Andronic Ier Comnène

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Andronic Ier Comnène
Empereur byzantin
Image illustrative de l'article Andronic Ier Comnène
Pièce à l'effige d'Andronic Ier Comnène
Règne
-
1 an 11 mois et 19 jours
Période Comnène
Précédé par Alexis II Comnène
Suivi de Isaac II Ange
Biographie
Naissance v. 1118
Décès (env. 67 ans)
Père Isaac Comnène
Mère Irène de Galicie ou Cata de Georgie
Épouse Inconnue
Agnès de France
Théodora Comnène (maitresse)
Descendance Manuel Comnène
Jean Comnène
Marie Comnène
Alexis Comnène
Irène Comnène
Empereur byzantin

Andronic Ier Comnène (en grec byzantin : Ανδρόνικος Α’ Κομνηνός), né vers 1118, tué le , empereur byzantin de au , fils du sébastocrator Isaac Comnène et petit-fils d’Alexis Ier Comnène. Il arrive tardivement sur le trône, alors qu'il est âgé de plus de soixante ans. Avant cela, sa vie est parsemée d'événements chaotiques. Il s'oppose à plusieurs reprises à son cousin, l'empereur Manuel Ier Comnène qui est contraint de l'emprisonner quand Andronic ne s'enfuit pas parmi les différents États voisins de l'Empire byzantin.

À la mort de Manuel, Andronic ne tarde pas à profiter du vide du pouvoir engendré par la minorité d'Alexis II Comnène et l'incapacité de ses régents à faire valoir leur autorité. Il se porte à la tête d'une rébellion unissant la population de la capitale et les membres de l'aristocratie mis de côté sous les précédents empereurs Comnènes. Son arrivée sur le trôné, marquée par le massacre des Latins de Constantinople est caractérisée par une violente politique réactionnaire de remise en cause du système de gouvernement mis en place par ses prédécesseurs. Rapidement, il s'aliène une bonne partie de l'aristocratie dominante tandis que les frontières de l'Empire sont assaillies, notamment par les Normands. Finalement, moins de deux ans après sa prise du pouvoir, il est renversé par une révolte conduite par Isaac II Ange et exécuté au terme d'une atroce agonie. En dépit de la brièveté de son règne, la personnalité d'Andronic tout autant que son désir de rompre brutalement avec la politique menée depuis un siècle ont suscité un fort intérêt de la part des historiens, dont certains estiment que, par ses actions, il a profondément déstabilisé l'Empire qui rentre alors dans une période de profond déclin, culminant avec le sac de Constantinople en 1204.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Andronic est le fils d'Isaac Comnène, un frère de Jean II Comnène avec qui il entretient des relations conflictuelles, tentant à plusieurs reprises de s'emparer du trône impérial, sans réussites. Toutefois, cette ambition préfigure celles à venir d'Andronic. Celui-ci vit son enfance comme otage chez le sultan d’Iconium, est élevé avec son cousin germain le futur empereur Manuel Ier Comnène. En désaccord avec Manuel, Andronic fut la plupart de son temps en disgrâce, en résidence forcée et en exil durant le règne de son cousin. Andronic est à la fois intelligent, instruit, pratiquant assidu des exercices physiques, cavalier accompli d’un très grand courage fort populaire dans l’armée, et bon vivant séducteur et aventurier. Du fait de la richesse de son existence avant d'arriver sur le trône, la vie d'Andronic est souvent décrite comme aventureuse ou romanesque et il est comparé à Digénis Akritas par Michael Angold[1].

Miniature de Manuel Ier Comnène, le cousin d'Andronic, avec qui il entretient des relations difficiles et souvent conflictuelles.

Au début de sa vie, il entretient de bonnes relations avec Manuel, qui le nomme en 1151 thémarque de Cilicie, dans un contexte très difficile car hormis quelques ports et places fortes, ce pays n’appartient alors plus aux byzantins mais aux royaumes arméniens, et par ailleurs les attaques du Sultanat de Roum sont incessantes. En 1153, il est nommé thémarque de Naissos, dans les Balkans. Là, il participe activement aux négociations avec le royaume de Hongrie, le rival régional de Byzance. Toutefois, il semble qu'il en profite aussi pour s'assurer du soutien des Hongrois dans le but de s'emparer du trône impérial. Il leur aurait promis les villes de Niš et de Braniševo[2]. À son retour à Constantinople en 1154, certains de ses partisans ont probablement dévoilé à Manuel sa conspiration et Andronic est arrêté l'hiver suivant et emprisonné. À cette époque, Andronic entretient de profondes inimitiés avec certains membres de la cour impériale, dont Jean Comnène qui lui reproche d'entretenir une liaison avec sa sœur, veuve depuis la mort de son mari. En outre, les deux hommes sont en compétition pour l'obtention du titre de Grand Domestique à la mort d'Alexis Axouch. Quoi qu'il en soit, cet emprisonnement marque une rupture dans les relations entre Manuel et Andronic, qui tente plusieurs fois de s'échapper. Grâce à des complices, il y parvient en 1164. Il gagna alors la cour de son autre cousin, Iaroslav Ier Osmomysl prince de Galicie. Toutefois, celui-ci ne tarde pas à le priver de son soutien du fait de la pression de Manuel et Andronic revient à Constantinople, où il reçoit le pardon de son cousin ainsi qu'un commandement militaire important lors d'une campagne en Hongrie[3].

Pour autant, Andronic ne renonce pas à s'opposer à son cousin de nouveau. Il critique le fait que Manuel décide de déclarer comme ses héritiers sa fille Marie fiancée à Béla III de Hongrie, dans le cas où il n'aurait pas d'héritiers mâles. Or, Andronic s'oppose à ce que le trône byzantin revienne à un souverain étranger et il bénéficie rapidement de nombreux soutiens, notamment celui d'Alexis Axouch[4]. Pour l'éloigner, Manuel le renvoie une nouvelle fois en Cilicie (1166) mais le destitue très vite et Andronic s’enfuit alors en Palestine croisée avec le produit des impôts ciliciens. À Saint-Jean-d'Acre, il séduit Théodora Comnène, jeune veuve de Baudouin III de Jérusalem. Manuel le décrète traître, met sa tête à prix et ordonne à ses agents de la capturer avec l’ordre de lui crever les yeux : Andronic s’enfuit avec Théodora (1167), menant pendant treize ans une vie aventureuse de chef mercenaire à Damas, Bagdad, en Géorgie, à Mardin, à Erzurum puis chez un émir turc de l’ancien thème de Chaldée qui lui donne une forteresse à la frontière turco-byzantine. De là il mène la vie d’un chevalier brigand, rançonnant les caravanes et pillant le territoire impérial. Mais lors d’une de ces incursions Théodora est capturée par le gouverneur de Trébizonde. C'est principalement cet épisode de sa vie qui contribue à son image d'aventurier romantique. Toutefois, Manuel décide de le pardonner une nouvelle fois quelques mois avant sa mort, en 1180. Il désire alors renforcer la position de son fils Alexis comme successeur, d'autant que celui-ci est encore mineur et qu'Andronic pourrait en profiter pour lui ravir le trône[5].

Contexte : un pouvoir impérial fragilisé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Alexis II Comnène.

À la mort de Manuel Ier en 1180, c'est le jeune Alexis II qui devient empereur mais il n'est alors qu'un adolescent. C'est sa mère qui prend la régence, assisté du protosébaste Alexis Comnène. Or, ce gouvernement ne tarde pas à faire l'objet de vives oppositions, d'autant que Marie d'Antioche, d'origine occidentale, fait l'objet de fortes méfiances au sein de la cour impériale. La dynastie des Comnènes, instaurée par Alexis Ier Comnène en 1081 repose sur un savant réseau d'alliances matrimoniales dont l'Empereur occupe le centre, ce qui lui permet de s'appuyer sur toute une aristocratie plus ou moins proche sur le plan familial. Or, avec cette régence, ce mode de fonctionnement ne peut plus tenir. La première conspiration est ourdie par Marie, la sœur d'Alexis et son mari Rénier de Montferrat mais elle est démasquée[6],[7].

Règne[modifier | modifier le code]

Accession au trône[modifier | modifier le code]

C'est alors que les opposants à la régence commencent à se tourner vers Andronic, qui se trouve en Paphlagonie et dont deux fils ont participé au complot de Rénier et sont désormais en prison. Rapidement, Andronic décide de prendre la direction de Constantinople, dans le but de protéger Alexis II de ses régents. Cette révolte est symptomatique des défauts du système de gouvernement des Comnène. Celui-ci, qui repose sur la proximité des liens familiaux avec l'Empereur, tend à éloigner progressivement du centre du pouvoir certains des membres de la famille des Comnène qui n'accèdent pas au trône[Note 1],[8] Dans un premier temps, il progresse rapidement et vainc les forces loyalistes à la bataille de Nicomédie. Au début du printemps 1182, il se présente au bord du Bosphore qui lui est barré, ce qui l'empêche de débarquer en Europe et de s'en prendre à Constantinople. Toutefois, la flotte byzantine, commandée par Andronic Kontostéphanos, ne tarde pas à rejoindre les rangs d'Andronic[9]. Dès lors, le parti de la régence s'effondre et Andronic peut aisément pénétrer dans la capitale. Le protosébaste Alexis est aveuglé et Marie est contrainte de rentrer dans un couvent[10]. La facilité avec laquelle Andronic s'empare du trône est liée tout à la fois à l'impopularité des régents qu'à l'habileté d'Andronic. Ce dernier se repose tant sur le peuple (notamment les habitants de Constantinople) que sur les membres de l'aristocratie écartées du pouvoir par les précédents empereurs, notamment les sénateurs. De ce fait, il s'oppose frontalement aux familles aristocratiques privilégiées par les membres de sa famille depuis un siècle[11],[12].

Toutefois, la prise du pouvoir ne s'arrête pas au renversement des régents. Les Constantinopolitains exaspérés ravagent les quartiers riches habités par les marchands « Latins » exemptés de taxes, dont beaucoup sont massacrés : c’est le massacre des Latins de Constantinople de 1182. Ce mouvement est clairement soutenu par Andronic dont les troupes participent activement au massacre. En effet, sous le règne de son frère, il s'est toujours opposé à l'occidentalisation progressive de la cour byzantine[Note 2]. En outre, sa méfiance envers les Latins est accrue du fait de leur soutien à la régence[10]. Cet événement est la conséquence du rapprochement brutal entre l'Occident et le monde byzantin à la suite de l'apparition des Croisades à la fin du XIe siècle. Si les Croisés et les Occidentaux en général sont perçus comme une aide potentielle dans la lutte des Byzantins contre les Turcs en Asie, ils représentent aussi une concurrence sur le plan économique et une menace sur plan militaire[Note 3], sans oublier la persistance des désaccords théologiques entre Rome et Constantinople. Quoi qu'il en soit, ce massacre a des effets immédiats sur les relations entre Byzance et le reste de l'Occident chrétien. Certains Latins parviennent à s’échapper grâce aux navires vénitiens qui, en représailles, ravagent l’Hellespont et les îles de la mer Égée. La séparation des Églises d'Orient et d'Occident étant encore récente (1054), la rancœur des Constantinopolitains se porte aussi sur le légat du pape Alexandre III, le cardinal le rite latin Jean, qui est décapité, sa tête étant ensuite attachée à la queue d’un chien.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Andronic entre dans Constantinople peu après, fait exécuter la régente Marie d’Antioche, se fait associer au trône et est intronisé en septembre 1183. Décidé à éliminer tous ceux qui se dressent entre lui et le trône, il fait ensuite empoisonner la fille de Manuel Ier, Maria et son époux avant de faire étrangler le jeune empereur Alexis, avec une corde d’arc. Il abandonne Théodora et se remarie ensuite avec la jeune impératrice Agnès de France, veuve d’Alexis. Andronic Ier Comnène se fait ensuite absoudre de ses parjures par le nouveau patriarche Basile II Kamatéros, qui est sa créature.

Andronic, au sommet de son parcours, montre une volonté réformatrice. Les chroniqueurs de l’époque le blâment comme lui font les plus grandes louanges. Il change en effet totalement l’administration, supprime la vénalité des charges, interdit de lever arbitrairement des impôts (il était spécialiste en ce domaine), donne des sécurités aux cultivateurs, supprime le droit d’épave, envoie des juges réformateurs dans les provinces. Il veut mettre fin d’une manière radicale aux abus de l’administration, aux exactions commises par les puissants sur les pauvres (surtout au niveau financier).

Ces changements ne sont pas au goût de tout le monde et suscitent complots et rébellions internes, notamment de la noblesse. Il doit d’ailleurs en 1184 partir en campagne réprimer une révolte des gouverneurs des villes d’Asie Mineure (ainsi, son cousin Isaac Comnène thémarque de Tarse, s’établit officiellement à Chypre et se déclare politiquement indépendant). Par vengeance il s’en prend à ses parents et, exaspéré par les révoltes dans l’empire, il fait régner la terreur à Constantinople. Bientôt il est détesté par la plupart des habitants de l’empire.

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

La politique étrangère d’Andronic est à l’opposé de celle de Manuel, qui avait exempté de taxes les marchands occidentaux et soutenu les États latins d'Orient. Andronic, lui, taxe les marchands occidentaux, privilégie les juifs et les arabes, et signe un traité par lequel il s’engage à aider Saladin à combattre les états croisés. Andronic est donc honni en Occident, où le mariage du roi Henri VI, fils de Frédéric Barberousse, avec Constance, tante et héritière de Guillaume II de Sicile, le 29 octobre 1184 rapproche deux des principaux ennemis de l’Empire byzantin.

Andronic tente alors de se rapprocher de la Papauté et signe un traité avec Venise mais cela ne suffit pas à empêcher Guillaume II de partir en campagne contre l’empire byzantin. Le roi de Sicile part le 11 juin 1185 de Messine et Guillaume remporte rapidement de nombreuses victoires : le 24 juin, Durazzo est prise ; le 6 août l’armée normande d’Italie arrive devant Thessalonique rejointe ensuite par la flotte le 15 août. Le 24 août, les Normands prennent d’assaut la ville, la panique gagne Constantinople et Andronic demande que l’on tue les détenus politiques emprisonnés (ses ennemis potentiels) mais n’a pas le temps de publier son édit car Isaac Ange rassemble à la basilique Ste-Sophie une population déchaînée et tue Étienne Hagiochristophoritès le favori d’Andronic Ier venu réprimer le mouvement : c’est la chute d’Andronic (12 septembre 1185). Sur le Bosphore, Andronic tente de fuir avec son épouse et ses concubines sur un dromon, qui parvient sur la Mer Noire, mais il est rattrapé et arrêté par la flotte impériale obéissant désormais à Isaac Ange.

Mort[modifier | modifier le code]

L’humiliation d’Andronic. Manuscrit de la Bibliothèque Nationale, Français 68

On conduit Andronic devant Isaac Ange pour connaître son châtiment : on lui coupe la main droite, on l’attache à l’envers sur le dos d’un cheval galeux et on l’exhibe au pilori dans Constantinople pendant plusieurs jours sans eau ni nourriture.

Le peuple de Constantinople s’acharne alors contre lui : on lui jette de l’eau bouillante au visage, on lui arrache un œil et on le pend par les pieds entre deux piliers sur l’Hippodrome. Il n’arrête pas de répéter : « Aie pitié, mon Dieu ! Pourquoi s’acharner sur un roseau brisé ? ». Un soldat génois met fin à ses souffrances en lui plongeant une lame dans le cœur.

Isaac II Ange refuse de le laisser inhumer dans l’église des Quarante-Martyrs qu’il avait fait construire et richement décorer pour lui servir de sépulture. Ses restes sont déposés par des âmes charitables dans un cimetière situé non loin d’un petit monastère aux portes de la ville.

Historiographie[modifier | modifier le code]

En dépit de la brièveté du règne d'Andronic, son intensité en termes d'événements, ses conséquences sur le destin futur de l'Empire autant que la personnalité de l'Empereur ont conduit les historiens à s'y intéresser particulièrement. Charles Diehl lui consacre un chapitre entier dans son études sur Les Figures byzantines intitulé « Les Romanesques aventures d'Andronic Comnène »[13]. Georges Ostrogorsky décrit Andronic comme l'une des figures les plus intéressantes de l'histoire byzantine, mettant en avant la richesse de la carrière du personnage avant son arrivée sur le trône[14]. Louis Bréhier souligne aussi la complexité d'Andronic : « Cet homme, qui par certains aspects, ressemble à un sultan sanguinaire et par d'autres annonce les tyrans de la Renaissance italienne, était rempli de contradictions et méritait, d'après ses contemporains, les plus grands éloges et les plus grands blâmes »[15]. L'ambivalence qui entoure la description du règne d'Andronic vient de sa réelle volonté de régénérer l'Empire, ce qui le conduit à des politiques souvent excessives et aux conséquences parfois désastreuses. Michael Angold reprend l'analyse d'Alexander Kazhdan. Selon ce dernier, Andronic porte une politique profondément réactionnaire car il tente de s'opposer à la montée en puissance d'une aristocratie héréditaire, symbole du nouveau système de gouvernement sous l'Empire des Comnène. À la place, il lui préfère un régime bureaucratique, à l'image de celui existant sous la dynastie macédonienne. Or, selon Kazhdan, l'émergence de l'aristocratie est un fait inéluctable de l'histoire byzantine et la politique d'Andronic est de ce fait vouée à l'échec[16],[17]. Warren Treadgold porte un jugement bien plus négatif sur les velléités réformatrices ou réactionnaires d'Andronic : « Rompant avec la modération et la clémence des premiers empereurs de sa famille, il déchaîna la sauvagerie et la violence de la foule qui finit par se retourner contre lui. Il était d'abord un opportuniste qui discrédita et détruisit à la fois sa famille et sa propre personne. Pire encore, il montra au monde que Byzance était capable de traîtrise autant qu'elle était vulnérable, et il favorisa de fait les invasions, à l'image de celle des Normands »[18]. De même, Jean-Claude Cheynet souligne la responsabilité d'Andronic dans l'affaiblissement de l'Empire qui conduit à un rapide déclin, culminant avec le sac de Constantinople en 1204 : « Usurpateur soucieux de protéger son pouvoir et de le transmettre à ses fils, il fit des coupes sombres dans les rangs de la plus haute aristocratie et, pour une génération, affaiblit doublement l'Etat en le privant de ses meilleurs officiers et de candidats de valeur au trône, ce qui permit d'une part aux puissances étrangères d'empiéter plus ou moins largement sur le territoire impérial et d'autre part de laisser régner des souverains médiocres. Ce n'est pas la seule raison de la chute de Constantinople en 1204, mais c'en est un des facteurs incontestables »[19].

Unions et postérité[modifier | modifier le code]

  1. vers 1144 il eut d’une princesse géorgienne fille de Démétrios Ier de Géorgie :
  2. de ses amours à partir de 1166 avec Théodora Comnène, il eut :
    • Alexis
    • Irène
  3. d’Agnès de France, jeune veuve d'Alexis II Comnène épousée en 1183 : pas de postérité connue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Déjà, au lendemain de la mort d'Alexis Ier, sa fille Anne Comnène tente de s'emparer du trône au détriment de Jean Comnène, le successeur désigné.
  2. Ce phénomène apparaît dès le règne d'Alexis Ier et est accru par l'arrivée des Croisés.
  3. La fondation de la principauté d'Antioche par Bohémond de Tarente lors de la Première Croisade a toujours été perçue comme illégitime par les Byzantins, considérant que la région d'Antioche leur appartient. De ce fait, les tensions entre les princes d'Antioche et les Byzantins ont contribué à maintenir des relations parfois difficiles entre les Croisés et l'Empire byzantin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Angold 1984, p. 220.
  2. Magdalino 2002, p. 197.
  3. Angold 1984, p. 221.
  4. Kazhdan 1991, p. 239.
  5. Angold 1984, p. 221-222.
  6. Treadgold 1997, p. 650-651.
  7. Bréhier 2006, p. 281.
  8. Malamut 2007, p. 453.
  9. Ostrogorsky 1996, p. 419.
  10. a et b Angold 1984, p. 264.
  11. Malamut 2007, p. 354.
  12. Angold 1984, p. 265.
  13. Diehl 1908, p. 86.
  14. Ostrogorsky 1996, p. 418.
  15. Bréhier 2006, p. 283.
  16. « Kazhdan views the emergence of a hereditary aristocracy under the Comneni as part of the natural development of the Byzantine Empire. Andronicus's reactionary policies were therefore, in his view, bound to fail ». Angold 1984, p. 270
  17. Kazhdan 1974, p. 263-265.
  18. « Breaking with the moderation and mercy of the earlier emperors of his family, Andronicus had unleashed savagery and popular violence that in the end were turned against him. Essentially an opportunist, he discrdited and destroyed both himself and his dynasty. Worse still, by convincing foreigners thar Byzantium was both treacherous and vulnerable, he practically invited invasions like that of the Normans ». Treadgold 1997, p. 656
  19. Cheynet 2007, p. 200.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Diehl, Figures byzantines, volume 2, Paris, Librairie Armand Colin, (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]