une pharmacie où l'on trouve tous les médicaments nécessaires.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Stade municipal de Saint-Georges

Clubs sportifs :

  • AJ Saint-Georges, football
  • AS Oyapock, football
  • Badminton SGO badminton
  • TUKUS Club "Canoë-kayak"
  • ASSODECC, Volley-ball ; animation culturelle
  • AJO, basket-ball ; volley-ball
Soirée à Saint-Georges-de-l'Oyapock.
Panneau d'entrée du village.
Bar-restaurant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Saint-George sur le site de l’Insee. Consulté le 3 janvier 2013.
  2. Site de la DDE de Guyane : http://www.guyane.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=233.
  3. Marion Briswalter, « Entre la France et le Brésil, un pont pour rien ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  4. Maïté Koda, « Guyane: ouverture du pont de l'Oyapock, et après? - outre-mer 1ère », outre-mer 1ère,‎ (lire en ligne)
  5. Site de la préfecture de la Guyane, consulté le 11 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Le temps comme il passe à Saint-Georges de l'Oyapock, film documentaire de Rémi Rozié, France Ô et Beta Production, 2011, 52'. Documentaire basé sur l’émission « Villes et villages » diffusée par l’ORTF en 1968. 40 ans après, comment le quotidien d’hier parle aux habitants d’aujourd'hui.
  • Oyapock, Documentaire de 53 minutes, tourné durant plus d'un an en immersion auprès des habitants des villes frontalières / 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]