Saül (Guyane)

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Saül
Saül (Guyane)
Le centre-bourg, avec l'église au fond à droite.
un jaguar, un morpho, un fromager et matériels d'orpaillage
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Saint-Laurent-du-Maroni
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest guyanais
Maire
Mandat
Marie-Hélène Charles
2014-2020
Code postal 97314
Code commune 97352
Démographie
Population
municipale
150 hab. (2015 en diminution de 3,23 % par rapport à 2010)
Densité 0,03 hab./km2
Géographie
Coordonnées 3° 37′ 22″ nord, 53° 12′ 30″ ouest
Altitude Min. 60 m
Max. 640 m
Superficie 4 475 km2

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Saül

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Saül
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Saül est une commune française, du canton de Maripasoula, dans le département de la Guyane. Saül se situe au cœur de la forêt amazonienne à environ 180 km au sud de Cayenne.

Saül est le centre géographique et le château d'eau de la Guyane (les fleuves Approuague, Mana et Inini entre autres y prennent leur source) sa superficie est de 4475 km². Il est construit aux pieds des monts "Bœuf Mort" à 209 mètres du niveau de l’eau. La population résidente, constituée essentiellement de Créoles, de métropolitains, ainsi que de quelques Hmongs et Brésiliens, varie selon les saisons entre 70 et 200 personnes.

Le 9 janvier 1930, le Père Didier Maurice Louis Stanislas est affecté en Guyane et dès février 1933 sur le territoire de l’Inini. En septembre 1937 il se fixe sur la commune. Le Père Didier fît construire de petites chapelles du bourg jusqu’à Sophie. Il créa une coopérative d’achat. Il commence à tenir à jour l’état-civil. À son initiative, la construction d’une nouvelle église est envisagée, commencée en 1952, elle s’achèvera dix ans plus tard. Seul édifice religieux de Guyane à deux clochers en bois.

À la suppression de l’Inini, les gendarmes, en qualité de représentants du Préfet, font office de municipalité et c’est ainsi que le gendarme Jean Demailly (1922-1985) affecté à Saül en 1957 va mettre en place la balise de la piste d’atterrissage puis l’ouverture de la piste de limonade ainsi que l'ouverture par voie fluvial du Dégrad Demailly jusqu’à Maripasoula avec l’aide de huit ouvriers.

Si l'extraction aurifère est encore très présente sur les territoires alentour, ce village atypique est une destination de plus en plus attractive, très prisée des touristes et des scientifiques grâce à son réseau de sentiers de randonnées balisés au cœur du Parc national amazonien.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Saül.

La commune de Saül se situe au centre de la Guyane française sur le continent de l'Amérique du sud. Grâce à la présence dans la commune de la Montagne Continent, l'altitude maximale de Saül est de 640 mètres.

Les communes limitrophes avec Saül sont Saint-Élie au nord-est, Régina au sud-est, Maripasoula à l'ouest, Papaïchton et Grand-Santi au nord-ouest, puis Mana au nord.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type équatorial.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Aérogare de la commune.

Saül est accessible uniquement par voie aérienne, via l'aérodrome de Saül. La piste d'atterrissage pour petits avions existe depuis 1954.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune se compose d’un bourg contenant une centaine de parcelles et de nombreuses habitations à l’écart.

Logement[modifier | modifier le code]

Au bourg quelques carbets d'hôtes (en hamac): - "Les carbets du bord" - "chez Kami" - "chez Bikaeff" - "La Bananeraie"


Bungalows (avec lits): - "A ke nou" - "Lé tikaz" - "chez Lulu"

En forêt - gîte Kanawa [1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

C’est un chercheur d'or, M. Sahul, originaire de Sainte-Lucie, qui a donné son nom au village, au début du 20e siècle[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques attestent d’une présence amérindienne ancienne dans le secteur. L’histoire récente de Saül débute avec l’arrivée des populations originaires des Antilles et principalement de Sainte Lucie, lors de la deuxième ruée vers l’or qui atteignit la région du Haut-Approuague et de la Haute Mana à la fin du XIXe siècle.

Née aux environs de 1910, Saül tire son nom d'un orpailleur Sainte-Lucien, Sahul, installé près du mont Bœuf mort.

Saül a obtenu le statut de commune en 1969[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 150 habitants[Note 1], en diminution de 3,23 % par rapport à 2010 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2007 2012
417901196763160158158151
2015 - - - - - - - -
150--------
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[6] puis à partir de 2006[7])
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Rue principale de Saül, avec le bâtiment de la mairie
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1969 1971 Ho Si Fat Gaston ... ...
1971 1992 Cochet Raymond PS ...
1992 1995 Timane Théodore   ...
1995 2014 Hermann Charlotte ... ...
2014 en cours Marie-Hélène Charles ... ...

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes de l'Ouest guyanais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain Cizia Zykë, né Jean-Charles Zykë, a écrit tout un chapitre de son livre Oro and Co dans la commune de Saül (Fleuve Noir 06/2009) (page 219-246 chapitre XXIV-XXX)

Économie[modifier | modifier le code]

  • La boulangerie-cafétéria

La boulangerie-cafétéria de Saül, financée par la CCOG en partenariat avec la Région Guyane et l’État, fut inaugurée en janvier 2004. Elle est restée quasiment inutilisée. Les élus à l'origine de ce projet avaient en effet sous-estimé l'importance de trouver un boulanger qui accepterait de s'installer dans cette commune isolée au milieu de la forêt et peuplée de 160 habitants. En mai 2018, elle est toujours fermée. Elle aura pourtant coûté au contribuable la somme de 723 000 euros, soit plus de trois fois la somme initialement prévue. Cette affaire est régulièrement rappelée par la presse locale (France Guyane, la semaine Guyanaise, etc.) pour critiquer la gestion de l'aménagement en Guyane par certains élus .

  • Exploitation minière

Guyane Nature Environnement affirme qu'Arnaud Montebourg, le Ministre du Redressement Productif, a signé fin 2012 un arrêté octroyant à la société minière REXMA un permis d’exploitation minière de 10 km2[8],[2].

Électricité[modifier | modifier le code]

La commune de Saül n'est pas reliée au réseau électrique de la Guyane, elle produit donc son électricité localement grâce à un système hybride constitué d'une cinquantaine de générateurs solaires photovoltaïques, située devant certaines habitations, et d'un groupe électrogène communal fonctionnant en appoint quelques heures par semaine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Parmi les constructions et infrastructures du village, on peut citer une mairie, un relais postal, une école (en sale état), plusieurs structures d’hébergement touristique (gîtes, carbets, hôtel, restaurants…), une antenne du Parc amazonien de Guyane.
L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1993[9]: c'est la seule église à deux clochers de Guyane.
  • En 2015, le fromager du village a remporté le prix du public du concours de "l'arbre de l'année", organisé par l'ONF.[10]
  • Balade sur cinq layons en forêt[11].
    • Belvédère : 1 km pour 45 min de marche (point de vue sur le village de Saül)
    • Gros Arbres : 5 km pour 1 h 45 de marche
    • Les Monts La Fumée : 9 km pour 5 h de marche
    • Bœuf Mort : 12 km pour 5 h de marche (se renseigner au village sur la praticabilité du sentier/layon)
    • Roche Bateau : 14 km pour 7/8 h de marche (sentier le plus diversifié)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Boré, Guide Guyane, Guyane, Editions des curieux de nature d'Amérique du sud, , 448 p. (ISBN 978-2-9511548-9-6, lire en ligne), p 280
  2. a et b « Saül », Une Saison en Guyane, no 11,‎ (lire en ligne)
  3. « Saül », sur le site du Parc amazonien de Guyane (parc national) (consulté le 25 février 2018)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  7. pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015
  8. http://www.une-saison-en-guyane.com/breves/les-bruits-de-la-foret/exploitation-aurifere-montebourg-mine-le-parc-amazonien-de-guyane/
  9. « Église Saint-Antoine de Padoue », notice no PA00105924, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « ONF - L'arbre de l’année édition 2015 », sur www.onf.fr (consulté le 25 octobre 2017)
  11. Marc Gayot, « Les sentiers de Saül », Une Saison en Guyane, no 1,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]