Nicolas Le Riche

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Nicolas Le Riche
Naissance (43 ans)
Sartrouville, Île-de-France
Activité principale Danseur étoile
Style Danse classique
Danse contemporaine
Style néoclassique
Activités annexes Chorégraphe
Lieux d'activité Paris
Années d'activité 1988-2014
Formation École de danse de l'Opéra national de Paris
Maîtres Serge Peretti
Gilbert Mayer
Patrice Bart
Conjoint Clairemarie Osta
Descendants Deux enfants

Scènes principales

Opéra national de Paris

Nicolas Le Riche, né le à Sartrouville, située à quinze kilomètres au nord-ouest de Paris, est un danseur français. Il est étoile du ballet de l'Opéra national de Paris.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Nicolas Le Riche commence la danse en 1979, à l’âge de 7 ans, notamment dans le but de se démarquer de son frère ainé[1].

Il intègre en 1982 l'école de danse de l'Opéra de Paris, que dirigeait Claude Bessy.

Mais, pour l’anecdote, s'il décide de passer le concours d’entrée de l’Opéra, c’est pour défier un de ses copains[1]. Durant les six années de son cursus le jeune danseur a pour maître le danseur étoile Serge Peretti.

Dans le ballet de l'Opéra de Paris[modifier | modifier le code]

Nicolas Le Riche intègre le corps de ballet en 1988, à l'âge de seize ans.

Il est promu coryphée en 1989, sujet en 1990 et premier danseur en 1991.

Nicolas Le Riche est un des lauréats du prix du Cercle Carpeaux en 1991.

C'est à cette époque qu'il danse sous la direction de Rudolf Noureev, qui poussera son début de carrière[2] en lui donnant les rôles de Mercutio puis de Roméo dans Roméo et Juliette.

Danseur étoile[modifier | modifier le code]

Nicolas Le Riche est nommé étoile par Patrick Dupond, le 27 juillet 1993, après avoir interprété le rôle du prince dans Giselle, un rôle qui deviendra son grand rôle récurrent tout au long de sa carrière.

Sur scène[modifier | modifier le code]

Nicolas Le Riche est l'un des partenaires de prédilection de Sylvie Guillem, avec qui il a très souvent dansé en France et à l'étranger, notamment dans Marguerite et Armand, ballet créé par Rudolf Noureev et Margot Fonteyn. Roland Petit crée pour lui en 1999 le ballet Clavigo[3] et fera de Nicolas Le Riche l’interprète emblématique sa pièce Le Jeune Homme et la Mort qu’il danse pour la première fois avec Marie-Claude Pietragalla et qu’il interprète encore aujourd’hui. Ses saisons récentes à l'Opéra de Paris, comme les plus anciennes, mêlent classique et contemporain, Nicolas Le Riche se refusant par ailleurs à établir un quelconque cloisonnement entre deux facettes d'un seul et même art[4].

Le Riche s'est également produit sur la scène des plus grandes compagnies du monde comme le Bolchoï, le Mariinsky, le Royal Ballet de Londres, le Tokyo Theater ou le New York City Ballet

Par ailleurs, il crée entre autres ses propres chorégraphies depuis 2001, tout en continuant sa carrière d'étoile de l'Opéra de Paris. En 2005, il crée Caligula, ballet en cinq actes sur la musique des Quatre Saisons de Vivaldi et une livret de Guillaume Gallienne où il s'inspire de la vie de l'empereur romain[5]. En 2007, il conçoit pour l'Opéra de Paris un spectacle tout public mêlant danse, musique, peinture et photographie. Ce spectacle, baptisé Écho, a été présenté à l'amphithéâtre Bastille.

Un livre de photographies prises par Anne Deniau lui étant consacré paraît le 2 octobre 2008. Ce livre de 350 pages regroupe 400 photographies prises sur près de 6 ans, de 2003 à 2008. Le livre, à double entrée, présente d'un côté l'artiste en scène, et de l'autre dans des moments de travail, de détente ou de concentration. Un blog animé par Nicolas Le Riche et Anne Deniau accompagne le lancement du livre[6].

Le 31 décembre 2008, il reprend le rôle de soliste dans le Boléro de Béjart à l'Opéra de Paris, lors d'une soirée retransmise sur Arte. En mars-avril 2009, il interprète le rôle principal pour l'entrée au répertoire de l'Opéra national de Paris du ballet La Troisième Symphonie de Mahler de John Neumeier. En mai 2009, il interprète le rôle d'Eugène Onéguine dans Onéguine de Cranko. En décembre 2009, il aborde pour la première fois les rôles mythiques des Ballets Russes à l'Opéra de Paris : le Faune dans L'Après-midi d'un Faune, créé par Nijinsky, et Petrouchka dans le ballet du même nom.

En 2012, il interprète Rearray de William Forsythe sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées en compagnie de Sylvie Guillem[7]. La même année, il danse Dances at a Gathering de Jerome Robbins et Appartement du chorégraphe suédois Mats Ek.

Pour la saison 2013-2014, il participe à la création de Saburo Teshigawara intitulée Darkness Is Hiding Black Horses[8] et interprète aux côtés d'Aurélie Dupont Le Parc de Angelin Preljocaj, puis Mademoiselle Julie de la chorégraphe suédoise Birgit Cullberg, où il fait d’ailleurs forte impression[9],[10]. Nicolas Le Riche fait partie des nominés des National Dance awards 2014, grâce à sa prestation dans Le Jeune Homme et la Mort de Roland Petit avec l'English National Ballet.

En avril 2014 commence la tournée française de son propre spectacle Itinérances accompagné de Clairemarie Osta, Eleonora Abbagnato, Russell Maliphant et Isabelle Ciaravola. Spectacle durant lequel seront interprétés cinq œuvres : Critical Mass et Shift de Russell Maliphant, Le Jeune Homme et la Mort de Roland Petit, Annonciation d’Angelin Preljocaj et Odyssée (pas de deux chorégraphié par Le Riche lui-même)[11].

Ses partenaires de danse[modifier | modifier le code]

Nicolas Le Riche aura également dansé avec les plus grandes étoiles de l’Opéra de Paris comme Elisabeth Platel, Marie-Claude Pietragalla, Aurélie Dupont ou Marie-Agnès Gillot.

Néanmoins il entretient un partenariat privilégié avec Sylvie Guillem.

Style[modifier | modifier le code]

Danseur virtuose, pourvu d’une technique affutée et d’une puissance de saut impressionnante, Nicolas Le Riche est également un interprète sensible[9] choisi par les plus grands chorégraphes de notre siècle[12],[13], évoluant aussi bien dans le répertoire classique qu'en danse contemporaine.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Guillaume Gallienne, ami du danseur, dira :

« Il bondit comme un tigre, vole comme un ange et atterrit comme un chat. »[14],[15]

Activités hors de l'Opéra de Paris[modifier | modifier le code]

Grand passionné de musique, affichant des goûts très éclectiques, allant du classique à la pop, il se produit d'ailleurs sur scène en novembre 2012 lors d’un concert de Mathieu Chedid[16], joue de la guitare, de la clarinette et s'adonne à l’aquarelle[2].

Les adieux[modifier | modifier le code]

Le , il fait ses adieux à la scène de l’Opéra de Paris à 42 ans, l’âge de la retraite pour cette maison[17].

Ses adieux donnent lieu à une soirée exceptionnelle dont le seul architecte est Nicolas Le Riche lui-même. Elle est composée de ballets dansés dans leur intégralité - Le Jeune Homme et la Mort (Petit), L'Après-midi d’un Faune (Nijinski) et le Boléro (Béjart) - et d’extraits : Suite of Dances de Jerome Robbins, Caligula de Le Riche, Raymonda de Rudolf NoureevLes Forains de Roland PetitLe Bal des Cadets de Lichine. Ses ballets ont marqué la carrière du danseur durant ses 24 années au sein de la compagnie parisienne.

La soirée est également marquée par la venue d'invités spéciaux, amis de Nicolas Le Riche : Guillaume Gallienne lit un texte en hommage au danseur, Mathieu Chedid interprète à la guitare la partition de Suite of Dances sur la scène de l'opéra Garnier et Sylvie Guillem rejoint Le Riche lors du salut final.  

La soirée se clôture par une standing ovation de plusieurs dizaines de minutes.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Nicolas Le Riche est marié à la danseuse étoile de l'Opéra de Paris Clairemarie Osta.

Ils ont deux filles ensemble[18].

Répertoire[modifier | modifier le code]

Chorégraphies[modifier | modifier le code]

  • 2001 : RVB 21 pour le Ballet de Nancy
  • 2004 : Caligula pour le Ballet de l'opéra de Paris, livret de Guillaume Gallienne
  • 2007 : participation à Écho
  • 2014 : Itinérances (création du pas de deux Odyssée)
  • 2014 : "Une Après-Midi..." pour Clairemarie Osta

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages

Documentaires

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Émission Encore heureux consacrée à « Nicolas Le Riche » sur France Inter.
  2. a et b (en) Interview, Nicolas Le Riche par Kevin Ng sur ballet.co.uk le 31 juillet 2000.
  3. clavigo ballet de roland petit inspiré de l'oeuvre de goethe, article par Claire Gaillard du 10 mai 2010.
  4. Ici en 2012
  5. Un ballet pour Caligula dans L'Express du 31 janvier 2011.
  6. (fr) Blog sur le livre
  7. 6.000 miles away, Sylvie Guillem et beaucoup d’autres
  8. En répétition avec Saburo Teshigawara sur le site de l'opéra de Paris le 24 octobre 2013.
  9. a et b Ballet : jeux pervers de deux pionnières… et Nicolas Le Riche, article dans le JDD le 24 février 2014
  10. Danser le pire, pour le meilleur, article dans Le Monde le 26 février 2014.
  11. Programme du spectacle Itinérances
  12. Le grand saut de Nicolas Le Riche par Philippe Noisette le 21 février 2014 sur le site Les Échos.
  13. La danse est l'art de l'humilité, interview de Nicolas Le Riche par Dominique Simonnet du 17 avril 2003.
  14. « Le danseur étoile Nicolas Le Riche tire sa révérence à l'Opéra », sur francemusique.fr,‎ (consulté le 21 juillet 2014)
  15. Soirée exceptionnelle Nicolas Le Riche, annonce d'une émission du 29 décembre 2014 sur le site d'Arte.
  16. http://walkzine.com/2012/11/10/mathieu-chedid-m-au-104/
  17. Fond Farewell to a Paris Opera Ballet Étoile, article du 10 juillet 2014 de Roslyn Sulcas dans le New York Times.
  18. Les étoiles brillent à l’Opéra dans Paris Match du 26 décembre 2011.
  19. Fiche du film sur le site du Forum des images.
  20. Nicolas Le Riche, fiche du film de Jérôme Laperrousaz.
  21. Sur le fil, Fiche du film sur imdb.com