Fritillaire pintade

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La fritillaire pintade, Fritillaria meleagris, est une plante herbacée vivace de la famille des Liliaceae.

Description[modifier | modifier le code]

Exemplaire à fleur blanche

Elle mesure entre 20 et 40 centimètres de haut. Elle possède un bulbe globuleux qui contient des alcaloïdes vénéneux. Sa tige est dressée. Les feuilles, au nombre de trois à cinq, sont vert-gris, linéaires, alternes, lancéolées et étroites. Les fleurs solitaires (ou groupées par deux ou trois) sont rose foncé, panachées en damier pourpre et blanchâtre (très rarement blanches panachées de verdâtre). Le fruit est une capsule subsphérique.

Elle est indicateur de milieu humide. Elle fleurit entre mars et mai, jusqu'à 1 200 m dans les montagnes de l'Aubrac, ou 1 800 m dans les Pyrénées-Orientales en France, en plaine dans le Rouergue (vallée de l'Alzou), ainsi que dans la vallée de la Loire, dans les prairies fertilisées par les crues hivernales.

Toxique, elle servait notamment à repousser les taupes[réf. nécessaire].

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

La fritillaire pintade porte de nombreux noms, Oeuf de pintade, Gogane, Pintadine et Perrot en saintongeais

Répartition[modifier | modifier le code]

La fritillaire pintade est une plante endémique européenne, que l'on retrouve aussi bien en Europe du nord (Suède, Russie, Grande-Bretagne) que dans d'autres pays d'Europe de l'ouest et centrale (Allemagne, Suisse, France, Slovénie, Croatie, Roumanie notamment)[1]. Elle a disparu de Belgique à la fin du XIXe siècle[2]. Elle est considérée comme rare aux Pays-Bas[3].

En France, la fritillaire pintade se retrouve dans quarante-trois départements français, surtout concentrés dans l'ouest. Elle a disparu de Haute-Normandie[4].

Pendant le printemps 2007, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de l'Anjou a recensé environ 700 000 pieds de fritillaire pintade sur 80 communes du département de Maine-et-Loire. En Loire-Atlantique, lors d'un recensement en 2008, les volontaires de la LPO ont comptabilisé 596 962 pieds[1]. De même, entre 2007 et 2009, dans la Vienne, environ 500 000 pieds étaient recensés [5]. De même, plusieurs dizaines de milliers de pieds ont été recensés dans les Deux-Sèvres entre 2001 et 2003[6].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • organes reproducteurs
  • graine
  • habitat et répartition
    • habitat type : prairies médioeuropéennes ordinairement recouvertes par quelques centimètres d'eau en fin d'hiver donc hygrophiles de niveau topographique moyen, psychrophiles
    • aire de répartition : D'ouest en est depuis l'Angleterre jusqu'en Russie, et du nord au sud depuis la Pologne jusque dans le Nord de l'Italie et de l'ex-Yougoslavie. Dans le sud-ouest des Alpes on rencontre la sous-espèce burnatii[7].

Protection[modifier | modifier le code]

En France, des arrêtés de protections ont été pris en Auvergne, en Basse-Normandie, en Centre, en Franche-Comté, en Picardie et en Rhône-Alpes. Les départements du Loir-et-Cher, Loiret, Tarn-et-Garonne ont fait de même. En Indre-et-Loire, Ille-et-Vilaine, Gers, Haute-Garonne, Orne, Alpes-Maritimes, Cher, Loire-Atlantique, Lot et Mayenne, la cueillette est autorisée sauf pour la partie souterraine de la plante. On peut trouver chez les horticulteurs des bulbes issus de culture.

En Belgique la fritillaire pintade a depuis longtemps disparu de ses quelques rares stations.

Elle est indigène aux Pays-Bas, où elle est également en forte régression et strictement protégée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]