Louise Abbéma

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Louise Abbéma
Louise Abbéma 1914 (2).jpg
Louise Abbéma dans son atelier, vers 1914,
photographie de l'agence Meurisse.
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Paris
Nom de naissance
Louise Catherine Léonie Abbéma
Nationalité
Drapeau : France française
Activités
Autres activités
Maître
Distinctions
signature de Louise Abbéma
signature

Louise Abbéma, née le [1] à Étampes, et morte le [2] à Paris, est une peintre et graveuse[3] française, connue pour ses portraits mondains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du vicomte[1] Émile-Léon Abbéma (1826-1915), administrateur de la compagnie du Chemin de Fer de Paris-Orléans, et chef de gare de la station d’Étampes et d'Henriette-Anne-Sophie d'Astoin (1826-1905). Elle fut l'élève de Charles Chaplin, de Jean-Jacques Henner et de Carolus-Duran. Elle accède à la notoriété grâce à un portrait de Sarah Bernhardt, réalisé en 1875 et conservé au musée Carnavalet. Sarah Bernhardt (qui sera sa compagne de vie[4],[5]) fera un buste en marbre de Louise Abbéma, en 1878 (conservé au musée d'Orsay [6]).

En 1881, elle reçoit une mention honorable au Salon des Artistes Français où elle expose régulièrement jusqu’en 1926.

Féministe, elle fait partie de la délégation de femmes françaises artistes présentées à l'Exposition universelle de 1893 à Chicago, regroupées dans le Woman's Building[7], tout en exposant également au Fine-Arts Palace.de Chicago.

Elle grave à la pointe-sèche des portraits, dont ceux de Sarah Bernhardt, Charles Garnier, Jean-Jacques Henner et Carolas-Duran[3].

Elle fournit des dessins pour plusieurs revues d’art et illustre La Mer de René Maizeroy.

Au début du 20e siècle, elle fréquente le salon de Madeleine Lemaire, où elle rencontre Robert de Montesquiou, qui consacra un poème satirique à cette rencontre, Abîme[8].

Elle aura un atelier de 1883 à 1908 au no 47 rue Laffitte à Paris.9e.

Elle est nommée Chevalier de la Légion d'honneur en 1906.

Louise Abbéma repose à Paris, au cimetière du Montparnasse, dans la Division 9.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis
En France

Œuvres référencées[modifier | modifier le code]

  • Portait de Jules Clarétie,d' Alexandre Falguière, Léo Delibes paru dans deux numéros des Croquis contemporains en 1881
  • Les quatre Saisons, Salon de 1882, quatre huiles sur toile, non localisée[18]
  • Portrait de M. Abbéma, au Salon de 1887[19]
  • Matin d’avril, Salon de 1894, huile sur toile, non localisée[20]
  • Dans les fleurs, Salon de 1893, huile sur toile, non localisée[21]

Galerie[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage critique L’art moderne, Joris-Karl Huysmans écrit à propos des panneaux des Quatre Saisons, exposés au Salon de 1882 :

« […] Encore un peintre qui n'était pas le premier venu et qui s'effondre ! Nous allons pouvoir en dire autant de Mlle Abbéma qui tirait jadis de ses boîtes à couleurs de gais pétards. Les quatre saisons, représentées par quatre actrices, sont, comme concept, une niaiserie bien féminine, mais ce qui est pis encore, c'est l’exécution lâchée, l’impersonnalité de cette peinture molle et acide. »

Décoration[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l’estampe en France (1830-1950), Paris, Flammarion, 1985, p. 11.
  • André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Paris, 1999, p. 23.
  • Denise Gellini, Louise Abbéma, peintre dans la Belle-Époque, Le Jardin d'essai, (ISBN 2-91182249-8)
  • Anne Marie Belfort et Chantal Belfort, Pierre Cardin présente Sarah Bernhardt, catalogue d'une exposition, 31 mars-30 mai 1976,
  • Louise Abbéma, dans Figures contemporaines, tirées de l'album Mariani volume I

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Et non en 1858 comme le disent par erreur le Dictionnaire Bénézit et le Dictionnaire des peintres à Montmartre d'André Roussard (voir l'acte de naissance sur corpusetampois.com).
  2. « Acte de décès no 908 (vue 25/31) du 9e arrondissement de Paris », sur Archives de Paris, (consulté le 18 août 2018)
  3. a et b Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l’estampe en France (1830-1950), Paris, Flammarion, , 384 p. (ISBN 9782080120137), p. 11
  4. « Louise Abbéma, peintre française », sur lefigaro.fr,
  5. Il existe un moulage en bronze des mains jointes de deux femmes (Belfort et Belfort 1976), mais celui-ci, acquis par l'association lesbienne Janet & Co, a été Dérobé dans les années 1990 (Corpus artistique étampois - Sarah Bernhardt et Louise Abbéma - Mains jointes)
  6. « Louise Abbema (1858-1927), peintre », notice de la Réunion des musées nationaux.
  7. (en)« French Women Painters: 1893 Chicago World's Fair and Exposition » par K.L. Nichols, sur arcadiasystems.org, en ligne.
  8. « Abîme » sur le site Corpus littéraire étampois
  9. « Capucines », notice de la base Arcade.
  10. « Roses blanches », notice de la base Arcade.
  11. « Sarah Bernhardt (1844-1923) », notice no 000SC010000, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Portrait de Sarah Bernhardt », notice de la Réunion des musées nationaux.
  13. « Panneau décoratif : allégorie du Printemps », notice du musée d'Orsay.
  14. « Panneau décoratif : allégorie de l'Hiver », notice du musée d'Orsay.
  15. « La Sorcière. Affiche pour le théâtre Sarah-Bernhardt », notice du musée d'Orsay.
  16. « Le Déjeuner dans la serre », notice no 00980000018, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « Portrait d'Anne de Bretagne », notice de la base Arcade.
  18. « Les quatre saisons », notice sur Corpus étampois
  19. André Roussard, op.cit.
  20. a et b « Matin d’avril », notice sur Corpus étampois
  21. « Dans les fleurs », notice de la base Arcade.
  22. « ABBÉMA Louise Catherine Léonie » sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques

Liens externes[modifier | modifier le code]

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