Critiques de Facebook

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Le réseau social Facebook a essuyé un bon nombre de critiques et controverses incluant la vie privée, la sécurité infantile et l'incapacité de supprimer un compte sans préalablement en supprimer le contenu manuellement. En 2008, plusieurs compagnies ont retiré leurs publicités du site car elles étaient dangereusement exposées à plusieurs groupes ou individus[réf. nécessaire]. Les pages d'utilisateurs, groupes et forums ont été critiqués à cause de sujet parfois hautement sensibles. Plusieurs censures ont été imposées dans et en dehors du site[réf. souhaitée].

Doutes[modifier | modifier le code]

Liberté d'expression (vis-à-vis de l'employeur d'un utilisateur)[modifier | modifier le code]

Suite à divers procès, dont un en novembre 2010, il apparaît que Facebook est un espace public, et que dans le cadre de la relation employé-employeur, « le droit d'expression existe dans et hors du lieu de travail, mais il y a ensuite appréciation faite par le juge sur le caractère abusif ou non des propos » et que « la jurisprudence rappelle que la liberté d'expression a pour corollaire la responsabilité de ceux qui en usent. Il s'agit de l'exécution loyale du contrat, qui impose la discrétion tant vis-à-vis des tiers que des collègues : les internautes ont le droit de s'exprimer sans que cela conduise à des abus[1] ».

Concurrence malhonnête[modifier | modifier le code]

Le 12 mai 2011, le journal The Daily Beast a révélé un accord visant à discréditer Google. L'entreprise Facebook a payé l'agence Burson-Marsteller dans l'intention de rallier de nombreux blogueurs et personnalités de la toile pour dénoncer un problème fictif de vie privée concernant Google. Un internaute a refusé de relayer ses accusations, avant que des journalistes du USA Today ne décident d'enquêter sur les responsables de ces accusations et c'est finalement Facebook qui a avoué en être l'auteur[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Vente d'informations personnelles[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, Facebook fait l'objet d'une controverse concernant le respect de la vie privée des utilisateurs. Le logiciel utilise en effet les informations personnelles des utilisateurs afin d'introduire des publicités ciblées qui sont adaptées à leur profil[3] et vend les informations livrées par les utilisateurs à des entreprises privées, comme c'est indiqué dans sa charte concernant la vie privée[4]. Cette charte indique par ailleurs que Facebook peut aller récolter des informations sur les membres à partir de sources extérieures comme les journaux, les blogs et d'autres sources sur Internet[5].

Les informations sur les utilisateurs sont également collectées par Facebook pour améliorer ses bases de données et permettre à ses clients de mieux cibler les publicités, en connaissant les comportements de consommation des utilisateurs de Facebook. Les sites tiers peuvent, grâce à Facebook Social Ads, utiliser les informations amassées par Facebook pour envoyer des publicités ciblées en fonction des différentes caractéristiques des profils[6]. Ceux-ci pouvant par exemple contenir des données sur : le niveau d'études, les opinions politiques, la religion, les emplois occupés[7]. Depuis le 17 janvier 2011, l'adresse et le téléphone mobile ont été ajoutés.

Le contrat passé avec les utilisateurs de Facebook spécifie que toutes les données entrées sur le site (messages, éléments de profils, photos etc.) ont leurs droits concédés sous licence à Facebook qui a le droit de les utiliser pour ses publicités, de les revendre à des tiers, de les sous-licencier. Le 4 février 2009, Facebook a modifié ses conditions d'utilisations et a inventé le principe d'une « licence perpétuelle sur tout le contenu déposé » (articles, photos, vidéos...) par un utilisateur, y compris les contenus supprimés[8]. Devant le tollé provoqué, l'entreprise a fait marche arrière deux semaines plus tard[9],[10].

Beacon, le dernier logiciel publicitaire de Facebook en date permet à des sites Internet intégrant un script de Facebook d'envoyer des informations sur les actions d'un membre de Facebook sur leur site (un achat, un jeu, etc.) aux amis Facebook de ce membre, dans leur « newsfeed », ou de mettre ces informations dans son journal sur sa page personnelle[11]. Cette forme de marketing est considérée comme très efficace, car elle passe par les réseaux sociaux et non par l'interpellation directe des personnes par la publicité[12].

Voici un extrait particulièrement significatif des conditions de cession de droits au profit de Facebook :

« Pour le contenu protégé par les droits de propriété intellectuelle, comme les photos ou vidéos (« propriété intellectuelle »), vous nous donnez spécifiquement la permission suivante, conformément à vos paramètres de confidentialité et paramètres d'application : vous nous accordez une licence non-exclusive, transférable, sous-licenciable, sans redevance et mondiale pour l'utilisation des contenus de propriété intellectuelle que vous publiez sur Facebook ou en relation à Facebook (« licence de propriété intellectuelle »). Cette licence de propriété intellectuelle se termine lorsque vous supprimez vos contenus de propriété intellectuelle ou votre compte, sauf si votre compte est partagé avec d'autres personnes qui ne l'ont pas supprimé[13] ».

Au début du mois de janvier 2014, deux internautes américains ont déposé plainte contre le réseau social, le soupçonnant d'analyser tous messages privés accompagné d'une URL, pour ensuite les compiler afin de dresser un profil détaillé sur l'auteur du message. Ce profil serait par la suite revendu à des tiers [14].

Utilisation abusive des données personnelles[modifier | modifier le code]

De nombreuses ONG de défense des droits de l'homme et de la vie privée des personnes, comme Electronic Frontier Foundation ou Privacy International, s'inquiètent de cette nouvelle manière de récolter des informations sur les internautes et de les utiliser. Elles la considèrent comme d'autant plus pernicieuse qu'elle se met en œuvre avec la parfaite collaboration des utilisateurs de Facebook, qui n'ont pas nécessairement conscience des dangers d'une telle concentration d'informations entre les mains d'une entreprise privée, de leur vente à d'autres entreprises[15], ou de leur mise à disposition aux autorités fédérales américaines à leur demande[16]. Il semblerait également que les employés de Facebook puissent avoir accès aux pages de tous les utilisateurs du service[17].

Fin novembre 2007, un réseau lancé par MoveOn a fait pression pour défendre la vie privée des utilisateurs du site, et a lancé une pétition en ligne[18]. De nombreux groupes se sont créés sur Facebook pour dénoncer ce viol de la vie privée des utilisateurs du site[19].

Le site de MoveOn.org proposait des liens vers une pétition pour mettre un terme au système Beacon, ainsi que vers un site décrivant comment, sur Mozilla Firefox, bloquer Beacon[20] : il faut télécharger l'extension (« addon ») BlockSite et faire une manipulation simple, expliquée sur le site mentionné.

Pour l'étudiant autrichien Max Schrems, Facebook va jusqu'à créer des "profils fantômes" en collectant illégalement des données sur des personnes n'ayant jamais créé de compte sur le site[21]. USA Today détaille un mode opératoire comparable à la publicité en ligne[22].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les informations sur la vie privée publiées sur Facebook peuvent être lues et utilisées par des personnes à qui elles n'étaient pas initialement destinées. Certaines entreprises utilisent Facebook pour recueillir des informations sur leurs employés tandis que des recruteurs s'en servent pour leur sélection de candidats : « Les recruteurs appuyaient parfois un refus d'embauche sur des détails privés ainsi collectés »[23]. Par ailleurs, certains parents se servent de Facebook pour surveiller la vie de leurs enfants[23].

Les Renseignements généraux puis Direction centrale du renseignement intérieur peuvent aussi collecter des informations et compléter leurs fichiers types EDVIGE. C'est une forme de fichage volontaire, ce qui lui a donné le surnom d'« Edvige Volontaire »[24]. Des logiciels d'analyse de réseaux sociaux permettent d'effectuer ce genre d'opérations (voir l'article en anglais sur le sujet).

Virus[modifier | modifier le code]

Un virus nommé Koobface utilise le compte Facebook de ses victimes. Il a été découvert en novembre 2008 par l'éditeur McAfee et se propage en envoyant des courriers électroniques aux amis des personnes dont l'ordinateur a été infecté. Lorsque l’utilisateur télécharge le programme, son ordinateur est infecté et dirige ses utilisateurs sur des sites contaminés lors de recherches sur Google, Yahoo ou encore MSN[25].

Sécurité[modifier | modifier le code]

McAfee et Facebook sont partenaires depuis janvier 2010 dans le but de renforcer la sécurité informatique du site[26]. L'entreprise a également ouvert une partie sécurité sur son site[27]. En 2010, le site a connu plusieurs failles de sécurité :

  • 24 avril 2010, un hacker met à la vente l'accès à 1 500 000 comptes Facebook, des identités manifestement volées aux utilisateurs[28] ;
  • 6 mai 2010, une faille de sécurité a permis à tout internaute de voir les conversations d’autres membres en train de tchater avec leurs contacts via la messagerie instantanée du site[29] ;
  • 12 mai 2010, une faille liée au Open Graph Protocol permettait aux hackers, en passant par les sites partenaires de Facebook (ceux utilisant les APIs Facebook) et en utilisant un Cross-site scripting, de récolter un nombre illimité d'informations sur tous les utilisateurs[30].


Site délateur[modifier | modifier le code]

Suppression définitive de compte[modifier | modifier le code]

Facebook propose à l'utilisateur de seulement désactiver son compte et non de le supprimer définitivement. Quand le compte est désactivé, toutes les données personnelles restent en mémoire. Il existe pourtant un formulaire de suppression[31] qui déclenche la dite suppression mais celle-ci est longue et compliquée (12 formulaires différents sont à remplir) et un délai de 6 mois minimum pour la prise en compte de la demande.

Une procédure moins contraignante est désormais possible[32] : l'utilisateur peut se rendre dans la rubrique "aide" du site puis soumettre la question "supprimer mon compte". L'accès au formulaire de suppression est alors possible. La suppression a lieu quatorze jours plus tard, à condition de ne pas réactiver son compte entre-temps, cela annulerait la demande de suppression.

Géolocalisation[modifier | modifier le code]

Depuis août 2010 pour les États-Unis, et depuis septembre 2010 pour la France, l'option « Lieux » de Facebook permet à un usager de Facebook de partager avec ses « amis » (ou les autres utilisateurs) des informations sur sa localisation en temps réel. En octobre 2010, la CNIL appelle à la prudence pour l'utilisation de ce service, soulignant que « le premier risque est de dévoiler trop d’informations sur vous »[33],[34].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Beacon[modifier | modifier le code]

Jeudi 29 novembre 2007, face aux réactions suscitées par ce nouveau système publicitaire et à la menace que l'ampleur croissante du mouvement de protestation représentait pour l'image de l'entreprise, Mark Zuckerberg a présenté ses excuses aux utilisateurs de Facebook et a indiqué qu'au lieu du système d'opt-out au cas par cas (à chaque nouvelle intrusion, l'utilisateur de Facebook devait signifier à chaque entreprise qui fonctionnait avec Beacon qu'il ne voulait plus faire partie du système), ce serait aux utilisateurs de décider d'intégrer globalement cette fonction, pour toutes les entreprises internet - « opt-in »[35].

Les données continuent donc à être récoltées, et la vie privée des utilisateurs, donc, à être surveillée, mais celles-ci ne sont exploitées commercialement par Beacon que si les utilisateurs s'inscrivent. Les autres formes de publicité ciblées, elles, demeurent.

Bouton « J'aime »[modifier | modifier le code]

Le 20 août 2011, une région d'Allemagne, le Land Schleswig-Holstein, a ordonné que tous les sites hébergés dans cette région retirent le bouton « J'aime » de leur site. Le commissaire à la protection des données privées du Land, qui a mis en place cette réglementation, la justifie par le fait que ce bouton enfreint les lois allemandes et européennes en matière de protection des données privées car il permet à Facebook de récupérer des données y compris d'utilisateurs non membres du réseau social[36].

Absence de démocratie[modifier | modifier le code]

Dans une tribune du 14 août, Mahor Chiche a dénoncé dans Le Monde l'absence de démocratie sur Facebook et la possibilité pour les administrateurs de bannir des membres sur la seule foi de dénonciations[37].

Reut Zukerman[modifier | modifier le code]

Le portail d’information israélien MySay.co.il a dévoilé une information, reprise par le magazine allemand d’investigation Der Spiegel et le journal en ligne français Rue89 : le portrait d’une jeune femme israélienne, Reut Zukerman, suspectée d’avoir été créée par le Hezbollah, dans le but de soutirer des informations aux soldats israéliens. Reut Zukerman a convaincu 200 soldats ou réservistes israéliens de devenir ses « amis », afin de les faire parler. Le site israélien affirme qu’« ils auraient rapporté à leur copine Facebook des noms de soldats, du jargon, des codes secrets et des descriptions détaillées des bases militaires ».

Les services secrets israéliens utiliseraient également Facebook et Twitter pour recruter des informateurs palestiniens dans la bande de Gaza[38].

Boycott de BP[modifier | modifier le code]

Suite à l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon (louée par la compagnie pétrolière BP), un groupe s'est constitué sur Facebook réunissant presque un million de membres[39]. Le 29 juin 2010, le groupe a été fermé sans aucun avertissement de la part de Facebook. Cela a provoqué une avalanche de critiques à l'encontre de Facebook et de sa volonté de censurer le réseau social[40]. Facebook a annoncé de son côté que le groupe a été fermé accidentellement par un système automatique[41]. Cette explication a été rejetée par des sites comme change.org[42]. Le groupe a été rétabli le lendemain.

L'Origine du monde[modifier | modifier le code]

Les comptes Facebook de l’artiste danois Frode Steinicke et du réalisateur français Luc Wouters ont été désactivés lorsqu’ils ont mis en ligne une reproduction du tableau de Courbet, L’Origine du monde, qui avait fait scandale au XIXe siècle. La désactivation du compte est quasi immédiate, sans préavis ni explication. Le réalisateur français parle de « censure[43] ». Le tableau en question représente le sexe féminin. Or la nudité et la pornographie ne sont pas admises sur la plate-forme.

Le 19 octobre 2012, un journal suisse, La Tribune de Genève, publie sur son compte Facebook un article sur le musée d’Orsay. Cet article est illustré par le tableau de Gustave Courbet. Le compte Facebook du journal a alors été bloqué et celui-ci a du procéder à une série de tests anti spam pour voir son compte réactivé, mais avec le contenu supprimé[44].

Sociologie[modifier | modifier le code]

Le développement de Facebook a été largement commenté du fait de l'ampleur du phénomène et de ses implications en termes de comportements sociaux. Mark Granovetter, sociologue américain, qualifie de liens faibles les liens reliant les personnes connectées par un réseau social numérique, les amis Facebook par exemple, en opposition aux liens forts de l'amitié au sens classique. Il y voit néanmoins une chance de par la puissance du réseau, la diffusion de l'information qu'il permet[45].

Bernard Stiegler analyse Facebook comme un pharmakon (un objet technique portant en potentiel le poison comme le remède) automatisant techniquement la relation d'amitié et contribuant à la misère symbolique des individus[46].

Interdiction d'accès[modifier | modifier le code]

En mai 2009, à quelques jours de l'élection présidentielle iranienne, le site a été interdit d'accès en Iran. Une agence de presse proche des réformateurs a déclaré que « Selon certains internautes, le site a été interdit parce que les partisans du candidat Mir-Hossein Mousavi avaient réussi à utiliser Facebook pour mieux faire connaître les positions du candidat »[47].

Depuis novembre 2009, Facebook est également bloqué aux utilisateurs vietnamiens, sur décision du gouvernement local, mais aussi en Chine[48],[49].

Effets psychologiques[modifier | modifier le code]

Jalousie[modifier | modifier le code]

Facebook a été critiqué par sa façon de rendre les individus envieux et malheureux suite aux différents aspects positifs émis par leurs contacts[50],[51],[52],[53],[54],[55].

Stress[modifier | modifier le code]

Des recherches effectuées par des psychologues de l'Université Napier d'Édimbourg ont démontré que Facebook ajoute du stress au quotidien de ses utilisateurs. Les causes du stress incluent la peur de manquer une information sociale importante, la peur d'offenser des contacts, la gène ou la culpabilité d'être rejeté par les autres utilisateurs par le biais d'ajouts ou de suppressions de contacts, la peur d'être le centre d'attention, et la peur d'être jugé vis-à-vis des contacts ajoutés[56]. Un bon nombre d'individus inscrits à Facebook pour des buts positifs ont montré que le site avait un impact négatif sur leur vie quotidienne[57].

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Début novembre 2009, le réseau social Facebook était attaqué en justice pour « complicité d'incitation à la haine et à la violence » par un étudiant en droit d'Avignon dans le Vaucluse. Nicolas Canut, 20 ans à l'époque, entendait dénoncer les groupes nazis, homophobes et racistes que le réseau social hébergeait. Plusieurs plaintes du même étudiant ont été ensuite déposées en 2010, puis par Alexandre Marcel, un habitant d'Alès dans le Gard, pour les mêmes raisons. L'étudiant d'Avignon avait demandé la fermeture du réseau social Facebook pendant 24 heures sur le territoire français tout en accusant Facebook de n'avoir aucune modération. L'enquête judiciaire et technique est en 2010 toujours en cours au centre de cyber-criminalité de Nanterre. La justice avait décidé de juger recevables certaines plaintes de Nicolas Canut, mais en 2010 une des trois plaintes de l'étudiant contre des groupes homophobes sur Facebook a été classée[58].

En février 2010, le réseau social Facebook était condamné par le tribunal de grande instance de Paris au titre d'hébergeur pour un groupe incitant à la haine et à la violence envers un évêque de Saint-Quentin, Soissons et Laon dans l'Aisne, où sa photo avait été utilisée comme support dans ce groupe. Le réseau social avait été condamné à retirer le groupe sous une astreinte de 550 euros par jour de retard[59]. Le 2 septembre 2010, les Ministères de la Justice et de l'Intérieur français ordonnaient aux autorités américaines de transmettre plusieurs adresses IP d'internautes sur Facebook soupçonnés d'avoir incité à travers des groupes, la haine et la violence envers les homosexuels. Cette procédure, qui fut une première, est due aux plaintes de Nicolas Canut en 2009 et 2010 (voir ci-dessus).

Le 12 janvier 2011, Facebook ayant été condamné pour un groupe injuriant un évêque de l'Aisne en première instance par un tribunal de Paris, gagne son procès en appel. La plainte de l'évêque axonais a été jugée "irrecevable" par le tribunal de Paris parce que la société Facebook UK est différente de celle américaine. Le 14 mars 2011 Alexandre Marcel apprenait par un "avis à victime" que ses plaintes contre le réseau social Facebook pour avoir laissé des groupes homophobes et racistes sans les modérer, mais aussi contre des utilisateurs avaient été classées sans suite pour le motif "Auteur Inconnu". Le 17 mars 2011, Alexandre Marcel et l'association IDAHO annonçaient se porter partie civile dans l'affaire Facebook obligeant ainsi le Parquet d'Alès de nommer un juge d'instruction. Il est également vu sur le MidiLibre.com que Facebook avait refusé de transmettre les adresses IP aux autorités françaises.

Parallèlement, Nicolas Canut annonçait que sur ses trois plaintes, une a permis d'identifier deux présumés auteurs sans plus de précisions.

Un étudiant en droit autrichien, Max Schrems, est également l'auteur de 22 plaintes contre Facebook[21], qu'il décrit sur le site europe-v-facebook.

En 2012, la Justice française décidait que Facebook INC et Facebook UK étaient poursuivables en France devant un juge de proximité, suite à la plainte d'un étudiant qui s'était vu interdire d'accès à Facebook[réf. nécessaire]. Cette décision qui fut la première, entraîna de facto la réouverture du dossier judiciaire à Avignon suite aux plaintes de Nicolas Canut.

Évasion fiscale[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Selon une étude de Greenwich Consulting commandée par la Fédération française des télécoms (FFT) en avril 2013, l'entreprise Facebook a payé 424 fois moins d'impôt sur les sociétés en 2011 que ce qu'elle aurait dû, soit 50 000 € au lieu de 21,2 millions[60].

Il s'agit d'une évasion fiscale qui n'est pas illégale, comme le souligne Pierre Louette, président de la FFT et directeur exécutif de France Télécom[61]. Ce-dernier considère qu'en matière de fiscalité du numérique les acteurs économiques tels que Facebook « jouent de notre incapacité à offrir un front unique »[61].

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Sur Facebook, on ne choisit pas les amis de ses amis", entretien publié dans le quotidien Le Monde daté du 19 novembre 2010, avec Christianne Feral-Schuhl, avocate spécialiste des questions liées aux technologies de la communication et auteure de Cyberdroit, le droit à l’épreuve de l’Internet (éditions Dalloz).
  2. « Facebook a financé une campagne anti-Google », Le Monde,‎ 12 mai 2011
  3. « Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires », Le Monde, 10 novembre 2007.
  4. « We may share your information with third parties, including responsible companies with which we have a relationship. »
  5. « We may use information about you that we collect from other sources, including but not limited to newspapers and Internet sources such as blogs, instant messaging services and other users of Facebook, to supplement your profile. » Cf. http://www.facebook.com/policy.php
  6. Cf. la page de Facebook consacrée à ce service : http://www.facebook.com/business/?socialads
  7. Pages Information générales, Informations personnelles et Formation et emploi de Facebook le 21-01-2008
  8. « Facebook peut utiliser toutes les données : choisissez vos amis ! », Rue89, 17 février 2009.
  9. « Facebook fait machine arrière après la révolte des internautes », Rue89, 18 février 2009
  10. (fr) Vie privée sur internet : la polémique Facebook, Le Monde, 19 février 2009
  11. Facebook Beacon enables your brand or business to gain access to viral distribution within Facebook. Stories of a user's engagement with your site may be displayed in his or her profile and in News Feed. These stories will act as a word-of-mouth promotion for your business and may be seen by friends who are also likely to be interested in your product. Cf. http://www.facebook.com/policy.php
  12. Cf. les propos de Mark Zuckerberg : « Les gens s’influencent mutuellement. Rien ne les influence plus qu’une recommandation d’un ami dans lequel ils ont confiance. La référence de quelqu’un en qui ils ont confiance influence plus les gens que le meilleur message télévisé. C’est le Saint Graal de la publicité. » Facebook fait volteface, écoute les usagers - Blog de Francis Pisani, 30 novembre 2007
  13. Conditions d'utilisation de Facebook
  14. Source AFP, « Facebook vend-il le contenu de vos messages privés ? », sur lepoint.fr, Le Point,‎ 2014 (consulté le 07 janvier 2014)
  15. Cf. le supplément « Écrans » de Libération, du 20 novembre 2007
  16. (en) Un cas de scrutage du profil d'un étudiant postulant à un stage dans une entreprise publique aux États-Unis
  17. (en) Nick Douglas, « Facebook employees know what profiles you look at », Gawker,‎ 27 octobre 2007 (lire en ligne)
  18. Vie privée : MoveOn.org lance une pétition contre Facebook, vnunet.fr, 22 novembre 2007.
  19. Les groupes anglo-saxons ou français.
  20. the Idea Shower » » Block Facebook Beacon
  21. a et b www.liberation.fr/medias/01012367338-facebook-archives-a-perpete
  22. (en) « Facebook tracking is under scrutiny », usatoday.com, 16 novembre 2011.
  23. a et b Premières déceptions pour les fans de Facebook, article dans Le Figaro, 26 août 2008, page 9
  24. « VOS RÉACTIONS - «Facebook est comme un fichier Edvige volontaire» », sur Le Figaro,‎ 2010 (consulté le 5 juillet 2010)
  25. Le virus Koobface attaque les utilisateurs de Facebook - 01net., 5 décembre 2008
  26. Samy Tounsi, Facebook en partenariat avec McAfee pour renforcer la sécurité, Logiciel.net, 13 janvier 2010
  27. Bienvenue aux pages d’informations sur la sécurité, Facebook.com
  28. Un pirate assure détenir 1,5 million de comptes Facebook, itespresso.fr, 24 avril 2010
  29. Nicolas Guillaume, Sécurité : la fonction chat de Facebook déraille, itespresso.fr, 6 mai 2010
  30. Nicolas Guillaume, Sécurité IT : Facebook victime d’une nouvelle faille, itespresso.fr, 12 mai 2010
  31. Formulaire de suppression de compte Facebook
  32. A savoir lorsque vous supprimez votre compte Facebook
  33. La CNIL met en garde contre le service de géolocalisation de Facebook - Le Monde, 20 octobre 2010
  34. Facebook Places en questions - CNIL, 15 octobre 2010
  35. (en) Sarah Wheaton, « Facebook Bows to Privacy Protest », New York Times,‎ 29 novembre 2007 (lire en ligne)
  36. « Un Land allemand veut interdire le bouton « J'aime » de Facebook », 01net,‎ 2011 (consulté le 23 août 2011)
  37. Mahor Chiche, « Le jour où Facebook m'a banni », sur Le Monde.fr, Le Monde,‎ 2010 (consulté le 14 août 2010)
  38. Laurent Mauriac, « L'amie Facebook des soldats israéliens était une espionne », sur Rue89.com,‎ 2010 (consulté le 5 juillet 2010)
  39. Facebook, Boycott BP
  40. PC Inpact, Facebook supprime la page « Boycott BP » par erreur, 1 juillet 2010
  41. (en) CNN, Facebook says it disabled "Boycott BP" page in error, 29 juin 2010
  42. Change.org, Facebook Stop trying to censor BoyCott BP and do not take them down again
  43. Luc Wouters, « J'ai défié Facebook avec Courbet, mon compte a été désactivé », Rue89, publié le 21 février 2011
  44. Le compte Facebook de la Tribune de Genève censuré par le réseau social AFP - Journal Internet AFP (français) - 19 octobre 2012
  45. (en) Mark Granovetter, The strength of weak ties, American Journal of Sociology
  46. 500 millions d'amis - pharmacologie de l'amitié, podcast de la conférence de Bernard Stigler du 24 septembre 2010 sur le site de l'association Ars Industrialis
  47. « Iran : le site Facebook interdit d'accès », sur JeanMarcMorandini.com (consulté le 23 mai 2009)
  48. Giang Nguyen, CNN, « Les utilisateurs de Facebook condamnent le Vietnam qui bloque l’accès au site »,‎ 2009
  49. Brice Pedroletti, « La grande muraille virtuelle de Chine »,‎ 2010
  50. (en) « The Anti-Social Network », sur slate.com,‎ 26 janvier 2011
  51. (en) « How Facebook Breeds Jealousy », sur discovery.com,‎ 10 février 2010
  52. (en) « Study: Facebook makes lovers jealous », sur cnet.com,‎ 11 août 2009
  53. (en) « Jealous much? MySpace, Facebook can spark it », sur msnbc.msn.com,‎ 31 juillet 2007
  54. (en) « Facebook Causes Jealousy, Hampers Romance, Study Finds », sur University of Guelph,‎ 13 février 2007
  55. (en) « Facebook jealousy sparks asthma attacks in dumped boy », sur usatoday.com,‎ 19 novembre 2010
  56. (en) « Does Facebook Stress You Out? », sur webpronews.com,‎ 17 février 2010
  57. (en) « Internet Imitates Life But It Is Not The Same », sur konsiderit.com,‎ 4 juin 2011
  58. « Homophobie sur Facebook, la plainte classée sans suite » publié par Olivier Levard sur le site LCI TF1 le 13 août 2010.
  59. Facebook condamné à retirer des propos injurieux envers un évêque - AFP
  60. « Etude Greenwich: surfiscalité des télécoms en France et optimisation fiscale des "géants du net" », sur fftelecoms.org, Fédération française des télécoms,‎ 17 avril 2013 (consulté le 24 avril 2013)
  61. a et b Raphaële Karayan, « Le lobby français des télécoms chiffre l'évasion fiscale des géants du Net », sur lexpansion.lexpress.fr, Groupe Express-Roularta,‎ 17 avril 2013 (consulté le 24 avril 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]