Usurpateur romain

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Un usurpateur romain est une personne, souvent un soldat ou un général, qui s'auto-proclame ou se fait acclamer Auguste par ses soldats, la garde prétorienne ou le Sénat, et qui s'oppose au gouvernement de l'empereur en fonction.

Périodes des usurpations[modifier | modifier le code]

Les usurpateurs romains sont apparus dès le règne de Néron, avec Vindex, gouverneur de la Lyonnaise. Depuis ce temps et jusqu'à la séparation entre l'Empire romain d'Orient et l'Empire romain d'Occident en 395, chaque changement de dynastie au sein de l'Empire correspond à la réussite d'une tentative d'usurpation d'un général (Vespasien, Didius Julianus, Septime Sévère, etc.).

Toutefois, pendant la longue série de guerres civiles qui occupent le paysage de l'Histoire romaine entre la mort d'Alexandre Sévère et l'avènement de Dioclétien, une trentaine de généraux, soldats, gouverneurs et rois étrangers s'auto-proclament empereurs. Cette période est encore appelée de nos jours l'« Anarchie militaire », suivie par les « Trente Tyrans » (même si la plupart de ces usurpateurs sont inventés par l'auteur anonyme de l’Histoire Auguste).

Même les empereurs Dioclétien et Constantin Ier sont d'abord des usurpateurs avant de devenir légitimes, et le dernier des usurpateurs encore puissant est Eugène, qui prend la pourpre sous Théodose Ier.

Sous l'Empire romain d'Occident, le règne de Flavius Honorius voit une nouvelle recrudescence d'usurpations, notamment en Gaule, là où les grandes invasions font le plus de dégâts. S'ensuivent des empereurs fantoches jusqu'à Romulus Augustule, lui-même usurpateur, non reconnu par Byzance, contrairement à son prédécesseur Julius Nepos.

Liste des usurpateurs romains[modifier | modifier le code]

Sous le Principat[modifier | modifier le code]

Les Julio-Claudiens[modifier | modifier le code]

Première année des quatre empereurs[modifier | modifier le code]

Les Flaviens[modifier | modifier le code]

Les Antonins[modifier | modifier le code]

Seconde année des quatre empereurs[modifier | modifier le code]

Les Sévères[modifier | modifier le code]

Pendant la Crise du IIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'Anarchie militaire[modifier | modifier le code]

Les Trente Tyrans[modifier | modifier le code]

Les Trente Tyrans sont une série d'usurpateurs sous les empereurs Gallien, Claude II le Gothique et Aurélien, réeels ou fictifs, dressée par l'Histoire Auguste sous cette appellation artificielle par allusion aux Trente Tyrans d'Athènes[1].

  1. Ingenuus en 258 en Mésie
  2. Cyriadès en 259-260 en Mésopotamie
  3. Regalianus en 260 en Pannonie
  4. Macrien en 260-261 en Syrie
  5. Macrien le Jeune en 260-261 en Syrie
  6. Quiétus en 260-261 en Syrie
  7. Odénat en 260-267 en Orient
  8. Herodes en 260-267 en Orient
  9. Postume en 260-269 en Gaule
  10. Postume le Jeune en 260-269 en Gaule
  11. Balliste en 261-264 en Syrie
  12. Valens l'Ancien en 261 en Achaïe
  13. Pison en 261 en Thessalie
  14. Émilien en 261-262 en Egypte
  15. Trébellien en 264 en Cilicie
  16. Celsus en 265 en Egypte[2]
  17. Maeonius en 267 en Orient
  18. Zénobie en 267-272 en Orient
  19. Auréolus en 268 en Italie
  20. Lélien en 269 en Gaule
  21. Victorin en 269-271 en Gaule
  22. Marius en 269 en Gaule
  23. Victorine en 271 en Gaule
  24. Censorinus en 269 en Italie
  25. Tetricus en 271-274 en Gaule
  26. Tetricus II en 273-274 en Gaule
  27. Herennianus, probablement fictif
  28. Timolaus, probablement fictif
  29. Saturninus, probablement fictif
  30. Titus, probablement fictif

Les empereurs Illyriens[modifier | modifier le code]

Sous le Dominat[modifier | modifier le code]

Les Tétrarchies[modifier | modifier le code]

Les Constantiniens[modifier | modifier le code]

Les Valentiniens[modifier | modifier le code]

Les Théodosiens et les derniers empereurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire Auguste, traduction et commentaires critiques de André Chastagnol, éditions Robert Laffont, 1994, (ISBN 2-221-05734-1)
  2. Histoire Auguste, traduction de André Chastagnol, éditions Robert Laffont, 1994, (ISBN 2-221-05734-1), p. 854 et 903

Voir aussi[modifier | modifier le code]