Michel Ier Rhangabé

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Michel Ier Rhangabé
Empereur byzantin
Image illustrative de l'article Michel Ier Rhangabé
Pièce de Michel Ier.
Règne
-
&&&&&&&&&&&&06471 an, 9 mois et 8 jours
Période Rhangabé
Précédé par Staurakios
Suivi de Léon V l'Arménien
Biographie
Naissance v. 770
Décès
(Île de Proti)
Père Théophylacte Rhangabé
Épouse Procopia
Descendance Théophylacte
Nicétas
Staurakios
Georges
Théophano
Liste des empereurs byzantins

Michel Ier Rhangabé (en grec Μιχαήλ Α΄ Ραγκαβέ ; né vers 770, mort le ) est empereur byzantin de 811 à 813.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel est le fils du patricien Théophylacte Rhangabé, drongaire de la flotte égéenne. Il épouse Procopia, fille du futur empereur Nicéphore Ier, et reçoit la dignité de curopalate après l'accession de son beau-père au trône en 802.

Michel survit à la campagne désastreuse de Nicéphore Ier contre le khan de Bulgarie Kroum et est considéré comme le candidat le plus approprié pour succéder à son beau-frère Staurakios, gravement blessé lors de la bataille de Pliska. Lorsque Procopia échoue à persuader son frère de désigner Michel comme son successeur, les partisans de celui-ci forcent Staurakios à abdiquer en sa faveur le 2 octobre 811.

Couronnement de Michel Ier par le patriarche, Skylitzès de Madrid.

Michel tente de mener une politique de réconciliation, abandonnant les lourdes impositions instituées par Nicéphore Ier tout en distribuant généreusement de l'argent à l'armée, à la bureaucratie et à l'Église. Monté sur le trône avec le soutien des iconodoules, il persécute les iconoclastes et force le patriarche Nicéphore à céder dans sa dispute avec Théodore Studite, higoumène influent du monastère du Stoudios. La piété de Michel lui vaut le jugement favorable du chroniqueur Théophane le Confesseur.

Michel Ier poursuit la lutte contre les Bulgares qui attaquent la Thrace et la vallée du Strymon. Mais après avoir monté une armée pour se porter au devant des forces ennemies, il doit retourner en hâte à Constantinople pour faire face à une conspiration[1]. À l'automne 812, Kroum fait une offre de paix, que Michel rejette suivant les conseils de Théodore Studite et contre l'avis du patriarche Nicéphore. Les Bulgares s'emparent alors de Messembria en 812.

En parallèle, Michel Ier rouvrit les négociations avec les Francs et reconnaît Charlemagne comme « basileus ». En échange, Venise est rendue aux Byzantins.

Au cours de l'hiver 812-813, le khan Kroum fait d'intenses préparatifs pour attaquer Constantinople dont Michel Ier renforce la défense. Après que les Byzantins sont parvenus à repousser quelques raids bulgares contre la Thrace, Michel lève une armée imposante composée de contingents venus de tout l'empire. La campagne doit être retardée en raison du mécontentement régnant au sein des troupes, mais quitte finalement la capitale en mai. En juin, Michel Ier affronte l'armée de Kroum lors de la bataille de Versinikia, près d'Andrinople. Une partie des troupes byzantines s'enfuit sans combattre et la bataille se solde par un désastre mettant Constantinople à la portée des Bulgares.

Affaibli par sa défaite et se sentant menacé, Michel prend les devants et abdique le 10 juillet 813 en faveur du général Léon l'Arménien, avant de devenir moine dans un monastère de l'île de Proti sous le nom d'Athanase. Ses fils sont castrés et relégués dans des monastères. Michel Ier meurt paisiblement dans son monastère le 11 janvier 844.

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Solidus de Michel Ier avec son fils aîné et coempereur Théophylacte au revers.

Il épouse avant 794 Procopia, fille de Nicéphore Ier, qui lui donne comme enfants :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (bg) D. Angelov et al., История на България (Histoire de Bulgarie), tome 2, БАН, Sofia, 1981, с. 138.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Jean Skylitzès, Empereurs de Constantinople, « Synopsis Historiôn » traduit par Bernard Flusin et annoté pat Jean-Claude Cheynet, éditions P. Lethilleux, Paris, 2003 (ISBN 2283604591), « Le curopalate Michel Rangabé », p. 5-13.
  • (en) The Oxford Dictionary of Byzantium, Oxford University Press, 1991.
  • (en) G. Ostrogorski, History of the Byzantine State, Rutgers University Press, 1986.
  • (en) W. A. Treadgold, History of the Byzantine State and Society, Stanford University Press, 1997.
  • (en) T. Gregory, A History of Byzantium (Blackwell History of the Ancient World), Wiley-Blackwell, 2005.