Sinnamary

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Sinnamary
Vue du bourg de Sinnamary.
Vue du bourg de Sinnamary.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Cayenne
Intercommunalité Communauté de communes des Savanes
Maire
Mandat
Jean-Claude Madeleine
2008-2014
Code postal 97315
Code commune 97312
Démographie
Population
municipale
2 984 hab. (2014)
Densité 2,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 22′ 39″ nord, 52° 57′ 35″ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 278 m
Superficie 1 340 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guyane

Voir la carte administrative de Guyane
City locator 14.svg
Sinnamary

Géolocalisation sur la carte : Guyane

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City locator 14.svg
Sinnamary
Liens
Site web http://sinnamary.mairies-guyane.org/

Sinnamary est une commune française, située dans le département de la Guyane.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge, le territoire communal de Sinnamary.

La cité est située le long du fleuve Sinnamary qui est le cinquième fleuve de Guyane. Long de 260 km, celui-ci prend sa source dans le massif central guyanais au nord de Saül. Il est aussi le plus profond de Guyane. Il comporte 28 criques et 39 sauts. La commune, située à 63 km de Kourou et à 112 km de Cayenne, est bordée par la mer au nord. Le point culminant est la montagne Plomb (355 m), située au sud de la commune[1]. Il existe également un grand lac créé par la retenue d'eau du barrage de Petit-Saut, partagé avec la commune de Saint-Élie. Elle a pour limites :

Au sud, le bassin versant de la crique Tigre jusqu'au confluent de la rivière de Sinnamary et de la crique Plomb, puis cette dernière jusqu'à la ligne de partage des eaux entre les rivières de Sinnamary et de Kourou ;

À l'ouest, la crique Yiyi prolongée jusqu'à la grande crique de Counamama jusqu'au bassin versant de la crique Tigre ;

À l'est, la crique Malmanoury. La commune englobe ainsi les hameaux de la pointe Combi, de la savane Manuel et de Corossony, encore habités aujourd'hui.

L'Anse, autrefois principal lieu habité, et les hameaux de Renner et de Malmanoury, dont la population a été expropriée lors de l'installation du Centre Spatial Guyanais, sont maintenant déserts.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type équatorial humide (longitude entre 2 et 6° Nord).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est essentiellement composée d'un bourg principal.

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 1 101. Parmi ces logements, 74 % sont des résidences principales, 7,6 % sont des résidences secondaires et 18,1 % sont des logements vacants[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La définition de Sinnamary est "Nihil Sine Maria" ce qui veut dire "rien sans Marie". Elle nous montre à quel point était pieuse la population du bourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sinnamary était à l'origine un village amérindien. En 2003, lors de fouilles archéologiques effectuées pour les travaux d’aménagement du projet Soyouz sur des cordons pré-littoraux, témoins d’anciens rivages de la côte de Guyane, on a découvert deux sites amérindiens importants[3].

Les premiers colons arrivèrent vers 1770.

Pendant la Révolution française, les Thermidoriens y déportèrent d'abord Billaud-Varenne et Collot d'Herbois ; ensuite le Directoire après son coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) y déporta ses ennemis politiques d’alors : François Barthélemy, François Barbé-Marbois, André-Daniel Laffon de Ladebat, Guillaume Alexandre Tronson Ducoudray, le Général Pichegru, l'abbé Brottier, Antoine Murinais, Josèphe Rovère, Victor-Amédée Willot, François Aubry, Jean-Pierre Ramel, Charles Honorine Berthelelot de La Villeurnois, Isaac Delarue et François Bourdon de l'Oise ; deux autres convois en 1798 y déportèrent 312 autres proscrits, principalement des prêtres réfractaires et des journalistes. Sur le total de 328 déportés par le Directoire à Sinnamary, 180 moururent sur place dans les mois qui suivirent leur arrivée[4].

Dans les années 1850, la découverte d'or fait venir de nombreux prospecteurs.

En 1933, un établissement pénitentiaire est créé pour accueillir des prisonniers indochinois.

En 1956, l'État construit le pont Madame de Maintenon qui permet de relier les deux rives du fleuve Sinnamary.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1996 Elie Castor    
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Georges Madeleine    
2008 en cours Jean-Claude Madeleine    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 984 habitants, en diminution de -6,63 % par rapport à 2009 (Guyane : 13,11 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 798 1 913 2 055 1 991 3 431 2 783 3 151 3 011 2 984
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Stade Paul-Clet.

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • US Sinnamary, football.
  • AC Corossony, football.
  • VCS (Vélo Club de Sinnamary), cyclisme.
  • Natation.

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Ensemble de lancement Soyouz du centre spatial guyanais.

L'économie de la ville est tirée par deux sites majeurs :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Des Russes en Guyane, film documentaire de Rémi Rozié, France Ô et Beta Production, 2011, 52'. Le quotidien des ingénieurs et techniciens russes logés sur la commune lors de la construction de l'Ensemble de Lancement Soyouz dans l'enceinte du centre spatial guyanais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sur la carte IGN les Montagnes Plomb seraient situées sur la commune de Saint Elie
  2. Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Sinnamary
  3. Rapport d'activité 2004 de l’Inrap page 15.
  4. Philippe de Ladebat, Seuls les morts ne reviennent jamais – Les pionniers de la guillotine sèche en Guyane française sous la Direction, Amalthée, , 420 p. (ISBN 978-2-35027-894-0, lire en ligne)
  5. Site de la préfecture de la Guyane, consulté le 11 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .