Ahmed Taoufik El Madani

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Ahmed Taoufik El Madani
Ahmed Tewfik el Madani.JPG

Portrait d'Ahmed Taoufik El Madani vers la fin des années 1970

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
AlgerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
أحمد توفيق المدنيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Ahmed Taoufik El Madani ou Ahmed Tewfik El Madani (أحمد توفيق المدني), né le 1er novembre 1898[1] à Tunis et décédé le 18 octobre 1983 à Alger, est un historien et homme politique algérien. Il s'est impliqué dans la vie politique en Tunisie puis en Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse tunisienne[modifier | modifier le code]

Né en Tunisie, Ahmed Taoufik est issu de parents algériens d'origine turque[2], ayant émigrés en Tunisie à la suite de l'échec de la révolte des Mokrani, en 1872[3]. Après des études à la Zitouna de 1913 à 1915[4], il figure parmi les fondateurs du parti nationaliste du Destour ; celui-ci compte d'autres personnalités d'origine algérienne comme son président Abdelaziz Thâalbi[3]. El Madani s'illustre notamment en pénétrant clandestinement au sein de la caserne de la kasbah de Tunis afin d'y rencontrer Thâalbi.

Figure du mouvement national[modifier | modifier le code]

Exilé en Algérie en 1925, il participe à la création de l'Association des oulémas musulmans algériens, sous la présidence de l'imam Albelhamid Ben Badis, dont il rédige les statuts[3]. Devenu rédacteur politique de la revue Al Shihab en 1931 et rédacteur en chef d'Al Basa’ir, il est nommé secrétaire permanent du Front algérien pour la défense et le respect de la liberté en 1952[4] et participe à la fondation du FLN.

En 1956, il part avec son ami Cheikh Abbas au Caire où ils participent à la création du GPRA sous la présidence de Ferhat Abbas. El Madani se voit désigné patron du bureau des affaires arabes du FLN au Caire (1956-1958)[3]. Devenu ministre des Affaires culturelles dans le premier GPRA puis, après l'indépendance en 1962, ministre des Habous sous la présidence d'Ahmed Ben Bella[3], il est nommé ambassadeur algérien en Irak, Turquie et Iran.

Historien[modifier | modifier le code]

Historien et membre de l'Académie de langue arabe du Caire, il publie divers ouvrages sur le Maghreb : Histoire de l'Afrique du Nord, ou Carthage en quatre siècles, Le Livre de l'Algérie, Les Musulmans en Sicile et dans le sud de l'Italie, La Géographie de l'Algérie et Ibn Khaldoun et l'Algérie[3]. Il rédige également ses mémoires et une pièce de théâtre, Hannibal (1950) destinée à renforcer le sentiment national tunisien.

Selon l'historien Ali Merad, « il fut l'un des personnages qui contribueront le plus activement à l'élaboration du nationalisme au cours de l’entre-deux-guerres »[3].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Une vie de combat, souvenirs : première partie en Tunisie, 1905-1925, Alger, Entreprise nationale du livre,

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon son fils Mohamed Islam, sa naissance officielle a été déclarée au 16 juin 1899 en raison de l'absence d'état civil en Tunisie.
  2. (en) James McDougall, History and the Culture of Nationalism in Algeria, Cambridge, Cambridge University Press, (ISBN 0521843731), p. 158
  3. a, b, c, d, e, f et g Nadir Iddir, « Né un premier novembre », El Watan,‎
  4. a et b « Madani Ahmad Tawfiq Al- (1899-1983) », sur universalis.fr (consulté le 3 juillet 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]