André Meynier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Meynier.
Yvonne et André Meynier au Chalet

André Meynier est un géographe français (1901-1983).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 11 septembre 1901 à Angers et décédé le 22 mars 1983 à Rennes, ses parents étaient originaires du Massif central, « région à laquelle il restera attaché » et sur laquelle il réalisera une thèse (Ségalas, Lévezou, Châtaigneraie. Étude régionale), sous la forme classique de la monographie régionale. Il est le mari d'Yvonne Meynier, écrivain de livres pour enfants, qu'il épouse le 20 août 1927. De leur union naîtront, trois filles : Odette, Yvette et Danièle.

Il a réalisé sa thèse en étant professeur au lycée d'Aurillac, après avoir passé brillamment l'agrégation. Il a enseigné à l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, jusqu'en 1937.

En 1938, il devient professeur à la faculté de Lettres de Rennes, dans le laboratoire de climatologie d'Emmanuel de Martonne, où il sera considéré comme l'un des maîtres des ruralistes. Ce laboratoire, qui fut dirigé par Jean-Pierre Marchand, existe toujours, sous le nom de COSTEL (Climat et Occupation des Sols par Télédétection), composante rennaise de l'UMR 6554 CNRS Littoral, Environnement, Télédétection. Il occupa cette chaire de géographie pendant 35 ans. Il sera le premier directeur du Centre Pédagogique Régional de l'Académie de Rennes.

Professeur passionné de pédagogie, André Meynier gardera des contacts avec ses étudiants.

Sa définition de la géographie, comme « science de synthèse », a fait débat, et est aujourd'hui abandonnée. Il regardait la géographie comme la synthèse d'éléments concrets, au même titre que la philosophie fait la synthèse d'abstractions. Il a refusé l'orientation de la nouvelle géographie, précisément en rejetant une conception qui, selon lui, faisait trop de place à l'abstraction. Dans son Histoire de la pensée géographique en France (1969), il distingue trois périodes :

  • le temps de l'éclosion (1872-1905),
  • le temps de l'intuition (1905-1939) et
  • le temps des craquements (1939-1969).

Restant fidèle aux études régionales, il publie Atlas et Géographie de la Bretagne (1976).

Il s'est intéressé de près aux parcellaires bocagers de l'Ouest et, profitant de l'émergence de la télédétection aéroportée, il découvrit des formes invisibles sans le secours de la photographie aérienne, les ellipses bocagères[1]. Il a émis aussi d'intéressantes hypothèses sur l'orientation des parcellaires et des chemins bretons, en relations avec les mégalithes, mais elles ont été démenties par les études ultérieures.

Ils ont habité au 10, avenue Galois à Bourg-la-Reine et avaient une maison à Murat dans les années 1930.

Il est un des fondateurs de la revue de géographie de l'Ouest : " Norois".

Publications[modifier | modifier le code]

  • Atlas et géographie de la Bretagne, Paris, 1976, Flammarion, Paris, 293 p., rééd. 1994 (ISBN 2082013014)
  • Guide de l'étudiant en géographie, Paris, 1971, PUF
  • Les paysages agraires, Paris, 1970, Amand Colin, réédité en 1983 (ISBN 220032183X)
  • Histoire de la pensée géographique en France, Paris, 1969, PUF.
  • Les grandes villes françaises. Rennes - Notes et études documentaires, Meynier (A.), Le Guen (G.), no 3257, 1966, 56 p.
  • Géographie du Massif Central, Paris, 1935, Rieder
  • À travers le massif central. Ségalas, Levezou, Châtaigneraie, Aurilac, 1931.

Notes et références[modifier | modifier le code]