Bataille de Gralas

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Bataille de Gralas

Informations générales
Date 11 janvier 1794
Lieu Les Brouzils
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Dominique Joba
Georges Dufour
François-Athanase de Charette
Jean-Baptiste Joly
Jean-Baptiste de Couëtus
Forces en présence
1 500 hommes~ 1 000 hommes

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 51′ 00″ nord, 1° 19′ 00″ ouest

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Bataille de Gralas

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Bataille de Gralas

La bataille de Gralas (ou bataille de Grasla) se déroula le 11 janvier 1794 lors de la guerre de Vendée.

La bataille[modifier | modifier le code]

Après avoir repris Saint-Fulgent la veille à François-Athanase de Charette, les Républicains commandés par les adjudant-généraux Joba et Dufour attaquent la forêt de Gralas où les Vendéens ont trouvé refuge[1]. Ces derniers se portent eux-mêmes à la rencontre des Républicains, mettent en fuite la queue de la colonne mais alors qu'ils se lancent à la poursuite des fuyards ils sont surpris par des soldats embusqués[2].

Charette est blessé d'une balle au bras près de l'épaule et les Vendéens prennent la fuite en direction de la forêt de Gralas. Mais la forêt n'arrête pas les Républicains ; les Vendéens, après avoir vainement tenté de la défendre, se replient en direction de Saint-Christophe-la-Chartreuse (aujourd'hui Rocheservière) d'où ils gagnent les bois de Grammont le lendemain, empruntant des chemins étroits qui empêche la cavalerie de les poursuivre[2].

« Nous aurions pu rester longtemps dans la forêt de Grala sans être découverts ; une colonne vint à passer au Bourg des Brouzils et sur le rapport de sa faiblesse, nous courûmes l'attaquer. La queue de la colonne prit la fuite, et nos soldats de poursuivre les fuyards pour avoir leurs dépouilles, mais un peloton embusqué dans un taillis faisait un feu terrible ; le Général à pied marcha à l'endroit le plus dangereux et reçut une balle au bras près de l'épaule. La déroute fut complète et l'épaisseur de la forêt ne put nous garantir ; nous fûmes poursuivis fort au delà. J'ai vu M. Charette au moment qu'il fut frappé : il ne parut nullement affecté et peu de gens s'aperçurent de ce qui venait d'arriver ; il donna même quelques ordres pour s'opposer à l'entrée des ennemis dans la forêt mais ce fut en vain. M. Joly se jeta en avant des fuyards et jura de brûler la cervelle à celui qui passerait outre. Sa menace ne faisant point d'effet, il tua en effet un homme qui refusait de lui obéir, mais malgré tout il fut obliger de céder au torrent. Les mauvais chemins empêchèrent la cavalerie de nous poursuivre plus longtemps. Nous nous retirâmes à Saint-Christophe-la-Chartreuse. Le lendemain nous étions cachés dans les bois de Grammont ; deux colonnes républicaines passèrent de droite et de gauche du bois et nous eûmes le bonheur de n'être pas aperçus. Une heure après notre cavalerie arrêta un convoi de foin qui suivait les détachemens[2]. »

— Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]