Parti Égalité

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Parti Égalité
Equality Party

Parti provincial défunt
Logo du Parti Égalité


Caractéristiques
Idéologie Droite, Défense des droits des anglophones
Historique
Fondation 7 avril 1989
Dissolution janvier 2013
Personnalités marquantes Robert Libman
Candidat
Élu
Opp.
Gouv.
oui oui non non


Le Parti Égalité, officiellement Parti égalité / Equality Party, est un parti politique québécois, de droite[réf. nécessaire] et anglophone dont le but est de promouvoir le fédéralisme au Québec et défendre les droits des anglophones de la province. Il a été fondé en 1989 en réaction à l'insatisfaction des politiques linguistiques du gouvernement Bourassa. Il a présenté pour la dernière fois des candidats à l'élection de 2003 et s'est dissout officiellement en 2013.

Idées politiques[modifier | modifier le code]

Ce parti estime que « [l]e droit de demeurer Canadien est de la plus haute importance » et que la partition du Québec serait obligatoire en cas de négociation de son mouvement souverainiste du Québec. Le Parti égalité appuie la ratification par le Québec de la Loi constitutionnelle de 1982 et demande l'abrogation de la Loi 101. Il s'oppose à la reconnaissance du Québec comme société distincte[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’Equality Party est commencé par une idée d’un homme qui s’appelle Robert Libman. Mais, une chose étonnante est que Robert Libman ne s’intéressait pas dans les politiques de tout depuis qu’il est jeune. Quand Robert Libman était jeune, il s’intéressait dans les mathématiques et les dessins. Ce n’était pas avant qu’il fût au CÉGEP qu’il s’intéressait dans les politiques à cause du référendum de Québec en 1980. Robert Libman a commencé de travailler comme architecte, mais il est devenu frustré parce qu’il a perdu la liberté de parler sa propre langue maternelle au travail et sa vie quotidienne était également en français. Alors, en 1988, Robert Libman a organisé une rencontre avec ses amis pour discuter à propos de la création d’un nouveau parti politique. Il avait de la difficulté à chercher les personnes avec qui il pouvait commencer ce parti politique. Mais, pour ses amis qui sont venus, ils ont parlé des difficultés que la communauté anglophone rencontre tous les jours. Il ne voulait pas que la communauté anglophone perde leurs institutions et les organisations qu’ils ont créées, donc il a effectué de nombreux appels téléphoniques. À l’aide de tous ses appels, il a trouvé un homme qui s’appelle Tony Kondaks. Tony Kondaks voulait joindre le groupe et quand il est entré au sien du groupe, la dynamique a changé énormément. Le groupe a décidé qu’ils devraient nommer le parti l’Equality Party. Le nom était suggéré par Robert Libman et il l’a suggéré puisqu’il pensait que ça définissait bien le concept principal du parti. Le comité voulait obtenir l’autorisation pour un parti politique, alors ils ont créé les idées pour leur campagne politique. Ils sont arrivés à six idées principales sur lesquelles ils pouvaient baser leur campagne. La première idée était l’opposition à la loi 101 proposée par le gouvernement libéral du Henri Bourassa. La deuxième était le bilinguisme dans les secteurs publics et parapublics. La troisième est l’expression dans la langue choisie par la personne qui parle dans le secteur privé. Le quatrième est la liberté d’aller à l’école en anglais. Le cinquième est l’opposition de l’accord de lac Meech et le dernier est l’opposition à la clause nonobstant dans la Chate canadienne des droits et libertés. La loi 101 était la chose la plus importante pour Robert Libman et l’Equality Party. La loi 101 est une grande influence sur la décision des anglophones qui déménagent ailleurs. Robert Libman ne voulait pas déménager puisqu’il ne voulait pas laisser sa famille et il pensait que Montréal est une ville où il fait bon de vivre. Cette loi a aidé Robert Libman et l’Equality Party de recevoir l’attention des Anglo-Québécois [2]

Le parti est créé le 7 avril 1989, et élit Robert Libman chef du parti. Cinq mois après sa fondation il présente 19 candidats aux élections de septembre 1989 et obtient quatre élus (score national de 3,7 %) à l'Assemblée nationale.

Si ce début est très prometteur, des batailles internes déchirent le parti et ils perdent de nombreux appuis. Fin 1993, il n'y a plus qu'un député du parti (Neil Cameron), les autres l'ayant quitté pour siéger comme indépendant, voire avec le Parti québécois ! Lors des élections de 1994 le parti présente 17 candidats, dont le député sortant, mais n'obtient aucun élu, les élections de 1998 et de 2003 ne sont pas meilleures.

Keith Henderson, chef élu en 1993, a démissionné après les élections de 2003 et aucun chef n'a été désigné pour le remplacer. Depuis, le parti semble dans une situation précaire : il n'a toujours pas de direction, n'a plus de site internet et n'a plus présenté de candidats aux élections. Le parti est néanmoins officiellement inscrit auprès du Directeur général des élections pour les élections générales de 2007 et de 2008, même s'il n'y a pas présenté de candidat[3].

Le 08 août 2012, Robert Libman appelle la minorité anglophone à soutenir la Coalition Avenir Québec plutôt que le parti libéral lors des élections générales québécoises de 2012 dans les circonscription où il n'y a pas le risque de voir un souverainiste élu[4].

En 2012 Keith Henderson dépose une contestation de la Loi 99, qui affirme le droit du Québec de se séparer du Canada par référendum, qui est reprise par Stephen Harper en octobre 2013 et refait parler de lui et du Parti Égalité[5].

Par le retrait d'autorisation du DGEQ, le Parti égalité est officiellement retiré de la politique québécoise légale le 11 mai 2012[6].

Chef du parti[modifier | modifier le code]

Les 4 députés présent à l'Assemblée Nationale du Québec de 1989 à 1994[modifier | modifier le code]

Aux élections de 1989, le parti obtient quatre députés à l'Assemblée nationale, trois d'entre eux démissionneront du parti à cause de batailles interne.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux du Parti égalité
Élection Sièges Voix
Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges
obtenus
Nombre Pourcentage
Septembre 1989 19 / 125 4 125 726 3,69 %
Septembre 1994 17 / 125 0 11 526 0,29 %
Novembre 1998 24 / 125 0 12 543 0,31 %
Avril 2003 21 / 125 0 4 051 0,11 %

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Ancien parti politique québécois