Paussac-et-Saint-Vivien

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Paussac-et-Saint-Vivien
Le village de Paussac.
Le village de Paussac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Montagrier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays ribéracois
Maire
Mandat
Jean-Pierre Desvergne
2014-2020
Code postal 24310
Code commune 24319
Démographie
Gentilé Paussacois-et-Vivianais
Population
municipale
441 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 54″ N 0° 32′ 22″ E / 45.348462, 0.53936245° 20′ 54″ Nord 0° 32′ 22″ Est / 45.348462, 0.539362  
Altitude Min. 82 m – Max. 202 (ou 205) m
Superficie 22,17 km2
Localisation

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Paussac-et-Saint-Vivien

Paussac-et-Saint-Vivien est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisée au nord-ouest du département de la Dordogne, en Ribéracois, la commune de Paussac-et-Saint-Vivien s'étend sur 22,17 km2. Elle est arrosée par deux affluents de la Dronne, le Boulou à l'est et l'Euche au sud, ainsi que par un affluent de cette dernière, la Sandonie, à l'ouest.

Au nord-ouest et au nord, la commune est limitrophe du parc naturel régional Périgord-Limousin.

L'altitude minimale, 82 mètres, se situe au sud, là ou l'Euche quitte le territoire communal pour un ultime parcours long d'une centaine de mètres entre les communes de Creyssac et Grand-Brassac avant de rejoindre la Dronne. Le point culminant avec 202 ou 205 mètres[Note 1] se trouve au nord, près du lieu-dit les Landes[1].

Le bourg de Paussac, traversé par la route départementale 93, est situé, en distances orthodromiques, neuf kilomètres à l'ouest de Brantôme et 19 kilomètres au nord-est de Ribérac.

La commune est également desservie au sud par les routes départementales 106 et 2, cette dernière traversant le bourg de Saint-Vivien.

Au nord-est, le sentier de grande randonnée GR 36 fait une courte incursion sur le territoire communal et passe au village de la Verrerie.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Paussac-et-Saint-Vivien est limitrophe de sept autres communes. Au sud, son territoire communal est distant de moins de 150 mètres de celui de Lisle.

Communes limitrophes de Paussac-et-Saint-Vivien
Léguillac-de-Cercles La Gonterie-Boulouneix,
Saint-Julien-de-Bourdeilles
Saint-Just Paussac-et-Saint-Vivien Bourdeilles
Grand-Brassac Creyssac

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Outre le bourg de Paussac proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[2] :

la Blancherie · les Boissières · au Brandeau · le Breuil · Chassignoles · les Chauses · le Chautet · les Cheyroux · les Clos · le Clos du Breuil · le Communal · la Croix · la Croix Neuve · les Farges · la Font Loriot · la Forêt · la Forge · les Fouillouses · les Grellières · les Guichards · la Jaufrenie · les Landes · Léguillou · le Maine d'Euche · Maison Neuve · les Mazeaux · les Merlandes · la Monerie · le Moulin de l'Étang · le Moulin des Guichards · le Moulin Rompu · le Parc · le Petit Chautet · Peyre Dermale · Peygnefort · le Pleyssat · Prézat Bas · Prézat Haut · Puy de Levy · Puy Fromage · les Quatre Fontaines · le Repère · les Rilloux · Saint-Vivien · le Saut du Roi · Taillefer · la Verrerie · le Vieux Breuil.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom actuel de la commune remonte à 1830, date de la fusion des communes de Saint-Vivien et de Paussac[3]. Paussac tire son nom d'un personnage gallo-roman (qui pourrait être Paucius[4]) suivi du suffixe -acum, alors que Saint-Vivien fait référence à saint Vivien, évêque de Saintes au Ve siècle[5].

En occitan, la commune porte le nom de Pauçac e Sent Bébian[4].

Les habitants de la commune se nomment les Paussacois-et-Vivianais[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le dolmen de Peyrelevade indique une présence humaine sur le territoire communal au Néolithique[7].

Les deux églises paroissiales ont été bâties au XIIe siècle[8],[9]. Celle de Paussac a été fortifiée vers 1210-1215[10].

Les premières mentions écrites connues des deux cités remontent au XIIe siècle pour Paussac (Perusac) et en 1365 pour Saint-Vivien (Sanctus Bibianus)[5]. À cette époque, le prieuré de Saint-Vivien dépendait de l'abbaye de Brantôme[11].

Créées en 1790, les deux communes de Saint-Vivien et de Paussac fusionnent en 1830 sous le nom de Paussac-et-Saint-Vivien[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Paussac a été rattachée au canton de La Tour Blanche qui dépendait du district de Ribérac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801) portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Montagrier dépendant de l'arrondissement de Ribérac jusqu'en 1926, puis de l'arrondissement de Périgueux[3]. Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[12]. La commune est alors rattachée au canton de Brantôme.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Paussac-et-Saint-Vivien intègre dès sa création la communauté de communes du Val de Dronne. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes du Pays ribéracois.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2010, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[13],[14].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Paussac-et-Saint-Vivien.
Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
(1881 ou avant) mai 1884 Henri Louis Dumont   Propriétaire
mai 1884 1914 Pierre Alain Berbiguié[Note 2]   Notaire
mai 1914  ? Léonard Jolivet    
décembre 1919 mai 1935 Jean Pauly    
mai 1935 mai 1945 Antoine Labrugère    
mai 1945 1987 Pierre Andrieu[Note 2] PS Ingénieur
février 1987 mars 2008 André Charles    
mars 2008 (réélu en mars 2014) en cours Jean-Pierre Desvergne SE[16] Retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Paussac-et-Saint-Vivien relève du tribunal d'instance et du tribunal de grande instance de Périgueux, de la cour d'appel de Bordeaux, de la cour d'assises de la Dordogne, du tribunal pour enfants de Périgueux, du conseil de prud'hommes de Périgueux, du tribunal de commerce de Périgueux, du tribunal administratif de Bordeaux et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[17].

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie de Saint-Vivien[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
de Saint-Vivien
1793 1800 1806 1821
70 76 72 79
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[18])


Démographie de Paussac, puis de Paussac-et-Saint-Vivien[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Paussac, puis Paussac-et-Saint-Vivien, depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Paussac-et-Saint-Vivien[19]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2011, Paussac-et-Saint-Vivien comptait 441 habitants.

           Évolution de la population de Paussac, puis de Paussac-et-Saint-Vivien  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 015 843 845 850 950 1 074 1 029 1 017 1 011
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
965 914 950 941 940 917 873 847 835
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
728 744 678 619 599 625 593 568 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
510 474 477 399 383 393 446 453 441
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique de Paussac, puis de Paussac-et-Saint-Vivien

Économie[modifier | modifier le code]

Carrière de calcaire entre Saint-Vivien et Paussac.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009[21], la population active totale de la commune représente 190 personnes, soit 42,4 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (15) a baissé par rapport à 1999 (20) et le taux de chômage de la population active s'établit à 7,8 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, la commune compte trente-huit établissements, dont quatorze au niveau des commerces, transports ou services, onze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, six dans l'industrie, cinq dans la construction, et deux dans l'administration publique, l'enseignement, la santé ou l'action sociale[22].

La pierre calcaire est exploitée dans plusieurs carrières sur le territoire communal.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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Patrimoine civil ou militaire[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional Périgord-Limousin[modifier | modifier le code]

Au nord et au nord-est, la commune est limitrophe de Léguillac-de-Cercles, commune intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

ZNIEFF et Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le vallon de la Sandonie près du Vieux Breuil.

Paussac-et-Saint-Vivien présente une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I, la vallée de la Sandonie, s'étendant sur 973 hectares partagés avec les communes voisines de Léguillac-de-Cercles et Saint-Just, la plus grande partie concernant Paussac-et-Saint-Vivien. Sur ce site se trouvent certaines espèces animales protégées : l'Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus), le Moineau soulcie (Petronia petronia) ou la Genette commune (Genetta genetta)[34],[35].

À l'intérieur de cette ZNIEFF, un secteur plus restreint de 612 hectares, majoritairement sur Paussac-et-Saint-Vivien, est protégé en tant que zone Natura 2000 : le « vallon de la Sandonie » où six espèces de chauves-souris ont trouvé des sites d'hivernage ou de reproduction dans des grottes calcaires[36],[37].

Traversant le territoire communal du nord-est vers le sud-est, le Boulou ainsi que sa vallée et ses coteaux forment une autre ZNIEFF de type I, limitée à 636 hectares, présentant une importante variété faunistique sur Paussac-et-Saint-Vivien et sept autres communes[38],[39]. De nombreuses espèces s'y trouvent, parmi lesquelles plusieurs sont déterminantes :

Des plantes rares telles que la Colchique d'automne (Colchicum autumnale) ou la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), y sont également présentes, ainsi que de très nombreuses autres espèces animales.

Elle fait partie d'une ZNIEFF de type II plus vaste, étendue à deux autres communes, soit une superficie totale de 1 644 hectares représentant la totalité du cours du Boulou, depuis sa source jusqu'à sa confluence avec la Dronne[40],[41].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux données contradictoires selon le Géoportail : 205 mètres sur la carte et 202 pour la boîte « Communes ».
  2. a et b Décédé en fonctions.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Altitude 205 sur Géoportail. Consulté le 17 janvier 2011.
  2. Paussac sur Géoportail. Consulté le 29 novembre 2014.
  3. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. a et b Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 14 mars 2014.
  5. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 257.
  6. « Dordogne > Paussac-et-Saint-Vivien (24310) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 29 novembre 2014).
  7. a et b « Dolmen de Peyrelevade », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 janvier 2011.
  8. a et b « Église paroissiale Saint-Timothée », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 janvier 2011.
  9. a et b « Église paroissiale Saint-Vivien », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 novembre 2014.
  10. a et b Thierry Hourlier, Les églises fortifiées de Dordogne, p. 26, Éditions patrimoines & médias, 1997, (ISBN 2-910137-20-1)
  11. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 257.
  12. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 décembre 2014)
  13. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 29 novembre 2014.
  14. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 29 novembre 2014.
  15. Période 1881-2008 : registres de délibérations communales consultés en mairie le 30 mars 2011.
  16. Voici vos 557 maires, éditions spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 15.
  17. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 29 novembre 2014).
  18. Site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui", consulté le 29 mars 2011
  19. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 14 mars 2014)
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  21. [PDF] Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4, p. 5 sur le site de l'Insee, consulté le 29 novembre 2014.
  22. [PDF] Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1, p. 16 sur le site de l'Insee, consulté le 29 novembre 2014.
  23. « Église Saint-Timothée », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 janvier 2011.
  24. « Presbytère Saint-Michel », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 novembre 2014.
  25. Gabriel Chaumette, consulté le 4 avril 2011.
  26. Le Périgord insolite, consulté le 4 avril 2011.
  27. « Dolmen dit Peyre d'Ermale », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 janvier 2011.
  28. « Manoir de Paussac », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 30 mars 2011.
  29. « Manoir de Peignefort », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 26 mars 2011.
  30. « Manoir du Prezat », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 novembre 2014.
  31. « Colombier », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 mars 2011.
  32. La Forge du Boulou, site d'escalade, consulté le 17 janvier 2011.
  33. Le Vieux Breuil, site d'escalade, consulté le 4 avril 2011.
  34. [PDF] Vallée de la Sandonie sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 29 novembre 2014.
  35. Carte de la vallée de la Sandonie sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 29 novembre 2014.
  36. [PDF] FR7200669 - Vallon de la Sandonie sur le site de l'INPN, consulté le 29 novembre 2014.
  37. Carte du vallon de la Sandonie sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 29 novembre 2014.
  38. [PDF] Réseau hydrographique et coteaux du Boulou aval sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 29 novembre 2014.
  39. Carte de la ZNIEFF Réseau hydrographique et coteaux du Boulou aval sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 29 novembre 2014.
  40. [PDF] "Vallée et coteaux du Boulou sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 29 novembre 2014.
  41. Carte de la ZNIEFF Vallée et coteaux du Boulou sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 29 novembre 2014.