BlackBerry
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BlackBerry (mûre en anglais, à une majuscule de fantaisie près) est le nom d'une technologie développée par la compagnie canadienne RIM et par extension, le nom donné aux smartphones utilisant cette technologie.
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[modifier] Usage
La technologie BlackBerry permettant de recevoir et envoyer des courriels est utilisée pour recevoir ses courriels en mode « push », c'est-à-dire en temps réel, sans avoir besoin d'aller se connecter à un serveur, sur 1 à 10 comptes de messagerie différents. Le mode de compression réduit la taille du message, ce qui facilite la synchronisation de ses courriels avec le serveur de messagerie électronique via le réseau de téléphonie mobile sur lequel l'appareil est connecté (GSM, GPRS, UMTS...). Ainsi, envoyer un courriel est aussi simple que d'envoyer un SMS ou un MMS.
Le BlackBerry permet la lecture intelligente des pièces jointes aux formats .doc, .xls, .ppt, .pdf, wpd, .html, .txt, .zip, .jpg .bmp, .png, .gif, .tiff.
Deux méthodes de lecture sont possibles :
- présentation de la table des matières du document sur le BlackBerry : chargement au choix de la partie désirée ;
- chargement du contenu au format texte et image pour optimiser l'affichage et le temps de chargement.
Un grand avantage de la technologie est qu'elle permet de lire rapidement les pièces jointes de très grande taille (doc, xls, ppt, pdf, txt, images, etc.), grâce à une puissante compression de l'information. Les pièces jointes peuvent voir leur taille divisée par 200. Par exemple, un courriel reçu avec une photo de 3 Mo sera transmis sur le BlackBerry avec la même image réduite à 20 ko environ (soit une taille divisée par 150 fois).
Cette technologie permet également de naviguer sur Internet. L'interface web permet d'accéder à ses comptes courriel BlackBerry et de les gérer (ajout, suppression, etc.)
[modifier] Parc d'utilisateurs
D'après RIM, le BlackBerry compte environ 21 millions d'utilisateurs (novembre 2008) de par le monde. Certains[Qui ?] estiment qu'un million de fonctionnaires américains l'utilisent régulièrement, dont plusieurs décideurs importants et en particulier le nouveau président Barack Obama.
En France, SFR a été le premier opérateur à commercialiser les solutions BlackBerry, dès 2001-2002 ; l’opérateur de téléphonie mobile Orange et RIM ont lancé le 15 décembre 2005, le BlackBerry 8700f. Disponible pour les clients Entreprises d’Orange en France, ce terminal est le premier BlackBerry compatible avec le réseau EDGE d’Orange disponible en Europe.
La société canadienne Research In Motion, qui collabore étroitement avec l'université de Waterloo en Ontario, a elle-même développé sa gamme de terminaux BlackBerry. De plus, Siemens a intégré cette technologie à son modèle SK65.
En Algérie, l'opérateur privé Djezzy, en partenariat avec RIM, a lancé en avant-première au Maghreb, le 15 novembre 2006, la première offre BlackBerry. L'opérateur Djezzy (Orascom Télécom Algérie) a lancé le BlackBerry en 2007 suivi par l'opérateur historique Mobilis (Algérie Télécom).
Au Maroc, l'opérateur historique Maroc Telecom a lancé le BlackBerry à la fin de février 2007, suivi par son concurrent direct Méditel quelques jours plus tard, le 3 mars 2007.
Au Sénégal, La société Tigo, concurrent de l'opérateur historique Orange a lancé l'offre BlackBerry en septembre 2007.
À Madagascar, la société Celtel, devenue Zain, a lancé l'offre BlackBerry en février 2008.
Au Cameroun, la société MTN a lancé l'offre BlackBerry en août 2008.
Au Burkina Faso, Celtel Burkina Faso, devenue Zain Burkina, a été le premier opérateur à lancer l'offre BlackBerry en février 2009.
En Tunisie, l'opérateur global multiservices et leader du marché des télécommunications en Tunisie, Tunisie Télécom, annonce le lancement commercial des solutions mobiles BlackBerry® en Tunisie le 20 mars 2009.
[modifier] Concurrence
Malgré la concurrence directe de Nokia et Microsoft, RIM a su garder des parts de marché importantes dans le secteur des PDA principalement au sein des entreprises.
Une étude de Gartner[1] du 6 juin 2008 indique que la part de RIM sur le marché mondial du smartphone est de 13 %, derrière Nokia qui en possède 45, 2 % et devant Apple qui est à la troisième place avec 5 %. Aux É.-U., c'est RIM qui est leader du marché avec 42 % et Apple est second avec 20 %.
En ce qui concerne l'accès à sa messagerie sur portable, il existe de nombreuses autres solutions qui reposent sur des technologies Windows Mobile, Symbian ou J2ME.
[modifier] Problème de sécurité
Les courriers électroniques envoyés à l'aide d'un BlackBerry transitent par des serveurs situés au Canada et aux États-Unis pour l'Amérique du Nord et au Royaume-Uni pour l'Europe. Des doutes existent donc sur le fait que la National Security Agency américaine en charge de la surveillance des communications et de façon plus générale, tous les pays membres du programme Echelon puissent « écouter » les serveurs informatiques du RIM.
Le gouvernement français estimant que cela peut présenter des risques de sécurité et d'espionnage industriel pour la France, une circulaire du secrétariat général de la défense nationale, interdit l'utilisation de terminaux Blackberry dans les cabinets ministériels français et dans les entreprises certifiées par le ministère de la Défense.
Le 25 septembre 2007, Research in Motion a obtenu deux certifications internationales de sûreté, lors de la huitième conférence internationale des Critères Communs, composée de vingt-cinq pays, qui assurent au moins une certaine garantie contre les attaques - mais uniquement extérieures.
[modifier] Comparatif BlackBerry / Windows Mobile
La technologie Blackberry est une technologie concurrente de Windows Mobile et Microsoft Exchange mais compatible sous certaines conditions.
L'avantage initial du BlackBerry sur Windows Mobile était la visibilité instantanée des courriels grâce à la technique du push ; Microsoft a alors introduit ActiveSync qui offrait le même avantage. Il reste cependant au Blackberry une meilleure compression des pièces jointes, point moins probant chez Microsoft, compression qui réduit d'autant les coûts de facturation.
Pour les entreprises équipées de Microsoft Exchange souhaitant doter leurs collaborateurs d'un BlackBerry, il est nécessaire d'installer un serveur Blackberry interfacé avec le serveur Exchange. Le coût de la licence pour ce serveur dépend du nombre d'utilisateurs de BlackBerry.
Une fois ce serveur installé, l'utilisateur doit souscrire chez son opérateur à une option data BlackBerry dont le prix varie selon la quantité de data nécessaire.
À titre d'exemple, une licence pour 20 utilisateurs coûtait 3500 € HT chez Orange fin 2007.
De nombreuses solutions existent pour mettre à jour, en temps réel, sa messagerie électronique de travail avec son portable.
Aujourd'hui, il en coûte 14 euros/mois pour une utilisation illimitée chez SFR Entreprises.
[modifier] Anecdote
L'ubiquité des BlackBerry dans le monde corporatif, tout comme la facilité d'envoyer des courriels, lui a valu le surnom de « Crackberry » (en référence au crack, une drogue à la toxicité importante).
Le président des États-Unis, Barack Obama, possède un BlackBerry. Après son élection, les services de sécurité lui ont demandé de l'abandonner. Après négociations, deux jours après son investiture, un compromis a été trouvé. Il pourra continuer à utiliser un smartphone dans un cadre très restreint mais qui ne sera pas de marque Blackberry mais un General Dynamics sous Windows CE[2].
[modifier] Produits
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
- ↑ Citée entre autres par ComputerWorld [1] et IDG [2]
- ↑ Source AFP.

