Château de Peyrelade

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Château de Peyrelade
Image illustrative de l'article Château de Peyrelade
Présentation
Période ou style Moyen Âge
Type Château
Date de construction XIe siècle
Protection  Inscrit MH (1988)
Géographie
Pays France
Localité Rivière-sur-Tarn
Localisation
Coordonnées 44° 11′ 43″ N 3° 08′ 52″ E / 44.19528, 3.1477844° 11′ 43″ Nord 3° 08′ 52″ Est / 44.19528, 3.14778  

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Le Château de Peyrelade (en occitan castèl de Peiralada, du latin Petra Lata = Pierre Large) est une forteresse médiévale construite entre le XIe siècle et le XVI° siècle. En cours de restauration depuis 1977, il est situé sur la commune de Rivière-sur-Tarn, dans le département de l'Aveyron. La particularité du site réside dans sa construction sur un éperon rocheux dominant la vallée du Tarn.

Grâce à sa position qui contrôle l'entrée des Gorges du Tarn, il constitue l'un des châteaux les plus importants de l'ancienne province du Rouergue. De la guerre de 100 ans, aux guerres de religion, en passant par les assauts des routiers, Peyrelade était très convoité des Seigneurs qui se la partageaient en co-seigneurie. La fin de son histoire semble dater de 1663, date à laquelle Richelieu aurait ordonné son démantèlement. Des travaux de fouilles et de restauration y sont engagés depuis 1977, sous l'initiative de Pierre Bloy, Maire de Rivière sur Tarn de 1977 à 2008. Ouvert à la visite depuis 1996, le château accueille les visiteurs chaque année de mai à septembre. Sur place : visite libre ou guidée, scénographie, animations en été.

Description[modifier | modifier le code]

Les ruines donnent une bonne idée de l'organisation du château. Le mur d'enceinte fait plus de 250 m, pour 10 m de haut et jusqu'à 2,1 m d'épaisseur. Le château est dominé par une piton rocheux sur lequel s'appuie un donjon en bon état. Au Moyen Âge, une triple enceinte de murs l'entourait. On accédait à la première par deux portes; la seconde protégeait un corps de logis et une place d'armes; la troisième entourait le donjon haut de 50 mètres, auquel on accédait par un pont-levis et qui donnait sur une terrasse. Ce donjon renfermait un four, une citerne et un beffroi dont la cloche sonnait en cas de danger. Le château de Peyrelade fait partie d'un groupe de 23 châteaux en Aveyron qui se sont associés pour constituer le chemin touristique de la Route des Seigneurs du Rouergue. Il est ouvert aux visites de mi-juin à mi-septembre.

Le château est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 6 mars 1998[1]. Le donjon est ouvert à la visite depuis 1996.


Historique[modifier | modifier le code]

Le fief est souvent partagé entre plusieurs coseigneurs (jusqu’à quatre simultanément), les uns étant parfois également suzerains des autres sur leur partie. On présente ici leur succession dans l’ordre d’apparition du premier représentant connu de chaque famille. Lorsqu'un personnage est cité en dehors de la rubrique de sa famille d'origine (alliance, héritage, rachat, acquisition...), un renvoi permet de le retrouver.

Famille de Roquefeuil (fin du Xe siècle1174)[modifier | modifier le code]

  • À la fin du Xe siècle, Henri épouse Yolande de Creyssel.
  • Bernard, fils et héritier des précédents, épouse Saixa de Lodève ; il a au moins un fils, Séguin.
  • Raymond, qui épouse Stéphanie de Vissec, fait un don en 1080 à l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert.
  • Bernard, second fils des précédents, continue la lignée des vicomtes de Creyssel, seigneurs de Peyrelade puis coseigneurs du fait de la donation faite à Gui de Sévérac.
  • Ermengarde, fille et héritière du précédent, épouse Hugues Ier, comte de Rodez.

Famille Henry ou Ahenricy (début du XIIe siècle1422)[modifier | modifier le code]

Maison de Sévérac (1174 – fin du XIVe siècle)[modifier | modifier le code]

  • En 1174, Gui III obtient le fief par donation de Bernard de Roquefeuil précédemment cité; il épouse Sybille de Gévaudan.
  • Gui IV, fils des précédents, épouse Béatrix de Canillac.
  • En 1199, Irdoine (vers 1185 -), fille des précédents, épouse Guillaume de Rodez, dont elle n'a pas d'enfant; En 1209, elle épouse en secondes noces Déodat de Combret (11851251), qui relève le nom.
  • En 1232, Gui V (12101273), fils des précédents, épouse Richarde de Panat.
  • Gui VI (vers 1235 -), fils des précédents, épouse vers 1273 Gaillarde de Bruniquel.
  • Gui VII (12741318), fils des précédents, épouse en 1293 Béatrix de Béziers, dont il a deux filles.
  • Déodat (vers 1276 -), frère du précédent, épouse Jeanne de Narbonne.
  • Gui VIII (vers 13201339), fils des précédents, épouse Delphine de Canillac.
  • Gui IX (1339 -), fils des précédents, épouse Jeanne, dauphine d'Auvergne.
  • Gui X (vers 1370 -), fils des précédents, épouse en 1389 Hélips de Landorre, dont il n'a pas d'enfant.

Comtes de Rodez (12401663)[modifier | modifier le code]

Famille Guitard (milieu du XIIIe siècle1291 ; XIVe siècle – après 1524)[modifier | modifier le code]

Famille Ricard (14221603)[modifier | modifier le code]

  • En 1422, Jean, damoiseau puis chevalier, acquiert une partie du fief de Catherine Tiburge de Henry; il avait épousé en 1420 Catherine, fille de Pierre II de Guitard.
  • En 1483, Hugues, fils des précédents, est maintenu en quatrième partie du château.
  • Antoine ( - avant 1529), fils du précédent, épouse en 1523 Gabrielle de Mostuéjouls.
  • Raymond, fils des précédents, fournit son dénombrement en 1541.
  • En 1603, le précédent étant mort sans postérité, Diane et Marguerite de Garceval, ses nièces et héritières, vendent la seigneurie à Charles de Brunel et Pierre de Pélamourgue.

Famille de Jouery du Claux (après 15241570)[modifier | modifier le code]

  • Azémar ( - 1524) épouse Hélix de Guitard.
  • Gaspard, fils des précédents, épouse en 1506 Antoinette de Mostuéjouls.
  • Madeleine de Jouery du Claux, fille des précédents, épouse Jean d'Alboy de Montrozier.
  • François ( - vers 1570), frère de la précédente, épouse Marguerite de Morlhon mais meurt sans postérité.

Famille d'Alboy de Montrozier (15701663)[modifier | modifier le code]

  • François, neveu du précédent, hérite de ses biens.
  • Georges, frère du précédent, lui succède en 1577. Il épouse Jeanne d’Arjac du Cayla. La place est conquise par les calvinistes. Raymond de Ricard, coseigneur de Peyrelade les en chasse et se l’approprie tout entière. Georges ne retrouvera son bien qu’en 1596.
  • Antoine, fils des précédents, a une fille unique.
  • Marie-Madeleine, fille et héritière du précédent, épouse en 1637, Jean de Granger, seigneur de Montméjan ( - 1656) mais reste maîtresse de ses biens.

Famille Brunel (16031641)[modifier | modifier le code]

  • En 1603, Charles achète un part de la seigneurie à Diane et Marguerite de Garceval; il avait épousé Claire d’Hauterive.
  • Jean, second fils des précédents, hérite de la coseigneurie ; il avait épousé en 1613 Françoise, fille de Georges d’Alboy.
  • Georges, fils des précédents, meurt en 1637 sans s’être marié.
  • Jeanne, sœur et héritière du précédent, porte la coseigneurie dans la famille de Puel.

Famille de Pelamourgue (16031752)[modifier | modifier le code]

Branche cadette

  • En 1603, Pierre de Pelamourgue achète un part de la seigneurie à Diane et Marguerite de Garceval; il avait épousé en 1594 Anne de la Roque-Sénezergue.
  • Antoine de Pelamourgue (16101680), fils des précédents, épouse en 1638 Françoise de Sénezergues ; il est cité comme coseigneur en 1667.

Branche aînée

  • Jean-François de Pelamourgue épouse en 1663 Félicie de Douzel Chantariège Gabriac.
  • Jean-Félix de Pelamourgue (1668 - 1752), fils des précédents, épouse en 1700 Marie de Brunet de Castelpers de Panat.

Famille de Puel (à partir de 1641)[modifier | modifier le code]

  • Gaspard, troisième fils de Jacques de Puel, épouse en 1641, Jeanne, fille et héritière de Jean de Brunel.
  • Jacques de Puel, fils des précédents, épouse en 1682 Madeleine de Mazeran.
  • Louis de Puel, fils des précédents, épouse en 1732 Marie Anne Charlotte de Mostuéjouls.
  • Alexandre de Puel ( - 1779), fils des précédents, épouse en 1771, Louise Marie de Micheau de Cabanne.
  • François Xavier de Puel, fils des précédents, épouse en 1821 Marguerite Souveraine Alix de Lansade.
  • Alexandre de Puel (1829 - 1902), fils des précédents, épouse en 1869 Zélie Hérail.
  • Louise de Puel (1871 - 1904), fille des précédents, épouse en 1897 Gustave de Gaches de Venzac.

Famille de Malbosc (1753)[modifier | modifier le code]

Période récente[modifier | modifier le code]

  • Le château est propriété de la commune de Rivière-sur-Tarn.
  • D'importants travaux de restauration commencés en 1977 se poursuivent aujourd'hui.

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Alboy de Montrozier: d'azur, au chêne d'argent, fruité de sinople, adextré d'une main de carnation, tenant une épée du second émail, garnie d'or.
  • Brunel: de gueules à l’épée d’argent
  • Guitard: d’azur à un mouton d’argent
  • Puel: d'argent, à un arbre de sinople ; supports: deux lions

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, Tome 6, Rodez, 1846-1847
  • Hippolyte de Barrau, Documents historiques et généalogiques sur les familles du Rouergue, TomeIII, Rodez, 1857.
  • Baron de Gaujal, Etudes historiques sur le Rouergue, Volume 3, Paris, 1859.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA12000012 », base Mérimée, ministère français de la Culture