Valentinien Ier

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Valentinien Ier
Empereur romain
image illustrative de l’article Valentinien Ier
Monnaie de Valentinien Ier.
Règne
-
11 ans, 8 mois et 22 jours
Période Valentiniens
Précédé par Jovien
Co-empereur Valens et Gratien (à partir de 367)
Usurpé par Procope (365366)
Suivi de Valens, Gratien et Valentinien II
Biographie
Nom de naissance Flavius Valentinianus
Naissance En 321 - Cibalae (Pannonie)
Décès (~54 ans)
Pannonie
Père Gratien l'Ancien
Épouse (1) Marina Severa
(2) Justina
Descendance (1) Gratien (de Marina Severa)
(2) Valentinien II (de Justina)
(3) Galla (de Justina)
(4) Justa (de Justina)
Empereur romain

Valentinien Ier (Flavius Valentinianus Augustus) (321 - 17 novembre 375), co-empereur romain de 364 à 375 avec son frère cadet Valens, empereur de 364 à sa mort à la bataille d'Andrinople en 378.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son accession à l'Empire[modifier | modifier le code]

À la mort de l'empereur Jovien (363 - 364), il n'est pas question de lui donner pour successeur son fils Varronien, mais, comme cela avait été le cas à la mort de l’empereur Julien, une assemblée de hauts fonctionnaires et d’officiers, à Nicée, délibère sur le choix de l’empereur (20 février 364). Après le refus du préfet du prétoire d'Orient Secundus Salutius d'accepter la charge impériale, elle désigne Valentinien (Flavius Valentinianus), fils d’un officier d’origine pannonienne arrivé jusqu'au rang de gouverneur de province, et lui-même, comme naguère Jovien, officier de la maison de l’empereur[1].

L’armée lui demandant de s’adjoindre tout de suite un collègue, il désigne, à Nicomédie, le 28 mars 364, son frère cadet Valens (Flavius Valens), simple protector, sous Jovien, qui reçoit pour sa part l’Orient avec Constantinople pour capitale, tandis que Valentinien prenait l’Occident avec Milan pour résidence. Ce partage de l'Empire, imposé par les menaces aux frontières et les rivalités entre armées, se fait en bonne collégialité, chaque empereur ayant les mêmes pouvoirs[1].

Son règne[modifier | modifier le code]

Le 24 août 367, Valentinien, qui vient d’être gravement malade, proclame empereur à Amiens son fils Gratien (Flavius Gratianus), qui devint Auguste à 8 ans[2].

Valentinien mène plusieurs campagnes contre les Alamans, et reconstruit les fortifications du Danube et du Rhin, à Cologne, Mayence, Spire et Bâle, et renforce l’armée gauloise. Il prend comme capitale Trèves, en 367. Son général Théodose l'Ancien reprend la province de Bretagne, envahie par les Pictes d’Écosse et les Scots d’Irlande et défend les rives de la Manche (le litus saxonicum contre les Saxons[3].

En Afrique, il doit faire face à la révolte de Firmus entre 373 et 375, qui occupe Césarée. Théodose l'Ancien, envoyé par Valentinien, noie la révolte dans le sang[4],[3].

On lui doit une loi qui interdit les unions avec les barbares en 370[réf. nécessaire]. Il entretient une foi chrétienne, mais tolérante vis-à-vis du paganisme, seuls les sacrifices nocturnes restent interdits. Il a le souci de maintenir à l’égard du clergé chrétien les droits supérieurs de l’État. Il confirme en 373 l’élection d’Ambroise à l’évêché de Milan et intervient dans les troubles qui ont lieu lors de l’élection à Rome de Damase Ier en 366[5].

Sa fin[modifier | modifier le code]

Il meurt en Pannonie où l’a appelé une guerre contre les Quades et les Sarmates en novembre 375[4]. Son fils ainé Gratien, déjà Auguste depuis 367, lui succède sans difficulté, mais l'armée proclame aussi son second fils Valentinien II, âge de seulement quatre ans[6],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Petit 1974, p. 626
  2. a et b Zosso et Zingg 1995, p. 165
  3. a et b Petit 1974, p. 650
  4. a et b Petit 1974, p. 629
  5. Petit 1974, p. 635
  6. Petit 1974, p. 630

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Petit, Histoire générale de l’Empire romain, t. III Le Bas-Empire, Seuil, (ISBN 2020026775)
  • Constant Schuurmans, « Valentinien I et le Sénat romain », L'antiquité classique, t. 18, no 1,‎ , p. 25-38 (lire en ligne)
  • François Zosso et Christian Zingg, Les Empereurs romains, Paris, édition Errance, , 256 p. (ISBN 2877722260)

Articles connexes[modifier | modifier le code]