Accords de Craiova

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Orange Dobrogée roumaine ; jaune Dobroudja bulgare.
Les accords de Craiova ont été signés le 7 septembre 1940, au terme d'une conférence bipartite ouverte le 19 août à Craiova, entre la Roumanie et la Bulgarie, sur l'insistance de l'Allemagne, mais sans implication directe de Berlin.

Contexte[modifier | modifier le code]

Les accords de Craiova font suite à la cession de la Bessarabie par la Roumanie à l'URSS le 28 juin 1940 et à celle de la Transylvanie du Nord à la Hongrie le 30 août 1940, et parachèvent le dépeçage de la "Grande Roumanie" sous la pression du Allemagne. Afin d'obtenir satisfaction, le roi bulgare Boris III a effectivement exploité avec adresse la situation politique difficile rencontrée par Carol II, roi pro-allié de Roumanie, menacé à la fois à l'extérieur par le pacte Hitler-Staline, et à l'intérieur par la Garde de fer.

Contenu[modifier | modifier le code]

Les accords de Craiova aboutissent à un retour aux frontières de 1878 : la partie méridionale de la Dobrogée, qui avait été annexée par la Roumanie en 1913, à l'issue de la Deuxième Guerre balkanique, par le Traité de Bucarest, et dont la population bulgare était deux fois plus nombreuse que la roumaine (la majorité étant ici turque) est restituée à la Bulgarie. La Dobroudja du Sud est un territoire d'un peu plus de 7 500 km2.

La Roumanie a aussi dû accepter un échange de population : les 80 000 Roumains et Aroumains habitant la région (ces derniers, depuis l'annexion de 1913 : ils avaient été échangés contre les Grecs et les Bulgares de cette région) ont été forcés d'abandonner leurs maisons et ont été déplacés vers la partie nord de la Dobrogée, restée roumaine, échangés une nouvelle fois contre 65 000 Bulgares de la partie nord qui durent partir pour le sud[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hans-Erich Stier (dir.): Grosser Atlas zur Weltgeschichte Westermann, 1985, ISBN 3-14-100919-8, p. 160