Marcus Claudius Marcellus (neveu d'Auguste)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Claudius Marcellus.
Buste de Marcellus, vers 20 av. J.-C., Rome, collection de la Fondation Sorgente Group.
Statue de Marcellus, Musée archéologique national de Naples, Italie.

Marcus Claudius Marcellus (42 av. J.-C. - 23 av. J.-C.) est le fils aîné d'Octavie, la sœur d'Auguste, et de Gaius Claudius Marcellus Minor, qui fut consul en 50 av. J.-C. Par son père, il descend de Marcus Claudius Marcellus, un fameux général de la Deuxième guerre punique.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 39 av. J.-C., dans le cadre du traité de Misène, qui met provisoirement fin à l'affrontement entre Sextus Pompée d'un côté, Auguste et Marc-Antoine de l'autre, Sextus Pompée fiance sa fille, Pompeia Magna, à Marcus Claudius[1]. Marcus Claudius n'a alors que trois ans. Les hostilités reprenant peu après, le mariage ne sera jamais célébré. Auguste permit à Marcus Claudius, alors tout jeune homme, d'accéder au pontificat et l'édilité curule[2]. Il est aux côtés d'Auguste lors de ses triomphes à la suite de ses victoires contre Marc-Antoine et Cléopâtre et contre les Cantabres.

En tant que proche parent de l'empereur, c'est un successeur potentiel. En 25 av. J.-C., Marcellus se marie avec la fille d'Auguste, Julia, Marcus Vipsanius Agrippa officiant en l'absence d'Auguste [3]. À cette période, Auguste tombe malade et, d'après Dion Cassius, l'opinion générale est qu'Auguste choisira Marcellus comme successeur, plutôt qu'Agrippa ou Tibère. En 23 av. J.-C. il est élu édile et donne un spectacle magnifique pour célébrer cette élection. Il dégage aussi des crédits pour commencer la construction du théâtre qui portera son nom. Il ne voit pas l'achèvement de ce projet car il tombe malade et meurt à Baïes[4] malgré les soins du médecin d'Auguste Antonius Musa.

Il est célébré par Virgile au chant VI de l'Énéide :

Heu, miserande puer, si qua fata aspera rumpas,

tu Marcellus eris. Manibus date lilia plenis,

purpureos spargam flores, animamque nepotis

his saltem adcumulem donis, et fungar inani

munere ». (Hélas, malheureux enfant, si tu rompais les cruels destins ! Toi, tu seras Marcellus. Donnez à pleines mains les lis, que je répande des fleurs pourpres, et que, l'âme de mon descendant, je la comble du moins de ces dons, et m'acquitte d'un vain devoir".)

(Virgile, Énéide, Ch VI, V. 882-885).

Octavie perdit connaissance à l'audition de cet éloge, et Auguste fit verser au poète une forte somme pour chacun des vers qui célébraient ce neveu regretté.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dion Cassius, Histoire romaine, XLVIII, 38[1].
  2. Tacite, Annales, I, 3.[2]
  3. Dion Cassius, Histoire romaine [détail des éditions] [lire en ligne], LIII, 27, 5.
  4. Properce, Élégies [détail des éditions] [lire en ligne], III, 18.

Liens externes[modifier | modifier le code]