Romulus Augustule

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Romulus Augustule
Empereur romain d'Occident
Image illustrative de l’article Romulus Augustule
Tiers de sou d'or à l'effigie de Romulus Augustule.
(attribution : Classical Numismatic Group, Inc).
Règne

10 mois et 4 jours
Période « Derniers empereurs »
Précédé par Julius Nepos
interrègne (2 mois)
Suivi de Julius Nepos, empereur d'Occident (en Dalmatie)
Odoacre, patrice d'Italie
Biographie
Nom de naissance Romulus Augustus
Naissance vers 461
Décès inconnue, après 476 (ap. 507 ?)
Castellum Lucullanum
Père Oreste
Mère Barbaria, fille d'un comes en Norique
Empereur romain d'Occident

Romulus Augustus[1], parfois francisé en Romulus Auguste, appelé plus tard par dérision Romulus Augustulus[2], francisé en Romulus Augustule[3], né vers 461 et mort après 476, est la dernière personnalité à avoir été proclamée empereur romain d'Occident, pour un règne qui dure à peine dix mois et se termine en septembre 476 avec sa déposition par le patrice Odoacre.

Bien qu'il soit considéré comme un usurpateur par l'empereur d'Orient Zénon et comme une marionnette placée sur le trône impérial par son père le patrice Oreste — au détriment de l'empereur légitime Julius Nepos contraint de quitter l'Italie —, la date de sa déposition par Odoacre, passée largement inaperçue dans les chroniques de l'époque, est régulièrement retenue dans l'historiographie pour marquer la « fin » de l'Empire romain d'Occident ainsi que la césure entre Antiquité et Moyen Âge.

Après sa déposition, le jeune Romulus Augustule est relégué en exil au Castellum Lucullanum, en Campanie, doté d'une rente annuelle. Il disparaît alors des sources, et sa date de décès est inconnue ; il est possible qu'il ait été encore vivant en 507 voire en 511, alors que l'Italie est passée sous l'autorité de Théodoric le Grand.

Le nom officiel qu'il porte sur les monnaies est : D[OMINVS] N[OSTER] ROMVLVS A[V]GVSTVS P[IVS] F[ELIX] AVG[VSTVS]. Le premier « Augustus » est un cognomen donné à sa naissance, le second est son titre impérial.

Historiographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a que très peu de sources antiques qui traitent de Romulus Augustus, le mentionnant généralement de manière laconique, souvent en une phrase qui signale sa déposition par Odoacre, un fait égrené parmi d'autres, à peine commenté[4], pour peu qu'il soit même mentionné[5]. Il n'existe d'ailleurs aucune chronique antique dont 476 constituerait le terme[4]. La ténuité de ces sources contraste avec une certaine historiographie qui, depuis les auteurs Modernes, tend à lier le destin du jeune empereur à celui de l'Empire, « brod[ant] un pathos qui le relie à son nom (...) [afin d']esthétiser un crépuscule »[6].

On peut néanmoins retracer ses origines familiales, les conditions de son élévation au trône ainsi que certains évènements qui ponctuent son règne, bien qu'ils concernent essentiellement son père Oreste, véritable détenteur du pouvoir. Si certains indices laissent entrevoir son sort après son éviction, cela demeure largement conjectural.

C'est le 31 octobre 475[7] que le jeune Romulus est nommé empereur à Ravenne par son père qui exerce de facto le pouvoir[8] sur un Empire romain occidental qui se résume peu ou prou à la péninsule italienne[9]. Au nom de Romulus, qui évoque le fondateur de Rome, est alors accolé le titre impérial d'« Auguste » qui, comme pour la plupart de ses prédécesseurs, évoque le fondateur de l'Empire[10]. Mais la postérité transforme ce titre impérial en « Augustule » — « petit Auguste »[11] — pour qualifier affectueusement[10] ou péjorativement[12] un jeune empereur âgé de 13 ou 14 ans, dont le règne dure moins d'un an et dont la déposition, qui laisse apparemment ses contemporains indifférents[9], marque néanmoins — depuis le XVIe siècle — la césure entre Antiquité et Moyen Âge dans l'historiographie[13].

Biographie[modifier | modifier le code]

Accession au trône[modifier | modifier le code]

Romulus Augustus est le fils d'Oreste, fils d'un certain Tatulus, un citoyen romain issu d'une famille pannonienne romanisée[7] qui a servi Attila autour de 450 comme secrétaire (notarius) et diplomate[14] après que la province eut été cédée aux Huns[15]. Sa mère, prénommée Barbaria[16], est la fille du comte Romulus, un aristocrate de Poetovio, en Norique[16], envoyé quelques années plus tôt en ambassade chez Attila avec Tatulus[17] et d'après lequel son petit-fils est prénommé[8].

Après la mort d'Attila, Oreste, auréolé du prestige des élites militaires formées auprès de ce dernier[18], réintègre le haut commandement romain[15]. En 475, il reçoit la charge de magister militum (commandant en chef) de l'empereur d'Occident Julius Nepos — un militaire imposé par l'armée de Dalmatie[19] et reconnu « Auguste » par l'empereur d'Orient Léon Ier l'année précédente — afin de mater les Burgondes et les Wisigoths en Gaule méridionale[7]. Mais Oreste, nommé[15] ou autoproclamé patrice[20], décide de s'emparer du pouvoir à la faveur d'un coup d'État : il marche avec ses troupes sur Ravenne[18], capitale de l'Empire romain d'Occident depuis 402, forçant Nepos à fuir le 28 août 475[21].

Ce dernier se réfugie à Salone, en Dalmatie[18], dans l'état qu'il a hérité de son oncle Marcellinus[22] où, jusqu'à son assassinat, en 480, il demeure le seul empereur en titre de l'Occident reconnu par ses homologues d'Orient. Ainsi, si Oreste proclame son fils Romulus Augustus empereur en le faisant acclamer par son armée le 31 octobre 475[23], Julius Népos reste, d'un point de vue purement juridique, le dernier à porter légitimement ce titre[24]. Romulus Augustule n'en est pas moins la dernière personnalité à avoir été proclamée empereur romain en Occident[7].

Principat dans l'ombre d'Oreste[modifier | modifier le code]

Carte de l'Europe où est délimité l'Empire romain d'Occident, comprenant l'Italie, les côtes nord-africaines, et le nord de la Gaule ; et l'Empire romain d'Orient, s'étendant de la Grèce à la Turquie et l'Arabie
Carte de l'Empire romain d'Occident (en bleu) et de l'Empire romain d'Orient (en rose), en 476.

Au moment où Romulus accède au trône impérial, l'Empire romain d'Occident n'est plus que l'ombre de lui-même, tant son étendue s'est réduite au cours des quatre-vingts années précédentes. L'autorité impériale n'a plus cours qu'à l'intérieur des frontières de l'Italie, ainsi qu'en Gaule narbonnaise[25]. La péninsule italienne elle-même est le théâtre d'opérations militaires depuis près d'un demi-siècle[26].

En outre, Oreste, qui a refusé pour lui-même la dignité impériale bien qu'il soit devenu de facto maître des reliquats cet Empire, ne parvient pas à faire reconnaître son fils par Constantinople : l'empire d'Orient connait lui-même des turbulences et l'empereur Zénon doit fuir la capitale en janvier 475 pour se réfugier en Isaurie, chassé par Basiliscus, le beau-frère de son prédécesseur Léon Ier[27], qui avait nommé l'empereur d'Occident Anthémius et reconnu Julius Nepos[19].

Quand Oreste, selon la tradition, fait apporter par les légats Latinus et Médusius le portrait du nouvel Auguste auprès de son homologue à Constantinople, l'usurpateur Basiliscus refuse de reconnaître Romulus Augustule[27]. La déposition de Julius Népos n'est ainsi reconnue d'aucun des deux rivaux qui se disputent le trône d'Orient[28]. Les deux Empires se trouvent ainsi dans une situation relativement symétrique et confuse, chacun avec un empereur légitime exilé et un usurpateur au pouvoir[27].

En Occident, Oreste gouverne — d'après Procope[A 1] — « en homme prudent »[29], s'occupant essentiellement « de la magistrature des commandements externes »[A 2], conseillé par un prêtre de haut lignage du nom de Primenius[27] qu'il charge notamment de négocier la paix avec le roi vandale Genséric[29]. Romulus, pour sa part, ne prend aucune décision durant son règne et ne laisse aucun monument. Néanmoins des pièces de monnaies à son effigie ont été émises à Rome et Milan, attestées aussi à Arles et vraisemblablement à Ravenne, où une monnaie d'argent est frappée à son nom[28].

Chute d'Oreste[modifier | modifier le code]

Gravure montrant Romulus Augustule, agenouillé devant un homme à casque ailé, lui donnant les insignes impériaux
Gravure de Charlotte Mary Yonge (1880), où Romulus Augustule laisse les insignes impériaux à Odoacre.

A peine neuf mois après sa prise de pouvoir, Oreste doit faire face à une sédition de son armée, composée d'éléments germaniques hérules, ruges, turcilinges et skires[30] qu'il a des difficulté à payer et qui, cantonnés depuis longtemps sur la péninsule italienne, souhaitent y obtenir des territoires en échange de leurs services militaires, suivant un usage régulièrement concédé aux foederati, soit un tiers des terres publiques[31].

Devant le refus opposé par Oreste, les troupes se tournent vers l'un de leurs officiers, Odoacre, le fils du roi des Skires Edecon, qu'elles proclament le 23 août 476[30] « roi des nations », c'est-à-dire des troupes barbares qui composent l'armée[32]. Oreste se réfugie avec les troupes qui lui sont restées fidèles à Pavie, où il s'enferme non sans que son armée ne mette la ville à sac ; quelques jours plus tard, les troupes d'Odoacre s'emparent de la ville et se saisissent d'Oreste qui est transféré puis exécuté à Ticinum[30] tandis que Primenius parvient à s'échapper et se réfugie en Norique auprès de Séverin[33].

Odoacre marche ensuite sur Ravenne dont il s'empare le après avoir tué Paul, le frère d'Oreste, capturé non loin de la capitale[30]. Romulus, incapable de prendre le commandement des troupes chargées de la défense de Ravenne, est forcé d'abdiquer le même jour, d'autant que les habitants de la cité n'opposent aucune résistance[34]. Lorsqu'il arrive au palais impérial, Odoacre trouve Romulus qui, apeuré, s'est défait lui-même des regalia et a dissimulé le paludamentum impérial[30].

Prise de pouvoir d'Odoacre[modifier | modifier le code]

À la différence de son père et de son oncle, Romulus est épargné par Odoacre qui — suivant l'Anonyme de Valois[A 3] — aurait été sensible à son lignage, à sa beauté et à sa jeunesse, peut-être parce qu'il avait lui-même un fils approximativement du même âge[35]. Réuni à la demande d'Odoacre, le Sénat romain envoie une ambassade à Zénon — rétabli sur le trône d'Orient depuis le mois d'août — porteuse d'un message pour recommander le chef skire à l'empereur afin qu'il lui confie le gouvernement de l'Italie[36]. Zénon légitime la domination de ce dernier sur la péninsule en lui conférant le titre de patrice[37] en l'invitant à conserver Julius Nepos comme empereur, sans guère soutenir ce dernier davantage[36].

En signe de soumission à l'Empire universel que l'on estime désormais réunifié[37], Odoacre envoie à Constantinople, les insignes impériaux que seul un empereur pouvait porter, marquant la fin de cinq siècles de pouvoir impérial en Occident[36]. Le nouveau patrice fera néanmoins frapper des monnaies à l'effigie de Julius Nepos jusqu'à la mort de ce dernier en 480[28].

Pour les contemporains de ces évènements, le changement de pouvoir ne constitue guère un bouleversement, surtout comparé à la défaite d'Andrinople de 378 ou au sac de Rome par Alaric Ier en 410[30] même si l'on en note une mention chez Jordanès au siècle suivant[A 4]. Depuis longtemps déjà, le pouvoir romain est passé aux généraux germaniques qui concentrent tous les pouvoirs, notamment lors des périodes d'interrègnes entre deux empereurs, et à leurs contingents de mercenaires. Les évènements de 476 ne font donc qu'accentuer cette situation de manière durable[38].

Romulus en exil[modifier | modifier le code]

La vie de Romulus Augustule après sa déposition n'est attestée que par des éléments parcellaires. Les sources[39] concordent sur le fait que le jeune homme épargné par Odoacre a été relégué en Campanie avec ses familiers, mais seul l'Anonyme de Valois mentionne l'octroi d'une rente annuelle de 6 000 solidi, une somme suffisante pour faire vivre confortablement la maisonnée de l'éphémère prince mais bien éloignée du revenu annuel d'un sénateur romain dont elle ne représente pas 2%[33].

Il semble en plus qu'Odoacre ait fait don d'un ancien domus d'époque républicaine ayant appartenu à Lucullus dont la propriété aurait tiré son nom de Lucullanum suite aux travaux somptuaires qu'il y avait fait réaliser[33]. Situé plus précisément en baie de Pouzzoles, le domaine, comportant plusieurs maisons de marbre, des thermes, des jardins, des temples, des terrasses... était vraisemblablement fortifié[40] car les chroniqueurs Marcellinus et Jordanès l'évoquent sous le nom de Castellum Lucullanum[41]. C'est ce domaine bien attesté pour avoir été, à différentes reprises, octroyé au moins partiellement à des dignitaires méritants de l'Italie ostrogothique[42] qui accueille Romulus, vraisemblablement accompagné de sa mère, de ses familiers et de leur domesticité[33].

On conserve en outre, datée des environs de 510, une missive adressée par Cassiodore[A 5] au nom du roi des Ostrogoths Théodoric le Grand à un certain « Romulus » qui lui confirme — sans qu'ils soient précisés — les privilèges obtenus pour lui et sa mère auprès de Libérius, un haut fonctionnaire romain au service du pouvoir ostrogoth depuis Odoacre[43]. La recherche actuelle s'accorde généralement à voir dans ce document une probable et ultime attestation concernant le souverain déchu, qui aurait alors dépassé la quarantaine d'années[44].

L'hagiographe Eugippe mentionne dans sa Vita sancti Severini l'établissement dans les années 490 — à l'époque du pontificat de Gélase — à Lucullanum d'un important monastère associé aux reliques de Séverin du Norique, amenée à la suite des demandes insistantes d'une veuve romaine d'extraction sénatoriale ou patricienne nommée Barbaria. Cette dernière aurait financé la construction d'un mausolée sur les hauteurs de la villa pour abriter les reliques du saint homme et ne serait autre que la mère de Romulus. De ce document, il a été conjecturé que l'ancien empereur est, avec sa mère, le fondateur de ce monastère grâce à la rente qui lui est octroyée[45].

L'historien Christian Settipani a également émis l'hypothèse qu'un certain Rufius Gennadius Probus Orestes (en), consul en 530 puis patrice en 546, puisse être un petit-fils de Romulus Augustule[46].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

  • Romulus Augustule est le principal protagoniste de la pièce de Friedrich Dürrenmatt Romulus der Große (Romulus le Grand), qui traite de façon non historique des derniers jours du règne du jeune prince[47].
  • C'est également l'un des personnages principaux du livre de Valerio Manfredi, La Dernière Légion[48], adapté au cinéma en 2007 par le réalisateur Doug Lefler[49], où Thomas Sangster tient le rôle de Romulus Augustule.
  • Romulus Augustus est évoqué dans l'épisode Le dernier empereur (Livre I, ép. 56) de la série Kaamelott.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références antiques[modifier | modifier le code]

  1. Les Guerres gothiques, I,1,2
  2. Auct. Haun., a 475
  3. Anonymus Valesianus, II, 8,38.
  4. Getica, 46, 242
  5. Cassiodore, Varie, III, XXV.

Références modernes[modifier | modifier le code]

  1. suivant les attestations numismatiques, cf. Marie-Alice Talbot, « Romulus Augustule », dans Aleksandr Petrovich Kazhdan (dir.), The Oxford dictionary of Byzantium, Oxford University Press, (ISBN 0195046528, lire en ligne), p. 1812
  2. suivant les attestations littéraires, cf. Marie-Alice Talbot, « Romulus Augustule », dans Aleksandr Petrovich Kazhdan (dir.), The Oxford dictionary of Byzantium, Oxford University Press, (ISBN 0195046528, lire en ligne), p. 1812}
  3. Une étymologie remontant au XVIIIe siècle et popularisée par Gibbon et souvent reprise propose « Momyllus » qui serait une corruption de « Romulus » par les Grecs (Gibbon, Chute et décadence..., III, ch. 36, 405), sans qu'il cite d'attestation antique, témoignant selon lui de l'irréversible corruption de la lignée impériale qu'il clôt ; cf. (en) Charlotte Roberts, Edward Gibbon and the Shape of History, Oxford University Press, (ISBN 9780191014901), p. 85
  4. a et b Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 270
  5. Par exemple, le chroniqueur du VIe siècle Victor de Tunnuna ne le mentionne même pas ; cf. Bertrand Lançon, 2017, op. cit. , p. 270
  6. Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 265
  7. a b c et d (en) Marjeta Sasel Kos, « The family of Romulus Augustulus », dans Peter Mauritsch, Werner Petermandl, Robert Rollinger et Christoph Ulf, Antike Lebenswelten. Konstanz - Wandel- Wirkungsmacht : Festschrift für Ingomar Weiler zum 70. Geburtstag, Harrassowitz Verlag, (ISBN 9783447057615, lire en ligne), p. 439
  8. a et b Christina La Rocca, « Romulus Augustule », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de France, , p. 1157-1158
  9. a et b Bruno Dumézil, « L'Antiquité tardive, discours et réalité des « Grandes Invasions » », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de France, , p. 65
  10. a et b Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 271
  11. Dans le même registre, Gibbon explique que les hellénophones altèrent « Romulus » en « Momullus », une déformation qui aurait pour origine la racine grecque mômus, un terme qui désigne la dérision et marque une « petite moquerie » ; Bernard Lançon souligne que depuis le XVIIIe siècle, les historiens « jouent sur les mots pour produire une ironie de l'histoire [résumant amèrement] celle de Rome à l'onomastique de son soi-disant dernier empereur » ; cf. Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 271
  12. Cécile Morrisson et Bernard Bavant, Le monde byzantin : L'Empire romain d'Orient, 330-641, Presses universitaires de France, (ISBN 9782130520061, lire en ligne), p. 24
  13. Bruno Dumézil, « Le Moyen Âge ou l'éloignement de la barbarie », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de France, , p. 67
  14. Marie-Alice Talbot, « Romulus Augustulus », dans Aleksandr Petrovich Kazhdan (dir.), The Oxford dictionary of Byzantium, Oxford University Press, (ISBN 0195046528, lire en ligne), p. 1812
  15. a b et c Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 266
  16. a et b Les éléments sur les origines de la famille maternelle de Romulus ainsi que sur le nom de sa mère, s'ils recueillent une certaine convergence chez les chercheurs, demeurent hypothétiques et restent débattus ; cf. (en) Marjeta Sasel Kos, « The family of Romulus Augustulus », dans Peter Mauritsch, Werner Petermandl, Robert Rollinger et Christoph Ulf, Antike Lebenswelten. Konstanz - Wandel- Wirkungsmacht : Festschrift für Ingomar Weiler zum 70. Geburtstag, Harrassowitz Verlag, (ISBN 9783447057615, lire en ligne), p. 439-449
  17. Peter Heather, Rome et les barbares, Alma, (ISBN 9782362792328, lire en ligne), pt416
  18. a b et c Christina La Rocca, « Oreste », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de France, , p. 1003-1004
  19. a et b Cécile Morrisson (dir.), Le monde byzantin, t. I : L'Empire romain d'Orient (330-641), Presses universitaires de France, (ISBN 978-2-13-059559-5), p. 24
  20. (en) Hugh Elton, The Roman Empire in Late Antiquity: A Political and Military History, Cambridge University Press, (ISBN 9781108686273, lire en ligne), p. 217-218
  21. Peter Heather, Rome et les barbares, Alma, (ISBN 9782362792328, lire en ligne), pt568
  22. Peter Heather, Rome et les barbares, Alma, (ISBN 9782362792328, lire en ligne), pt415
  23. Marie-Alice Talbot, « Romulus Augustulus », dans Aleksandr Petrovich Kazhdan (dir.), The Oxford dictionary of Byzantium, Oxford University Press, (ISBN 0195046528, lire en ligne), p. 1812
  24. Maurice Sartre, Empires et cités dans la méditérannée antique, Tallandier, (ISBN 9791021023604, lire en ligne), pt221
  25. (en) Charles Warren Hollister, Medieval Europe : a short story, New York, McGraw-Hil, (OCLC 53136774), p. 32
  26. Bruno Dumézil, Les racines chrétiennes de l'Europe: Conversion et liberté dans les royaumes barbares Ve - VIIIe siècle, Fayard, (ISBN 9782213649795, lire en ligne)
  27. a b c et d Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 267
  28. a b et c (en) « Romulus Augustulus (475-476 A.D.)--Two Views », sur roman.emperors.org, (consulté le 5 juin 2015).
  29. a et b Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 344
  30. a b c d e et f Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 268
  31. (en) Geoffrey Nathan, « The Last Emperor : The Fate of Romulus Augustulus », Classica et Mediaevalia, no 43,‎ , p. 262
  32. Jean-Pierre Martin, Alain Chauvot et Mireille Cébeillac-Gervasoni, Histoire romaine, Armand Colin, (ISBN 9782200626686, lire en ligne), pt461
  33. a b c et d Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 273
  34. de Jaeghere 2014, p. 551.
  35. Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 272
  36. a b et c Peter Heather, Rome et les barbares, Alma, (ISBN 9782362792328, lire en ligne), pt416
  37. a et b Bruno Dumézil, « Odoacre », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de France, , p. 943-944
  38. (en) John Julius Norwich, A short history of Byzantium, New York, Vintage Books, (ISBN 0679772693), p. 34
  39. Jordanès, Marcellinus Comes et l'Anonyme de Valois
  40. Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 274
  41. (en) Geoffrey Nathan, « The Last Emperor : The Fate of Romulus Augustulus », Classica et Mediaevalia, no 43,‎ , p. 262-263
  42. (en) Geoffrey Nathan, « The Last Emperor : The Fate of Romulus Augustulus », Classica et Mediaevalia, no 43,‎ , p. 264
  43. (en) Geoffrey Nathan, « The Last Emperor : The Fate of Romulus Augustulus », Classica et Mediaevalia, no 43,‎ , p. 269
  44. Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Perrin, (ISBN 9782262048266), p. 276 ; Christina La Rocca, « Romulus Augustule », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de France, , p. 1157
  45. (en) Geoffrey Nathan, « The Last Emperor : The Fate of Romulus Augustulus », Classica et Mediaevalia, no 43,‎ , p. 261-271.
  46. Christian Settipani, Continuité gentilice et continuité familiale dans les familles sénatoriales romaines à l'époque impériale, Oxford, Linacre College, Unit for Prosopographical Research, coll. « Prosopographica et Genealogica / 2 », , 597 p. (ISBN 1-900934-02-7), p. 164.
  47. Ulrich Weber, Friedrich Dürrenmatt ou Le désir de réinventer le monde, lire en ligne, consulté le 29 juin 2015, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2005, 137 p. (ISBN 978-2-88074-579-0), p. 34.
  48. Livres de France, nos 284-285, 2005, p. 102.
  49. Le Spectacle du monde, nos 563-568, 2010, p. 193.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles spécialisés[modifier | modifier le code]

  • Christina La Rocca, « Romulus Augustule », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de France, , p. 1157-1158
  • (en) Marjeta Sasel Kos, « The family of Romulus Augustulus », dans Peter Mauritsch, Werner Petermandl, Robert Rollinger et Christoph Ulf, Antike Lebenswelten. Konstanz - Wandel- Wirkungsmacht : Festschrift für Ingomar Weiler zum 70. Geburtstag, Harrassowitz Verlag, (ISBN 9783447057615, lire en ligne), p. 439-449
  • (en) Marie-Alice Talbot, « Romulus Augustule », dans Aleksandr Petrovich Kazhdan (dir.), The Oxford dictionary of Byzantium, Oxford University Press, (ISBN 0195046528, lire en ligne), p. 1812
  • (en) Geoffrey Nathan, « The Last Emperor : The Fate of Romulus Augustulus », Classica et Mediaevalia, no 43,‎ , p. 261-271

Ouvrages généralistes[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Michel de Jaeghere, Les derniers jours : la fin de l'empire romain d'Occident, Les Belles Lettres, , 656 p. (ISBN 978-2-251-44501-4)
  • (en) Adrian Murdoch, The last Roman : Romulus Augustulus and the decline of the west, Stroud, Sutton, , 190 p. (OCLC 80331314)

Ouvrages anciens[modifier | modifier le code]

  • (en) Edward Gibbon et David Womersley, The history of the decline and fall of the roman empire : Vol. 3, Londres, Penguin Books, (OCLC 644704684)
  • Jean Béranger, « L'abdication de l'empereur romain. », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, no 2, 123e année,‎ , p. 357-379 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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