Cargèse

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Cargèse
Église de l'Assomption de Cargèse
Église de l'Assomption de Cargèse
Blason de Cargèse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Canton Sevi-Sorru-Cinarca
Intercommunalité Ouest Corse
Maire
Mandat
François Garidacci
2014-2020
Code postal 20130
Code commune 2A065
Démographie
Gentilé Cargésiens
Population
municipale
1 308 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 08′ 10″ nord, 8° 35′ 43″ est
Altitude 60 m
Min. 0 m
Max. 705 m
Superficie 45,99 km2
Localisation

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Cargèse est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et la collectivité territoriale de Corse.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cargèse est une commune de la façade littorale occidentale de Corse, située à près de 35 km « à vol d'oiseau » au nord d'Ajaccio. C'est l'une des neuf communes du canton des Deux-Sevi ; elle en est la plus peuplée. Son territoire actuel faisait partie de la pieve de Paomia.

Communes limitrophes
Rose des vents Mer Méditerranée Piana Marignana Rose des vents
Mer Méditerranée N Vico
O    Cargèse    E
S
Mer Méditerranée Golfe de Sagone Vico

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Cargèse occupe une position centrale de l'Ouest Corse, dans la Corse occidentale ancienne, constituée pour l'essentiel de roches granitiques, que les géologues distinguent ordinairement de la Corse orientale où dominent les schistes et qu'un sillon central dépressionnaire étroit sépare depuis l'Ostriconi jusqu'à Solenzara.

Son territoire est la terminaison en mer, à la punta Cargèse, d'un chaînon secondaire articulé à la pointe de Cricche (2 053 m d'altitude, sommet « à cheval » sur Ota et Albertacce) sur la chaîne principale de l'île, une ligne où s'élèvent les plus hauts sommets qui constituent une véritable barrière entre les deux départements actuels.

Il est composé de moyennes montagnes dont le plus haut sommet est le Capu di Bagliu (696 m) avec, de part et d'autre :

  • au nord, une plaine arrosée par la rivière Chiuni et le ruisseau d'Esigna,
  • au sud, une plaine arrosée par le ruisseau d'Arbitreccia et le ruisseau de Bubia.

Façade maritime[modifier | modifier le code]

La marina
La plage de Peru et hameau de Marchese
Articles détaillés : Golfe de Chiuni et golfe de Peru.

Le littoral de la commune est une côte déchiquetée, avec trois pointes rocheuses toutes surmontées de tours génoises : Punta d'Orchinu, Punta d'Ormigna et Punta di Cargèse. Au sud du village, se trouve le port de plaisance.

La côte comporte cinq plages, qui sont du nord au sud :

  • Plage de Chiuni, à 7 km du village, lieu d'un centre de vacances "Club Méditerranée", délimitée par l'embouchure du ruisseau de Chiesaccia et l'embouchure de la rivière ou plutôt du petit fleuve côtier le Chiuni, prolongement du ruisseau de Lumbertacciu dont la partie aval du cours délimite le territoire de la commune avec celui de Piana.
  • Plage du Peru au nord du village et au nord de laquelle se situe l'embouchure du ruisseau d'Esigna.
  • Plage de Stagnoli (ou la plage de la Confina (lieu d'un centre UCPA)), depuis l'embouchure du ruisseau Bubia qui marque les limites sud de la commune.
  • Plage de Menasina au sud-est du village de Cargèse.
  • Plage de Capizollu entre Porto Monaghi et Punta di Molendinu, où les Grecs qui vinrent fonder Paomia débarquèrent en 1676.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique est dense. Du nord au sud, citons les principaux :

  • Rivière Chiuni[1] est le principal cours d'eau. Il porte en amont, les autres noms de ruisseau de l'Umbertacciu, ruisseau des Sulleoni et ruisseau de Riogna. Long de 15,8 km, il prend sa source sur Marignana. Six cours d'eau confluent avec lui, le plus important étant le ruisseau de Chesaccia[2]. Il est tributaire de la mer Méditerranée. Son embouchure se situe dans le golfe de Chiuni, au nord de la plage au nord de la plage de Chiuni.
  • Ruisseau d'Esigna[3]. Long de 9 km, il a sa source également sur Marignana. Il est longé sur une bonne partie de son cours par les sentiers de grande randonnée Tra mare e monti et Mare a mare Nord. Son embouchure se situe dans le golfe de Peru, au nord de la plage éponyme.
  • Ruisseau de Ménasina[4]. Long de 1,6 km, il prend source sur la commune. Son embouchure se situe dans le golfe de Sagone, au milieu de la plage de Menasina.
  • Ruisseau d'Arbitreccia[5]. Long de 3,4 km, il prend source sur la commune. Son embouchure se situe dans le golfe de Sagone, au nord de la plage de Stagnoli.
  • Ruisseau de Bubia[6], autre nom ruisseau de Bisacciolu. Long de 11,1 km, il prend source sur la commune de Vico. Son embouchure se situe dans le golfe de Sagone, au sud de la plage de Stagnoli. La majeure partie du ruisseau de Bubia délimite Cargèse de Vico.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Commune du littoral, Cargèse bénéficie d'un climat méditerranéen maritime aux écarts thermiques modérés grâce à l'influence de la mer. En hiver, il ne gèle que rarement sur le littoral ; en hiver, la neige peut-être quelquefois abondante sur les hauteurs. L'été au village est chaud ; le pouvoir rafraîchissant de la montagne ne se faisant pas ressentir. Bien ensoleillée, la commune est parfois soumise à de brusques variations thermiques et à des vents de sud-ouest dominant (libecciu) assez fréquents. Le ponente, vent d'ouest est moins actif sur la région pourtant ouverte sur l'ouest. Les automnes s'achèvent souvent par des pluies orageuses méditerranéennes.

Le territoire communal est couvert d'une luxuriante végétation. Le couvert végétal varie en fonction de l'altitude. À l'étage méditerranéen, de 0 à 600 mètres d'altitude, prédominent le chêne vert, le pin de Corte et dans certains secteurs le chêne liège. L'olivier s'est développé ici, surtout à l'époque moderne, au détriment des espèces précédentes. On trouve aussi les espèces typiquement méditerranéennes comme la bruyère blanche, l'arbousier ou le lentisque. À l'étage subméditerranéen, supérieur à 600 m d'altitude, soit au nord de la commune, on trouve la grande chênaie verte d'Esigna-Revinda-Menasina-Paomia d'une superficie de 803 ha, associée à un haut maquis à bruyères blanche et à arbousiers à Paomia, au frêne orne à Esigna et à l'olivier à Menasina[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Cargèse est desservie par la route D81 qui relie Mezzavia (Ajaccio) à Calvi. Les villages les plus proches par cette route sont Piana au nord et Sagone au sud. La route D181 permet aussi de gagner le village depuis la D70 (Sagone - Vico).

Transports[modifier | modifier le code]

Les taxis sont disponibles toute l'année[8]. Une ligne de bus desservant Ajaccio est ouverte l'été, avec deux arrêts quotidiens à Cargèse[9]. La gare la plus proche se trouve à Sarrola-Carcopino et est distante par route, d'environ 45 km. Les port et aéroport les plus proches sont ceux d'Ajaccio, distants respectivement de 50 km et 53 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune comporte plusieurs lieux habités, d'anciens villages et de récents hameaux et lotissements. Hormis le village et son bâti d'un passé récent (fin XVIIIe siècle), le littoral est occupé par de nombreuses constructions nouvelles destinées au tourisme estival (camp de vacances et résidences locatives).

Cargèse village[modifier | modifier le code]

Le village de Cargèse est située sur la Punta di Cargese, à près de 100 mètres d'altitude sur un promontoire à l'extrémité nord du golfe de Sagone, entre ce dernier et le petit golfe de Peru. Il est dominé par les clochers de ses deux remarquables églises catholiques, de rites oriental et latin.

Marina di Cargèse[modifier | modifier le code]

Cargèse dispose d'un port de pêche et plaisance, au sud et en contrebas du village. S'y trouve une chapelle.

Les hameaux de Cargèse[modifier | modifier le code]

Ces hameaux sont tous situés sur le littoral qui est l'attrait touristique de la commune :

  • Frimicaghiola, au nord de Cargèse au sud de la plage de Peru. Proche au nord-est, se trouve U Cabanicciu
  • Marchese, au nord de la plage de Peru
  • Ménasina, à l'est de Cargèse, dispose d'un camp de vacances
  • Lozzi est un ancien village au nord-est de Cargèse et en retrait de la côte. S'y trouve l'église Saint-Jean-Baptiste
  • Chiuni constitué essentiellement par le village de vacances du Club Méditerranée, à proximité et au sud de la plage de Chiuni

Paomia[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paomia.

Paomia était dès le XIIe siècle le centre de l'ancienne piève de Paomia. L'église Saint-Jean-Baptiste en était l'église principale.

Le site comportait plusieurs édifices religieux, tous détruits, notamment du fait des Corses en lutte contre les Grecs qui étaient restés fidèles à leurs bienfaiteurs génois. Seule demeure aujourd'hui en bon état, la chapelle Sainte-Marie au hameau de Rondulinu.

Si l'ancien village de Paomia a été rasé depuis longtemps, puis abandonné, plusieurs de ses hameaux sont aujourd'hui habités. Ils sont Rondulinu, Curona, Pancone et U Cuventu. Paomia est desservie par la route D181.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En corse la commune se nomme Carghjese et en grec Καργκέζε.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, le comte Ugo Colonna était devenu maître de la Corse après avoir chassé les Sarrasins. Il avait deux fils, l'un appelé Bianco, et l'autre Cinarco ; il leur donna de vastes seigneuries dans le Delà des Monts. Bianco fut seigneur de Calcosalto, où se trouve aujourd'hui Bonifacio, et établit sa résidence à Carbini ; Cinarco, seigneur de S. George, se fixa à Lecce del Loppio. Cinarco construit plus tard le château de Cinarca, auquel il donna son nom, et fut la souche des Cinarchesi[10].

De Cinarco était né le comte Oliviero, d'Oliviero le comte Rinaldo, de Rinaldo le comte Guglielmo, auquel succéda le comte Forte de Cinarca dont le fils Antonio épousa Bianca, une fille de Ginevra, femme du comte Arrigo Bel Messere.

  • 1250 - Les Pisans donnèrent à Sinucello Della Rocca le titre de Comte de Corse et l'envoyèrent dans l'île comme général. À partir de ce moment, il fut appelé Giudice et non plus Sinuccello. Giudice della Rocca ou de Cinarca[Note 1] devient seigneur de toute la Corse. Il se trouva donc maître de tout le pays compris entre S. Giorgio et Bonifacio.
  • 1289 - Le 24 mai, tous les seigneurs se soumettent à Gênes.

Cargèse n'existait pas à l'époque. Son territoire actuel faisait partie du territorio Cinarchese avant de passer dans la pieve de Paomia, dans l'ancienne juridiction ou province génoise de Vico. Paomia était le seul lieu habité car le littoral était constamment razzié par les Barbaresques.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Histoire de la colonie grecque
Article détaillé : Exode des Grecs en Corse.

Au XVIe siècle la pieve de Paomia n'avait qu'un seul lieu habité : Paomia qui comptait environ 750 habitants vers 1520[11].

En janvier 1676, une petite colonie de six cents Grecs issus du village de Vitylo (actuellement en grec moderne Οίτυλο), situé au sud du Péloponnèse dans la presqu'île du Magne, fuyant l'occupation turque, s'établirent dans l'arrière-pays de Sagone, à Paomia, à deux kilomètres à l'est de l'actuel Cargèse, après un passage par la république de Gênes qui leur accorda ces terrains abandonnés au maquis (la Corse était alors génoise). Ils furent cependant mal accueillis par les populations locales qui voyaient en eux des alliés de la république de Gênes et des personnes venues s'enrichir sur leur terre.

Au début du XVIIIe siècle, la communauté de Paomia était détruite par les populations corses de Vico dès 1730[12]. Elle faisait partie de la pieve de Siasalogna dévastée également, mais par les incessantes razzie barbaresques et qui se trouvait dans le ressort de la juridiction de Vico. Celle-ci était composée des communautés de Otta 76 hab., Piane 187 hab. et Paomia de Greci 626 hab.[13]. Dans le rapport qu'il rédigea pour les Génois, l'abbé Francesco Maria Accinelli a écrit : « Sei Pievi, cioè Vico, Sorunzù, Sevinentro, Cruzini, e Siasalogna con 4 000 e più abitanti formano questa Giurisditione (de Vico). Dette pievi à risalua di quella di Vico sono quasi distrutte. Li suoi villaggi sono Otta, le Piane, e Paomia de Greci, hà il suo scalo nel principio del Golfo di Sagone, avendo annesso altro piccolo vilagio con chiesa dedicata a S.Martino ».

Sur le plan religieux, Paomia faisait partie du diocèse de Sagone. Mais en raison de l'insécurité régnant sur le littoral, l'évêque résidait dans une pro-cathédrale à Calvi.

  • 1732 - Les Grecs durent se réfugier dans la tour d'Omigna puis à Ajaccio face aux attaques des villageois corses.
  • 1768 - Avec la cession de la Corse par les Génois, l'île passe sous administration française. La pieve de Siasalogna prend le nom de pieve de Cargese.
  • 1773 - Les Grecs reçurent du gouverneur français de l’île, Marbeuf, le territoire de Cargèse et y édifièrent un village de 120 maisons. Une centaine de familles grecques consentirent à s’y établir à partir du mois de mai 1775[14]. Marbeuf vit le village érigé en marquisat par le roi à son bénéfice, comme marquis de Cargèse. Il fit construire un château au nord-ouest du village, dans lequel il reçut la mère de Bonaparte pendant plusieurs étés. Certains auteurs[15] y voient d'ailleurs la naissance d'une idylle et la possibilité de voir Marbeuf comme le père géniteur de Napoléon Bonaparte. Le château fut détruit en 1793 par des assaillants corses. Avec les siècles, les mariages mixtes entre les descendants de colons grecs et les Corses ont mêlé les deux communautés de Cargèse.
  • 1789 - La Corse fait partie du royaume de France.
  • 1790 - Avec la Révolution française est créé le département de Corse.
  • 1793 - An II. Les départements de El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et du Liamone sont créés. La commune portait le nom de Cargese. La pieve de Paomia devient le canton de Cargèse. Cargèse passera la même année dans le canton de Sevinfuori.
  • 1801 - La commune garde le nom de Cargese. Le canton de Sevinfuori reste canton de Sevinfuori. La commune garde son nom de Cargese avant de s'écrire Cargèse.
  • 1828 - Le canton de Sevinfuori prend le nom de canton de Piana[16].

Les deux églises (rite latin et rite grec) sont construites dans la première moitié du XIXe siècle.

Particularité religieuse[modifier | modifier le code]

Plaque à Itylo commémorant le départ de la population pour la Corse

Lorsque les Génois attribuèrent les terres de Paomia à la communauté grecque, ils firent remplir un contrat à ces derniers. Ce contrat stipulait que les Grecs pouvaient conserver leurs traditions orthodoxes, mais qu'ils se soumettaient tout de même à l'autorité papale. De plus, les futurs archimandrites de la communauté devaient suivre une formation à Rome. Ainsi, le rite byzantin grec a été totalement préservé jusqu'à nos jours, l'église grecque de Cargèse n'est pourtant pas contrairement à une idée reçue une véritable église grecque-catholique hellène mais plutôt une église orthodoxe, car si elle a reconnu l'autorité du pape c'est par obligation (pour que la République de Gênes lui attribue un territoire) et non par conviction. Un des évêques ayant officié à Ajaccio avait dit il y quelques dizaines d'années que cette communauté était "catholiquement orthodoxe". De fait, lors de la liturgie, l'hommage est rendu à Bartoloméos Ier qui est le primat de l'Église orthodoxe de Constantinople, alors que l'Église grecque-catholique hellène fait référence à l'exarque d'Athènes. Avec le temps, la venue de Corses des villages avoisinants a permis l'implantation du rite latin. Les deux rites coexistent encore de nos jours.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à Revinda du débarquement d'agents de la mission Pearl Harbour.
  • 1942 - Dans la nuit du 14 au 15 décembre[17], le sous-marin Casabianca[18], parti d'Alger, effectua le débarquement d'hommes et de matériels à Cargèse en baie de Chiuni (crique de « Topiti »), réalisant ainsi la première mission de soutien à la résistance corse.
  • 1954 - Le canton de Piana était composé des communes de Cargèse, Ota et Piana.
  • 1973 - Le canton de Piana qui comprend Cargèse, devient le canton des Deux-Sevi (chef-lieu Piana).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours François Garidacci[19] UMP-LR Commerçant
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 308 habitants, en augmentation de 17,1 % par rapport à 2009 (Corse-du-Sud : 5,55 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
527 399 645 697 806 917 999 1 118 1 116
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 063 1 136 1 078 849 933 1 001 1 178 1 216 1 138
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
971 1 020 867 843 769 921 863 852 665
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
753 889 898 915 982 1 137 1 263 1 308 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les premières données démographiques de Cargèse datent de mai 1775 et correspondent aux 97 premières familles volontaires représentant 259 habitants qui s'y installèrent[14].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il existe un groupe scolaire (école primaire publique) à Cargèse. Le collège le plus proche se trouve à Vico et les lycées à Ajaccio.

Institut d'études scientifiques de Cargèse[modifier | modifier le code]

L'institut est établi à Cargèse depuis les années 1960, fondé par Maurice Lévy (physicien), originellement sous le nom de « villa Menasina », association loi de 1901. L'institut est une unité CNRS depuis 1996[23].

Santé[modifier | modifier le code]

Trois médecins ont leur cabinet à Cargèse qui dispose d'une pharmacie. S'y trouvent aussi infirmiers et masseurs kinésithérapeutes, un centre médico-psychologique et centre d'accueil thérapeutique à temps partiel - hôpital de jour. Le centre hospitalier le plus proche se situe à Ajaccio.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption

Les lieux des cultes existant à Cargèse concernent l'église grecque-catholique hellène (église Saint-Spyridon dite « grecque »), et l'église catholique (église de l'Assomption dite « latine »). Cette dernière, paroissiale, relève du diocèse d'Ajaccio.

Cargèse, récente ville grecque en Corse, perpétue certains rites :

  • Le 12 décembre est fêté saint Spyridon
  • Le 14 septembre, fête de la Sainte-Croix (Santa Croce), est béni le basilic porté en procession à travers la ville.
  • Le vendredi suivant le mercredi des Cendres, c'est la fête des morts. Blé cuit ou riz sucré sont apportés à la messe. En fin d'office, chaque fidèle en reçoit une poignée.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Randonnées[modifier | modifier le code]

Cargèse est le point de départ/arrivée du sentier de grande randonnée Tra Mare e Monti Nord, du PNRC. C'est un sentier de moyenne montagne reliant Calenzana à Cargèse, balisé en jaune. Sur le territoire communal, le sentier passe par l'église Saint-Jean-Baptiste, la statue-menhir voisine, le village de Lozzi, le cours du ruisseau d'Esigna, les bergeries de Santa-Lucia, et quitte la commune à l'approche de Punta di Ghiniparellu (471 m).

Un gîte d'étape se trouve à Cargèse.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts.

Les tours génoises[modifier | modifier le code]

Tour d'Omigna

Le littoral de Cargèse comprend trois pointes remarquables, Punta d'Orchinu, Punta d'Omigna et Punta di Cargèse, qui sont chacune surmontée d'une tour de guet génoise. Elles furent construites au XVIe siècle par les gens de Paomia, Revinda et Salona, réfugiées à Renno, sur ordre de Gênes, afin de se protéger des Barbaresques qui commençaient à razzier les côtes de l'île.

Tour d'Orchinu[modifier | modifier le code]

Elle est la tour génoise la plus au nord de la commune, construite à 172 m sur la punta d'Orchinu. Elle est ruinée.

Tour d'Omigna[modifier | modifier le code]

C'est une tour ronde de douze mètres de haut, à deux niveaux avec terrasse, construite à l'extrémité de la punta d'Omigna durant la seconde moitié du XVIe siècle, afin de protéger des pirates barbaresques les terres cultivables du littoral. Elle faisait partie de la terre dite des Quatre tours et fut construite par les populations de Paomia, Revinda et Salona, réfugiées à Renno.

Autrefois appelée tour de Paomia, la tour d'Omigna a été le 27 avril 1731, le dernier retranchement pour 127 Grecs attaqués par 2 500 Corses révoltés. Après trois jours de siège, ils réussissent à se dégager et à rejoindre leur famille à Ajaccio.

La tour d'Omigna est classée monument historique par arrêté du 8 mars 1991[24].

Tour de Cargèse[modifier | modifier le code]

La tour de Cargèse dont il ne reste plus que la base, est située à 157 m d'altitude à l'ouest du village, au sommet de la colline dominant le village, entre celui-ci et la Punta di Cargèse.

Église Saint-Spyridon dite « grecque »[modifier | modifier le code]

L'église dite grecque de Cargèse.

L'église Saint-Spyridon (San Spiridionu) dite grecque est une église grecque-catholique hellène, dédiée à saint Spyridon, évêque chypriote du IIIe siècle et patron des marins. Cette église a remplacé la chapelle établie en 1775 dans l'une des maisons de la colonie grecque.

Elle a été édifiée par les habitants de Cargèse de 1868 à 1874. Le sanctuaire est séparé de la nef par une cloison de bois décorée d'images saintes sur fond d'or (iconostase). On peut y admirer de superbes icônes apportées par les premiers habitants.

En 1846, la colonie grecque qui comptait 525 personnes, exprime son souhait de pouvoir disposer d'une église pouvant accueillir tous les fidèles du rite grec. L'édifice, inspiré du style néo-gothique, a été édifié dans le dernier tiers du XIXe siècle. Il comporte une façade antérieure épaulée par des contreforts et couronnée d'un clocher sur le pan. Le chevet est plat. L'intérieur se compose d'une seule nef séparée du sanctuaire par une iconostase. L'iconostase séparant la nef du sanctuaire est l'œuvre d'un atelier romain pour l'église du monastère Santa Maria di Grottaferrata. Elle a été offerte à l'église grecque de Cargèse en 1886, par Mgr Siméoni, préfet de la Congrégation « Propaganda Fide ». Les murs sont percés de treize niches à fond plat, inscrites dans des arcs brisés. Le décor est néo-classique.

Élévation, toiture et décor intérieur sont protégés et classés monuments historiques par arrêté du 30 juin 1990[25].

Les objets mobiliers qu'elle renferme sont protégés.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Église de l'Assomption dite « latine »[modifier | modifier le code]

L'église latine

Appelée aussi église Sainte-Marie, l'église de l'Assomption (Santa Marìa Assunta) fut édifiée au XIXe siècle, de 1822 à 1828, pour répondre aux besoins de la population catholique de rite latin.

L'église dite « latine » est paroissiale. Elle a été construite avec les fonds recueillis par souscription lancée en 1817. En 1835, elle est gravement endommagé par un violent orage. En 1837 l'agrandissement de l'église et la construction du maître-autel sont envisagés. En 1845, les aménagements intérieurs n'étaient toujours pas réalisés. Entre 1970 et 1975, le décor peint de la nef est réalisé. Entre 1992 et 1997, l'ornementation du chœur a été réalisée par deux peintres russes, Anastassiya Sokolova et Valeri Tchernoritski. L'église comporte une façade antérieure scandée de pilastres plats et couronnée d'un fronton ondulant. Son chevet est arrondi. Elle possède deux chapelles latérales. L'intérieur de style baroque est décoré de peintures en trompe-l'œil. Cette église au clocher quadrangulaire est construite sur une terrasse dominant le golfe de Sagone. Elle fait face à l'église grecque.

En 1847 - 1748, est construit le clocher à étages, sommé d'un lanternon à oculus. Le clocher dont les cloches ont été exécutées en 1887 par le fondeur de cloches Ferdinand Farnier, est protégé et inscrit Monument historique par arrêté du 13 février 1989[26].

Autres patrimoines religieux[modifier | modifier le code]

Ancienne chapelle Sainte Marie ruinée
  • Chapelle Sainte-Marie au hameau de Rundulinu, à Paomia, en bordure de la route D 181.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Église Saint-Spyridon dite « grecque »[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Spyridon dite église grecque est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel - Dossier versé le 27 juillet 2007[27].

Église paroissiale de l'Assomption dite église latine[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de l'Assomption dite église latine est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel - Dossier versé le 27 juillet 2007[28].

Couvent de la Nativité de la Vierge[modifier | modifier le code]

Ce sont des moines basiliens, venus du Magne, qui le font bâtir de 1676 à 1678, à proximité de l'ancienne chapelle romane Saint-Martin. En 1686 il est occupé par quatorze religieux. Ils font également reconstruire la chapelle Saint-Martin, dédiée à la Nativité de la Vierge, entre 1688 et 1689. Le couvent est abandonné en 1706, les moines étant morts ou ayant quitté définitivement Paomia. En 1727 il est réutilisé par un mont-de-piété ; il sera détruit en 1731, lors de l'insurrection des Corses contre Gênes.

L'ancien monastère de Saint-Martin se situe au lieu-dit U Cuventu à Paomia. Il est visité lors de sa tournée d'inspection en Corse, par Prosper Mérimée qui en rapporte : « Son apside est entourée d'une arcature dont les tympans sont alternativement en granit gris et en grès rouge. Au-dessous règne un bandeau, large de 0m40 qui tranche sur le granit dont se compose le reste du parement. Sous les tympans de l'arcature on voit quelques bas-reliefs frustes et très grossiers, où l'on distingue des animaux et des ornements bizarres... »[29].

Il est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel - Dossier versé le 27 juillet 2007[30].

Église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste

L'église Saint-Jean-Baptiste est située au lieu-dit Lozzi, au nord-est du village de Cargèse. Simple « chapelle domestique » en 1845, comme le fait apparaître la documentation, l'église, du premier quart du XIXe siècle (?), remaniée en 1846, a été érigée en succursale en 1853. Elle est dotée d'une tour-clocher couronnée d'un dôme.

Elle est à l'Inventaire général du patrimoine culturel - Dossier versé le 27 juillet 2007[31].

Église Saint-Jean-Baptiste dite église piévane Saint-Jean-Baptiste de Paomia[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, dite « église piévane Saint-Jean-Baptiste de Paomia », se situe comme son nom l'indique, à Paomia, à l'est - nord-est du village de Cargèse, à environ 1 500 m par la route D 181 au sud - sud-ouest du hameau de Rundulinu.

Probablement construite au XIIe siècle, l'église Saint-Jean-Baptiste a constitué au cours du Moyen Âge l'église principale (Pieve) de la pieve de Paomia. Dévastée par les incursions répétées des Barbaresques dès la fin du XVe siècle, elle est reconstruite en fin du XVIIe siècle par la colonie grecque de Vitylo (actuellement Oytilo, en grec moderne Οίτυλο). À nouveau endommagée en 1731, lors de l'insurrection des Corses contre l'autorité génoise, elle est définitivement abandonnée. En 1839, en tournée en Corse, Prosper Mérimée observe des traces de peintures murales ornant le chœur et la présence d'un bas-relief énigmatique. Des pierres de cet édifice ont été réutilisées pour la construction de l'église Saint-Spiridon de Cargèse.

De cet édifice ruiné, Prosper Mérimée en décrit : « À l'intérieur de l'église, en ruines aujourd'hui, on voit au milieu de l'appareil du mur nord de la nef, un bras humain sculpté sur le granit, légèrement fléchi, et les doigts ouverts dirigés à 45°. Ce bras d'ailleurs très grossièrement travaillé n'a pu appartenir à un bas-relief plus considérable dont un fragment aurait été employé comme un simple moellon, car il occupe le milieu d'une dalle et est parfaitement isolé. Aucune autre sculpture ne se voit ni à l'intérieur ni à l'extérieur de l'église. Autrefois l'apside a été peinte à fresque, mais les peintures sont devenues absolument méconnaissables. »[29].

Elle est à l'Inventaire général du patrimoine culturel - Dossier versé le 27 juillet 2007[32].

Ancienne église Sainte-Barbe, puis église Saint-Élie[modifier | modifier le code]

Ancienne église Saint-Élie

D'abord chapelle, l'ancienne église Sainte-Barbe devint l'église Saint-Élie. Située au lieu-dit Campomoro à Paomia, à l'est - nord-est du village actuel de Cargèse, elle est ruinée. Il n'en reste que des vestiges.

Au milieu du Moyen Âge, une chapelle dédiée à sainte Barbe est élevée sur le territoire de Paomia. Endommagée par les incursions des Barbaresques, elle est restaurée en fin du XVIIe siècle par la colonie grecque de Vitylo, qui la dédie au prophète Élie. En 1731, lors de la révolte des Corses contre l'autorité de Gênes, Elle est dévastée et définitivement délaissée comme lieu de culte.

Elle est à l'Inventaire général du patrimoine culturel - Dossier versé le 27 juillet 2007[33].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional[modifier | modifier le code]

Cargèse est une commune adhérente au parc naturel régional de Corse, dans son « territoire de vie » appelé Dui-Sevi[34].

Terrains acquis par le Conservatoire de l'Espace Littoral[modifier | modifier le code]

Capizzolu

Ce sont 33 ha de la commune, situés à la Pointe des Moines, entre la mer et la route D81. La zone englobe la plage de Capizzolu et s'arrête à la plage de Stagnoli. Ces terrains font l'objet de la fiche Capizzolu (FR1100363)[35].

Molendinu

Les 30 ha de Molendinu occupent la bande littorale de la Punta di Molendinu. Ils font l'objet de la fiche Molendinu (FR1100066)[36].

Omigna

Ces 170 ha de la commune, occupent la pointe d'Omigna, depuis la plage de Chiuni au nord jusqu'à proximité de la plage de Peru au sud. Ils font l'objet de la fiche Omigna (FR1100063)[37].

Orchinu

Les 107 ha de cette zone communale représente toute la pointe d'Orchinu, depuis les limites septentrionales de Cargèse jusqu'à l'embouchure du Chiuni au nord de la plage éponyme. Ils font l'objet de la fiche Orchinu (FR1100062)[38].

Puntiglione

Cette zone de 49 ha, occupe la pointe de Cargèse, soit la partie à l'ouest de Cargèse sur laquelle avait été construite la tour génoise de Cargèse. Elle fait l'objet de la fiche Puntiglione (FR1100064)[39].

Spelunca

Spelunca est une zone située entre mer et route D81 à la sortie sud du village. Elle tire son nom du petit hameau de Spelunca. D'une superficie de 8 ha, elle fait l'objet de la fiche Spelunca (FR1100065)[40].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Cargèse est concernée par trois ZNIEFF de 2e génération :

Chênaie verte d'Esigna-Revinda-Menasina-Paomia

L'intérêt porte sur l'espèce déterminante de reptile Algyroides fitzingeri (Wiegmann, 1834). Le secteur couvre 803 ha des communes de Cargèse et de Marignana. Il est constituée d'un ensemble de quatre zones séparées géographiquement, dans l'arrière pays de Cargèse. Au nord, la zone de Revinda est divisée en deux parties distribuées sur les versants opposés de la colline de Revinda où se situe le hameau. Au centre, la zone d'Esigna, la forêt d'Esigna, qui est la plus vaste, s'étend sur cinq kilomètres de longueur sur le versant nord du Capu di Bagliu, en rive gauche du ruisseau d'Esigna. Au sud-ouest, la zone de Menasina, traversée par le ruisseau de Menasin, se présente sous l'aspect d'un petit cirque boisé qui domine la mer. À l'ouest de Menasina, la zone de Paomia occupe le haut bassin du ruisseau d'Arbitreccia entre 150 et 400 mètres d'altitude en aval du hameau de Rondulinu.

Ces quatre zones réparties sur des versants et des coteaux de l'étage méditerranéen ont une végétation constituée essentiellement de chênes verts associés à un haut maquis à bruyères et à arbousiers à Revinda et Paomia, au frêne orne à Esigna et à l'olivier à Menasina[7].

Punta d'Omigna, punta di Cargese, plages de Peru et de Chiuni

Le secteur couvre 429 ha de dunes et falaises au nord du village, englobant deux pointes rocheuses (Punta di Cargèse et Punta d’Omigna) ainsi que deux plages (Peru et Chiuni). Il présente son intérêt pour 25 espèces déterminantes recensées de gastéropodes, oiseaux, reptiles et plantes[41].

Punta d'Orchinu, Golfe de Topiti, Arone

Le secteur couvre 495 ha de dunes et falaises des communes de Cargèse et de Piana, entre le littoral et 364 mètres d’altitude. Il présente de l'intérêt pour 20 espèces déterminantes recensées de gastéropodes, mammifères, oiseaux, reptiles et plantes. À la richesse faunistique se rajoute un important cortège floristique et de nombreux habitats remarquables comme les formations à Euphorbe arborescente. La plage d’Arone, présente quant à elle des habitats et une flore qu’il est nécessaire de préserver, notamment la Matthiole à fruits à trois cornes[42].

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites d'Intérêt Communautaire (Dir. Habitats, faune, flore)
Porto/Scandola/Revellata/Calvi/Calanches de Piana (zone terrestre et marine)
Le SIC de la directive "Habitats, faune, flore", Porto/Scandola/Revellata/Calvi/Calanches de Piana est un ensemble de côtes rocheuses et de fonds marins remarquables dont l'intégrité est unique en Europe. Il s'étend sur une superficie de 50 227 ha, et est particulièrement fragile du fait d'une pression humaine estivale non négligeable.
Le site est inscrit à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche FR9400574 - Porto/Scandola/Revellata/Calvi/Calanches de Piana[43].
Cap Rossu, Scandola, Pointe de la Reveletta, Canyon de Calvi
Le SIC de la directive "Habitats, faune, flore", Cap Rossu, Scandola, Pointe de la Reveletta, Canyon de Calvi, s'étend sur une superficie de 74 139 ha. Le plateau continental au large de Calvi fait partie d'un ensemble qui s'étend entre Saint-Florent et le Cap Cavallo. Le plateau continental à l'ouest de la Corse est coupé en trois blocs par des failles récentes qui se manifestent dans les canyons de L'Île-Rousse et de Calvi.
Le site qui abrite différents habitats remarquables tels que les récifs et les grottes submergées, est inscrit à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche FR9402018 - Cap Rossu, Scandola, Pointe de la Reveletta, Canyon de Calvi[44].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis-Charles-René de Marbeuf (1712-1786), comte de Marbeuf, marquis de Cargèse, gouverneur de la Corse,
  • Jean Ulacacci[45], peintre né à Cargèse en 1818,
  • Patrick Fiori, chanteur, ayant passé une partie de sa jeunesse à Cargèse,
  • Jean-Hugues Colonna, né à Cargèse, ancien député des Alpes-Maritimes
  • Yvan Colonna, fils de Jean-Hugues Colonna, habitant de Cargèse, condamné pour le meurtre du préfet Claude Érignac en 1998.
  • Rosy Ferrandini, chevalier des arts et des lettres, directrice des deux chorales de Cargèse. Elle a notamment publié un livre sur Cargèse autrefois.
  • Bernard Fieschi, guitariste, compositeur, professeur au Conservatoire de Strasbourg. Il a écrit une œuvre considérable dont Thalassa et Musique pour une belle histoire. 1er prix du Conservatoire national supérieur de musique, ancien élève d'Alexandre Lagoya, il a travaillé avec John Williams et a reçu les félicitations d'Andrès Ségovia pour la qualité de son jeu.
  • Georges Charpak (1924-2010), prix Nobel de Physique en 1992, a été fait citoyen d'honneur de Cargèse depuis le 28 juillet 1993. Il fut l'un des premiers chercheurs à fréquenter l'institut de recherches scientifiques fondé dans la commune à la fin des années 1950 par Maurice Lévy.
  • Dimétrius Dragacci, chevalier de la Légion d'honneur, officier du Mérite national, commissaire divisionnaire, ancien directeur régional de la police judiciaire de Corse en fonction lors de l'assassinat du préfet de Corse, le 6 février 1998 à Ajaccio, rue Colonna ;
  • Martin Frasali (Paomia 1920 - Paris 1988). Professeur d’anglais. Linguiste et pédagogue. Secrétaire particulier de Jacques Faggianelli, ministre de la Marine marchande (1957).
  • Elie Papadacci (Piana 1902 - Aiacciu 1989). Secrétaire de l’association Parlemu corsu. Journaliste, écrivain. Historien de Paomia, Carghjese, Vicu.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason

Le blason de la cité : D’azur à la colline d’argent, herbée de sinople, sommée d’une tour d’argent, surmontée d’une couronne d’or ; à la champagne d’azur chargée d’un voilier contourné d’argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Depuis qu'il s'était emparé de Cinarca, Sinucello se faisait appeler Giudice della Cinarca et non plus della Rocca - Abbé Letteron
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Rivière Chiuni (Y7920540) » (consulté le 6 juin 2011)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Chesaccia (Y7921440) » (consulté le 11 août 2014)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Esigna (Y7920600) » (consulté le 6 juin 2011)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Menasina (Y8001420) » (consulté le 11 août 2014)
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Arbitreccia (Y8001400) » (consulté le 11 août 2014)
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Bubia (Y8000640) » (consulté le 11 août 2014)
  7. a et b ZNIEFF 940004135 - Chênaie verte d'Esigna-Revinda-Menasina-Paomia sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  8. « taxi cargèse - Recherche Google »
  9. (fr+en) « Corsica Bus - site non-officiel des horaires bus et train en Corse - Ajaccio - Cargèse - Piana - Porto - Ota », sur Corsica Bus, (consulté le 18 décembre 2014)
  10. Giovanni della Grossa in Chronique, traduction de Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse - Tome I, p. 112
  11. Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse A-D. Monti
  12. Antoine-Dominique Monti in La grande révolte des Corse contre Gênes 1729 - 1769 ADECEC 1979
  13. [1] Francesco Maria Accinelli L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  14. a et b Documents sur l'histoire de la colonie grecque de Paomia-Cargèse en Corse par Théodora Stéphanopoli de Comnène paru en juillet 1975
  15. Edmond Outin dans Napoléon fils du comte Marbeuf (2006) et Hervé Le Borgne dans Napoléon Breton ? (2008)
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Association AASSDN - Témoignage de Toussaint Griffi
  18. Les missions du sous-marin Casabianca en Corse 1942/1943
  19. Site de la préfecture corse- identité du maire de la commune
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  23. [2] Bref historique de de l'IESC, sur le site de l'institut
  24. Notice no PA00099136, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Notice no PA00099088, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Notice no PA00099089, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Notice no IA2A000100, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Notice no IA2A000102, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. a et b Prosper Mérimée in Notes d'un voyage en Corse - Fournier Jeune, libraire Paris 1840
  30. Notice no IA2A000133, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. Notice no IA2A000117, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Notice no IA2A000104, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Notice no IA2A000105, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Le Parc naturel régional de corse sur le site de l'INPN
  35. Capizzolu sur le site de l'INPN
  36. Molendinu sur le site de l'INPN
  37. Omigna sur le site de l'INPN
  38. Orchinu sur le site de l'INPN
  39. Puntiglione sur le site de l'INPN
  40. Spelunca sur le site de l'INPN
  41. ZNIEFF 940030288 - Punta d'Omigna, punta di Cargese, plages de Peru et de Chiuni sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  42. ZNIEFF 940013118 - Punta d'Orchinu, Golfe de Topiti, Arone sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  43. FR9400613 .html Fiche FR9400613  - Porto/Scandola/Revellata/Calvi/Calanches de Piana sur le réseau Natura 2000 (consulté le )
  44. FR9402018 .html Fiche FR9402018  - Cap Rossu, Scandola, Pointe de la Reveletta, Canyon de Calvi sur le réseau Natura 2000 (consulté le )
  45. Les peintres en Corse de 1386 à 1900)