Personnages de Kaamelott

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Cet article présente les personnages de la série télévisée française Kaamelott.

Kaamelott introduit des personnages présents dans les légendes arthuriennes, mais aussi des personnages fictifs. D’une manière générale, tous les personnages ont été modifiés pour correspondre à l’aspect burlesque de la série.

Sommaire : Haut - A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

A[modifier | modifier le code]

Aconia Minor[modifier | modifier le code]

Jouée par Valeria Cavalli

Aconia Minor est une femme de la haute société chargée par le sénateur Sallustius de devenir la préceptrice d’Arturus, en vue de faire de ce dernier le représentant romain en Bretagne. Elle lui apprendra l’algèbre, la lecture, le théâtre, et l’histoire de Rome. Nouant ainsi une relation trouble (elle s’offrira à lui mais il ne pourra lui faire l’amour dans un premier temps, s’estimant indigne d’elle), ils finiront par se marier secrètement, alors qu’elle a déjà un mari en la personne de Manius Macrinus Firmus, le précédent chef de la partie romaine de la Bretagne.

Arthur apprendra l’identité du mari quand il reviendra la chercher pour l’emmener en Bretagne. Déchirée, elle part suivre son premier mari en Macédoine, laissant derrière elle la robe rouge dans laquelle elle s’était mariée avec Arthur, alors qu’elle pleure.

Elle serait une des raisons pour lesquelles Arthur et Guenièvre ne couchent pas ensemble dans la série : Aconia a fait promettre à Arthur de ne pas consommer ce mariage, tout en l’autorisant à avoir des maîtresses.

  • 1re apparition: Miles Ignotus (Livre VI, épisode 1)

Aélis[modifier | modifier le code]

Jouée par Anne-Valérie Soler

Aélis est l’une des maîtresses du Roi Arthur, la dernière arrivée à Kaamelott. Rencontrée par Arthur, après que celui-ci a vaincu un chef de clan en Carmélide avec l’aide de Léodagan, elle devait subir les « derniers outrages » selon une vieille coutume de la Carmélide. Arthur n’ayant pas vraiment envie de passer à l’acte, il fut tour à tour poussé par Léodagan, puis par Aelis elle-même, cette dernière allant même jusqu’à lui faire du chantage pour qu’il respecte les traditions, même si elle n’était que la fille cadette du chef vaincu. Arthur ne cède pas et conclut un marché avec elle, lui proposant de devenir sa maîtresse à Kaamelott, ce qu’elle finit par accepter.

Plus tard, Aélis se plaindra du manque d’envie du roi au sujet de leur relation. De plus, elle n’est pas appréciée par les autres maîtresses, comme le prouve son altercation avec Démetra après que Guenièvre exprime le fait que les deux femmes se ressemblent, notamment au niveau des cheveux (Les cheveux noirs)

Virulente et manipulatrice, Aélis a un certain goût pour le pouvoir, ambitionnant de devenir reine en essayant de convaincre Arthur que selon ses maîtresses elle serait la plus apte à occuper ce poste (Le Renoncement). Elle fait également une tentative auprès de Karadoc, lorsque celui-ci tient le pouvoir à la fin du livre V.

  • 1re apparition: Les Derniers Outrages (Livre III, épisode 8)

Angharad[modifier | modifier le code]

Jouée par Vanessa Guedj

Angharad est gouvernante à Kaamelott et la suivante de la reine Guenièvre.

Le personnage, juste une figurante dans Dies iræ (interprétée par Alexia Sauvageon), fait également une apparition dans l’épisode pilote La Romance de Perceval, jouée alors par Audrey Fleurot. Angharad y est dépeinte comme une servante maladroite, distraite et plus bête encore que Perceval. Rôle qui se modifiera dans la série elle-même, où elle gagne en caractère une fois incarnée par Vanessa Guedj (qui tenait le rôle de Guenièvre dans les premiers épisodes pilotes).

Angharad est la dévouée suivante de Guenièvre qu’elle cherche souvent à conseiller et à soutenir dans ses problèmes, notamment avec son mari. En effet, elle s’agace parfois que le roi ne s’occupe pas assez de sa femme (La Romance de Lancelot, Le Discobole). La reine finira d’ailleurs par la reconnaître comme amie et non comme simple « bonniche » (La Joute ancillaire).

Néanmoins, Angharad a une forte personnalité : elle supporte très mal qu’on la réduise à son statut de « bonniche », se plaint parfois de n’être pas assez payée et sort souvent de son rang en n’hésitant pas à parler franchement et avec désinvolture. Son impertinence la rend d’ailleurs peu appréciée du roi.

Angharad est aussi très amoureuse du seigneur Perceval, qu’elle admire et considère comme l’une des plus grandes autorités du royaume – les raisons de son amour restant toutefois un mystère pour le roi. Perceval, qui semble également l’apprécier, reste toutefois assez maladroit, connaissant mal les « choses de l’amour » (Le Billet Doux), et son manque de vocabulaire conduit parfois à des quiproquos (La Botte secrète, La Botte secrète II).

Dans le Livre IV, Angharad n’hésite pas à reprocher directement au roi la manière désinvolte avec laquelle il a traité la reine. Elle finira par rejoindre Guenièvre dans le camp de Lancelot, avec la bénédiction d’Arthur qui n’est que trop content de s’en débarrasser. Fidèle à sa maîtresse, Angharad n’en est pas moins inquiète que l’éloignement compromette sa romance avec Perceval. Après l’attaque du camp par Arthur et ses hommes, Angharad décide de suivre la reine et de retourner la servir à Kaamelott, considérant qu’elle « fait partie du lot ».

À la suite d'un désaccord entre Alexandre Astier et Vanessa Guedj, à l’issue du Livre IV, sur l’évolution du personnage d’Angharad, notamment sur sa relation avec Perceval, elle ne travaille plus pour la série.

  • Voir ses citations typiques sur Wikiquote.
  • 1re apparition
    • Alexia Sauvageon : Dies Irae
    • Audrey Fleurot : La Romance De Perceval (Épisode Pilote no 4)
    • Vanessa Guedj : La Botte secrète (Livre I, épisode 28)

Anna de Tintagel[modifier | modifier le code]

Jouée par Anouk Grinberg

Dans Dies irae, Anna de Tintagel n’a que cinq ans et est alors interprétée par Jeanne Astier, la fille d’Alexandre Astier, elle porte le nom de Morgause et est la sœur de Mordred joué par Arianne Astier, la sœur jumelle de Jeanne Astier. Dans certaines versions de la légende arthurienne, Anna n’est pas la sœur mais la mère de Mordred. Pour ce court-métrage, Alexandre Astier ne s’est contenté que de se baser sur les quelques recherches qu’il fit sur la légende arthurienne, pour les noms des personnages, le cadre et les idées de base. De ce fait la première apparition de ce personnage est anecdotique, car son rôle et même son identité dans la véritable série y sera totalement différent.

Elle est ensuite mentionnée à plusieurs reprises par Arthur et Loth, mais ne réapparaît que dans le Livre V. Son personnage est alors joué par Anouk Grinberg. Elle est l’épouse du roi Loth d’Orcanie, mère de Gauvain, fille d’Ygerne de Tintagel, et par conséquent demi-sœur d’Arthur.

D'après son mari, « la moitié de la Bretagne lui est passée dessus » (Loth Et Le Graal).

La position et le rôle d’Anna - aussi appelée Morcadés - dans les légendes sont ambigus. En effet, elle est tantôt la sœur, tantôt la demi-sœur maternelle d’Arthur. Elle est parfois confondue avec Morgane.

Dans la série, elle ressent une profonde haine doublée de jalousie à l’encontre de son demi-frère — le roi Loth essaye d’ailleurs de faire passer sa tentative de coup d’État comme des actes dictés par l’amour qu’il voue à sa femme qui est la personne qui hait le plus Arthur dans le royaume (cf épisode Miserere Nobis) -, haine qu’elle semblera mettre de côté l’espace d’un temps, afin d’obtenir d’Arthur qu’il tente de dissuader Léodagan d’entamer des représailles à l’encontre du royaume d’Orcanie. Devant le refus catégorique de ce dernier, Anna et Loth tentent de tuer Arthur, mais ils sont mis en échec par Guenièvre.

Cette haine qu’elle voue à son demi-frère vient du fait qu’Uther Pendragon, père d’Arthur, a tué le duc de Gorlais, père d’Anna. Depuis, elle tient Arthur pour responsable et a juré sa mort. Dans un songe d’Arthur, elle lui propose de coucher avec elle, disant devant son refus qu’« il y viendra » Cette proposition d’inceste est peut-être une vengeance inspirée de la légende arthurienne, selon laquelle Mordred (le fils du roi Arthur et de sa sœur) finira par tuer son père.

  • Voir ses citations typiques sur Wikiquote.
  • 1re apparition
    • Jeanne Astier : Dies Irae
    • Anouk Grinberg : L'Odyssée d’Arthur (Livre V, épisode 32)

Anton[modifier | modifier le code]

Joué par Guy Bedos.

Anton est aubergiste. Sorte de père adoptif du jeune Arthur, il recueille l’enfant que lui a confié Merlin à l’âge de quatre ans pour le protéger d’Uther Pendragon ; il considère Arthur comme son propre fils et l’a élevé comme tel pendant quelques mois jusqu’à son départ pour Rome. Il a forgé pour lui un médaillon à l’image d’Ogma l’enchanteur, dieu de l’éloquence, médaillon qu’Arthur porte toujours depuis sans pourtant avoir jamais revu Anton avant la fin du Livre V.

Dans le cycle arthurien, ce personnage s’appelle Antor.

  • 1re apparition : Anton (Livre V, épisode 45)

Ao Si Ka[modifier | modifier le code]

Joué par Tien Vuong N'guyen.

Ao Si Ka est un homme venu de l’empire chinois pour retirer Excalibur du rocher mais il a été séduit par le projet de Perceval et de Karadoc de fonder un clan autonome. Quand il s’est présenté au recrutement, Ao Si Ka a dit qu’il était un assassin et il est devenu l’un des principaux membres du clan des semi-croustillants malgré les premières réticences de Karadoc.

  • 1re apparition : Le recrutement (Livre V, épisode 10)

Arthur Pendragon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arthur (Kaamelott).
Joué par Alexandre Astier

Roi de Bretagne, il est l’un des personnages principaux de cette série. Élu par les dieux, Arthur est le fils illégitime d'Uther Pendragon. Il a fait ses classes militaire à Rome. Par la suite il sera envoyé régner sur la Bretagne par les autorités romaines. Là, il mettra en place l'organisation des Chevaliers de la table ronde. Mais les choses seront plus compliquées que prévues.

Attila[modifier | modifier le code]

Joué par Lan Truong

Attila, personnage redouté de l’histoire romaine, est le chef des Huns. On dit de lui que là où il passe, l’herbe ne repousse jamais. Dans Kaamelott, néanmoins, le seul chevalier à le redouter est Bohort ; en effet, Attila est un nain, sot et facilement influençable. Et comme le fait remarquer Arthur, « Y a pas d’herbe dans la salle du trône… »

Arthur et ses chevaliers se débarrassent à plusieurs occasions de ce trouble-fête (toujours accompagné d’un seul guerrier hun) à l’aide de grossiers subterfuges. Lors de leur première rencontre, Arthur et Léodagan s’aperçoivent vite de la naïveté d’Attila, et lui offrent de la viande de cerf mijotée dans du miel en échange de sa clémence (Le Fléau de Dieu). La seconde fois, Attila désire repartir avec « la plus belle femme de Kaamelott ». Arthur enverra Grüdü, son garde du corps, grossièrement travesti, pour accompagner Attila et son acolyte (Le Fléau de Dieu II). Enfin, la troisième fois, Attila croit pouvoir vaincre Arthur, déjà attaqué par les Burgondes. Plaçant le chef burgonde à sa table, Arthur fera croire à Attila que les Burgondes ne sont pas venus pour l’attaquer, mais pour l’aider à repousser les Huns (Les Envahisseurs).

Lan Truong s'est tué pendant l’été 2007 dans un accident de voiture.

Azénor[modifier | modifier le code]

Jouée par Emma de Caunes

Azénor est une maitresse d’Arthur. C'est la seule à ne pas être une latine et bien qu’Arthur ait un faible pour les latines (Les Cheveux Noirs, Le Culte Secret), il affirme qu’il ne choisit pas ses maitresses selon leurs origines (La Kleptomane) ce qui se confirmera par la romance entre Arthur et Mevanwi. Azenor est la première à convoiter le trône de Bretagne, demandant à Arthur si elle peut tuer Guenièvre (Azénor). Elle vole tout ce qui se présente jusqu’à la bague que César a donnée à Arthur (La Kleptomane).

  • 1re apparition : Azénor (Livre I, épisode 48)

B[modifier | modifier le code]

Belt[modifier | modifier le code]

Joué par François Morel.

Vigneron du château, il apparaît pour la première fois lorsque Arthur demande des explications concernant la qualité du vin à Kaamelott. (Spiritueux). Il semble être aussi incompétent que Guethenoc et Roparzh en ce qui concerne l’agriculture: Arthur qualifie son vin de dégueulasse. Dans le livre VI il entre dans la taverne avec les deux paysans pour réclamer plus d’argent (plus de considération selon Guethenoc) au nouveau roi.

Père Blaise[modifier | modifier le code]

Joué par Jean-Robert Lombard.

Le Père Blaise est le « gardien du culte » du château, représentant la naissante religion chrétienne.

Blaise est présent dans certaines versions des légendes arthuriennes (son nom est parfois orthographié Bleiz), où il est le confesseur de la mère de Merlin. Dans la série, le personnage est amalgamé avec les nombreux copistes anonymes chargés de noter les exploits des Chevaliers de la Table Ronde. Son rôle principal consiste ainsi à maintenir l’ordre du jour et à consigner tous les dialogues des réunions de la Table Ronde, ainsi que de porter par écrit les quêtes des chevaliers afin de faire entrer Arthur dans la légende.

Le Père Blaise est assez aigri et tatillon en ce qui concerne l’écriture de ses histoires, qu’il doit très souvent romancer pour compenser la médiocrité des chevaliers. Il peut parfois perdre son sang-froid quand des thèmes païens sont abordés (La Quinte juste) ou quand Perceval s’emmêle les pinceaux avec « des vieux, des vieilles, ou un couple de siamois » dans ses histoires.

Un gag récurrent autour du Père Blaise, déjà présent dans Dies iræ, concerne le désordre qui règne dans ses archives. Le roi Arthur lui fait régulièrement des remarques sur son « impeccable classement » (Duel 2e partie).

Il aurait inventé l’enluminure en expérimentant avec de la peinture dorée à réparer les armures pour corriger les fautes et ratures sur ses parchemins (Enluminures).

Le Père Blaise doit faire à plusieurs reprises la lecture à Karadoc, ce qui l’énerve particulièrement (Perceval fait ritournelle, Le Vice de forme…).

Même si cela n’a pas été exploité ultérieurement, dans l’épisode pilote Le Chevalier femme, le Père Blaise annonce être le neveu de Guethenoc.

Dans le Livre V il est en conflit avec le jurisconsulte qui est chargé de trouver une loi dans le désordre des archives.

Dans le Livre VI, on apprend que c’est lui qui a célébré les deux mariages d’Arthur, avec Aconia, dame de la haute société romaine, puis Guenièvre. Il est également le biographe de l’ancien roi, mourant, dont il recueille les mémoires. On le voit une dernière fois en train de fuir les hommes de Lancelot avec Merlin.

Bohort[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bohort (Kaamelott).
Interprété par Nicolas Gabion

Bohort de Gaunes est un des chevaliers de la Table Ronde. En dépit de sa préciosité et de son manque de formation militaire, il reste un des soutiens les plus fidèles au roi Arthur.

Breccan[modifier | modifier le code]

Joué par Yvan Le Bolloc’h.

Artisan de la table ronde.

Le Roi Burgonde[modifier | modifier le code]

Joué par Guillaume Briat.

Le roi des Burgondes est un personnage stupide, grossier et affamé. Souvent présent à Kaamelott pour la signature d’un traité de paix, il ne comprend pas la langue d’Arthur, ce qui génère toujours de nombreux quiproquos. Comme il ne comprend rien, il a tendance à répéter tout ce qui est prononcé, ce qui peut aisément induire en erreur sur ses intentions. Néanmoins, Arthur ou Séli profitent parfois de sa bêtise, pour le tromper lors de la signature d’un traité (Le Dialogue de paix, Le Dialogue de paix II) ou se servir de lui pour distraire d’autres ennemis (Les Envahisseurs).

Lors de sa première visite, il fut accompagné de son « interprète » incarné par Lorànt Deutsch, mais celui-ci fut embauché par le Père Blaise, au grand dam du roi. L’interprète n’a jamais refait son apparition, empêchant ainsi Arthur d’avoir des dialogues avec le roi burgonde. Pour le roi burgonde, tout (signature de traité, banquet…) est prétexte à flatuler, de préférence ouvertement et bruyamment.

C[modifier | modifier le code]

Caius Camillus[modifier | modifier le code]

Joué par Bruno Salomone.

Centurion romain, Caius Camillus fait partie des dernières garnisons impériales présentes sur le sol de Bretagne. Il reste, au début de la série, un soldat fidèle à Rome, bien qu’il déplore la décadence de l’Empire – âge de l’empereur, assassinats en série des empereurs, costumes et nourriture ridicules, etc. Il entretient cependant des rapports plus ou moins amicaux avec Arthur et sa cour : repas avec Arthur et Léodagan, voyage à Rome avec la reine. Cela lui épargnera (de justesse) de se faire égorger par Lancelot au détour d’une forêt (Le Reclassement).

Devant la débâcle des troupes romaines de « Britannia », et malgré quelques tentatives de barouds d’honneur, il accepte progressivement l’idée de déserter de son poste de centurion. Il finira par prêter serment à Arthur pour devenir un seigneur de Bretagne, en échange du maintien d’une présence romaine « symbolique ». La proposition de changer son nom pour le patronyme de Kay (la celtisation de « Caius ») ne l’enthousiasme guère, cependant (Le Déserteur).

Quoique vivant en Bretagne depuis seize ans (Le Dernier Empereur), il reste un citadin romain peu habitué à la vie à la campagne et au concept de féodalité. Il ne se satisfait guère de la bicoque que lui a donnée Arthur en guise de domaine et ne comprend pas à quoi peuvent bien rimer les sollicitations des paysans des environs à son encontre. Il faudra l’intervention d’Arthur et de Léodagan pour lui expliquer que les gens du peuple qui résident sur ses terres – ceux-là même que Caius qualifie de « clodos » et de « connards » – sont désormais ses féaux (Seigneur Caius). Bien qu’il se soit déclaré attaché à sa femme et à ses enfants restés à Rome, il semble cependant vivre seul dans sa demeure.

Malgré sa désertion de l’armée romaine, Caius conserve une nostalgie du faste impérial. Arthur le retrouvera à plusieurs reprises dans un camp romain abandonné, en uniforme de centurion et allongé sur une couche, en train de s’empiffrer de douceurs romaines (Le Camp romain, Fluctuat nec mergitur).

Dans le livre VI, on découvre qu’Arthur et Caïus se connaissent de longue date puisque 15 ans avant les événements des cinq premiers livres, ils étaient tous deux dans la milice urbaine de Rome.

Calogrenant[modifier | modifier le code]

Joué par Stéphane Margot.

Calogrenant est le roi de la Calédonie (l’actuelle Écosse). Dans le monde de Kaamelott, elle fait partie du royaume de Logres fédéré par le roi Arthur, bien qu’historiquement la Calédonie n’ait jamais été conquise par les Romains. Calogrenant représente donc une importante majorité au sein de la Table Ronde (quoique certains peuples calédoniens, tels les Pictes et les Scots, restent insoumis).

Décrit abusivement comme « le roi des cons » par Léodagan (et confirmé par Arthur, cf. Dîner dansant, ou Lancelot Le Secret de Lancelot) dans ce dernier épisode il se révèle être assez misogyne, selon Lancelot il se comporterait comme un abruti avec sa femme, lui imposant une ceinture de chasteté pendant son absence. Calogrenant n’en est pas moins assez pragmatique comparé à ses compagnons. Dans son propre royaume, il dîne avec ses ministres plutôt qu’avec sa famille. Il prend les constantes disputes entre le roi Arthur et sa belle-famille avec fatalisme, n’y prêtant même plus attention (L’Assemblée des rois).

Maître d’armes, Calogrenant n’est pas pour autant très enthousiaste ou énergique quand il s’agit de se battre en duel (Le Duel) il participe cependant souvent aux campagnes militaires menées par le royaume. Il est assez à cheval sur l’étiquette chevaleresque, et peut facilement s’offusquer si on insulte la Table Ronde (Le Chevalier femme). À noter que contrairement aux autres chevaliers, Calogrenant n’est pas chrétien (Amen).

À la suite d'une malencontreuse chute de cheval dans une flaque, qui fit rouiller les jambières de son armure, Calogrenant dut se couvrir les jambes d’une étoffe à carreaux pour rester présentable devant les autres chevaliers. Arthur décide que cette jupe est le « costume officiel de la Calédonie » pour respecter les conventions de la Table Ronde, inventant ainsi le kilt (La Jupe de Calogrenant).

Publius Servius Capito[modifier | modifier le code]

Joué par François Levantal.

Publius Servius Capito est le bras droit de Sallustius. Celui-ci lui ayant demandé de trouver un breton pour avoir des renseignements sur « l’Épée des Rois », il se rend à la caserne de la milice urbaine dont il a transmis le commandement à Glaucia 15 ans auparavant. Il y trouve Arthur, qu’il présente à Sallustius. À la suite de cela, Sallustius l’envoie en Bretagne pour se faire une idée de la situation. Il y rencontre Merlin et le ramène à Rome.

Tout comme Sallustius, il n’hésite pas à envoyer promener les quatre sénateurs mais le convainc néanmoins de ne pas les éliminer.

Cæsar Imperator[modifier | modifier le code]

Joué par Pierre Mondy.

Cet empereur romain vieillissant, que l’on voit dans le Livre VI, peut avoir un esprit assez infantile : dans l’épisode Nuptiae, il veut à tout prix une pêche et menace d’attaquer le marchand avec un rudius, un glaive en bois. Ancien chef de guerre, il prend un rôle important en donnant à Arturus des conseils pour suivre son exemple, et lui donne la bague de contrôle des lames pour qu'il puisse croire dans la magie. Très lucide sur son rôle réel dans l’empire (il se définit lui-même comme une marionnette dans l’épisode Nuptiae), il regrette souvent son autorité passée.

Sa fin tragique est orchestrée par Méléagant qui « accompagne » son suicide par « ouverture des veines » dans une salle d’eau au sein de son atrium, modus operandi repris par Arthur (dernier épisode du Livre V).

Cryda de Tintagel[modifier | modifier le code]

Jouée par Claire Nadeau.

Cryda de Tintagel est la belle sœur d’Uther Pendragon, sœur d’Ygerne de Tintagel et par conséquent tante d’Anna et d’Arthur, qui la hait et qu’elle hait. Cette haine est due au fait qu’elle a perdu son mari quand un temple s'est effondré sur lui après avoir pris la foudre (La fête de l’hiver, La fête de l’hiver II, Guenièvre et l’orage). Depuis, Cryda méprise tout à l’exception de sa sœur. Cependant, dans l’épisode L'Approbation, elle fait des efforts pour être gentille avec son neveu alors qu’il se décide à épouser une femme de la noblesse bretonne (en l’occurrence Mevanwi).

Dans le livre V, avec Ygerne de Tintagel et Séli, elle pousse Arthur à trouver une solution face à la déliquescence du royaume : soit replanter Excalibur dans son rocher, solution qui convient aux deux sœurs, soit faire un héritier, ce que souhaite vivement la belle-famille d’Arthur. Arthur finira par choisir la première solution.

D[modifier | modifier le code]

Dagonet[modifier | modifier le code]

Joué par Antoine de Caunes.

Le seigneur Dagonet est un chevalier occasionnel de la Table Ronde, qui n’apparaît que dans un épisode avant le Livre IV, où son rôle s’étoffe. Néanmoins, il est cité avant cela dans plusieurs épisodes par les autres personnages. Le roi lui rend parfois visite pour des conseils stratégiques (Unagi II).

Dagonet contribue à la quête du Graal comme les autres chevaliers, notamment dans le Livre I où il revient d’un voyage en Judée à la recherche des descendants de Joseph d’Arimathie (De retour de Judée). N’étant guère plus doué que les autres chevaliers, cependant, ce périple se trouve essentiellement réduit à une excursion touristique.

Dagonet possède un domaine qui lui a été cédé par le roi en échange de son allégeance. Ce domaine, sur lequel Arthur installe son campement dans l’épisode Un bruit dans la nuit, est aussi celui sur lequel Lancelot établit son camp dans le Livre IV (Dagonet et le Cadastre). Dagonet se retrouve alors, bien malgré lui, mêlé au mouvement séparatiste de Lancelot à cause des machinations de Loth d’Orcanie. À la fin du Livre IV il espère, comme Galessin, rentrer dans les bonnes grâces d’Arthur en demandant son pardon.

Dans le Livre V, Dagonet est définitivement classé parmi les traîtres à la couronne de Bretagne, bien qu’il plaide avoir été impliqué contre sa volonté. Il est ensuite réduit à tenir le roi Loth, assigné à résidence, informé des nouvelles du royaume. Le pauvre Dagonet se fait ainsi fréquemment rabrouer par le roi d’Orcanie, aigri, qui ne perd aucune occasion d’humilier le chevalier – au point que celui-ci finit par bouder (Aux yeux de tous III). Il escortait, avec Galessin, le roi Loth et sa femme Anna à la Taverne où s’était arrêté Arthur et Guenièvre pour leur première nuit depuis qu’ils sont parties à les recherches des enfants d’Arthur. Mais ayant énervé Anna parce qu’il ne savait pas où ils allaient, il est sommé de sortir du chariot et est abandonné dans la nature en pleine nuit avec Galessin.

Dans le livre VI, on apprend que Dagonet s’étonnait de devoir obéir au roi. Il s’étonnait également qu’Arturus laissait partir les Romains quand on les capturait. Dans le dernier épisode, il est cité par Arthur parce qu’il a fait un rêve où il se retrouve dans son domaine. On ne sait pas ce qu’il devient lors de la traque des chevaliers par Lancelot à la fin de la série.

La Dame du Lac[modifier | modifier le code]

Jouée par Audrey Fleurot.

La Dame du Lac (Fée Viviane) est un messager des Dieux. Envoyée pour lui confier la quête du Graal, seul Arthur peut la voir, l’entendre et converser avec elle. Ceci provoque parfois de malheureux quiproquos, comme dans l’épisode Le Sixième Sens où elle parle au roi en présence de Perceval et Karadoc. Ses apparitions soudaines tendent à faire sursauter Arthur aux moments les plus inopportuns.

Dans l’épisode Aux yeux de tous, lasse d’être considérée comme un mythe, la Dame du Lac décide de se montrer au grand jour – mais sous les traits de Bohort déguisé en Romain. En effet elle semble, à l’instar de Merlin, avoir quelques problèmes à contrôler la magie. Par exemple, dans l’épisode Aux yeux de tous II elle apparaît tour-à-tour et involontairement à Kay, Lancelot, Léodagan et Perceval – mais plus à Arthur. Et dans l’épisode Stargate, sa « Porte du Chaos », supposée transporter les pires créatures de l’univers à Kaamelott, ne va pas plus loin que le poulailler du château.

La Dame du Lac confie souvent à Arthur des missions annexes, comme de tuer des monstres et de retrouver des trésors dans quelques souterrains sinistres (Le Labyrinthe, La Grotte de Padraig, La Voix céleste, Mission). Cependant, entre ses explications pas toujours très claires et le manque de patience du roi, cela tourne fréquemment au fiasco. Elle peut aussi fournir à Arthur des informations plus générales sur la mythologie du monde de Kaamelott (La Blessure mortelle, La Corne d’abondance, Excalibur et le Destin), mais là encore son timing laisse souvent à désirer.

Dans le Livre IV, la fuite de Guenièvre, la désertion de Lancelot et l’abandon de la quête du Graal poussent les dieux à la tenir responsable de l’indiscipline d’Arthur. Ceux-ci la bannissent donc, en la rendant humaine et mortelle. Socialement inadaptée au monde des hommes et au plan physique (en effet, elle ne sait pas comment manger, boire ou s’habiller), elle se réfugie auprès d’Arthur, qui accepte de la cacher dans son château et de garder sa présence secrète auprès des autres habitants de Kaamelott (La Révoquée). La reprise de la quête du Graal et le retour de Guenièvre sont manifestement les seules conditions que les dieux accepteront pour rendre à la Dame du Lac sa condition de déesse.

Dans le Livre V, la Dame du Lac déchue préfère quitter Kaamelott plutôt que de continuer à vivre dans une remise au château. Mais elle rencontre Méléagant (le premier à l’appeler par son vrai nom, « Viviane ») qui la conduit à Lancelot. Celui-ci ne la reconnaît pas immédiatement, mais leur relation (déjà suggérée dans l’épisode du Livre III Aux yeux de tous II) est finalement révélée : Viviane a été la « nourrice » du Chevalier du Lac dans sa petite enfance, avant que les dieux ne choisissent Arthur comme « Élu » à sa place (Aux yeux de tous III).

Dans le Livre VI, la Dame du Lac est envoyée auprès d’Arthur par les Dieux païens pour lui remémorer son passé, ses origines et son destin de Roi de Bretagne.

  • Voir ses citations typiques sur Wikiquote.
  • 1re apparition : Le Labyrinthe (épisode pilote no 10)
    • Audrey Fleurot tenait précédemment le rôle d’Angharad dans La Romance de Perceval (épisode pilote no 4).

Demetra[modifier | modifier le code]

Jouée par Caroline Pascal.

Demetra est l’une des maîtresses du roi Arthur. Bien qu’elle ne soit pas clairement la maitresse officielle, c’est celle que l’on voit le plus souvent. Consciente de sa condition, elle s’efforce de remplir son rôle et de satisfaire le roi, ce qu’elle semble bien réussir. Il est de notoriété publique à Kaamelott qu’après avoir passé du temps avec Demetra, le roi est aimable et détendu – alors qu’après avoir passé du temps avec Guenièvre, il est « chiant et agressif » (Le Repos du guerrier).

Arthur apprécie généralement la compagnie de Demetra, même s’il se montre souvent un peu brusque avec elle, comme avec ses autres maîtresses. Elle cherche à se faire aimer de lui et aimerait bien être sa maîtresse préférée. Il lui arrive cependant de s’agacer lorsqu’elle trouve que le roi ne lui porte pas assez de considération. Elle entretient d’assez bons rapports amicaux avec la reine Guenièvre et les autres maîtresses du roi.

Dans le Livre IV, après le départ de Guenièvre, elle est la première à convoiter la place de la reine. Les autres maîtresses ont cependant les mêmes ambitions, et n’apprécient pas beaucoup que Demetra se considère d’office comme la favorite (Les Liaisons dangereuses). Ces intrigues seront contrariées par le « mariage » d’Arthur avec Mevanwi, puis par le retour de Guenièvre. Dans le livre V, elle est mariée à Yvain, mais refuse vite tout rapport physique, ne supportant pas les commentaires lourds du jeune homme pendant l’acte. Elle profitera d’ailleurs de la visite d’Arthur pour « remettre ça ».

Le Duc d’Aquitaine[modifier | modifier le code]

Joué par Alain Chabat

Souverain du duché d’Aquitaine, il est à la tête de la plus grande force du royaume de Logres sur le continent.

Personnage débonnaire, d’une grande intelligence, il tente souvent d’aborder les choses de façon posée et analytique, quitte à se livrer à un verbiage indigeste. Il fait preuve aussi de maladresse et de naïveté dans les rapports humains. En cela, il est très proche de Bohort. Il ne semble pas posséder les qualités naturelles d’un chef d’état.

À l’origine venu seul à Kaamelott pour essayer d’enlever Excalibur du rocher (Livre V) il sera tout de suite pris en grippe par dame Séli, qui le prendra pour un parasite. Menacé, insulté et agressé à coup de binette dans la cuisse, il voudra s’excuser de sa situation, ce que le roi Arthur a du mal à comprendre.

De par son caractère affable, il a quelques problèmes d’autorité, notamment avec sa femme, la duchesse d’Aquitaine, avec qui ses relations sont assez tendues. Voyant son sort, Arthur décidera de lui enseigner le sens de la répartie assassine.

Sa femme semble beaucoup plus jeune que lui et, au cours d’un repas protocolaire, il révèle une vérité atrocement crue avec un grand détachement : sa première femme est morte, victime d’une maladie qui l’a rendue énorme, au point que la garde est venue à la demande du Duc dans leur chambre, pour abréger ses souffrances. Transpercée par un coup de lance, elle se videra de son sang sur le sol pendant six heures avant de mourir. Cette histoire jette un froid et laisse planer des questions sur la personnalité du Duc.

La Duchesse d’Aquitaine[modifier | modifier le code]

Jouée par Géraldine Nakache.

Nouvelle et ambitieuse femme du duc d’Aquitaine, remplaçant l'ancienne femme qui est morte d'obésité, achevée à coups de lance par un garde, c’est elle qui est à l’origine du déplacement du duc, dans le but de retirer Excalibur du rocher, dans le Livre V. Ne supportant pas le comportement débonnaire de son mari, elle le malmène, jusqu’à ce que celui-ci commence à répliquer, de manière assassine, sur les conseils du roi Arthur.

  • 1re apparition : Les Aquitains (Livre V, épisode 15)

E[modifier | modifier le code]

Edern[modifier | modifier le code]

Jouée par Émilie Dequenne

Edern est la fille d’un ami de Léodagan et la seule femme à être chevalier de la table ronde. Elle est très proche de Bohort.

  • 1re apparition : Le Chevalier Femme (épisode pilote no 6)

Elias de Kelliwic’h[modifier | modifier le code]

Joué par Bruno Fontaine.

Absent des légendes arthuriennes (quoiqu’il se rapproche du personnage d’Éliavres présent dans l’histoire de Caradoc Freichfras), Élias de Kelliwic’h, dit « le Fourbe », est un enchanteur puissant et craint. Grand Enchanteur du Nord, commandeur des loups de Calédonie, il est aussi pourfendeur du dragon des neiges. Il est initialement présenté dans le Livre I comme un magicien opportuniste n’hésitant pas à menacer de lancer des calamités sur le royaume si on ne lui donne pas ce qu’il demande (Les Défis de Merlin). Il a aussi une fois mis en garde Arthur contre la colère de l’Esprit des loups, exigeant le sacrifice de la reine Guenièvre pour l’apaiser (Le Sacrifice).

Élias s’est avéré un enchanteur très doué, techniquement et commercialement, sachant fabriquer de nombreuses potions. Il est l’auteur, notamment, de la potion de toute-puissance et du sort de souffle mortel. Régulièrement consterné par la nullité de Merlin, il voudrait bien remplacer ce dernier au poste d’Enchanteur de Bretagne (dès l’épisode L’Imposteur du Livre I).

Le Livre III marque le début d’une coopération difficile entre Élias et Merlin, le roi l’ayant appelé à l’aide pour repousser les envahisseurs. Dans le Livre IV, les frictions entre les deux enchanteurs sont de plus en plus fréquentes, car ils s’insupportent mutuellement. Leurs disputes restent cependant assez infantiles. Élias abuse de sa nouvelle position en se faisant payer par le royaume d’onéreux composants de sorts et de potions (Le Privilégié). Il va jusqu’à se métamorphoser en Arthur par magie pour être sûr de se voir allouer plus de crédits (L’Usurpateur). Son objectif est uniquement de s’en « coller plein les fouilles », et il se contente surtout de fournir « tous les mous de la tige du pays breton » en potions de virilité. Il est considéré par Merlin comme un « salopard arriviste et cupide qui n’a pas deux ronds de moralité ».

Dans le Livre V, Mevanwi vient demander conseil aux enchanteurs pour apprendre la magie. Élias, toujours avide, accepte volontiers de lui enseigner, bien qu’il soit parfaitement conscient que la femme de Karadoc est essentiellement motivée par la vengeance (La Sorcière). Merlin, lassé des éternelles brimades de son collègue, finit par quitter Kaamelott, laissant Élias seul au poste d’Enchanteur de Bretagne (La Démission).

  • Surnoms : Grand Enchanteur du Nord, le Fourbe
  • Voir ses citations typiques sur Wikiquote.
  • 1re apparition : Les Défis de Merlin (Livre I, épisode no 15)

F[modifier | modifier le code]

Ferghus[modifier | modifier le code]

Joué par Alban Lenoir.

Ferghus est l’aide de camp de Lancelot, l’un des guerriers présents au camp séparatiste dans le Livre IV.

Les deux fonctions principales de Ferghus ont été le nettoyage du camp ainsi que la garde de l’entrée. Très zélé dans sa tâche, il apparaît néanmoins rapidement comme idiot. En effet, Ferghus a beaucoup de mal à comprendre les ordres (Raison et Sentiments) et peine à retenir sans le déformer un message diplomatique à l’attention d’Arthur (L’Ultimatum). Plus tard, les hommes de Lancelot ayant reçu l’ordre d’attaquer à vue les chevaliers de Kaamelott, Ferghus ne parvient pas à reconnaitre Perceval et Bohort comme faisant partie de ceux-là.

Lors de l’attaque du camp de Lancelot par Arthur et ses hommes (Le Sauvetage), Ferghus et les autres gardes sont neutralisés, tandis que le roi va récupérer sa femme dans la tente de Lancelot. Le sort de Ferghus demeure cependant inconnu.

  • 1re apparition : Raison et Sentiments (Livre IV, épisode no 3)

Fearmac[modifier | modifier le code]

Joué par Bernard Le Coq

Fearmac détestait Uther Pendragon. Depuis que ce dernier a parlé de pactiser avec les Romains, Fearmac et sa bande ont brûlé trois auberges et deux postes frontière. Fearmac a donc été prisonnier quatre ans pour terrorisme et trois jours pour détention d’insectes (il était infesté de poux). Mais on a oublié de le libérer et il est resté pendant vingt-deux ans au cachot (donc dix-huit ans de plus) . Il réveille tout Kaamelott pendant la nuit, mais quand on lui propose de le libérer, il refuse afin de ne pas replonger dans le banditisme.

  • 1re apparition: Le Terroriste (Livre II, épisode no 9)

Ferme-Ta-Gueule[modifier | modifier le code]

Ferme-Ta-Gueule est un jeune bouc offert par un ennemi indéterminé au roi Arthur en signe de soumission. Son nom lui vient du fait qu’il n’arrêtait pas de couiner quand il est né. Il a besoin d’être nourri au biberon car retiré trop tôt à sa mère. Arthur lui porte énormément d’affection : il le préfère (et de loin) à Demetra.

  • apparition unique : Le cadeau (Livre II, épisode no 45)

G[modifier | modifier le code]

Galessin[modifier | modifier le code]

Joué par Alexis Hénon.

Galessin, duc d’Orcanie, est un chevalier de la Table Ronde présent à la majorité des réunions. De caractère désinvolte et blasé, il peut aussi se montrer sarcastique et a la repartie acerbe facile, surtout envers Lancelot – dont l’attitude hautaine et le souci exagéré de son physique énervent le duc. Son épithète favorite pour le Chevalier du Lac est « lèche-pompes ».

Arthur fit appel à lui pour fournir Kaamelott en chiens de guerre ; malheureusement, Galessin l’informa que le dressage des chiens était tombé en désuétude en Orcanie, et que la spécialité à ce jour était plutôt les friands à la saucisse (Les Chiens de guerre).

Dans le Livre IV, Galessin trahit la couronne au profit de la cause de Lancelot, devenant son premier lieutenant (Le Traître), sous l’impulsion du roi Loth d’Orcanie dont il est le vassal (Dagonet et le Cadastre). La cohabitation entre les deux chevaliers reste cependant difficile, Galessin et Lancelot ne s’appréciant toujours pas beaucoup.

Dans l’épisode final du Livre IV, Le Désordre et la Nuit, constatant l’échec de Lancelot, Galessin compte demander le pardon du roi Arthur pour sa trahison – bien qu’il se fasse peu d’illusions de pouvoir encore un jour s’asseoir à la Table Ronde.

Dans le Livre V, Galessin demeure fidèle à Loth et reste à ses côtés durant leur assignation à résidence. On apprend au passage que Galessin a participé au meurtre du père de Loth des années auparavant, montrant l’étendue de sa fidélité envers son roi (Hurlements). Cela ne l’empêche pas, néanmoins, de tenter de retirer Excalibur du rocher alors que Loth ne lui avait pas permis (La Promesse). Il escortait, avec Dagonet, le roi Loth et sa femme Anna à la taverne où s’étaient arrêtés Arthur et Guenièvre pour leur première nuit depuis leur départ à la recherche des enfants d’Arthur. Mais Dagonet ayant énervé Anna parce qu’il ne savait pas où ils allaient, ils sont sommés tous deux de sortir du chariot et abandonnés dans la nature en pleine nuit.

Dans le Livre VI, Galessin est le bras droit du roi Loth d’Orcanie. Il vient avec lui au conseil organisé par Léodagan de Carmélide, dans lequel Loth le désigne comme éclaireur des Vandales pour attaquer la Bretagne en guerre contre Rome. À la suite de cet échec, il va se faire recruter chevalier de la Table Ronde.

La Garde Royale[modifier | modifier le code]

La Garde Royale d’Arthur est constituée des cousins de Perceval, recruté de force pour faire plaisir à la famille du Gallois. Ils sont malheureusement très stupides, au point que lorsqu’on leur dit « Garde à vous ! », ils fuient comme des lapins. La Garde Royale de Lancelot, en revanche, est très efficace et a pour but de tuer tous les anciens chevaliers de la Table Ronde.

1re apparition :

  • les hommes d'Arthur : La Garde Royale (Livre II, épisode 30)
  • les hommes de Lancelot : Dies Irae (Livre VI, épisode 9)

Gauvain[modifier | modifier le code]

Joué par Aurélien Portehaut.

Gauvain, jeune chevalier de la Table Ronde, est le neveu du roi Arthur et le fils du roi Loth d’Orcanie.

Très respectueux envers son oncle, il lui obéit sans faille et souhaite ardemment qu’il soit fier de lui. Il est le meilleur ami d’Yvain dont il partage la peur maladive et les attitudes, souvent étonnantes, de véritables adolescents. Malgré tout, c’est une personne de bonne volonté car il aspire à être digne de son oncle en accomplissant ses missions avec enthousiasme, même si elles aboutissent toutes à la catastrophe. Gauvain est aussi caractérisé par l’usage de nombreux mots de registre soutenu (qu’il ne comprend pas toujours) et par son hypercorrection.

Gauvain semble avoir un don pour trouver des surnoms abominables, pour lui et son comparse Yvain. Insistant d’abord pour être appelé « le Chevalier au Pancréas » malgré la ferme opposition de son père (La Rémanence), il trouvera plus tard le sobriquet idéal pour son binôme avec Yvain : « les Petits Pédestres » – là encore suscitant de vives critiques (Le Grand Départ).

À eux deux, Yvain et Gauvain forment un duo comique dont l’inexpérience et l’incompétence n’ont rien à envier à celles de Perceval et Karadoc. Leurs « exploits chevaleresques » incluent, entre autres, de s’être fait déféquer dessus par un dragon (La Fureur du dragon), de finir en prison pour avoir écrit « Mort au roi ! » sur un mur (Les Mauvaises Graines), de s’être infligé seuls un vertige atroce en tournant comme des toupies durant l’exploration d’un dédale (Trois cent soixante degrés), ou de s’endormir en plein tournoi au court d’un duel à mort (Morituri). Cependant Gauvain semble un peu plus compétent que son ami Yvain, réussissant à forcer un coffre de pièces d’or lors d’une mission avec Arthur (Le Guet), et ayant un vocabulaire plus riche que celui d’Yvain.

Dans le Livre IV, malgré la réticence d’Arthur à leur confier un quelconque poste à responsabilité, ils se voient attribuer quelques missions, comme la surveillance d’une tour de guet sur le littoral ou la garde de la grande porte de Kaamelott. Dans les deux cas, leur vigilance laisse sérieusement à désirer.

À mesure que la trahison du roi Loth envers la couronne de Bretagne devient une évidence, Gauvain se retrouve confronté à un cruel dilemme. Sommé de choisir entre son père et son oncle, il tente (maladroitement) de trouver une échappatoire (Le Choix de Gauvain).

Dans le Livre V, Arthur, en accord avec Loth, et parce qu’il ne veut pas considérer son neveu comme un traître, lui propose de fonder son propre clan autonome avec son ami Yvain.

On ne le revoit que dans le 9e et dernier épisode du Livre VI (Dies iræ) . Il est fait prisonnier par les hommes de Lancelot mais est finalement secouru par Bohort.

Titus Nipius Glaucia[modifier | modifier le code]

Joué par Jean-Marc Avocat

Chef violent et autoritaire de la milice urbaine de Rome. Titus Nipius Glaucia va se venger d’Arturus et de Manilius à la suite de l’incident survenu à la Villa Aconia et tenter de doubler Sallustius dans la conquête de Britannia.

  • 1re apparition : Miles Ignotus (Livre VI)

Goustan[modifier | modifier le code]

Joué par Philippe Nahon

Goustan de Carmélide (dit Goustan le cruel) est le père de Léodagan et l’ancien roi de Carmélide. Intransigeant et brutal, c’est le chef de guerre breton par excellence. Il a une façon de s’exprimer peu flatteuse pour ses interlocuteurs et déteste que l’on critique les dieux celtes (« Écoutez moi bien les sent-la-pisse, vous êtes en train de critiquer un roi désigné par les dieux, et s’il y a bien une chose dont il ne faut pas se foutre, c’est les dieux ! »). Il peut néanmoins se montrer très intelligent quand il s’agit d’obtenir de l’argent, par exemple dans le livre VI quand il transmet le pouvoir à Léodagan pour garder l’argent des romains et continuer d’attaquer sans rompre le serment. D'après Léodagan, Goustan frappait son fils avec des bûches pendant son enfance, mais il s’agissait d’une preuve d’affection. Goustan semble beaucoup aimer les champignons.

Grüdü[modifier | modifier le code]

Joué par Thibault Roux.

Grüdü est un guerrier viking venu en Bretagne avec son chef, Sven, pour intimider Arthur (L'invasion viking et Le garde du corps). Sven a dû le choisir parce que Grüdü a été élevé par les ours polaires (Le garde du corps), pèserait dans les 300 livres (La queue du scorpion) et par conséquent, c’est son guerrier le plus endurci. Sven a peut-être laissé Grüdü en Bretagne et c’est ainsi que Lancelot l’a rencontré et en a fait le garde du corps d’Arthur. Si jamais il s’énerve, il est conseillé de lui donner de la viande crue pour le calmer.

Grüdü est un garde du corps zélé, totalement dévoué au roi. Beaucoup trop zélé, en fait ; il n’hésite pas à menacer les maîtresses ou la reine si elles approchent Arthur de trop près, menaçant de leur « défoncer leurs gueules » (Le Garde du corps), ou à tuer de malheureux serviteurs qui rôderaient la nuit autour de la chambre du roi (L’Assassin de Kaamelott). Grüdü est extrêmement borné et n’abandonne jamais son poste – même lorsque la situation l’exige ou qu’il en reçoit l’ordre direct (L’Assemblée des rois). Dans l’épisode Le fléau de Dieu II, il est grossièrement déguisé en femme quand Attila veut « la plus belle femme de Kaamelott ».

Sous ses dehors de brute épaisse, il laisse cependant parfois apparaître une âme d’enfant (Pupi).

Guenièvre[modifier | modifier le code]

Jouée par Anne Girouard

Elle fit son apparition dès le court-métrage Dies iræ, jouée par Gaëlle Konaté puis par Vanessa Guedj dans les premiers épisodes pilotes, mais sous une forme totalement différente de sa personnalité dans la série, quand Anne Girouard campera son rôle.

Guenièvre, reine de Bretagne, est la femme d’Arthur. Dans Kaamelott, elle est naïve, pieuse, spontanée et a souvent des idées saugrenues. Le tavernier (dans l’épisode L’Escorte II) l’a qualifiée de « con comme une chaise » . Elle est aussi souvent le personnage par lequel passent les idées féministes de l’auteur.

Guenièvre est très superstitieuse et a peur de l’orage, car c’est la marque de la colère des dieux (Guenièvre et l’Orage). Elle a également la phobie des oiseaux, quoiqu’elle admette que cela n’a rien de logique : en effet ce qui lui terrifie c’est « qu’ils n’ont pas de bras » (Guenièvre et les Oiseaux). Enfin, elle est aussi effrayée par Ygerne, la mère d’Arthur (La Veillée).

S’ennuyant ferme au château, Guenièvre s’invente souvent des occupations dans les domaines les plus divers, comme de préparer les fêtes d’anniversaire de chacun (Merlin l’archaïque), d’organiser une réunion des femmes de chevaliers (Au Bonheur des Dames) ou d’interpréter une tragédie grecque (Guenièvre et Euripide)…

L’union entre Arthur et Guenièvre est avant tout un mariage d’intérêt, nouant une alliance politique entre la Carmélide et la Bretagne. Un détail dont Guenièvre ne prendra cependant pas conscience avant une dizaine d’années de mariage, malgré le fait qu’elle n’ait été présentée à son futur époux que quelques jours à peine avant la cérémonie (Le Repas de famille).

Guenièvre a de nombreuses idées préconçues sur ce mariage arrangé, venant de son éducation. Elle est naïve au point de croire par principe (au début) qu’elle aime son mari, voire d’être aimée en retour (La Potion de vérité). Elle est surtout consciente de son rôle et de ses fonctions, qui impliquent un complet assujettissement au roi, faisant passer son bien-être avant le sien (La Romance de Lancelot), même si cela ne la rend pas heureuse (La Pâte d’amande).

Délaissée par son époux qui lui préfère ses maîtresses (avec qui elle entretient de très bons rapports amicaux), Guenièvre tente de récupérer ses faveurs par nombre de stratagèmes, par exemple au moyen de potions (ex. Lacrimosa), sans jamais parvenir au moindre résultat probant. Ce n’est pas toujours de sa propre faute, néanmoins, car elle joue souvent aussi de malchance (ex. La Potion de vivacité).

Bien que l’importance capitale de fournir un héritier mâle au royaume lui soit souvent rabâchée par sa mère Séli, cette dernière n’a guère assuré l’éducation sexuelle de sa fille. Guenièvre est d’une ignorance quasi complète en ce qui concerne la sexualité. Elle sait tout au plus qu’il y a une vague corrélation entre le fait qu’Arthur ne la touche jamais et celui qu’elle ne tombe pas enceinte (La Potion de fécondité). Même lorsque les maîtresses du roi lui inculquent finalement quelques notions, elle ne se montre pas très enthousiaste (La Ronde II).

Guenièvre n’étant guère observatrice, pendant longtemps elle ne remarquera absolument pas l’affection que lui porte Lancelot. Malgré cela, elle apprécie la prévenance du Chevalier du Lac à son égard, qui devient le « réceptacle attentif des ses questionnements les plus enfouis » (selon les mots mêmes de Lancelot, autrement dit, son confident...). À la fin du Livre III, Bohort lui révèle que Lancelot est amoureux d’elle (Hollow Man). Cela, combiné à la découverte qu’Arthur la trompe avec la femme de Karadoc, la décidera à partir rejoindre son soupirant (La Dispute 2e partie).

L’idylle sera de courte durée, néanmoins. En effet, Guenièvre éprouve des difficultés à vivre dans une forêt hostile, et regrette le confort de Kaamelott (Une vie simple). De plus, du fait de leur inexpérience mutuelle, Lancelot et Guenièvre s’avèrent incapables de pratiquer ensemble les choses de l’amour (Les Novices). Guenièvre va vers une grande déconvenue à mesure qu’elle découvre la possessivité dont Lancelot est capable (La Rémanence), au point qu’il finit par l’attacher à son lit pour « [lui] épargner la tentation de partir » (Double Dragon). Arthur la récupèrera finalement à la fin du Livre IV alors que Lancelot est en mission (Le Sauvetage).

Dans le Livre V, Guenièvre est rétablie dans sa position de reine de Bretagne et reprend sa relation houleuse avec Arthur. Cependant, elle semble désormais avoir plus de velléités à s’intéresser aux affaires de l’État, au point de poser parfois des questions pertinentes – voire embarrassantes – à son mari sur sa manière de gérer le royaume (Les Exilés). Elle ira jusqu’à exiger qu’il quitte la chambre royale le jour où il replante Excalibur dans le rocher, arguant (incorrectement) que, sans son épée, il n’est plus roi et que c’est à elle de choisir son successeur (La Roche et le Fer). Sous la pression de son père Léodagan, elle le désignera roi de Bretagne.

Elle va également se rapprocher de son mari. Elle part avec lui dans sa quête de ses enfants, bien qu’elle ait dû abandonner après s’être blessée. Elle s’occupe de lui ensuite, quand il revient de sa quête, avec un zèle qui étonne Arthur. Lorsqu’il lui demande si elle s’impliquait autant dans sa vie avant, elle répond que c’est plus facile maintenant qu’il est au plus bas. Elle fait ce que toute femme de roi fait en s’occupant de son époux, bien qu’il continue de ne pas la toucher.

Depuis qu’il l’a ramenée de chez Lancelot, leurs rapports ont beaucoup évolués : on ne les voyait jamais ensemble en dehors de leur chambre et de la salle à manger, mais dans la dernière scène elle lui apportait un savon pour son bain. Elle n’a d’ailleurs pas révélé où était son mari à Lancelot quand celui-ci le lui a demandé, mais il l’a deviné grâce au savon qu’elle tenait.

Dans le Livre VI, on apprend qu’elle rêvait d’un mari aux cheveux blonds (ce qui n’est pas le cas d’Arthur, mais bien celui de Lancelot) qui l’emporterait dans ses bras loin, très loin (ce que Lancelot a fait) Guenièvre prend également du caractère, puisqu’elle n’hésite pas à s’échapper de Carmélide, à se disputer avec sa belle-mère Ygerne pour accéder au chevet d’Arthur (Épisode Dies Irae) et à traiter la redoutable tante Cryda de « grosse gouine ».

Arthur se montre souvent méchant avec elle (il lui explique en détail, par exemple, le fonctionnement d’un outil de torture qui consiste à introduire un rat dans « un orifice » du supplicié). Elle semble être le défouloir du roi lorsque celui-ci a du mal à supporter ses journées. C'est d’ailleurs son départ qui marque le début de la déliquescence du royaume, ce qui montre son importance fondamentale dans le système précaire qu’a instauré Arthur pour équilibrer la cour de Kaamelott. Personnage passif, elle est en fait un support puissant pour le roi qui se libère de sa frustration sur elle qui encaisse en silence les mauvais traitements. Dans les dernières saisons, elle devient plus active, et ose remettre en question les décisions de son mari, jusqu’au moment où elle l’accusera ouvertement de la rendre malheureuse volontairement, dans le dernier épisode.

Sa relation avec Arthur apparaît de plus en plus tragique dans les deux dernières saisons, et la répulsion qu’il montre envers elle semble de plus en plus liée au passé d’Arthur qu’à sa personnalité.

Guethenoc[modifier | modifier le code]

Joué par Serge Papagalli.

Guethenoc est l’incarnation même de l’agriculteur breton (mais avec un fort accent dauphinois à nuances matheysines), râleur et révolté. Il est à la tête de la plupart des révoltes paysannes de Kaamelott (La Révolte, La Révolte II). Un habitué des séances de doléances, il y viendrait « deux fois par semaine » d’après Arthur. Guethenoc est ainsi « plus têtu que ses bourriques » selon sa fille Madenn (que l’on croit enceinte du roi, dans l’épisode La Coccinelle de Madenn, ce qui sera démenti dans le Livre V - le long métrage - Madenn étant déjà enceinte avant d’être la maîtresse d’Arthur).

Guethenoc, bien que se plaignant constamment des difficultés rencontrées et de la dureté de son travail, est un paysan riche. En effet, toujours selon sa fille Madenn : « Il en a jusqu’au nez, du pognon ! » Il chapeaute une bonne partie des terres agricoles entourant Kaamelott, plante des vergers jusqu’à Tintagel (Le Jour d’Alexandre) et prodigue même des conseils aux paysans calédoniens (L’Ambition).

L’ennemi juré de Guethenoc est un autre paysan : Roparzh. Les deux agriculteurs se menacent ouvertement, devant le roi ou ailleurs, souvent à cause d’histoires d’animaux tués (Feu l’âne de Guethenoc, Feue[2] la vache de Roparzh, Feue[2] la poule de Guethenoc) et en viennent régulièrement aux mains. Toutefois, ils sont capables de mettre leurs différends de côté pour servir la cause paysanne (Spiritueux, Le Plat national, La Révolte III…).

Dans le Livre IV, la vendetta entre les deux paysans atteint des proportions inégalées. Des feux allumés par chacun sur le domaine respectif de l’autre entraînent un énorme incendie visible jusqu’à la côte, et détruisant une moitié de la forêt. Excédé, Arthur les menace de leur retirer leurs terres s’ils ne mettent pas fin à ces querelles (L’Entente cordiale).

H[modifier | modifier le code]

Hagop d’Arménie[modifier | modifier le code]

Joué par Philippe Ayanian

Hagop d’Arménie est un guerrier Arménien qui écrase les crânes de ses ennemis à mains nues et qui commande pour Justinien à Byzance. Dans Kaamelott, il vient pour s’occuper des combats de chefs de clans. Il finit par être tué par Arthur.

Alexandre Astier a probablement tiré ce nom du célèbre linguiste arménien Agop Dilaçar.[réf. nécessaire]

  • 1re apparition: Le Combat Des Chefs (Livre III épisode no 6)

Hervé de Rinel[modifier | modifier le code]

Joué par Tony Saba.

Hervé de Rinel est un chevalier plutôt discret, bien que présent depuis le début. Il participe peu aux réunions de la Table Ronde: même lorsqu’il n’est pas absent, il rêvasse. Cela vaut sans doute mieux, cependant, car Hervé est probablement encore plus stupide que Perceval ou Karadoc. Il revendique son statut de « gros connard » et semble disposer d’un vocabulaire encore plus tordu que les autres chevaliers, utilisant des mots tels que « subrogative » (pour « subreptice ») ou « en tapinant » (faire le tapin) (pour « en tapinois »). Fort heureusement, l’expérience d’Arthur en la matière avec Yvain, Perceval et Karadoc lui permet d’être compris.

Parmi ses « faits d’armes » mémorables, quand il fut envoyé pour espionner les paysans, il ne trouva rien de mieux que de demander directement à Guethenoc : « Est-ce que vous préparez un sale coup ? » (L’Espion). Ou encore, chargé de récupérer les clés des geôles où Arthur était emprisonné par erreur, il réussit l’exploit de s’enfermer tout seul (Sous les verrous II). Et pourtant, il est fidèle à son roi et désireux d’accomplir au mieux ses missions. Hervé de Rinel se targue également d’être un spécialiste de la cartographie (Les Émancipés). On peut se permettre certains doutes, cependant, car après en avoir fait deux fois le tour, il a conclu que l’île de Bretagne était ronde.

Il semble éprouver les pires difficultés à reconnaître les gens et à retenir les prénoms. Confondant la reine avec « la femme du chevalier Cifrelot » (Le royaume sans tête), il va jusqu’à oublier le nom du roi Arthur lui-même après la démission de ce dernier, le nommant « Carbure ».

Pour son recrutement dans le Livre VI, il peine à trouver un adjectif qui le correspond (La Bretagne, régional, le plancton, …)

Dans le cycle arthurien, son nom est parfois traduit par Henry/Herwe/Hervé de Rywel/Ruwel/Rinel.

Hoël d’Armorique[modifier | modifier le code]

Joué par Eddy Letexier

Hoël est le roi d’Armorique.

  • 1re apparition : L’Assemblée des rois

I[modifier | modifier le code]

L’Interprète Burgonde[modifier | modifier le code]

Joué par Lorànt Deutsch

L'interprète de Kaamelott a la particularité de ne jamais être là au moment où on a besoin de lui. Il a été embauché par le Père Blaise contre le gré d’Arthur pendant une négociation de paix avec le roi burgonde, mais parvient à convaincre Arthur de l’attaquer, trahissant son maître en sa présence. Depuis qu’il est à Kaamelott, Arthur n’arrive plus à communiquer avec le roi burgonde, car l’interprète est toujours absent. Parfois, c’est Séli qui le remplace (Le Dialogue De Paix).

  • 1re apparition: l’Interprète (Livre I épisode 24)

J[modifier | modifier le code]

Jacca[modifier | modifier le code]

Joué par Georges Beller

Jacca est le plus âgé des chevaliers de la Table ronde. Il tyrannise ses paysans, ignorant tout des prérogatives du roi, il est souvent malade à tel point qu’on finit par penser qu’il est mort et il a peur de prendre part aux combats.

  • 1re apparition: La Taxe Militaire (Livre I: épisode 21)

Julia[modifier | modifier le code]

Jouée par Marion Creusvaux

Julia est une Romaine, petite amie d’Arturus dans le Livre VI. Elle est d’origine paysanne et en arrivant à Rome, elle rencontre Verinus, qui la confie à Licinia. Elle formule une demande en mariage à Arturus (Dux bellorum). Elle finit tuée par Aulus Millenius Procyon lors de la traque d’Arturus et de Manilius par la milice urbaine de Rome.

  • 1re apparition : Miles Ignotus (Livre VI, épisode no 1)

Les Jumelles du pêcheur : Aziliz et Tumet[modifier | modifier le code]

Jouées par Alexandra Saadoun et Magali Saadoun.

Tumet (prononcé « Toumette ») et Aziliz, plus souvent appelées « les Jumelles du pêcheur », sont toutes deux des maîtresses d’Arthur.

Elles illustrent bien le goût du roi pour les Latines, brunes aux longs cheveux. Ce sont de vraies jumelles, mais Arthur parvient cependant à les différencier. D’après lui, elles n’auraient pas exactement le même caractère : Tumet serait plus tendre, et Aziliz plus charnelle.

Aziliz et Tumet s’entendent bien avec Demetra et Guenièvre, avec qui elles échangent souvent des potins. Un gag récurrent concernant les Jumelles du pêcheur est que, pour l’ensemble de leurs apparitions jusqu’au Livre IV, on les voyait toujours toutes les deux dans un lit, sans aucune exception. Si elles apparaissent la première fois dans un épisode du Livre II, il est à noter que les jumelles sont citées dès le Livre I.

L’épisode Les Liaisons dangereuses révèle que les Jumelles du pêcheur sont chronologiquement les premières maîtresses du roi, qui est « tombé sur elles sur la plage » en rentrant de l’armée romaine. Dans le Livre IV, à la suite du départ de Guenièvre, elles convoitent (ensemble) la place de la reine, prévoyant d’écarter toutes les autres maîtresses qui la convoitent aussi.

Le Jurisconsulte[modifier | modifier le code]

Joué par Christian Clavier

Le jurisconsulte est appelé à Kaamelott (sur une idée de Lionel de Gaunes) afin de pouvoir aider à la nomination d’un nouveau dirigeant du royaume de Logres, après le refus d’Arthur de retirer Excalibur du rocher.

Il est détesté par dame Séli, qui fait tout ce qu’elle peut pour lui pourrir la vie. Lui n’hésite pas à dire ce qu’il pense, notamment à Arthur, et s’emporte souvent contre le père Blaise, notamment en ce qui concerne l’ordre et le stockage des archives.

Ses recherches amèneront à la nomination d’un régent, désigné par la reine. Mais une manipulation de Mevanwi, qui couche avec lui pour retrouver l’acte d’annulation de l’échange d’épouses entre Arthur et Karadoc, fait qu’il lui rend malgré lui sa place de reine.

K[modifier | modifier le code]

Kadoc[modifier | modifier le code]

Joué par Brice Fournier.

Kadoc est le frère du chevalier Karadoc. Il a la particularité de ne jamais dormir, ce qui, selon les druides, explique son retard mental considérable. S’évanouissant quand on lui explique « des machins techniques », Kadoc passe son temps à la ferme de sa tante, à Vannes. La tentative de Karadoc pour l’enrôler dans les archers a été plutôt infructueuse, s’étant soldée par Kadoc tirant une flèche dans le bras de Léodagan (O’Brother). Ses venues à Kaamelott causent souvent de fâcheux quiproquos, comme le lancement d’une vague de révolte de l’armée contre Arthur (Witness). Kadoc est imbattable au Jeu du caillou, qui consiste à jeter des cailloux les uns sur les autres.

Dans le livre V, il rejoint le clan autonome de son frère Karadoc, et devient le Seigneur Kadoc, chevalier de la Table Ronde lorsque son frère prendra le pouvoir en devenant régent. Dans le livre VI, Kadoc fait de nouveau des apparitions, son frère lui ayant demandé de veiller sur Mevanwi pour que celle-ci ne côtoie pas d’autres hommes en son absence.

Karadoc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Karadoc (Kaamelott).

Kay[modifier | modifier le code]

Joué par Julien Dutel.

Sonneur de cor de Kaamelott. Il n’apparaît que ponctuellement, et ne dit presque jamais rien. Lors des batailles, il souffle dans un cor pour transmettre les ordres du roi Arthur aux soldats (même si ceux-ci ne les exécutent jamais, sauf parfois pour les retraites).

Jamais cité en tant que tel durant les épisodes, il est présenté comme chevalier durant les génériques.

  • 1re apparition : La Bataille rangée (épisode pilote no 3).

Keu[modifier | modifier le code]

Joué par Christophe Kourotchkine.

Fils d’Anton, il n’a jamais pu accepter qu’Arthur retire l’épée à 4 ans. Peu apprécié par son père qui a « l’impression de vivre avec un voisin ».

L[modifier | modifier le code]

Lancelot du Lac[modifier | modifier le code]

Joué par Thomas Cousseau.

Lancelot du Lac est un chevalier de la Table Ronde, bras droit et ami du roi Arthur au commencement de la série. Il est d’ailleurs, selon celui-ci, le seul de ses chevaliers qui « tienne debout ». Lancelot est en effet un chevalier très efficace qui réussit sans problèmes les missions les plus périlleuses, défendant la veuve et l’orphelin et rapportant les exploits les plus notables pour la postérité de la légende épique qu’Arthur tente de bâtir. Il s’ensuit un effet comique de par l’opposition entre la perfection de Lancelot, à l’image du chevalier héroïque des romans classiques, et la nullité profonde des autres chevaliers.

Lancelot est, du moins au début, très proche du roi Arthur et le soutient dans sa quête de la « Lumière divine ». Beaucoup dans le peuple considèrent que l’équilibre du royaume repose en grande partie sur leur entente (Le Médiateur). Lancelot ne partage que partiellement les opinions progressistes d’Arthur  : s’il considère que le fait qu'Arthur n’ait pas encore aboli l’esclavage comme un manque de courage (Le rebelle), il apparaît au contraire stupéfait à l’idée d’abolir la peine de mort (Létal).

Lancelot est avant tout un chevalier très fier et perfectionniste. Il a fait vœu de noblesse (Les Vœux) et attache beaucoup d’importance à la « pureté » de son cœur. Il se fixe ainsi des principes stricts de chevalerie, tels le respect et la protection de la gent féminine (Le Sacrifice) ou la recherche de l’amour « pur et véritable » (Monogame). Son obsession de la perfection et ses principes intangibles provoquent souvent l’incompréhension, l’ironie et les moqueries de beaucoup de personnes à la cour, y compris de la part du roi (Le Tourment). Comme personne ne le voit jamais porter d’intérêt aux femmes, il est l’objet de rumeurs d’homosexualité, comme c’est aussi le cas pour Bohort (Le Temps des secrets).

Lancelot est secrètement amoureux de la reine Guenièvre, qu’il essaie vainement de séduire. Cette passion va souvent provoquer des conflits avec l’obstacle principal qui se dresse devant lui : le roi. Lequel a parfois des soupçons et commence à se méfier dans le Livre II (La Vigilance d’Arthur, Pupi…).

Au fil des épisodes, à partir du Livre II, la relation entre Lancelot et le roi Arthur se dégrade. Les deux hommes commencent à avoir des vues différentes sur la quête du Graal. Un brin vaniteux et arrogant, Lancelot considère que la quête du Graal devrait être réservée à une élite, et surtout pas aux ramassis de chevaliers incompétents qui siègent à la Table Ronde. Un différend conduit Arthur à le bannir temporairement – ou du moins, lui enjoindre de prendre quelques « vacances forcées » (Le Rebelle). Lancelot commence à garder en cachette les trésors qu’il ramène de ses quêtes (Les Comptes).

Dans le Livre III, Lancelot s’éloigne du château pour vivre en ermite dans la forêt, tout en conservant ses fonctions administratives à Kaamelott (Le Chevalier errant). Lancelot reste en effet très fier de son statut de chevalier errant, sans famille ni attaches, d’où une profonde contrariété lorsque Bohort découvre qu’ils sont cousins germains (dans l’épisode Les Cousins). En effet, son père Ban de Bénoïc est mort, le laissant orphelin, élevé par la Dame du lac (ne gardant de son père qu’un couteau porte-bonheur). Lancelot n’aime pas qu’on aborde ce sujet.

Le double épisode final du Livre III (La Dispute) marque un tournant dans l’histoire de Lancelot et Guenièvre. Le Chevalier du Lac abandonne la cour du roi après avoir enfin déclaré son amour à la reine, qui le rejoint dans son camp au milieu de la forêt.

Dans le Livre IV, Lancelot fonde une armée séparatiste au royaume de Bretagne, recevant le soutien en hommes et en matériel du roi Loth d’Orcanie, qui convoite le trône de Logres. Le seigneur Galessin trahit également Kaamelott et devient le lieutenant de Lancelot (Le Traître).

Lancelot est, au début de cette aventure, fou de joie d’être réuni avec l’objet de ses désirs, la reine Guenièvre. Cependant le couple commencera à déchanter au fil du temps. N’ayant ni l’un ni l’autre la moindre expérience de l’amour charnel, ils ne consommeront jamais leur union (Les Novices). Guenièvre, étant habituée à la vie de château, a du mal à s’adapter à l’austérité du camp et se laisse aller (Les Bonnes). La possessivité extrême dont Lancelot fait preuve envers elle jette également le trouble (La Rémanence).

Lancelot a aussi du mal à s’entendre avec Galessin, et doit composer avec Loth, qui a des exigences bien déraisonnables en échange de ces troupes, comme de trouver le Graal « avant l’automne » (Loth et le Graal). Des rumeurs commencent à courir sur la santé mentale de Lancelot qui perdrait la raison, se croyant espionné par un mystérieux « homme en noir » (La Réponse).

À ce stade, l’hostilité de Lancelot envers Kaamelott ne fait que grandir, et il va jusqu’à ordonner à ses hommes d’attaquer à vue tous les « ennemis ». Malgré une tentative de discussion avec Arthur (Le Face-à-face), tous deux restent campés sur leurs positions. Leur prochaine rencontre promet de tourner au duel (Double Dragon).

Arthur finit par profiter de l’absence de Lancelot pour attaquer le camp et récupérer sa femme (Le Sauvetage). Voyant venir la déroute, les Orcaniens abandonnent le camp, nettoyant la place de toute trace de leur implication (Le Désordre et la Nuit). Revenant dans un camp vide, Lancelot est anéanti par la perte de Guenièvre. Un mystérieux personnage encapuchonné, Méléagant, le somme alors de se relever.

Défait par Arthur, abandonné par Guenièvre, lâché par le royaume d’Orcanie, privé de tout soutien excepté celui de Méléagant et voyant s’envoler toute possibilité de mener par ses propres moyens la quête du Graal, Lancelot se retire en montagne, loin de Kaamelott. Tous le croient mort ou fou mais Arthur s’inquiète de sa situation. Rêvant de voir mourir Arthur, il apprend que le Roi de Bretagne s’apprête à replanter Excalibur ; comprenant qu’il « a perdu le peuple », Lancelot veut tenter de la retirer, mais Méléagant l’en dissuade car il « n’est pas l’Élu »' En effet, le trouvant « trop caractériel », les Dieux lui ont préféré, à ses trois ans, un autre petit garçon, « fils du roi Pendragon, protégé de Merlin » qui n’est autre qu’Arthur. Méléagant, enfin, le somme d’affronter et de tuer un voyageur qui s’avère être Lionel de Gaunes, frère de Bohort et cousin germain de Lancelot. Il le laisse finalement partir, s’attirant l’ire de Méléagant pour qui finalement il « ne vaut pas un clou ».

Las de la compagnie de Méléagant, Lancelot prépare sa vengeance et montre de plus en plus de haine envers Arthur, qu’il compte bien tuer. Mais, sans préparation et sous-estimant la défense de Kaamelott, il est mortellement blessé dès sa première sortie ; se remémorant une comptine de guérison des plaies enseignée par la Dame du Lac, il parvient toutefois à se soigner. Lâché par Méléagant, Lancelot ne voit plus d’autre force que celle qu’il puise en lui-même : se lavant, se rasant et préparant son assaut, il s’infiltre sans résistance dans le château de Kaamelott où il trouve Arthur, dans sa baignoire, les veines entaillées. Plutôt que de laisser son rival se tuer, l’empêchant ainsi de prendre sa revanche, Lancelot préfère le guérir avec la même « routine de guérison des plaies » qui l’a auparavant sauvé.

Dans le Livre VI, il vient au chevet d’Arthur pour se recueillir. À la suite de cela, Arthur, en l’honneur de sa constance passée et de leur amitié, le nomme nouveau Roi de Logres et lui donne les pleins pouvoirs. Sur le chemin du retour, Méléagant apparaît et lui dit que pour réussir la quête, il doit tout effacer : les chevaliers, la Table Ronde, Kaamelott, les alliances, tout. Hypnotisé, il brûle la Table Ronde, puis envoie des hommes en blanc pourchasser les chevaliers.

Si dans le Livre I, Lancelot est présenté comme le chevalier idéal et d’une loyauté sans faille ; sa véritable personnalité apparaît progressivement dans les livres suivants, mais des éléments sont déjà présents dans un épisode pilote : La bataille rangée. Alors que l’armée de Kaamelott est aux prises avec les Wisigoths et que les hommes semblent incapables de comprendre les ordres, Lancelot multiplie les remarques ironiques contre Arthur et ses hommes, allant même jusqu’à suggérer à Merlin de faire tomber une pluie de pierres sur le champ de bataille pour exterminer les ennemis, sans montrer le moindre scrupule à décimer par la même occasion les troupes de Kaamelott.

  • Surnoms : le Chevalier du Lac, Beau Trouvé, Blanc Chevalier (en Gaule)
  • Voir ses citations typiques sur Wikiquote.
  • 1re apparition : Dies iræ

Léodagan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Léodagan (Kaamelott).

Licinia[modifier | modifier le code]

Jouée par Lou Bonetti

Petite amie de Manilius. Elle finit tuée par Procyon lors de la traque d’Arthur et de Manilius par la milice romaine.

Lionel de Gaunes[modifier | modifier le code]

Joué par Étienne Fague.

Frère de Bohort, il apparaît durant le Livre V. Réputé encore plus sensible et couard que son frère, il sera appelé à la Table Ronde sous l’impulsion de ce dernier. Il sera attaqué, puis épargné par son cousin Lancelot sur le trajet de Kaamelott.

C'est sur ses conseils que sera appelé le Jurisconsulte afin de mettre un terme à la situation où le royaume de Logres n’a plus de dirigeant. Il sera envoyé en garnison avec son frère dans une tour anciennement désaffectée, sur les ordres du régent Léodagan, où il finit d’ailleurs par tirer une flèche sur Lancelot du Lac. Après cette première expérience, il deviendra bien plus courageux, voulant tirer sur quiconque marchant sur le sentier.

  • 1re apparition : Le Dernier Jour (Livre V, épisode no 24)

Loth d’Orcanie[modifier | modifier le code]

Joué par François Rollin.

Loth, roi d’Orcanie (les actuelles Orcades), est le suzerain de Galessin, le père de Gauvain et le mari de la volage Anna de Tintagel, demi-sœur d’Arthur. Il qualifie lui-même celle-ci de « grosse salope », mais néanmoins jamais devant elle (excepté dans l’avant-dernier épisode de la saison VI), au contraire d’Arthur qui n’hésite pas à l’insulter en sa présence.

Les légendes bretonnes le décrivent comme un roi-magicien, et ce détail est repris dans la série, Loth étant capable de projeter des éclairs du bout de ses doigts (L’Assemblée des rois 2e partie, La Supplique) (mais cela serait plutôt dû à la bague qu’il porte au doigt).

Loth est un personnage loufoque, grandiloquent, décontracté, et par ailleurs amateur de citations latines farfelues, dénuées de sens ou inadaptées à la conversation, mais qui donnent l’illusion d’une vaste culture.

Bien que théoriquement féal d’Arthur, Loth est l’un des seigneurs les plus importants du royaume de Logres et siège, à ce titre, à l’assemblée des rois se tenant tous les quatre ans – aux côtés d’Arthur (roi de Bretagne), de Léodagan (roi de Carmélide), de Calogrenant (roi de Calédonie), de Hoël (roi d’Armorique) et de Ketchatar (roi d’Irlande) – même s’il estime que ces réunions ne sont qu’une perte de temps.

Une dizaine d’années auparavant, Loth a manqué l’occasion de tenter de retirer l’Épée de la pierre avant Arthur, étant arrivé en retard (sa tentative de retirer l’épée dans le Livre V se soldera finalement par échec). Il en conçoit de la jalousie envers son beau-frère, pensant qu’il aurait pu lui aussi devenir souverain de Logres à sa place. Ambitieux, il complote dans le Livre IV pour renverser Arthur et prendre sa place sur le trône de Bretagne.

Suivant la désertion de Lancelot, Loth profite de la situation à Kaamelott pour fomenter un coup d’État visant à détrôner Arthur et à s’emparer du pouvoir. Essayant de manipuler Lancelot (soit directement, soit par l’intermédiaire de Galessin), il souhaite voir ce dernier reprendre la quête du Graal, mais cette fois pour le compte de l’Orcanie (Loth et le Graal). Pour cela, il n’hésite pas à accueillir Lancelot et Guenièvre dans son propre château (La Rémanence), ou à leur rendre des visites de courtoisie intéressées afin de galvaniser « ses » troupes contre Arthur (Le Discours).

Loth n’hésite pas à entraîner Dagonet dans cette conspiration, alors que la seule faute du chevalier est que Lancelot a installé son camp sur ses terres à son insu (Dagonet et le Cadastre). Tentant de le monter contre Arthur, Loth implique Dagonet dans sa lettre de sécession destinée au roi de Bretagne (Le Désordre et la Nuit).

Lorsque la rébellion de Lancelot s’effondre, le roi d’Orcanie retire tout soutien au Chevalier du Lac. Hypocritement, il espère obtenir la magnanimité d’Arthur grâce aux idées « progressistes » de ce dernier, que Loth critiquait si vertement auparavant.

Il apparaît dans le livre VI aux côtés de Léodagan pour repousser les Romains du mur d’Hadrien, sans pour autant s’empêcher de les trahir en incitant une attaque des Vandales, qui échoue et finira par avouer que les raisons qui le pousse à trahir les gens avec qui il collabore est qu’il a peur de s’attacher à autrui.

S'il n’apparaît que dans la deuxième partie du livre 3, l’existence de Loth est mentionnée dès le livre 1 (Les nouvelles du monde, Haunted)

M[modifier | modifier le code]

Madenn[modifier | modifier le code]

Joué par Barbara Schulz.

Madenn est la fille du paysan Guethenoc. Dans le Livre I, son père vient en séance de doléance en soupçonnant le roi Arthur d’avoir mis enceinte Madenn (La coccinelle de Madenn) lors d’une fête. Dans le Livre V, Arthur apprendra durant son voyage à la recherche de ses enfants que Madenn était enceinte avant d’avoir connu Arthur (Les Transhumants). Il apprend également que Madenn a eu 12 grossesses dont seulement 7 ont été menées à terme. Après avoir perdu 5 enfants, elle n'en élève plus que de 2. Arthur n'avait pas conscience de cette réalité du monde rural, cette révélation l'affecte beaucoup.

Le maître d’armes[modifier | modifier le code]

Joué par Christian Bujeau.

Le maître d’armes, surnommé aussi « Le Cavalier Courage » par le peuple, est un ancien serviteur du roi Loth (il fut également un serviteur du roi Ban), devenu entraîneur officiel du roi Arthur. Il fait preuve d’une rigueur exemplaire en ce qui concerne l’hygiène corporelle, en suivant un régime alimentaire strict (Corpore Sano) et en s’entraînant souvent à l’épée. Il avoue cependant s’être très ponctuellement adonné à la boisson de façon excessive. Il est parfois las de cette discipline de vie, et il lui prend l’envie de boire, s’empiffrer et se payer des filles. « Fils d’unijambiste », le maître d’armes possède une méthode d’entraînement spectaculaire, à base d’insultes et de duels (Le Maître d’armes, Les Classes de Bohort, Excalibur et le destin). D'une fidélité et d’un dévouement sans bornes pour le roi Arthur, il a de la peine à croire que celui-ci ait pu échanger son épouse (Les Curieux).

Alors que la Table Ronde se trouve désertée au cours du Livre V, il s’y retrouve admis, étant l’un des seuls personnages un peu capables, bien qu’il ne se sente finalement que peu concerné par l’avenir du royaume. Il ne démontre pas toujours un enthousiasme débordant quand il s’agit de participer aux réunions ou porter des messages. Il n’hésite jamais à affirmer sa désapprobation, et tient tête au seigneur Léodagan, régent temporaire, ne pouvant supporter son autoritarisme et son illégitimité. Le livre VI montre qu’il était un de ceux prêts à escorter le futur roi de Bretagne. Il assista au mariage secret d’Arturus et de dame Aconia.

Appius Manilius[modifier | modifier le code]

Joué par Emmanuel Meirieu.

Appius Manilius est un soldat de la milice urbaine de Rome, où il côtoie Arturus, dont il est le meilleur ami. De condition médiocre, il ne recule devant aucune transgression pour satisfaire autant ses besoins que ses envies ; ainsi il vole régulièrement dans les réserves de nourriture de la milice, afin d’avoir de quoi manger pour lui et celle qu’il aime : Licinia. Cette attitude lui vaut le retrait de nombre de ses permissions par ses supérieurs, ce qui ne calme guère ses audaces, puisqu’il va jusqu’à s’introduire un soir dans la villa Aconia en compagnie d’Arturus, Licinia et Julia pour profiter d’une fête réservée à la bourgeoisie, au cours de laquelle lui et sa femme sont repérés par Glaucia et Procyon. Bien que sauvé in extremis puis couvert par Arturus, il est trahi par Verinus, arrêté et condamné à mort.

Manilius est cependant libéré pour aider Arturus à assassiner un chef ostrogoth, puis nommé centurion après la réussite de la mission. Témoin du mariage secret d’Arturus, il quitte Rome avec ce dernier pour l’île de Bretagne. Très intimidé par la rigueur du climat breton, il s’efforce néanmoins de seconder son ami au mieux, aidant au recrutement des chevaliers ainsi qu’au rassemblement des Bretons sur la plage où se déroulent les négociations avec Sallustius pour récupérer la partie romaine de la Bretagne. Désertant ainsi définitivement son armée, il retourne à Rome avec Arturus chercher Licinia. Il est malheureusement assassiné chez lui par Procyon, qui tua également sa femme peu auparavant.

Ses derniers mots à l’adresse d’Arturus, avant de se séparer de lui pour rejoindre son domicile à Rome, furent prémonitoires : « on n’aurait jamais dû revenir ».

  • 1re apparition : Miles Ignotus (Livre VI, épisode no 1)

Manius Macrinus Firmus[modifier | modifier le code]

Joué par Tchéky Karyo.

Manius Macrinus Firmus est un général romain, dirigeant depuis déjà treize ans la partie romaine de la Bretagne (Dux totius Britanniae) au début du Livre VI. Résidant dans le camp fortifié du mur d’Hadrien, il tient un journal relatant son point de vue sur le conflit qui l’oppose aux clans Bretons. Il y fait part de son constat d’échec, reconnaissant son incapacité à trouver une solution de long terme. Il craint en outre une entente entre les clans ennemis, qui mettrait fin selon lui à l’occupation romaine de la Bretagne. Sa tentative de corruption de Goustan de Carmélide n’a pas l’effet escompté, bien qu’elle n’ait pas de conséquences fâcheuses puisque celle de Léodagan pour attaquer les légions romaines est enrayée par un complot manqué du Roi Loth.

Macrinus montre une sérieuse frustration vis-à-vis de son manque de réussite et même de son affectation en Bretagne, qu’il qualifie de punition. Lorsqu’il apprend la fin de sa garnison, il est écœuré avant de s’en montrer très satisfait. Il décide de brûler l’intégralité des tablettes de son journal, et quitte la Bretagne le cœur léger après s’être entretenu avec Arturus, qui lui succède. Quand celui-ci retourne à Rome après avoir récupéré la partie romaine de la Bretagne, il découvre que le premier mari d’Aconia Minor n’est autre que Macrinus lui-même. Macrinus part avec sa femme en Macédoine, son pays natal, afin d’y finir sa vie loin de Rome et de la légion, dont il ne veut définitivement plus entendre parler.

  • 1re apparition : Miles Ignotus (Livre VI, épisode no 1)

Méléagant[modifier | modifier le code]

Joué par Carlo Brandt.

Méléagant est « le dieu des morts solitaire des frayeurs » (Livre IV tome 47 la réponse) « l’Homme en noir », la Réponse des dieux à la faute qu’a commise Arthur avec Mevanwi, son épouse illégitime lors du Livre IV.

Personnage énigmatique et ambigu, Méléagant prend Lancelot sous son aile dès le Livre IV. Cependant, ce dernier ignorera l’identité de cet « homme en noir » pendant un certain nombre d’épisodes avant que Méléagant ne consente, finalement, à révéler son nom.

Il serait la vengeance des dieux pour ce méfait, mais pas de tous les dieux, comme il l’explique à Lancelot. Il amène et présente la Dame du Lac à Lancelot, mettant en route l’engrenage résolu au dernier épisode.

Il guidera aussi Arthur et lui présentera son père adoptif, lui fera croire qu’il est stérile.

Enchanteur ou divinité, sa nature est encore plus ambiguë. Méléagant est capable de prévoir l’avenir, ce qu’il révèle dès le dernier épisode du Livre IV. Il se servira par ailleurs de cette aptitude pour forcer Lancelot à affronter — et à tuer — un voyageur pris au hasard, qui se révélera être Lionel de Gaunes, frère de Bohort et cousin de Lancelot. Ce dernier renoncera finalement à tuer son propre cousin, ce qu’apparemment Méléagant avait également prévu. Quoi qu’il en soit, il pousse Lancelot vers le côté le plus obscur de sa personnalité et, manifestement, s’en amuse, quoi qu’il semble penser que le Chevalier Blanc, dur et caractériel, est régulièrement décevant.

S'il est la « Réponse » des dieux, et comme il peut voir l’avenir, il est leur instrument, celui qui met en marche leur machine. Il pourrait être le dieu de la mort, avec sa personnalité à l’apparence cruelle et malfaisante. Pour dénouer finalement ce conflit, il a mission de pousser Arthur et Lancelot jusqu’au bout. Cependant il révèlera qu’il ne tire aucune satisfaction ou intérêt dans la mort des gens, mais uniquement dans « leur sabordage ».

Il est celui qui « accompagne » et « provoque » le suicide de César (Lacrimosa: Livre VI), un modus operandi du suicide « par ouverture des veines » qu’il appliquera à Arthur (La Rivière Souterraine). Ce dernier tentant en effet de mettre fin à ses jours selon cette même procédure au terme du livre V.

Il invite Lancelot à se « débarrasser » de la forteresse de Kaamelott, de la Table Ronde et des chevaliers investis jusque là dans la quête du Graal (Livre VI « Dies Irae »).

  • Surnoms : La Réponse, l’homme en noir
  • Voir ses citations typiques sur Wikiquote.
  • 1re apparition : La Réponse (Livre IV, épisode no 47)

Merlin[modifier | modifier le code]

Joué par Jacques Chambon.

Merlin, « enchanteur de Bretagne, grand vainqueur de la Belette de Winchester, concepteur de la potion de guérison des ongles incarnés, auteur du parchemin Le Druidisme expliqué aux personnes âgées (...) » est l’enchanteur de Kaamelott. Il est censé avoir 884 ans et demi, puisque le magicien est fils d’un démon et d’une pucelle, bien que d’après Arthur il aurait « plus pris de la pucelle » (cf. Les Défis de Merlin). Il n’excelle pas vraiment dans son art et crée plus de situations catastrophiques qu’il n’en résout. Il rate la plupart de ses sorts, ou n’en contrôle pas les effets, et lorsqu’il lui arrive de réussir quelque chose, c’est par le plus pur des hasards (L'invincibilité). Il est ainsi considéré comme un nul par le roi Arthur, ainsi que par Élias, à qui le roi demandera de participer à la défense du royaume en travaillant avec Merlin (Livre III). Il lui arrive cependant de concevoir des potions ou procédés, comme la conservation d’abricots pendant 3 ans ainsi que la réduction du temps de dessalage des filets de morue.

Il a également sauvé une fois la vie d’Arthur qui s’était fait trancher la carotide au combat. Pour cela, il a habilement adapté sa recette de l’onguent cicatrisant aux fruits de saison en remplaçant les cerises par des châtaignes, malgré les doutes émis par la fée Morgane (La Blessure Mortelle). Il est selon ses dires capable de se transformer en toutes sortes d’êtres vivants comme en chat, en araignée, ou en Jules César (Polymorphie) mais pas en corbeau. Il s’est également montré capable de lancer avec succès un sort de rage, mais avec trop de succès : tous les combattants se sont alors rués sur la cellule de commandement, amenant Arthur à dire que, contrairement à leurs soldats, les commandants « [se sont] fait défoncer [leurs] mouilles » (Le Sort de Rage) . Il n’est cependant pas apte à faire des crêpes selon Élias de Kelliwic’h (Les plaques de dissimulation). En tant que fils de démon, il surprend par sa méconnaissance totale de tout ce qui a trait aux démons et au plan démonique.

Il participe à toutes les fêtes druidiques, sauf à celle du Rassemblement du Corbeau[3], car d’une part « c’est sans alcool », et d’autre part lors de cette fête, les enchanteurs doivent improviser des blagues, domaine dans lequel Merlin est « une vraie bille […], capable de plomber l’ambiance en trente secondes ». Merlin a un penchant pour la boisson qui ne se manifeste que rarement, mais bien visible dans le Livre VI.

Lorsque Arthur est trop intransigeant et irrespectueux à son encontre, il lui arrive de menacer de le quitter pour retourner dans la forêt. Il semble capable de rejeter toute notion de confort ou de prestige et prêt à rechercher la solitude dans une vie sauvage (L'Enchanteur). Il se complait néanmoins dans sa routine d’enchanteur officiel, au service d’Arthur par fidélité et orgueil, refusant toujours que l’on remette en question son statut et qu’on lui reproche son incompétence.

À partir du Livre V, Merlin quitte Kaamelott, excédé par Élias ainsi que par l’ingratitude d’Arthur et de tous les « peigne-zizi » de Kaamelott, dans le but d’opérer un retour aux sources. Il devient par un concours de circonstances l’enchanteur du clan de Perceval et Karadoc, basé à la taverne. On apprend également qu’avec « un toit sur la tête, la quasi-totalité de ses pouvoirs magiques sont annulés » et qu’il n’est à l’aise que dans la forêt (La Démission). Il affirme être un vrai druide, mais qu’on l’a forcé à être magicien. Il est capable de comprendre la signification des cris de loup avec lesquels il a une relation particulière (Merlin et les loups). Il est en règle générale proche de la nature et des animaux, notamment pour les soigner. Polyvalent, il ne l’est cependant pas pour les chevaux (L'Imposteur). Soi dit en passant, ses remèdes « de bonnes femmes » et ses recettes de cuisine fonctionnent de façon surprenante, prouvant par là qu’il est bien adapté à une vie rurale et domestique, plutôt qu’au rôle d’enchanteur à la cour du roi.

Or, malgré son aspect farfelu et ses pouvoirs magiques douteux, il est le protecteur d’Arthur. Il est celui qui l’a guidé vers Excalibur et qui l’a protégé de Pendragon en lui trouvant un père adoptif, Anton. Avec la Dame du Lac, il est celui qui lui a révélé sa nature et son destin. Il a attribué à Arthur le surnom de « Sanglier de Cornouailles » pour « faire légende », surnom repris par le Père Blaise et une grande partie du monde connu pendant des années sans que l’intéressé soit au courant. Le choix du surnom ne plaisant guère à Arthur, une brouille est survenue entre lui et Merlin, qu’il a fait puérilement surnommer pour le ridiculiser Coco l’Asticot (Le sanglier de Cornouailles).

Dans le dernier épisode du Livre VI (Dies iræ), on le voit s’enfuir avec le père Blaise.

  • Surnom : Enchanteur de Bretagne, Coco l’asticot (cf. Le sanglier de Cornouailles)
  • Voir ses citations typiques sur Wikiquote.
  • 1re apparition : Dies iræ

Mevanwi[modifier | modifier le code]

Jouée par Caroline Ferrus.

Mevanwi est la femme du chevalier Karadoc. Elle est issue, comme Lancelot et Bohort, de la haute noblesse armoricaine (L'Approbation). Durant leur jeunesse commune à Vannes, Karadoc tente tout pour la séduire. Imbue de son rang, elle le dédaigne car il est d'extraction plus modeste, avant d'infléchir son jugement et l’épouser lorsqu’il est fait chevalier de la Table ronde. Rapidement délaissée par son mari qui préfère se vouer à sa passion pour la nourriture, elle passe ses journées à élever leurs trois enfants et intervient parfois dans la vie du château, par exemple pour le choix des fleurs dans le parc (Arthur in Love II). Plutôt discrète dans le Livre II, Mevanwi est mise en lumière dans le Livre III où elle noue progressivement une idylle avec le roi Arthur. Celui-ci est prévenu par la voyante Prisca que les dieux ne supporteraient pas l’affront que constituerait cette relation ; mais il décide néanmoins de succomber à la tentation, précipitant la déchéance de Kaamelott.

Mevanwi est intelligente et dévorée par l'ambition. Redoutable manipulatrice, elle sait parfaitement jouer de ses charmes et se révèle volontiers autoritaire et sans pitié. Elle ira ainsi jusqu'à inciter le roi à tuer Karadoc pour faciliter leur relation (Duel - 1re partie), Arthur privilégiant la solution plus douce de l'échange d'épouses. Une fois devenue reine de Bretagne, elle sera l’antithèse de Guenièvre. Prenant très à cœur son rôle de souveraine, elle n’hésite pas à présider les séances de doléances, se permettant même de s’asseoir sur le trône normalement réservé au roi. À cette occasion, elle se montre dure, voire tyrannique, houspillant Bohort et réglant sèchement les conflits. Sa vie sexuelle avec Arthur s'avère également bien plus épanouie que dans leurs précédents mariages respectifs (La Chambre de la reine). Lorsque le roi est contraint de renoncer à leur union et lui annonce l’annulation de l’échange d’épouses, elle ne cache pas sa profonde amertume mais ne peut rien faire pour s'y opposer. Le dernier épisode du Livre IV (Le Désordre et la Nuit) la montre redevenue simple femme de chevalier, aux côtés de son mari légitime, assistant au baptême de Perceval en fixant l’assemblée d’un regard noir.

Dans le Livre V, son mari ayant formé un clan autonome avec Perceval, elle doit quitter la cour de Kaamelott. Humiliée, elle ne désire plus que se venger et demande pour cela à Élias de lui enseigner la magie. Elle passe à l'acte en essayant d'empoisonner Arthur et Guenièvre (Les Rivales), tentative déjouée par la méfiance d'Arthur qui s'y attendait, car comme il le dit lui-même, « je l’ai virée de mon trône, je l'ai virée de mon lit et depuis que son mari est indépendant j'l'ai virée du château ».

Répugnée par ses nouvelles conditions de vie — elle partage une chambre à la taverne avec son mari, le frère de celui-ci et Perceval qui la rabroue et l'insulte en permanence — elle élabore un stratagème pour réintégrer Kaamelott. Elle séduit à desseins le jurisconsulte, qui en échange de ses faveurs lui remet l’acte d’annulation de l’échange d’épouses, qu'elle détruit (Le Destitué). De ce fait, elle redevient reine en lieu et place de Guenièvre, et révoque aussitôt Léodagan pour placer Karadoc comme régent de Bretagne. Elle sait pertinemment qu'il sera incompétent mais compte profiter de sa naïveté pour gouverner à sa place. Elle tente même de le convaincre d’abdiquer en sa faveur (Les Itinérants). Mais contre toute attente, celui-ci refuse et, galvanisé par ses nouvelles fonctions, se révèle de plus en plus dur et cassant à son égard.

Son caractère d'intrigante sans scrupule lui crée de nombreuses inimitiées. Outre la haine tenace que lui voue Perceval, Séli la traite de « grosse morue », avis que cette dernière partage avec Père Blaise bien que celui-ci tente de rester neutre, et Ygerne n'hésite pas à la qualifier de « truie » en sa présence (Anton). Même son mari finit par parler d'elle comme d'une « emmerdeuse premier choix ». Au moment de la tentative de suicide d’Arthur, elle est au lit avec Karadoc qu’elle interroge au sujet de l’ancien roi : elle semble assez inquiète de son état, ce qui tendrait à prouver qu’elle aurait toujours des sentiments envers lui (Le Retour du roi)

Dans le Livre VI, en incohérence avec l’épisode Le Tourment, 15 ans avant le Livre I, on découvre que Karadoc et Mevanwi se connaissaient déjà. Et bien que cela ait déjà été mentionné dans le Livre III, on découvre qu’avant l’anoblissement de Karadoc, elle lui portait un mépris évident, et semble avoir été légèrement sous le charme de Lancelot.

La Fée Morgane[modifier | modifier le code]

Jouée par Léa Drucker.

La Fée Morgane devra, le jour où Arthur sera mortellement blessé au combat, l’emmener agonisant mourir sur l’Île d’Avalon. Lorsqu’il se fait trancher la carotide, elle se montre très pressée de repartir avec lui et doute ouvertement de l’efficacité des soins de Merlin qui réussit finalement à sauver le roi. Dépitée, elle confie à l’enchanteur son ras-le-bol de « trimballer des macchabées à Avalon ». Son rêve secret serait de « se prendre une petite cabane dans la forêt et de faire des tartes aux myrtilles » (La Blessure Mortelle).

Dans le Livre IV, elle apparaît exceptionnellement à Arthur pour lui conseiller de « jeter un œil » dans le livre des Prophéties. Arthur y découvrira le châtiment que les dieux ont prévu pour lui (La Réponse).

  • 1re apparition : La Blessure Mortelle (Livre I, épisode no 85)

N[modifier | modifier le code]

Narsès[modifier | modifier le code]

Joué par Denis Maréchal.

Narsès est un général (dux bellorum) byzantin, au service de l’empereur Justinien. Narsès est eunuque, ce qui, selon son « connard d’empereur à Byzance, Justinien », le rend plus doué au combat parce qu’il ne se préoccuperait pas de mourir, n’ayant pas d’enfants. Faute de pouvoir « faire des saloperies », Narsès prend son plaisir dans le voyeurisme, se proposant d’observer ainsi Arthur ou Perceval, ce dernier n’ayant (encore) rien compris à la situation et ignorant la signification du mot « eunuque » (Eunuques et chauds lapins).

Dans le livre VI, on apprend que Narsès et Arthur s’étaient déjà rencontrés, étant chargés tous les deux de la même mission : tuer un chef ostrogoth, ce qui leur permettrait d’accéder à leur fonction de dux bellorum. Narsès tua le chef ostrogoth avant Arthur en l’empoisonnant, et Arthur égorgea le chef déjà mort (Arturi Inquisitio).

  • 1re apparition : Eunuques et chauds lapins (Livre I, épisode no 74)

Nathair[modifier | modifier le code]

Joué par Luc Chambon

Nathair est un espion professionnel. Il se met au service de Kaamelott, après une décision unanime des membres de la Table Ronde (fait assez rare pour être souligné, la première décision unanime depuis « au moins trois ans ») prise au début du Livre IV, afin d’obtenir des informations sur ce qui se trame dans le camp retranché de Lancelot. C'est Venec qui le recommande à Arthur, arguant qu’il est une sommité dans le monde de l’espionnage et même au-delà. Cette étrange popularité inquiète le roi qui recherche avant tout la discrétion absolue. Arthur se posera un temps la question de savoir s’il n’est pas « un gros cake ».

Il s’avère finalement plutôt efficace dans le renseignement (Venec se vantant auprès du roi de l'avoir envoyé espionner dans le château sans que personne s'en aperçoive), bien qu’étant un peu particulier. Il comprend avec difficulté la situation politique locale (il confond Lancelot et Arthur), ses méthodes sont curieuses, et il a du mal à être crédible quand sa couverture est sur le point d’être éventée.

note : Luc Chambon n’est autre que le frère de Jacques Chambon qui interprète Merlin dans la série

Nessa[modifier | modifier le code]

Jouée par Carine Greilsamer et Valérie Keruzoré

Suivante de Guenièvre au château de Kaamelott.

Elle fait une apparition (en tant que figurante jouée par Carine Greilsamer) dans le court-métrage Dies Irae, où Alexandre Astier plante le décor de la série (et non pas les véritables caractères de ses personnages).

Dans la série, Nessa devient suivante seulement dans le Livre IV : Elle est recommandée par Angharad avant son départ pour le camp de Lancelot (Les Bonnes). Mais elle est tellement agaçante qu’il est possible qu’Angharad l’ait choisie pour torturer Arthur. Son principal défaut est son manque de mémoire : elle n’arrive pas à se souvenir du nom des gens, voire de ce qu’on lui a dit quelques secondes auparavant (dans un épisode du livre V par exemple, elle appelle Perceval et Karadoc, respectivement Patanouk et Gersiflet). Arthur est très vite exaspéré par son manque de compréhension, notamment lorsqu’elle lui amène son petit-déjeuner parfois plusieurs alors qu’il avait demandé l’inverse. D'une manière générale, elle fait preuve d’une intelligence assez faible, néanmoins, elle arrive à comprendre qu’Arthur voulait rompre avec Mevanwi sa nouvelle femme (Le Renoncement).

  • 1re apparition :
    • Carine Greilsamer : Dies Irae (court-métrage)
    • Valérie Keruzoré : Les Bonnes (Livre IV, épisode no 30)

O[modifier | modifier le code]

P[modifier | modifier le code]

Perceval de Galles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Perceval (Kaamelott).

Aulus Milonius Procyon[modifier | modifier le code]

Joué par Frédéric Forestier

Aulus Milonius Procyon est l’aide de camp de Titus Nepius Glaucia à la tête de la milice urbaine où sert Arturus.

Prisca[modifier | modifier le code]

Jouée par Valérie Benguigui

Prisca est une ancienne amie d’Arthur. Ils se sont rencontrés à Rome et ont eu une brève relation. Depuis, Prisca s’est reconvertie « dans l’arnaque », en tant que voyante alors qu’elle a conscience de n’avoir aucun don. Le métier l’ennuie beaucoup, mais au moins « on voit du pays ». Guenièvre l’a consultée pour savoir si Arthur avait des enfants cachés, et a payé « une consultation à trois pièces » avec un gros sac de pièces d’or. Toutefois, il lui arrive d’avoir des visions réelles dont elle ne se souvient pas : la première fois, elle avertit d’Arthur de ne pas toucher à la femme du chevalier, Mevanwi. La seconde fois, manipulée par Méléagant, elle déclare à Arthur qu’il est infécond, annonce qui contribue à le pousser au suicide. On peut remarquer que, probablement en fonction de l’origine de ses visions, ses yeux s’illuminent d’une façon différente : en orangé quand la vision semble bien inspirée par les dieux, en vert quand elle est manipulée par Méléagant.

  • 1re apparition : La Pythie(Livre III, épisode no 47)

Q[modifier | modifier le code]

R[modifier | modifier le code]

Le Répurgateur[modifier | modifier le code]

Joué par Élie Semoun.

Le Répurgateur est un envoyé de Rome, bras-droit du pape, chargé de promouvoir la religion chrétienne dans le royaume de Kaamelott. Il tente d’imposer de nouvelles lois et règles aux Celtes, comme la monogamie (Monogame), la justice sommaire (Le Répurgateur) ou la pratique de la confession (L’absolution). Il abhorre la sorcellerie sous toutes ses formes et voudrait bien voir Merlin sur le bûcher ; ce dernier, malgré ses bourdes fréquentes, garde cependant l’appui du roi (L’Expurgation de Merlin). Il considère également les femmes comme « de la saloperie » ; ses interjections favorites sont « Hérétique! » et « Au bûcher! » et il aime brûler des gens pour son simple plaisir (L’absolution), considérant par ailleurs que toute cruauté est normale et encouragée pourvu qu’elle puisse étendre l’emprise de la chrétienté.

Inquisiteur fanatique, surexcité et cruel, le Répurgateur a surtout réussi à se faire beaucoup d’ennemis puisque même le Père Blaise ne l’apprécie guère. Comme le dit Arthur : « À force de gonfler tout le monde, un de ces quatre on va le retrouver pendu à un arbre, il demandera pas d’où ça vient. » Dans le livre IV, il se converti en paladin et on le voit s’entrainer à l’épée et tenter de tuer Kadoc (car selon lui, "le démon à vidé son cerveau") mais il finit par prendre un mauvais coup lors d’un combat contre le maître d’armes. On peut supposer qu’il en est mort car il n’est plus apparu après cet épisode.

Remarque : le Répurgateur présente des traits caractéristiques communs avec le vigile joué par le même acteur dans la série Caméra café.

Roparzh[modifier | modifier le code]

Joué par Gilles Graveleau

Roparzh est un paysan de Kaamelott, presque inséparable de Guéthenoc. Ils sont voisins, et les bêtes de l’un ont tendance à aller sur les terres de l’autre et vice et versa. Il est très souvent en conflit avec Guéthenoc au point que même sous la menace d’être privés de leurs terres les deux paysans ne parviennent pas à s’entendre (L'entente cordiale). Caricature du paysan traditionnel, il lui arrive cependant de faire preuve d’intelligence, admettant, contrairement à Guéthenoc, que le gouvernement « fait ce qu’il peut » pour améliorer leurs conditions (La révolte III).

S[modifier | modifier le code]

Lucius Silius Sallustius[modifier | modifier le code]

Joué par Patrick Chesnais

Lucius Silius Sallustius est un sénateur romain et conseiller de l'Impérator, qui dirige quasiment de fait l’Empire romain, César n’exerçant plus vraiment le pouvoir. Sur une suggestion du sénateur Lurco, il va utiliser Arturus, un soldat de la milice urbaine de Rome d’origine bretonne, pour régler le « problème breton ». Il va ainsi le faire éduquer par Aconia, et monter rapidement en grade pour qu’il devienne le nouveau dirigeant romain de la Bretagne, tout en espérant qu’il est celui qui retirera l’Épée du rocher.

  • 1re apparition : Miles Ignotus (Livre VI, épisode no 1)

Séfriane d’Aquitaine[modifier | modifier le code]

Joué par Axelle Laffont

La nièce du duc d’Aquitaine. Elle est enceinte et elle assiste le roi Arthur pour une réunion de la Table Ronde en créant de la bisbille.

Séli[modifier | modifier le code]

Jouée par Joëlle Sevilla.

Absente des légendes arthuriennes, Séli est dans la série l’épouse de Léodagan, mère de Guenièvre et Yvain ainsi que belle-mère d’Arthur. Dans la vie, Joëlle Sevilla est la mère d’Alexandre Astier, qui interprète Arthur.

Séli a été enlevée par Léodagan de sa tribu picte. Lorsqu’il leur a envoyé une demande de rançon pour qu’elle puisse être libérée, ils lui ont donné le double pour qu’il la garde avec lui.

Séli a montré une certaine habileté pour nouer des intrigues au sein du château, comme par exemple la simulation de l’enlèvement de sa fille afin de toucher une rançon (dans l’épisode L’Enlèvement de Guenièvre). Elle n’hésite pas à faire usage de potions magiques pour arriver à ses fins, quoique avec moins de succès (épisodes La Potion de fécondité et La Potion de vérité). Elle ne cesse de pousser Arthur et sa fille à concevoir un héritier : toutefois, elle refuse d’expliquer à sa fille comment cela est censé arriver. Elle envisage même, pendant la période de la fuite de Guenièvre au camp de Lancelot, de faire en sorte que l’enfant du couple interdit puisse être reconnu héritier (ignorant que les choses de l’amour sont aussi inconnues de Lancelot).

Séli est dépeinte comme une femme au caractère bien trempé, et qui possède une impertinence certaine ayant, selon ses propres dires, déjà craché sur les chaussures de l’empereur Justinien. Appartenant à la tribu des Pictes, Séli est caractérisée par son obsession pour l’argent (épisodes Raison d’argent et La Cassette II), une haine farouche envers les souris et autres rongeurs, ainsi que par une véhémence comparable à celle de son mari. Elle est aussi une médiocre cuisinière (La tarte aux myrtilles, La tarte aux fraises, La fête du printemps), Arthur ayant parlé d’une de ses recettes de tarte en ces termes : « C'est incroyable, j'ai l’impression de bouffer de la terre avec de la bouse et du gravier, ça sent le poulailler, mais c’est du céleri et des épices. C'est prodigieux. » (La fête du printemps).

Spurius Cordius Frontinius[modifier | modifier le code]

Joué par Pascal Demolon

Aide de camp de Macrinus (Livre VI)

Sven[modifier | modifier le code]

Joué par Bruno Boëglin

Sven-à-la-barbe-souple est un chef viking qui tente d’envahir la Bretagne. Comme Attila, il arrive pour la première fois à Kaamelott afin qu’Arthur lui paye un tribut. Pour tout tribut, Arthur fait passer sa cuillère pour une relique (L'invasion viking). Dans le Livre III, Sven se voit attribuer par Arthur tout le territoire burgonde (Le dialogue de paix II).

Dans le Livre IV, on peut supposer que Sven est à la tête de la flotte viking qui attaque la Bretagne (Drakkars !), et dans le Livre VI, on apprend qu’Arturus a égorgé le chef ostrogoth sous les yeux de Sven et du roi burgonde.

  • 1re apparition : L'invasion viking (épisode pilote no 2)

T[modifier | modifier le code]

Le tavernier[modifier | modifier le code]

Joué par Alain Chapuis.

Le tavernier, dont le vrai nom n’est jamais dévoilé, est le propriétaire de la taverne du village qui environne Kaamelott. Elle fut fondée par son père qui est mort depuis. Cet établissement est à la fois un restaurant, un débit de boissons alcoolisées (cidre, vin) ou non (lait de chèvre), et un relais-voyageur. Il est doté d’un nombre apparemment assez important de chambres, servant aussi parfois de maison de passes. Il y reçoit quotidiennement, au grand dam du roi, les chevaliers Perceval et Karadoc, ce qui le réjouit car, selon lui, ils apportent du « prestige » à son établissement, les « clodos » et les « ramasse-merde » constituant l’essentiel de sa clientèle, même s’il lui arrive de recevoir des marchands ou des voyageurs. Il est relativement bien fréquenté, Perceval lui affirmant que dans les deux heures qui précèdent le coucher du soleil, il y a une moyenne de 8,422 clients attablés (Sept-cent-quarante-quatre). Il entretient avec eux des relations amicales : tous les trois jouent parfois en fin de soirée à des jeux de société, même quand il s’agit de jeux du Pays de Galles dont seul Perceval comprend les règles (Perceval relance de quinze, Perceval et le Contre-sirop, Perceval chante Sloubi). Cette amitié n’empêche pas le tavernier de tenter parfois d’arnaquer Perceval et Karadoc, dans de pseudo-combats de chiens (Les Paris, Les Paris III) ou en s’alliant à un tricheur professionnel (La Baraka).

Le tavernier se plaint parfois de mener une existence difficile – notamment à cause des taxes qu’il tente souvent de ne pas payer – et n’hésite pas, lorsqu’il ne se croit pas entendu, à critiquer le gouvernement (par exemple dans Vox populi ou L’Escorte II). Mais il se montre nettement plus respectueux lorsqu’il a conscience d’être face au roi lui-même (Un Roi à la taverne II), ne craignant pas de critiquer le « bas-peuple » qui fréquente sa taverne, alors qu’il n’apprécie guère plus la vue des bourgeois, admettant n’avoir jamais mis les pieds à Kaamelott. Il importe du vin illégalement, et en fait fabriquer pour lui-même « en sourdine ». Il se livre aussi au proxénétisme, concurrençant Venec. Il propose les services de jeunes filles (ou garçons) dans une de ses chambres à Perceval, (L'Habitué) celui-ci refusant au motif que « à chaque fois il lui refile des clodos ».

Perceval et Karadoc attirent parfois des ennuis au tavernier, notamment dans le Livre IV, où ce dernier, peu après leur avoir servi du vin grec prohibé, se voit enfermé dans les prisons de Kaamelott, dénoncé involontairement par les deux chevaliers (Le Traître). Il monnaiera alors sa liberté en livrant à Arthur une description du premier lieutenant de Lancelot.

Le principal problème du tavernier réside en « l’ardoise » de Perceval et Karadoc, qui finit par dépasser la valeur de son auberge (stocks et terrain compris – Les Endettés). Pour effacer l’ardoise, il leur demandera de travailler pour lui gracieusement à la taverne pendant tout le temps nécessaire (entre trois et cinq ans), le Roi ayant catégoriquement refusé de rembourser leur astronomique « dette de bistrot ». Il se livreront donc, bon gré mal gré, aux tâches ingrates du ménage, de la vaisselle, avant que le tavernier ne les laisse s’occuper aussi du service. L’appétit et la fainéantise des deux chevaliers, rend néanmoins leur travail peu rentable par rapport au coût du gîte et du couvert (Le Dernier Recours). Pour résoudre ce dilemme, le tavernier se voit proposer de faire de son auberge, le quartier général du nouveau clan autonome monté par Perceval et Karadoc (La Sorcière). Après quelques réticences, il finira par accepter ce marché. Il se réjouira même de la fulgurante augmentation de son chiffre d’affaires, notamment durant l’arrivée massive des quatre coins du monde d’aventuriers venus tenter de retirer Excalibur du rocher ou se faire recruter au sein de l’hétéroclite « compagnie de dégénérés » qui formera l’armée du clan.

À la fin du Livre VI, l’auberge est envahie par les hommes de Lancelot qui recherchent Perceval et Karadoc.

Tegeirian[modifier | modifier le code]

Jouée par Caroline Victoria

Tegeirian est une jeune fille qu’Arthur a rencontrée au cours du Livre II dans le parc de Kaamelott, alors qu’elle se promenait sans avoir rencontré le moindre garde. Elle ignore qui est Arthur et soupçonne juste qu’il a une position importante au château, vu ses vêtements. Arthur lui fait la cour pendant le Livre II et la laisse ignorer qu’il est le roi, essayant visiblement de se faire aimer pour lui-même. Il lui offre une rose créée spécialement par Guethenoc, que Tegeirian, ignorante de ce rituel romain, mange. On ignore jusqu’où la relation entre elle et Arthur est allée, Tegeirian n’étant plus apparue à partir du Livre III.

  • 1re apparition : Arthur in love (Livre II, épisode no 51)

U[modifier | modifier le code]

Urgan[modifier | modifier le code]

Joué par Pascal Vincent.

Pirate aux propos proverbialement confus, et assassin occasionnel mais haut de gamme. Venec le présente à Arthur dans la taverne, au cas où le roi aurait besoin de quelqu’un pour éliminer son épouse. Urgan apparaît dans les épisodes III:13 et VI:5.

Uther Pendragon[modifier | modifier le code]

Père biologique d’Arthur, il se serait fait passer pour le mari d’Ygerne de Tintagel (le duc de Gorlais), grâce à une potion de polymorphie préparée par Merlin afin de coucher avec elle. C'était un roi breton, conformément aux légendes arthuriennes, durant le règne duquel Excalibur est apparue dans son rocher. Il semble avoir été terriblement cruel et brutal. C'est pour protéger Arthur de la violence d'Uther (qui n'aurait pas supporté qu'un enfant retire Excalibur alors que lui n'y arrivait pas) que sa mère et sa tante l'on envoyé à Rome, là où Uther ne risquait pas de le trouver. Ygerne lui voue cependant une certaine admiration.

Étant mort pendant l’enfance d’Arthur, il n’est jamais apparu à l’écran vivant.

Néanmoins, il apparaît en fantôme auprès d'Ygerne (la mère d'Arthur) et salue Guenièvre à cette occasion.

V[modifier | modifier le code]

Venec[modifier | modifier le code]

Joué par Loïc Varraut.

Venec, « organisateur d’événementiel », est l’incarnation même de l’arnaque et des activités illicites. Principalement marchand d’esclaves, c’est en fait un vendeur en tout genre, d’instruments de torture (Arthur et la question) aux « cathédrales » clés en main (Plus près de Toi). Amoral, il est aussi usurier, faux-monnayeur (Raison d’argent), proxénète (Le Banquet des chefs, L'Habitué), et est en relation avec toutes sortes de malfrats, de voleurs (dont il organise la guilde, dans l’épisode Le Larcin) aux pirates (Les Tuteurs), assassins (Le Professionnel) ou espions (Au service secret de Sa Majesté). Ces relations sont décrites par lui-même comme étant des « accointances avec tous les traîne-patins du bled » (Le Larcin).

La cour de Kaamelott fait assez souvent appel à lui pour organiser des banquets, mais aussi pour toutes sortes d’affaires indélicates, malgré les objections d’Arthur et de Bohort. À cause de ceci, Venec tend à se croire tout permis au château (jusqu’à emprunter une chambre vide et y organiser des combats de chiens (Les Paris II). L’indulgence du roi a cependant ses limites, ce qui conduit parfois Venec au cachot.

Dans le Livre IV, l’habitude de Venec de s’incruster à Kaamelott dès qu’il trouve une chambre libre excède le roi (La Clandestine), au point qu’Arthur dira de lui : « J’ai connu des cafards moins opiniâtres. »

Dans le Livre V, Venec se reconvertit en bandit de grand-chemin, détroussant les renégats orcaniens (Loth, Galessin et Dagonet) du présent qu’ils comptaient remettre à Arthur en guise de soumission, et rançonnant plus tard Yvain et Gauvain de leur or en échange du même présent. Confronté à la possibilité qu’Arthur perde son trône, Venec admettra qu’il préfère le fils de Pendragon à tout autre souverain. Ces répliques montrent un attachement réel à Arthur, confirmé par les événements du dernier Livre.

Dans le Livre VI, on apprend que Venec était un marchand de citrons à Rome. Il chassa Verinus de la rue où ce dernier vendait ses citrons (épisode Praeceptores). Il collabore avec Léodagan pour arracher à Glaucia une grosse somme d’argent pour un Traité de paix entre Rome et les clans bretons. Il finit par partir avec Léodagan en Bretagne. Dans le dernier épisode, il est le « sauveur » d’Arthur. Après que ce dernier a délégué les pleins pouvoirs à Lancelot, celui-ci, sous l’influence de Méléagant, décide d’éliminer tous les anciens chevaliers de la Table Ronde pour faire « Table Rase » et fonder un Nouveau Royaume et ainsi pouvoir réussir sa quête du Graal. Apprenant cela, Venec décide donc d’avertir le Roi qui, réticent au début, accepte de le suivre. Ils s’enfuient dans un bateau en direction de Rome.

Verinus[modifier | modifier le code]

Joué par Manu Payet.

Verinus est un ami d’Arturus, dans le Livre VI. Il est marchand de citrons à Rome. Un jour, un autre marchand, Venec, s’installe dans la même rue que lui, une rivalité éclate alors entre les deux protagonistes. Verinus, lors de l’épisode Lacrimosa, est à l’origine de la mort d’Appius Manilius, et il met également en danger celle d’Arturus car, ayant toujours eu une peur bleue de "l'uniforme", il n'hésite pas une seule seconde à collaborer avec la milice urbaine.

  • 1re apparition : Miles Ignotus (Livre VI, épisode 1).

W[modifier | modifier le code]

X[modifier | modifier le code]

Y[modifier | modifier le code]

Ygerne de Tintagel[modifier | modifier le code]

Jouée par Josée Drevon.

Ygerne de Tintagel est la mère du roi Arthur, qui est né à la suite d'une usurpation d’identité. En effet, grâce à la potion de polymorphie de Merlin, Uther Pendragon, le père du roi, avait pris l’apparence du mari d’Ygerne, le duc de Gorlais, pour passer une nuit avec elle ; c’est ainsi qu’Arthur fut conçu (cf. Polymorphie). De ce fait, Ygerne n’apprécie pas Arthur qu’elle considère comme illégitime. Mais si elle est fière qu’il soit l’élu des dieux, elle manifeste son mécontentement en ne cessant de reprocher au roi ses actions, aussi bien sur le plan politique que personnel, et de comparer son règne à celui de Pendragon. Elle ne devient gentille que lorsqu’elle quémande de l’argent à son fils ou réclame sa présence pour les fêtes paysannes de Tintagel (L’Ancien Temps, La Fête de l’hiver II). Ygerne abuse souvent des séances de doléances pour parler à son fils, mélangeant les affaires privées avec les requêtes officielles, au grand désespoir de Léodagant qui assiste parfois le roi (La Fête de l’hiver, Cryda de Tintagel).

Quelque peu magicienne, Ygerne se laisse parfois posséder par l’esprit d’Uther, feu son amant, qui s’exprime alors par sa bouche. Le fantôme de Pendragon peut, par ailleurs, communiquer avec elle, soit de manière télépathique (La Veillée), soit en lui envoyant des rêves prémonitoires (pas toujours très précis, cf. Le Rêve d’Ygerne). Cette capacité à communiquer avec les morts met l’entourage d’Ygerne particulièrement mal à l’aise lorsque cela se produit.

Dans le Livre IV, à la surprise d’Arthur, Ygerne s’avère plus que satisfaite de la nouvelle de l’échange d’épouses. En effet, elle considère Guenièvre comme une « pécore mal dégrossie » (et la famille royale de Carmélide comme une « bande de pouilleux »), alors que Mevanwi fait partie de la haute aristocratie de Vannes.

Dans le Livre V, elle semble néanmoins fière de son fils, et du fait qu’il soit l’élu des dieux. C'est elle qui lui suggère de replanter Excalibur pour montrer son autorité.

Après la tentative de suicide d’Arthur, Ygerne a fait amener son fils au château de Tintagel, et a annoncé la mort du roi. Comme Arthur est encore en vie, elle se retrouve à gérer les personnes venues rendre hommage à un mort qui ne l’est pas.

Yvain[modifier | modifier le code]

Joué par Simon Astier.

Yvain, contrairement à la légende originale, est le fils de Léodagan et de Séli. Il est donc le beau-frère d’Arthur (bien que le roi ait toujours du mal à s’en souvenir) dans la fiction ; dans la vie, les acteurs qui tiennent ces rôles sont demi-frères.

Yvain est l’incarnation même du jeune homme fainéant, passionné, naïf, très craintif et qui n’a pas encore terminé sa crise d’adolescence. Il n’oubliera jamais de souligner, à propos d’une guêpe ou d’une écharde, qu’« on peut en mourir, j’vous f’rais dire ! » et est constamment « trop gavé » de tout. Il est d’ailleurs, selon les dires de son père, apiphobe (Guenièvre et les oiseaux).

Refusant de prendre les armes et se rebellant sans cesse contre l’autorité, il provoque souvent l’ire du roi, et surtout celle de son père. L’attitude d’Yvain vis-à-vis de ses parents et d’Arthur se base sur le stéréotype de la relation turbulente entre parents et adolescents. On constate que le vocabulaire d’Yvain ne cesse de se dégrader au fil des livres, en plus de sa propension à inventer des mots sans queue ni tête, tandis que celui de Gauvain reste soutenu.

Yvain n’hésite pourtant pas à partir dans des aventures avec son grand ami Gauvain. À eux deux, les « Vains » (comme les fans les surnomment) forment un duo comique dont l’inexpérience et l’incompétence n’ont rien à envier à celles de Perceval et Karadoc. Leurs « exploits chevaleresques » incluent, entre autres, de s’être fait déféquer dessus par un dragon (La Fureur du dragon), de finir en prison pour avoir écrit « Mort au roi ! » sur un mur (Les Mauvaises Graines), de s’être infligés seuls un vertige atroce en tournant comme des toupies durant l’exploration d’un donjon (Trois cent soixante degrés), ou de s’endormir en plein tournoi au court d’un duel à mort (Morituri).

Dans le Livre IV, à la suite de la défection de Lancelot et Galessin, Yvain obtient une place permanente à la Table Ronde (L’Ascension du Lion). Il sera entre autres chargé, avec son compère Gauvain, de la surveillance d’une tourelle de la côte, puis de la garde de la grande porte de Kaamelott. Dans les deux cas, leur vigilance laisse sérieusement à désirer.

Yvain insiste depuis longtemps pour se faire appeler le « Chevalier au Lion » (un surnom qu’il trouve « très classe »), malgré le scepticisme de sa famille. Il en expérimentera un autre, s’inspirant d’une rencontre avec des éléphants venus d’Inde (Le Prodige du fakir) ; mais confondant « éléphant » avec « orphelin », son nouveau surnom d’« Orphelin de Carmélide » causera un malencontreux quiproquo qui fera croire à tous que son père Léodagan, souverain de Carmélide, était mort (Les Bien Nommés).

Dans le Livre V, Yvain suit son ami Gauvain dans la création d’un clan autonome, bien qu’il craigne de devoir quitter sa chambre confortable à Kaamelott et d’affronter les dangers de l’extérieur, tels que bandits de grand-chemin et loups (qu’il croit « hydrobloquants », cf. La Démission). À la suite de la création du clan, ils se construisent une cabane « hyper classe, avec une porte qui s’ouvre ». Il se mariera avec Démétra, au grand dam de celle-ci, qui s’offusque de devoir faire le ménage et la cuisine. Yvain lui parle de façon soutenue, avec des expressions qu’il ne comprend pas toujours lui-même.

Dans le troisième épisode du livre VI (qui se passe 15 ans avant les livres I à V), on voit une très courte apparition d'un enfant d'une dizaine d'années présenté comme le fils de Léodagan et de Séli, tout laisse donc à penser qu'il s'agisse d'Yvain, bien que son nom ne soit pas prononcé.

On ne sait pas ce qu’il devient dans le dernier épisode du Livre VI (Dies iræ). Il n’était pas avec son compagnon Gauvain quand ce dernier s’est fait porter secours par Bohort. On peut supposer qu’il est en Carmélide auprès de sa famille.

  • Surnoms : le Chevalier au Lion, l’Orphelin de Carmélide
  • Voir ses citations typiques sur Wikiquote.
  • 1re apparition : Dîner dansant (Livre I, épisode no 11)
    • Simon Astier tenait le rôle d’un autre personnage, le coupe-citron, dans Dies iræ et les premiers épisodes pilotes.

Z[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il se proclame « Chevalier au Lion » quand Yvain dit être « l’Orphelin de Carmélide ».
  2. a et b Feu s’accorde avec son substantif quand il suit l’article : la feue reine ; mais il reste invariable quand il le précède : feu la reine, feu ma mère. Cf. Littré qui ajoute : « Cette règle est contestée par plusieurs grammairiens qui repoussent une pareille anomalie. Si on se réfère à l’usage, il n’a pas été toujours constant ; témoin cet exemple de Balzac : Si vous ne connaissez pas Uranie, cette nymphe que j'ai tant louée, je vous avertis que c’est feue ma bonne amie, Mme des Loges, Lett. XI, 13. »
  3. Le Rassemblement du Corbeau tire son nom de l’oiseau, censé avoir, selon le druide, « le sens de l’humour. » (Le Rassemblement du Corbeau, Livre II)