Papaichton

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Papaichton
Vue de la place de La Poste au centre de Papaichton.
Vue de la place de La Poste au centre de Papaichton.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Saint-Laurent-du-Maroni
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest guyanais
Maire
Mandat
Jules Deie
2014-2020
Code postal 97316
Code commune 97362
Démographie
Population
municipale
6 572 hab. (2014)
Densité 2,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 3° 48′ 25″ nord, 54° 08′ 58″ ouest
Altitude Min. 49 m – Max. 722 m
Superficie 2 628 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guyane

Voir la carte administrative de Guyane
City locator 14.svg
Papaichton

Géolocalisation sur la carte : Guyane

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City locator 14.svg
Papaichton

Papaichton (nommée également Papaïchton non officiellement) est une commune française, située dans le département de la Guyane. Le village est situé sur les bords du fleuve Maroni, qui est par ailleurs la seule voie d'accès à Papaichton.

Capitale de l'ethnie Boni, c'est là que réside le « Gran Man » (ou Grand Man), chef religieux et coutumier des Bonis.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Papaichton.

La commune de Papaichton se situe en Guyane française, en Amérique du Sud. À l'ouest de la commune se trouve la frontière avec le Suriname.

Les communes limitrophes de Papaichton sont Grand-Santi au nord, Saul à l'est et Maripasoula au sud.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La Montagne Kotika, élève l'altitude maximale de la commune à 722 mètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type tropical.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le bourg s'appelle Papaichton-Pompidouville en l'honneur du président Pompidou qui avait reçu le Gran Man et maire Tolinga à l'Élysée en 1971[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologique[modifier | modifier le code]

  • 1895 : Le village aurait été fondé par le Gran Man Ochi.
  • 1930 : Création du territoire de l'Inini, division administrative contenant Papaichton
  • 1946 : Départementalisation de la Guyane, le territoire de l'Inini devient un arrondissement
  • 1968 : Création du cercle municipal de Grand-Santi-Papaichton-Apatou
  • 1969 : Les cercles municipaux sont transformés en municipalités
  • 1976 : Séparation des communes d'Apatou et de Grand-Santi-Papaichton
  • 1992 : Séparation des communes de Grand-Santi et de Papaichton

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les élections de mars 2008 ont été annulées par le Conseil d'État le 11 juin 2009 à la suite d'un recours déposé par Gilbert Fossé à propos de procurations non prises en compte pour le second tour. Le scrutin du 13 septembre 2009 a été remporté par la liste menée par Gilbert Fossé, candidat soutenu par la droite, avec 328 voix contre 311 pour celle menée par le maire sortant Richard Lobi. Ces élections ont à leur tour été annulées par le tribunal administratif en novembre 2009, décision vis-à-vis de laquelle Gilbert Fossé a déposé un recours devant le Conseil d'État. En mai 2010, dix membres du conseil municipal démissionnent, ce qui aurait entraîné de nouvelles élections, indépendamment de la décision du Conseil d'État concernant le précédent scrutin de 2009[2]. Cependant, le 23 juillet, celui-ci a annulé les élections de septembre 2009. Le préfet a donc nommé une délégation spéciale pour remplir provisoirement les fonctions du conseil municipal[3]. De nouvelles élections ont eu lieu les 3 et 10 octobre 2010, elles ont vu la victoire de la liste Solidarité et progrès conduite par Richard Lobi qui est ainsi redevenu maire.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Emmaneul Tolenga premier maire de la commune Omissi Fosse deuxième de la commune

Liste des maires[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2008 Joseph Ateni ... ...
mars 2008 juin 2009 Richard Lobi DvG ...
septembre 2009 août 2010 Gilbert Fossé DvD ...
octobre 2010 avril 2014 Richard Lobi DvG ...
avril 2014 en cours Jules Deie   ...

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes de l'Ouest guyanais.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 572 habitants, en augmentation de 65,29 % par rapport à 2009 (Guyane : 10,18 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2009 2014
274 284 410 297 750 1 650 3 976 6 572
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École primaire
  • Collège

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La catastrophe de Loka[modifier | modifier le code]

Loka est un hameau de quelques centaines d'habitants de la commune de Papaichton. En avril 2006, il fut le lieu d'un drame à la suite d'un accident provoquant la mort de quatorze personnes (dont 12 enfants), toutes de la même famille. Les victimes semblent avoir été intoxiquées par du monoxyde de carbone venu d'un groupe électrogène défaillant enfermé pour la énième fois dans la salle de bain attenante à une chambre inoccupée sur les quatre que contenait la villa. Les coupures de fourniture du réseau électrique sont fréquentes, ce qui avait contraint une fois de plus les membres de la famille Akodjo à passer la nuit ensemble dans la grande maison en dur (15 mètres par 17) entourée de cases construites de manière plus rudimentaires.

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de football de l'AS Kawina était engagé par son entraîneur pour la Coupe de France. Durant les tours préliminaires de la Coupe de France 2014-2015, l'équipe de Papaichton va jusqu'en finale des éliminatoires de la Guyane. Elle est malheureusement battue 4 buts à 1 par la formation de l'US Matoury[9]. En raison de son enclavement, cette équipe ne joue dans aucun championnat.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]