Plateau du Golan

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne les aspects politiques. Pour les aspects géographiques, voir Plateau du Golan (géographie). Pour les autres sens du nom, voir Golan.
Plateau du Golan
גולן (he)
الجولان (ar)
Carte du plateau du Golan (en beige) avec à l'ouest, Israël (en brun), au nord, le Liban (grisé) et au sud la Jordanie (grisé). La zone grisée au centre marque la zone démilitarisée entre le territoire occupé et annexé par Israël (à l'ouest) et le reste du territoire syrien (à l'est).
Carte du plateau du Golan (en beige) avec à l'ouest, Israël (en brun), au nord, le Liban (grisé) et au sud la Jordanie (grisé). La zone grisée au centre marque la zone démilitarisée entre le territoire occupé et annexé par Israël (à l'ouest) et le reste du territoire syrien (à l'est).
Carte de localisation du plateau du Golan.
Carte de localisation du plateau du Golan.
Administration
Pays Drapeau d’Israël Israël - Drapeau de la Syrie Syrie
Capitale aucune
Démographie
Population 52 000 hab. (2014)
Densité 43 hab./km2
Langue(s) Hébreu, arabe
Géographie
Coordonnées 33° 00′ 00″ N 35° 45′ 00″ E / 33, 35.7533° 00′ 00″ Nord 35° 45′ 00″ Est / 33, 35.75  
Superficie 1 200 km2
Divers
Monnaie Shekel
Fuseau horaire UTC +02:00

Le Golan (en arabe الجولان, al-Jūlān, en hébreu גולן, Golan, auquel il est également fait référence en tant que plateau du Golan, hauteurs du Golan, territoire syrien occupé des hauteurs du Golan[1], ou encore Gaulanitide) est un territoire syrien, occupé et administré par Israël depuis la Guerre des six jours en 1967[2],[3].

Le plateau du Golan représente une zone stratégique très importante dans le contexte du conflit israélo-arabe[4]. Il domine par sa position la Galilée (Israël) et la plaine de Damas (Syrie). Il contrôle également la plupart des sources alimentant le Lac de Tibériade et le Jourdain. L'agglomération la plus peuplée en est l'agglomération druze de Majdal Shams.

La majeure partie du Golan a été conquis sur la Syrie par Israël au cours de la Guerre des six jours et de la Guerre du Kippour. Il fait partie des Territoires occupés par Israël faisant l'objet de la Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies. Israël a conquis le plateau en 1967 et l'a annexé à son territoire en 1981 mais l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale et a été condamnée par la Résolution 497 du Conseil de Sécurité. En 1967, le Golan a connu une évolution démographique importante. À l'exception d'environ 6 400 Druzes, les 115 000 à 120 000 Syriens et les 10 000 réfugiés palestiniens qui vivaient dans le Golan ont fui ou en ont été chassés[5]. Aujourd'hui, la région abrite environ 30 000 colons israéliens et 22 000 Druzes[6].

Statut[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

À l'issue de la Première Guerre mondiale, le Levant est conquis sur l'Empire ottoman par les forces britanniques, françaises et arabes. Lors de la Conférence de San Remo, il est décidé de placer cette région sous mandats britannique et français. Entre 1920 et 1923, ces derniers négocient le tracé des frontières entre leurs mandats respectifs. Initialement, une partie du Plateau du Golan est destinée au Mandat britannique de Palestine mais il est finalement entièrement rattaché au Mandat français de Syrie en septembre 1923[7].

En 1946, la Syrie devient indépendante. Le 14 mai 1948, Israël déclare son indépendance dans le contexte du Plan de partage de la Palestine. Le plateau du Golan fait partie de la Syrie.

En juin 1967, lors de la Guerre des six jours, Israël conquiert le Sinaï et la Bande de Gaza, la Cisjordanie (dont Jérusalem-Est) et une partie importante du Plateau du Golan. Ce dernier devient un territoire syrien occupé[2]. À l'exception des Druzes, la population civile syrienne est expulsée et ses villages rasés tandis qu'Israël organise la colonisation via des unités du Nahal.

À partir de cette époque, le Golan a été administré par Israël en tant que force occupante. La Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies votée le 22 novembre 1967 souligne « l'inadmissibilité de l'acquisition de territoires par la guerre et la nécessité d'œuvrer pour une paix juste et durable permettant à chaque État de la région de vivre en sécurité » mettant ainsi en avant la revendication syrienne de récupérer son territoire et la revendication israélienne d'avoir le droit de vivre en sécurité. En 1970, commence la colonisation civile.

En octobre 1973, l'Égypte et la Syrie déclenchent la Guerre du Kippour. L'armée israélienne repousse les Syriens. La Résolution 350 du Conseil de Sécurité met en place une Force d'observation qui s'installe dans la zone tampon entre les deux belligérants.

Tandis que les négociations de Camp David mènent à un accord de paix entre l'Égypte et Israël avec une reconnaissance mutuelle et la restitution du Sinaï à l'Égypte, le , Israël annexe unilatéralement le Plateau du Golan et le rattache à son District nord, ce qui lui vaut la condamnation immédiate du Conseil de sécurité des Nations unies au travers de la Résolution 497 votée 3 jours plus tard. Depuis la conférence de Madrid de 1991, la question de la souveraineté sur le Golan est posée par Damas, comme une condition majeure pour entamer un éventuel processus de paix israélo-syrien.

En 2014, la guerre civile syrienne force l'ONU à évacuer la zone tampon que se disputent le gouvernement et les rebelles syriens.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Selon le droit international public, le plateau du Golan, de facto occupé et administré par Israël, est de jure un territoire syrien car la situation est régie par l'article 2.4 de la Charte des Nations unies[8],[9],[10]. C'est également la position de l'ensemble de la communauté internationale[2].

A la suite à son annexion, le plateau est considéré comme territoire israélien aux yeux de la loi de l'État hébreu[11]. Pour justifier son annexion, Israël avance que le Plateau du Golan faisait initialement partie du Mandat de Palestine prévoyant l'établissement l'établissement d'un foyer national juif sur ce territoire, qu'il fait partie de l'histoire et de la religion juives et que son contrôle est nécessaire à sa sécurité[12]. Certains de ses dirigeants ont néanmoins déclaré être prêts à le restituer en échange de la paix[12].

Selon Yoram Dinstein (en), « même si l'interprétation annexionniste de la législation intérieure israélienne était correcte, cela n'aurait pas d'impact sur le statut du Plateau du Golan conformément au droit international. Dans sa Résolution 497 (1981), le Conseil de Sécurité a établi que la décision d'imposer sa loi, sa juridiction et son administration dans le Plateau du Golan syrien occupé était nulle et non avenue et sans légalité internationale »[8].

En sus, le Liban revendique une zone d'environ 22 km2, dénommée fermes de Chebaa. La position syrienne sur cette revendication n'est pas claire[13].

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue du rebord occidental du plateau du Golan.
Article connexe : Plateau du Golan (géographie).

Le territoire du plateau du Golan est essentiellement formé du plateau du même nom. Il regroupe ainsi la moitié occidentale du plateau du Golan mais aussi d'autres reliefs comme le flanc sud-ouest du mont Hermon au nord et une petite frange de la dépression du cours supérieur du Jourdain et du lac de Tibériade.

Histoire[modifier | modifier le code]

Conquête par Israël[modifier | modifier le code]

Après avoir été repoussées par la Haganah, les troupes syriennes se sont cantonnées sur le Golan. Entre 1948 et 1967, le plateau sert de base aux bombardements réguliers et aux infiltrations de guérilla contre les villages israéliens situés en contrebas.

La conquête du plateau par Tsahal en deux jours de combats lors de la Guerre des Six Jours en 1967, permet à Israël d'empêcher les attaques ennemies, et constitue aussi pour l'État hébreu un avantage géographique sur les positions occupées par l’armée syrienne, le bastion du Golan surplombant de manière décisive la route de Damas.

Lors de la guerre du Kippour de 1973, l’armée syrienne réoccupe environ 60 % du Golan avant de reculer à nouveau face à l’armée israélienne qui parvient finalement à pousser son offensive sur une trentaine de kilomètres en territoire syrien, jusqu'à environ 40 km de Damas, mettant ainsi la ville à portée de canon.

Cependant, un cessez-le-feu est signé entre les belligérants et Israël accepte de revenir sur ses positions de 1967 (reculant ainsi de la ligne Bravo à la ligne Alpha), tandis que la zone évacuée par Tsahal devient un no man's land placé sous le contrôle de la Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) dès 1974. Entre les deux lignes de séparation l'écart minimal est d’à peine 3,5 km, mais il détermine l’accès au lac de Tibériade et à la haute vallée du Jourdain [14].

Guerre civile syrienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : guerre civile syrienne.

La guerre civile syrienne éclate en 2011 et les combats ne tardent pas, au bout d'un an de conflit, à provoquer des incidents de frontière.

Officiellement, Israël est neutre dans la guerre civile, mais son opposition au gouvernement syrien demeure. Les Israéliens ont accueilli et soigné des Syriens qui se sont présentés avec des blessures dues à cette guerre, en si grand nombre que l'armée israélienne a fini par établir un hôpital de campagne à leur intention. Cependant les observateurs notent que les Israéliens ne soignent pas forcément que des civils, mais aussi des combattants rebelles, ce qui est une forme de soutien[15]. Quelques Syriennes enceintes ont pour leur part été transférées dans des hôpitaux en Israël même pour y accoucher, les installations sur le Golan n'étant pas adaptées pour cela[16]. De même, les Israéliens ont fourni de l'eau et de la nourriture à des réfugiés syriens[17].

L'ONG Physicians for Human Rights a pour sa part critiqué le refus d'Israël d'accueillir les réfugiés après les avoir soignés — une Syrienne de 17 ans a été renvoyée en Syrie alors qu'elle avait fait une demande d'asile[18].

Mission de l'ONU[modifier | modifier le code]

La Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement (ou FNUOD) a été établie par la Résolution 350 (en) en date du 31 mai 1974 pour mettre en œuvre la Résolution 338 en date du 22 octobre 1973, par le du Conseil de sécurité de l'ONU, afin de contrôler l'application du cessez-le-feu entre les forces israéliennes et syriennes dans le no man's land du plateau du Golan né à la suite de la guerre du Kippour en 1973.

Le 15 septembre 2014, le personnel de l'ONU chargé de surveiller le cessez-le-feu et la zone de désengagement délimitée en 1974 entre Israël et la Syrie qui compte 1 223 hommes venus de six pays, Inde, Fidji, Philippines, Irlande, Pays-Bas et Népal a quitté ses positions et s'est rendu en Israël bien que son mandat vînt d'être renouvelé pour six mois, jusqu'au 31 décembre 2014 afin de s’éloigner de la zone des combats qui opposent les soldats de l'armée régulière syrienne et les rebelles islamistes, dont ceux du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda qui sont en passe de prendre le contrôle de la province de Kuneitra dans la partie du Golan non occupée par Israël. La raison du départ n'a pas été communiquée par les Nations unies. Peu auparavant, des dizaines de membres de la Fnuod avaient été capturés et attaqués du côté syrien du plateau. Le 28 août, 45 des Casques bleus fidjiens avaient été détenus par le Front al Nosra puis libérés après négociations avec l'ONU. Dans un premier temps, le Front al-Nosra avait réclamé une aide humanitaire et son retrait de la liste des organisations terroristes de l'Onu en échange de leur libération[19].

Depuis le Golan sous contrôle israélien, la FNUOD continue de jouer son rôle d'observateur, et a dénoncé les échanges entre Israël et les rebelles syriens[20].

Démographie[modifier | modifier le code]

Expulsion de la population arabe[modifier | modifier le code]

Avant la Guerre des Six Jours en 1967, le Golan comptait une population d'environ 150 000 Syriens dont 120 000 civils et 10 000 Palestiniens[5]. Après la guerre, la démographie du Golan est bouleversée : 30 000 arabes fuient lors des combats[21] et dès le mois de juin, l’armée israélienne commence à raser les villages syriens abandonnés tandis qu'à l’automne, « le ministère de la Défense [décida] la destruction systématique des localités épargnées » par la guerre[22]. À la fin de l’année, les Israéliens ont expulsé le reste de la population syrienne, soit environ 90 000 personnes mais autorisent les seuls 6 000[23] à 7 000 Druzes de la région à rester[21].

Colonisation et annexion[modifier | modifier le code]

Un mois après la guerre, en août 1967, le gouvernement israélien donne son feu vert à l’implantation de 35 avant-postes[24] du Nahal (des implantations occupées par des fermiers-soldats et destinées à devenir définitives) ainsi qu’à la culture des terres par des Israéliens[22]. Un an après la guerre, le Golan comptait également six colonies israéliennes[22].

Les premières colonies civiles sont établies dans les années 1970. En 1981, l'État hébreu annexe unilatéralement le plateau de Golan à son territoire malgré les protestations internationales.

Après son élection en 1999, le premier ministre Ehud Barak impose un moratoire sur le développement des colonies israéliennes dans le Golan afin de faciliter les négociations de paix avec la Syrie, sous les auspices du président américain Bill Clinton. Mais suite de l’échec des pourparlers, cette décision est levée le et en , le gouvernement d’Ariel Sharon annonce la reprise du développement structurel de la région. Le gouvernement Olmert se heurte, dans l’optique d’une décolonisation israélienne du Golan contre la paix avec la Syrie, à l'opposition de l'opinion publique israélienne, hostile à la perspective d'une restitution du plateau. En , ceux-ci étaient environ 70 %[25].[réf. insuffisante]

En 2014, la population du Golan est estimée à 22 000 Druzes, et 30 000 colons israéliens[26],[6] répartis en 35 colonies. Environ 10 % des Druzes ont pris la nationalité israélienne[27].

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie est axée sur l’agriculture. Le Golan est particulièrement réputé pour ses pommes, son eau de source et son vin primé internationalement. Un tiers de la production vinicole israélienne provient de cette région. Le meilleur cru est le domaine de Bashan, qui fait un vin totalement « biologique ». La production d’huile d’olive est également très réputée. C’est également une vieille région d’élevage puisque 40 % de la viande consommée en Israël en provient.

Malgré l’omniprésence militaire, le tourisme vert se développe. Les pentes enneigées du mont Hermon comptent même une station de sports d’hiver. Aujourd’hui, c’est surtout la question de l’eau qui est au cœur de l’agenda politique israélien et régional. Une partie des affluents du Jourdain trouvent leur source sur le plateau et 35 % de l’alimentation aquifère du pays proviennent de cette région.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Résolution 497 du Conseil de Sécurité de l'ONU (en) (référence)
  2. a, b et c En 2008, l'Assemblée générale des Nations unies a voté par 161 voix contre 1 en faveur d'une motion dénomment le territoire en tant que "Golan syrien occupé" tout en réaffirmant son soutien à la résolution 497 du Conseil de sécurité. (Source : General Assembly adopts broad range of texts, 26 in all, on recommendation of its fourth Committee, including on decolonization, information, Palestine refugees, United Nations, 5 Décembre 2008.)
  3. Sharon Korman, The right of conquest: the acquisition of territory by force in international law and practice, Oxford University Press, 1996, p.265 écrit : « L'occupation sans interruption du Golan syrien est reconnue par de nombreux États comme valide et consistante avec les termes de la Charte des Nations unies, dans un contexte d'auto-défense. Israël, de ce point de vue, peut exiger comme condition à son retrait d'imposer des mesures de sécurité de nature indéfinie, comme une démilitarisation perpétuelle, ou l'installation des forces des Nations unies, qui garantiraient ou essayeraient de garantir que le territoire ne soit pas utilisé à nouveau pour une future agression. Mais l'idée qu'Israël pourrait réclamer quelqu'autre statut que celui d'un belligérant occupant un territoire qu'il occupe, ou d'agir au-delà des limites strictes fixées par la 4ème Convention de Genève, est rejeté par toute la communauté internationale, pas moins par les États-unis que par n'importe quel autre État. »
  4. Gilles Paris, Le Golan, un plateau stratégique, Le Monde, 12 novembre 2012.
  5. a et b Yigal Kipnis, The Golan Heights: Political History, Settlement and Geography since 1949, Routledge, p.56.
  6. a et b [1]
  7. Machael Davie, « Entre Syrie et Israël: les cartes topographiques du Joulân-Golan, vecteurs de revendications territoriales »]
  8. a et b Yoram Dinstein (en), The International Law of Belligerent Occupation, Oxford University Press, p.20 écrit : « But, even if the annexationist interpretation of the Israeli domestic legislation is correct, this would have no impact on the status of the Golan Heights persuant to international law. In Resolution 497 (1981), the Security Council determined that 'the Israeli decision to impose its law, jurisdiction and administation in the Occupied Syrian Golan Heights is null and void and without international legal effect. »
  9. La résolution 58/98 de l'Assemblée générale des Nations unies du 17 décembre 2003 précise les situations de facto et de jure liées au territoire du plateau du Golan. La Résolution 497 du Conseil de Sécurité du 17 décembre 1981 indique que l'annexion du Golan par Israël est « nulle et non avenue et sans légalité internationale ».
  10. Boleslaw Adam Boczek, International Law: A Dictionnary, Scarecrow Press, 2005, p.214.
  11. Éric Rouleau, Dans les coulisses du Proche-Orient : Mémoires d'un journaliste diplomate (1952-2012), Fayard, 2012, p.?
  12. a et b Edgar S. Marshall, Israel: Current Issues and Historical Background, Nova Biomedical, 2002, p.28.
  13. Understanding the Shebaa Farms Dispute: Roots of he Anomaly and Prospects for Resolution
  14. http://www.monde-diplomatique.fr/2000/01/GRESH/13311
  15. Reportage : des Syriens soignés dans les hôpitaux de "l'ennemi" israélien
  16. City Notes: Syrian baby born in Safed hospital
  17. Israel transfers humanitarian aid, along with food and water, to victims of Syrian war
  18. Israel enmeshed in complex Syrian refugee crisis
  19. Retrait de membres de l'ONU sur le Golan, sur Le Monde 15 septembre 2014 (consulté le 16 septembre 2014)
  20. New Evidence Suggests Israel Is Helping Syrian Rebels in the Golan Heights
  21. a et b Henry Laurens, Paix et guerre au Moyen-Orient, Armand-Collin, 2005, p. 241.
  22. a, b et c Benny Morris, Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexe, CNRS, 2003, p. 363.
  23. (en)Howard Sachar, A History of Israel. From the Rise of Zionism to our Time, Knopf, 2007, p. 667.
  24. (en) Howard Sachar, A History of Israel. From the Rise of Zionism to our Time, Knopf, 2007, p. 677.
  25. Les Israéliens jugent leur premier ministre trop faible pour décoloniser le Golan à la Syrie, Le Figaro, 31 mai 2008.
  26. BBC News - Golan Heights profile
  27. New York Times - In the Golan Heights, Anxious Eyes Look East

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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