Gordien Ier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gordien.
Gordien Ier
Empereur romain
Image illustrative de l'article Gordien Ier
Profil de Gordien Ier sur un sesterce.
Règne
janvier 238 (~1 mois)[1]
Période « Anarchie militaire »
Précédé par Maximin Ier le Thrace
Co-empereur Gordien II
Suivi de Maxime Pupien et Balbin
Biographie
Nom de naissance Marcus Antonius Gordianus
Naissance v. 158 - Phrygie (?)
Décès janvier 238 (80 ans)
Carthage (Afrique)
Descendance (1) Gordien II
(2) Antonia Gordiana
Liste des empereurs romains

Gordien Ier (Marcus Antonius Gordianus Sempronianus Romanus Africanus) (v. 158 - 238) est proconsul de la province d'Afrique. Il est proclamé empereur romain au début de 238, lors de la réaction sénatoriale contre Maximin le Thrace et éliminé après un mois. Son règne est connu par l'Histoire d'Hérodien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Buste de Gordien Ier

Marcus Antonius Gordianus est d'une famille aisée, peut-être originaire d'Anatolie. Il accompagne Caracalla en Orient. Il est légat en Bretagne inférieure en 216, puis consul suffect vers 220/222. Il exerce plusieurs gouvernements provinciaux sous Alexandre Sévère et âgé de près de 80 ans, il atteint le sommet d'une carrière sénatoriale : il est nommé en juillet 237 proconsul de la province romaine d'Afrique proconsulaire[2].

Début 238, les propriétaires de la cité de Thysdrus, exaspérés des exactions engendrées par les exigences fiscales de Maximin le Thrace tuent le procurateur de leur cité. Ils désignent Gordien comme empereur, malgré ses réticences. La date précise de proclamation est controversée : début janvier d'après des travaux récents[3] ou le 22 mars[4]. Immédiatement, du fait de son âge, il s'adjoint son fils Gordien II et informe le Sénat romain, qui les reconnaît sans hésitation[5].

Cependant en Numidie, province voisine de la Proconsulaire, le légat Capellianus resté fidèle à Maximin mobilise la troisième légion Auguste et affronte l'armée des Gordiens, levée à la hâte et dirigée par son fils Gordien II, qui périt au combat. À la nouvelle de cette mort et cette défaite, Gordien Ier se suicide après un mois de règne[6].

Les sénateurs Maxime Pupien et Balbin se voient conférer par le Sénat le titre d'empereur (22 avril 238) mais c'est le petit-fils de Gordien Ier, neveu de Gordien II, Gordien III, nommé en avril César par le Sénat sous la pression populaire, qui est finalement confirmé seul empereur, après l'assassinat de Pupien et Balbin par la garde prétorienne le 29 juillet 238.

Noms successifs[modifier | modifier le code]

  • Vers 158, naît Marcus Antonius Gordianus Romanus Africanus
  • 238, accède à l'Empire : Imperator Caesar Marcus Antonius Gordianus Sempronianus Romanus Africanus

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Loriot et Nony 1997, p. 9
  2. Denis Roques, Histoire d'Hérodien, note 40 p. 275
  3. Loriot et Nony 1997, p. 31
  4. François Zosso et Christian Zingg, Les Empereurs romains, édition Errance, 1995
  5. En avril ou en mai, selon Paul Petit, Histoire générale de l’Empire romain, Seuil, 1974, (ISBN 2020026775), p. 446
  6. Hérodien, VII, 9

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Auteur antique
  • Hérodien, traduction de Denis Roques, Histoire des empereurs romains de Marc-Aurèle à Gordien III, Les Belles Lettres, Collection la Roue à livres, Paris, 1990, (ISBN 2251339035)
Auteurs modernes
  • Tadeusz Kotula, L'insurrection des Gordiens et l'Afrique romaine, Eos, 51, 1959/1960, p 197-211
  • Xavier Loriot et Daniel Nony, La crise de l'empire romain, 235–285, Paris, Armand Colin,‎ 1997, 304 p. (ISBN 2-200-21677-7), p. 65-80.
  • François Zosso et Christian Zingg, Les Empereurs romains, édition Errance, 1995, (ISBN 2877722260)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :