Parti conservateur colombien

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Parti conservateur colombien
Partido Conservador Colombiano
Image illustrative de l'article Parti conservateur colombien
Logotype officiel.
Présentation
Président Fernando Araújo
Fondation
Siège Bogota, Cundinamarca
Drapeau de la Colombie Colombie
Idéologie Conservatisme, démocratie chrétienne
Affiliation internationale Union démocrate internationale, Internationale démocrate centriste, Organisation démocrate-chrétienne d'Amérique
Couleurs bleue
Site web http://www.partidoconservador.org

Le Partido Conservador Colombiano (Parti conservateur colombien) est un parti politique colombien créé en 1849 et affilié à l'Union démocrate internationale, à l'Union des partis latino-américains, à l'Internationale démocrate centriste et à l'Organisation démocrate-chrétienne d'Amérique. Avec le Parti libéral colombien, il domine depuis sa création le paysage politique colombien. Son influence sur la droite colombienne, jusque-là hégémonique, entame son déclin après le passage au pouvoir d'Andrés Pastrana. Affaibli, le parti ne présente aucun candidat présidentiel en 2002 et 2006, préférant apporter son soutien à Álvaro Uribe. Actuellement, il est le troisième parti représenté au Congrès de la République de Colombie et appartient à la coalition soutenant le président Juan Manuel Santos.

Historique[modifier | modifier le code]

Des origines à la Regeneración[modifier | modifier le code]

Le Parti conservateur fut fondé en 1849 par Mariano Ospina Rodríguez et José Eusebio Caro (es) qui s'opposaient au nouveau Parti libéral colombien trop proche du président Tomás Cipriano de Mosquera. Ce nouveau parti rassemble les anciens Libéraux ministériels et les proches de l'oligarchie terrienne ainsi que la hiérarchie de l'Église catholique. Le programme du parti est publié le dans le quotidien La Civilización. Il y défend une organisation centralisée de la République. L'opposition entre conservateurs et libéraux conduira régulièrement la Colombie à la guerre civile.

Il s'agit d'un parti « élitiste » qui refusera longtemps la mise en place du suffrage universel jugé « contradictoire avec la nature hiérarchique de la société ». Après avoir été instauré une première fois en 1853, il est supprimé en 1880 lorsque le parti prend le pouvoir et restera aboli pendant toute la durée de la Regeneración (période de domination politique totale des conservateurs qui se prolonge jusqu'en 1930). Il revient également durant cette période sur les lois anticléricales instaurées par leurs adversaires : le catholicisme est reconnu religion d’État par la constitution de 1886 et reprend possession de l’enseignement, tandis que l’Église se voit exonérée d’impôts et reçoit une rente que lui procure l’État[1].

En réaction aux révoltes d'Afro-Colombiens du milieux du 19ème siècle, les élites politiques et économiques colombiennes nourrissent un racisme qui se répercute dans la propagande conservatrice de l'époque, où le parti libéral est décrit comme le parti des « nègres » et de la populace. Quand l'esclavage est aboli en 1851, des fractions du parti conservateur prennent les armes pour tenter de contrer cette mesure. Dans les années 1930 et 1940, sous l'influence de son dirigeant Laureano Gómez (futur président du pays), le parti conservateur colombien développe un intérêt pour le franquisme et le fascisme mussolinien[1].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michel Gandilhon, Les guerres des paysans en Colombie,