Centurion

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Centurion
Centurion dans une reconstitution historique.
Centurion dans une reconstitution historique.

Période Monarchie romaine476
Pays Rome antique
Allégeance Mars, dieu de la guerre
Type infanterie
Garnison camp romain
Équipement glaive, scutum et casque
Commandant tribun militaire

Le centurion (en latin : centurio ; en grec : εκατονταρχος hekatontarchos) était un des degrés de la chaîne de commandement de l'armée romaine. Il s'agit d'un officier qui peut (mais pas forcément) commander une centurie dans la légion romaine. Il y en avait 60 dans chaque légion. Celui de la 1re centurie, qui était le premier après les tribuns, s'appelait le centurion primipile. Le symbole de la dignité des centurions était un cep de vigne.

Certains textes anciens « traduisent » centurio par centenier.

Dans l'armée de la République[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grades de l'armée romaine.

Historique[modifier | modifier le code]

Durant les premiers siècles de la République (du Ve siècle av. J.-C. au IIIe siècle av. J.-C.), la légion organisée par Cincinnatus est divisée en 40 centuries, chacune composée de cent hommes (80 centurie viens du terme "cens" pour le recensement et non pour définir une centaine). Il y a donc environ 40 centurions par légion.

Au IIIe siècle av. J.-C., la composition des légions est modifiée : elles sont composées de 30 manipules comptant de 120 à 160 hommes, pour un total d'environ 4200 hommes par légion en temps normal, et 5500 en situation de grand danger. Chaque manipule est divisé en deux centuries d'égale importance (seulement 60 à 80 hommes). À l'intérieur de chaque manipule, les soldats, citoyens tirés au sort pour participer à la campagne annuelle, élisent un centurion qui commande le manipule : c'est le centurion élu dit prior, qui a le plus d'autorité. Il nomme un second centurion pour l'assister, qui commande la seconde centurie du manipule et le remplace : c'est le centurion nommé. Il y a donc une soixantaine de centurions par légion, un peu plus si on compte ceux de l'État-major.

Avec la réforme de Marius, les légions comptent dix cohortes de trois manipules soit six centuries.

Fonction[modifier | modifier le code]

Chaque centurion commandait l'unité de base[1] de la légion romaine, la centurie, un groupe d'hommes qui comprenait entre 80 à 100 hommes et jusqu'à 160 dans quelques cas (même si dans quelques sources on rencontre des centuries composée de 300 soldats[2]). Les centuries étaient traditionnellement associées par paires pour former des manipules, dans lesquels les deux centurions étaient appelés prior et posterior. On ignore si cette configuration correspondait aussi au placement des premières et deuxièmes lignes dans la bataille lors de la disposition devant l'ennemi.

Le primipile est le centurion au grade le plus élevé dans une légion romaine, il appartient à la première centurie de la première manipule de la première cohorte de la légion. Ce nom signifie premier pilum (javelot) (en latin: Primer Pilus) : c'est lui qui lançait le premier son javelot lors des batailles et donnait ainsi le signal du lancement pour les autres soldats. C'est généralement le plus expérimenté et valeureux des centurions qui occupe ce poste important et honorifique en même temps. Ce titre se maintient sous l'Empire[3].

Dans les légions de l'Empire[modifier | modifier le code]

épitaphe de la famille d'un centurion de la légion XXII Primigenia (Germanie)
Reconstitution d'un centurion du début du IIe siècle vêtu d'une lorica squamata (Legio XXX Ulpia Victrix)

Sous l'Empire, le centurion commandait une centurie.

Centurions célèbres[modifier | modifier le code]

Insigne[modifier | modifier le code]

Le cep de vigne était l'insigne du centurion romain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La plus petite unité connue était le contubernium constitué par huit hommes dont un doyen comme responsable. Une centurie était composé d'environ une dizaine de contubernia.
  2. À l'époque de Tarquin l'Ancien pour la cavalerie, Tite-Live, Histoire romaine: livre I, paragraphe 36, 6-8. Plus tard, la notion de centurie s'est élargie jusqu'à être confondue avec la notion de cohorte.
  3. Yann Le Bohec, The Roman Army.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Faure, L'aigle et le cep. Les centurions légionnaires dans l'Empire des Sévères, Ausonius, 2013, 1106 p. en deux vol.

Articles connexes[modifier | modifier le code]