Camopi

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Camopi
Poste du 3e REI.
Poste du 3e REI.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Cayenne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est Guyanais
Maire
Mandat
CHANEL Joseph
2016-2020
Code postal 97330
Code commune 97356
Démographie
Gentilé Camopiens, Camopiennes
Population
municipale
1 769 hab. (2015 en augmentation de 8,86 % par rapport à 2010)
Densité 0,18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 3° 09′ 56″ nord, 52° 20′ 28″ ouest
Altitude Min. 60 m
Max. 830 m
Superficie 10 030 km2
Localisation

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Camopi

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Camopi

Camopi est une commune française du DROM de la Guyane.

Géographie[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Camopi.

La commune, d'une superficie de 10 030 km²[1], est située sur les bords du fleuve Oyapock et traversée par les rivières Camopi et Yaloupi.

Cette très vaste commune continentale sud-est (la 3e de France par sa superficie), située en pays amérindien Teko et Wayãpi est accessible sans autorisation préfectorale pour le bourg, sauf pour les villages de Trois-Sauts, instituée en 1970 puis révisée en juin 2015. On peut y aller en avion avec une piste d'aviation en béton, la piste est achevée en 2016 et ouverte au public en 2017 ou en pirogue en remontant l'Oyapock, en 4 à 6 heures selon la saison à partir de Saut Maripa commune de Saint-Georges-de-l'Oyapock ou selon le type de pirogue et le moteur utilisé. La commune se trouve à l'embouchure du fleuve Oyapock et de la rivière Camopi, elle englobe aussi les villages de Trois-Sauts à une journée de pirogue en saison haute et deux jours de pirogue en saison sèche.

La commune dispose au bourg de libre services et 2 épiceries et un restaurant, d'une gendarmerie et d'un centre de santé où œuvrent deux médecins et deux infirmiers, 4 transporteurs fluviaux qui font le lien entre Saut Maripa/Camopi et Trois-Sauts. L'école primaire, accueille environ 200 élèves. Un collège appelé collège Paul Suitman est également présent.

Plus au sud, à environ 150 kilomètres plus haut sur l'Oyapock, se trouve le village de Trois-Sauts. Ce village fait partie de la commune de Camopi comme les dizaines de petits villages égrainés sur ce fleuve et la rivière Camopi.

Reliefs[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité très faible[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La date de création de la commune remonte à 1969 et cette dernière est considérée, de fait, comme la première commune "amérindienne" de France.

Au centre du village il y a un fromager, c'est un arbre immensément grand. Selon les dires, les Amérindiens s'établissent autour pour y construire leur habitat. Il est visible de très loin que ce soit par les airs ou par le fleuve.

Avant ça, la concentration amérindienne était plus haut sur l'Oyapock, le village portait le nom de Alicoto. Bon nombre des anciens Wayãpis présents actuellement sur le bourg sont nés là-bas et sur la rivière Camopi Simirit et village W+WA.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 1 769 habitants[Note 1], en augmentation de 8,86 % par rapport à 2010 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2007 2012
295 276 399 554 748 1 032 1 414 1 469 1 665
2015 - - - - - - - -
1 769 - - - - - - - -
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[7] puis à partir de 2006[8])
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1669 1970 Sincère Mande    
1970 1985 Gaston Yakali    
1985 1992 Paul Suitman PSG  
1992 2008 Joseph Chanel UMP  
2008 Août 2016 René Monerville sans étiquette  

Économie[modifier | modifier le code]

La majorité de l'économie locale est basée sur une agriculture familiale itinérante dans les abatis (brûlis) destinée à l'autoconsommation (culture du manioc, ainsi que divers tubercules, fruits et autres légumes).

Les principales ressources monétaires des habitants de Camopi sont le RSA et les allocations familiales.

Il existe également une entreprise spécialisée dans la construction des structures en bois. Depuis quelques années, cette entreprise construit des carbets sociaux destinés aux autochtones en employant de jeunes amérindiens de la commune et quatre entreprises de transport fluvial des personnes et marchandises.

Le bourg de Camopi est doté d'un bureau de poste, de 2 libres services et 2 épiceries fortement concurrencée par les commerces de Vila Brasil, un hameau de la commune brésilienne voisine d'Oiapoque de l'autre côté de la rive du fleuve Oyapock (dans la zone du parc national brésilien des Tumuc-humac).

Les autres bâtiments administratifs présents sont la mairie, l'école, le dispensaire, une antenne de la CTGl, la gendarmerie nationale et un camp du 3 REI de la Légion étrangère implanté depuis 1998 sur demande du maire.

Il existe également une activité économique informelle liée à l'orpaillage clandestin : quelques jeunes étaient employés au transport d'essence et de marchandise vers les camps brésiliens de la rivière Camopi (certains ont été appréhendés par la gendarmerie et jugés à Cayenne fin 2006 pour cette activité). Joseph Chanel, l'ancien maire de Camopi (1987-2008), avait annoncé en 2006 dans un article du journal France Guyane qu'il se lancerait dans l'orpaillage si les autorités ne faisaient pas respecter la loi, afin que les communautés locales en profitent avant que la ressource ne soit totalement épuisée par les orpailleurs brésiliens, lui même jugé par le TGI pour avoir aider les orpailleurs aux transports de gasoil. Les activités d'orpaillage ont également apporté des problèmes de délinquance (drogue et alcool).

On note également la présence d'activité artisanale, tel la confection de vanneries, d'arcs et de flèches et de casse-têtes exportés vers Saint-Georges-de-l'Oyapock et Cayenne.

L'activité touristique est volontairement inexistante dans cette zone d'accès réglementé, afin de préserver la tranquillité des habitants mais certains d'entre eux se lancent dans des projets de sites touristiques en dehors du bourg. Il existe cependant un sentier de randonnée (le chemin des Émerillons dite TEKO) qui relie Camopi à Maripasoula. Il faut établir une demande auprès de la préfecture de Cayenne pour pouvoir emprunter ce sentier en "zone interdite".

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Bien que le tourisme soit limité par la nécessité d'une autorisation d'accès pour se rendre dans les villages de 3 sauts puisque le bourg de Camopi est sorti de la ZAR, à Camopi, divers projets touristiques sont en cours en 2011. Il s'agit de carbets de passages, de gites ou de restaurants.[réf. nécessaire](Camp MOKATA et la crique MEMORA) Des élus souhaiteraient que le système d'autorisation n'entrave pas le développement touristique.[réf. nécessaire]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La boisson traditionnelle des Amérindiens est le cachiri (également appelé cachichi en portugais, casiri en Wayãpi et coucou en teko). C'est une boisson faiblement alcoolisée à base de tubercules ou fruits de palmiers ou autres fruits. Le cachiri de référence est le cachiri de manioc, mais il y en a également à la patate douce, au cra manioc, parépou, igname, etc. La cassave (galette de manioc) est la base de l'alimentation.

Dans le biberon des enfants, on trouve également du cachiri mais non fermenté donc sans alcool.

Les Amérindiens peuvent chasser et pêcher librement, même les espèces protégées par la convention de Washington, avant que le permis de chasse soit délivré.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Camopi est située dans une des régions les plus riches du monde en matière de biodiversité. La région est également aurifère. Les zones de pêche des Wayãpi et Teko de cette commune et du village ont été ou sont encore illégalement orpaillées et l’ont été parfois de manière intensive (1986-1987), ce qui explique les taux de mercure très élevés détectés dans les cheveux des personnes testées en 1997 par des chercheurs français.

Ce mercure n'est pas biodégradable et persiste dans l'environnement, se concentrant notamment dans le poisson « aïmara » qui est la principale source de protéines de ces Amérindiens. Les huiles de vidange des moteurs, le gazole ajoutent leur pollution à celle du mercure autour de sites et sols dévastés par les motopompes. Les sites les plus connus exploités illégalement par les Brésiliens : Sikini, Courima, Alikéné, etc.

Des missions de lutte contre l'orpaillage illicite sont conduites plusieurs fois par an par la gendarmerie renforcée par une section de militaires. Ces missions sont destinées à détruire l'environnement des orpailleurs clandestins ainsi que leur matériel d'exploitation.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi vidéo[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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