Roura

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Roura
Vue de Roura depuis l'Oyak.
Vue de Roura depuis l'Oyak.
Blason de Roura
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Cayenne
Intercommunalité Communauté de communes du Centre Littoral
Maire
Mandat
David Riché
2014-2020
Code postal 97311
Code commune 97310
Démographie
Population
municipale
3 537 hab. (2014)
Densité 0,91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 4° 43′ 27″ nord, 52° 19′ 17″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 462 m
Superficie 3 902,5 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guyane

Voir la carte administrative de Guyane
City locator 14.svg
Roura

Géolocalisation sur la carte : Guyane

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Roura

Roura est une commune française, située dans le département de la Guyane.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Roura.

La commune, d'une superficie de 9 602,5 km²[1], se situe en Guyane française sur le continent sud-américain. Le nord de son territoire est constitué d'une zone côtière bordée par l'océan Atlantique. Son altitude maximale est de 462 mètres aux montagnes Tortue.

Les communes limitrophes avec Roura sont Régina de l'est au sud, puis à l'est, successivement Saint-Élie, Kourou, Montsinéry-Tonnegrande, Matoury et enfin Rémire-Montjoly.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type tropical.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • Route nationale 2 ;
  • Départementale 6.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est formée de deux bourgs principaux, le bourg créole de Roura et le village hmong de Cacao. Le bourg de Roura est situé à 27 km de Cayenne sur la rive droite de l'Oyak, à proximité du fleuve Mahury. Il existe aussi de nombreuses zones d'habitats dispersées le long de la Comté et l 'Orapu, et la route nationale 2 : le village Palikur de Favard, les communautés laotienne de Dacca et haïtienne de Fourgassié.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 537 habitants, en augmentation de 36,35 % par rapport à 2009 (Guyane : 13,11 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2009 2014
402 393 401 943 1 314 1 791 2 594 3 537
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Roura

Les armes de Roura se blasonnent ainsi : A écrire. On sait très peu de chose sur ce blason.

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est en 1675, que Roura voit le jour grâce à une vingtaine de pères jésuites. Installés sur le flanc de la montagne de Roura, ils y édifient une chapelle avec l’aide des esclaves noirs et indiens. Il semble possible que l'appellation de ce quartier provienne de la déformation du nom d'origine d'une peuplade indienne, « les Arouas » qui y vivaient alors. La localité est érigée en paroisse en 1725.

En 1793 le village devient la scène d'une révolte d'anciens esclaves, durement réprimée par l'armée sous les ordres du capitaine Freytag, et qui s'achève par trente exécutions[6].

Le bourg de Roura est désenclavé depuis 1991 avec la construction du pont sur le fleuve Mahury. Auparavant, il était nécessaire d'emprunter le bac La Gabrielle pour y accéder.

Après des tentatives pénitentiaires de Saint-Augustin, Sainte-Marie et Saint-Philipe, le site de Cacao est quasiment abandonné. En 1977, la commune accueille 500 Hmongs fuyant le Laos qui vont la transformer en village agricole prospère alimentant le marché de Cayenne en fruits, légumes et fleurs tropicales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1997 mars 2001 Victor Yago    
mars 2001 mars 2008 Claude Polony UMP Conseiller général (1998-2011)
mars 2008 en cours David Riché PS Conseiller général depuis 2011

Député suppléant

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Avec le bourg de Cacao, la commune dispose d'une activité agricole productrice de fruits et de légumes qui alimente l'agglomération de Cayenne. Le long de la Comté et de l'Oyak on trouve des gites accessibles en bateaux.

Aujourd’hui, vaste commune agraire, Roura diversifie ses atouts et pense aussi au potentiel touristique et culturel de sa région, notamment avec la création d’un Office de Tourisme en novembre 2001 et d’un Centre socio-culturel en août 2002.

Depuis longtemps le vaste réseau fluvial est sillonné par les passionnés de balades, tandis que les réserves naturelles existantes sur les communes (Réserve naturelle des marais de Kaw-Roura, Réserve naturelle Trésor) ont déjà accueilli des milliers de randonneurs, amateurs de la marche, de botanique ou observateurs de l’avifaune et des caïmans noirs.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Dominique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]