Brantôme (Dordogne)
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| Brantôme | ||
L'abbaye Saint-Pierre de Brantôme. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Aquitaine | |
| Département | Dordogne | |
| Arrondissement | Périgueux | |
| Canton | Brantôme (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Brantômois | |
| Maire Mandat |
Monique Ratinaud 2008-2014 |
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| Code postal | 24310 | |
| Code commune | 24064 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Brantômais | |
| Population municipale |
2 152 hab. (2010) | |
| Densité | 62 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 94 m – Max. 208 m | |
| Superficie | 34,65 km2 | |
| Localisation | ||
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Brantôme (Brantòsme en occitan[1]) est une commune française située dans le département de la Dordogne, en Aquitaine. C'est le chef-lieu du canton de Brantôme. Ses habitants sont appelés les Brantômais(es).
C'est l'une des six villes-portes du parc naturel régional Périgord-Limousin.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Brantôme est une commune du nord de la Dordogne traversée du nord-est au sud-ouest par la Dronne, le principal affluent de l'Isle. Au nord-est du territoire communal, la Côle (l'un des principaux affluents de la Dronne) marque la limite entre Brantôme et Condat-sur-Trincou, avant de rejoindre la Dronne. Au nord-ouest, le Pré Pinson (nom de la partie amont du Belaygue) arrose brièvement le territoire communal.
Située 21 kilomètres au nord-nord-ouest de Périgueux et 18 kilomètres au sud de Nontron, la ville est implantée à l'intersection des routes menant à Périgueux et Angoulême (la route départementale 939, ancienne route nationale 139), à Thiviers et Ribérac (la route départementale 78) ainsi qu'à Nontron (la route départementale 675, ancienne route nationale 675).
Le centre-ville s'inscrit sur une île d'environ 300 mètres de diamètre formée par la Dronne, à l'origine du surnom de Venise du Périgord attribué à Brantôme.
Environnement[modifier]
Liées à la présence de la Dronne, plusieurs zones naturelles du territoire communal sont protégées.
Surplombant le méandre de la Dronne ainsi que tout le site de l'abbaye et des grottes au nord-ouest du bourg, le « bois de la Garenne » est un site naturel classé sur 4 hectares[2],[3].
Trois autres zones sont situées en aval du pont de la route départementale 939 :
- une zone Natura 2000 : la « vallée de la Dronne de Brantôme à sa confluence avec l'Isle ». La rivière s'écoule dans un milieu principalement composé de prairies humides et de terres cultivées avec des zones de bocage. On y rencontre plusieurs espèces de poissons menacées ainsi que des écrevisses à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) et des visons (Mustela lutreola)[4].
- composée principalement de forêts et de prairies, une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II : la « vallée de la Dronne de Lisle à Brantôme », y compris les falaises calcaires qui la bordent. Elle allie l'humidité à une variété de sites qui alternent, au fil des méandres successifs, des endroits ombragés puis lumineux ainsi que des zones escarpées puis planes. Elle offre ainsi une suite de biotopes qui permettent à des végétations montagnardes ou méditerranéennes de s'y développer[5],[6].
- en aval du lieu-dit Vigonac, la « vallée de la Dronne » est également un autre site classé pour son intérêt paysager[7],[8].
Communes limitrophes[modifier]
Histoire[modifier]
Le site de Brantôme est habité au moins depuis le néolithique comme l’indique la présence du dolmen de Pierre levée.
Probablement, l’abbaye fut fondé sous Pepin le Bref en 769, bien que la fondation est souvent attribuée à Charlemagne qui y déposa des reliques de Saint Sicaire. L’église est consacré par Léon III en 804
Suite au mariage d’Aliénor d’Aquitaine et de Henri II Plantagenêt en 1152, Brantôme passe sous domination anglaise. C’est donc le roi Édouard Ier d'Angleterre qui donne à la ville une plus grande indépendance face à l’abbaye avec la signature, le 29 novembre 1271, d’une charte de franchise. Mais la ville doit attendre jusqu’en 1516 avant de voir la construction par l’abbé Amanieu d’Albret, d’une église paroissiale, l’église Notre-Dame, distincte de l’église abbatiale.
Pendant la Guerre de Cent Ans, en 1356 le Prince de Galles et Prince d’Aquitaine Édouard de Woodstock entre à Brantôme. La ville se libère finalement de la domination anglaise en 1376 en échange de l’engagement d’entretenir sept forteresses anglaises et d’une rançon à payer par l’abbaye.
Au début du XVe siècle le seigneur de Mussidan, allié des Anglais fait le siège de la ville. Tandis que l’abbaye est secourue par le seigneur de Bourdeilles la ville repasse sous domination anglaise. Suite à l’envoi de renfort par les consuls de Périgueux une trêve est signée et la ville libéré (avant 1463).
L’abbé Pierre VIII de Mareuil (abbé de 1538 à 1556) entreprend des travaux d’embellissement. Il crée un jardin entouré d’un mur, le ‘’jardin des moines’’ où sont disposés des reposoir, dont trois existent encore de nos jours. Il bâtit également le palais renaissance et un logis abbatiale, ce dernier n’existe plus.
Brantôme n’est pas trop touché par les guerres de religion grâce à son abbé de l’époque Pierre de Bourdeille (abbé de 1556 à 1614). En 1569 et le 15 octobre 1570 il sauve l’abbaye des pillages par les troupes réformées, car il a su rester en bons termes avec Coligny[9].
L'ancienne commune de Saint-Pardoux-de-Feix a fusionné avec Brantôme[10] entre 1795 et 1800.
De 1888 à 1949, le bourg fut desservi par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique, qui le reliait à Périgueux et à Saint-Pardoux-la-Rivière. La ligne fut exploitée par la Société des Chemins de Fer du Périgord puis la Compagnie de chemins de fer départementaux. La gare était implantée boulevard Coligny.
Le 26 mars 1944, en représailles à une attaque contre la voiture du général Walter Brehmer qui s'est soldée par la mort de deux policiers[11], des hommes de la « division Brehmer » exécutent 26 personnes : 25 résistants précédemment emprisonnés à Limoges ainsi qu'un jeune habitant de la commune[12].
Héraldique[modifier]
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Les armes de Brantôme se blasonnent ainsi : « D'azur à la fasce d'argent, chargée de trois lions de sable, et accompagnée en pointe de trois fleurs de lys d'or, deux et une »[13]. |
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Brantôme depuis 1793.
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Brantôme, cela correspond à 2007, 2012, 2017[16], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2010, etc.) sont des estimations légales.
D’après le recensement Insee de 2010, Brantôme compte 2 152 habitants (soit une augmentation de 5,3 % par rapport à 1999).

Pyramide des âges[modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (30,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,3 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 45,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,6 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 31,9 %) ;
- 54,3 % de femmes (0 à 14 ans = 11,6 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 14,7 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 40,2 %).
Remarques[modifier]
Brantôme a absorbé Saint-Pardoux-de-Feix entre 1795 et 1800[17],[10].
Économie[modifier]
Emploi[modifier]
L'emploi des habitants[modifier]
Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Brantôme s'élève à 842 personnes[24]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 83 %, ce qui place la commune au niveau de la moyenne nationale (82,2 %). On dénombre 100 chômeurs (11,9 % de la population, taux légèrement inférieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 41,2 % d'actifs, 26,8 % de retraités, 15,9 % de jeunes scolarisés et 16 % d'autres personnes sans activité[24].
Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités est nettement plus important sur la commune (8,6 % de plus) et le pourcentage de jeunes scolarisés est, à l'inverse, sensiblement inférieur (9,1 % en moins).
En 2007[25], la population active totale représente 872 personnes, soit 41 % de la population. Le nombre de chômeurs a chuté (65) abaissant le taux de chômage à 7,5 %.
L'emploi dans la commune[modifier]
En 1999, la commune offrait 919 emplois[26].
Répartition des emplois par domaines d'activité
| Agriculture | Industrie | Construction | Tertiaire | dont Commerce | dont Services | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Brantôme | 3,3 % | 14,6 % | 9,7 % | 72,5 % | 14,8 % | 18,4 % |
| Moyenne nationale | 4,2 % | 18,2 % | 5,8 % | 71,8 % | 13,2 % | 19,7 % |
| Sources des données : INSEE[26] | ||||||
On remarque que le secteur tertiaire dominant l'économie nationale (71,8 %) occupe la même place prépondérante au sein de l'emploi brantômois (72,5 %).
Entreprises[modifier]
En 2007, parmi les 100 premières entreprises en termes de chiffre d'affaires ayant leur siège social en Dordogne, Brantôme DB (supermarchés) se place en 98e position[27] avec 8 475 k€ de chiffre d'affaires HT.
De plus, parmi les industries dont le siège social est en Dordogne, la société Euroflash Impression (imprimerie) se classe 34e avec 5 065 k€ de chiffre d'affaires HT[28].
Lieux et monuments[modifier]
- Abbaye Saint-Pierre, ancienne abbaye bénédictine, fondée par Charlemagne en 769, plusieurs fois détruite, et reconstruite, classée monument historique
- Ancienne église Notre-Dame, XVIe et XVIIe siècles, désacralisée à la fin du XIXe siècle pour devenir halle puis salle des fêtes, inscrite aux monuments historiques en 1958. Depuis 2011, elle est restaurée et aménagée pour héberger le futur office de tourisme intercommunal[29]
- Ancienne église de Saint-Pardoux-de-Feix (ou Petit-Saint-Pardoux), XIIe siècle, inscrite en 1949, propriété privée
- Château des Balans, propriété privée, ancienne maison de convalescence
- Château de la Hierce ou Castel de la Hierce, XVIe siècle, classé monument historique depuis 1892, propriété privée, visitable
- Château de Puymarteau, avec son pigeonnier, XVIe et XVIIe siècles, inscrit en 1981, propriété privée
- Château des Roches, propriété privée
- Château des Thermes, propriété privée
- Manoir du Chatenet, XVIIe et XVIIIe siècles, propriété privée, aujourd'hui hôtel
- Repaire du Chambon, XIIIe et XIVe siècles, propriété privée
- Porte des réformés, inscrite en 1931
- Maison des XIIe et XIVe siècles dont la cheminée a parfois été prise à tort pour une lanterne des morts[30]
- Dolmen de Peyrelevade, néolithique, classé depuis 1889
- Cluzeau de Chambrebrune, Xe et XIIe siècles, inscrit en 1988, propriété privée
- Musée Fernand Desmoulin. Il présente des collections d'art préhistorique provenant des fouilles de la région.
- Ancien hôpital, dit couvent, XVIIIe siècle, aujourd'hui maison de retraite
- Nombreuses maisons anciennes dont plusieurs sont inscrites
- Champ des martyrs du 26 mars 1944
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Pierre de Bourdeille dit Brantôme, (~1540-1614), seigneur de Brantôme, écrivain
- Sicaire Dardan (Brantôme 1763 - Sélestat 1814), qui, selon une biographie soupçonnée d'avoir été inventée de toutes pièces[31], aurait fait une étude remarquable des maladies infectieuses, au point que Louis Pasteur aurait écrit dans une « Note » : « Sans Sicaire Dardan, l'étude des agents d'infection serait encore dans les limbes. »
- Georges Bonnet, (1889-1973), homme politique français, plusieurs fois ministre, fut maire de Brantôme de 1955 à 1965
- Alain Paul Bonnet, né en 1934, homme politique français, fils du précédent, fut maire de Brantôme de 1965 à 1989 puis de 1995 à 2001
- Étienne Boissat de Lagrave (branche aînée des Boissat de Mazerat), (1796-1873), né et décédé à Bourdeilles, médecin, maire de Bourdeilles, conseiller général du canton, chevalier de la Légion d'honneur. Il permit, en tant que membre du Conseil général, la cession par le département de l'abbaye de Brantôme à cette ville ; il permit également l'ouverture de la route de Ribérac à Saint-Yrieix.
Événements[modifier]
- Festival Sinfonia en Périgord, consacré à la musique baroque, en août
- Joutes nautiques sur la Dronne en juillet-août
Notes et références[modifier]
- Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 5 novembre 2012.
- Bois de la Garenne à Brantôme sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 24 septembre 2009
- Carte du site classé 0000515 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 24 septembre 2009
- Vallée de la Dronne de Brantôme à sa confluence avec l'Isle sur le réseau Natura 2000. Consulté le 24 septembre 2009
- Vallée de la Dronne de Lisle à Brantôme sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 24 septembre 2009
- Carte de la ZNIEFF 2679 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 24 septembre 2009
- Vallée de la Dronne sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 24 septembre 2009
- Carte du site classé 0000584 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 24 septembre 2009
- ’’Aliénor d’Aquitaine, Brantôme’’. Éditeur: Alienor Aquitaine Association. Brochure 24 p. sans date
- Saint-Pardoux-de-Feix sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui
- 1939-1944 Carnets de guerre en Charente (page 249), Francis Cordet
- Fédération nationale "Les Fils des Tués"
- Nicola Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France ou Recueil général des généalogies ..., Volume 5, Paris, 1815 [lire en ligne], p. 392, consulté le 20 février 2011.
- démissionnaire
- décédé en fonctions
- Calendrier de recensement, sur Insee. Consulté le 17 janvier 2013.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'EHESS. Consulté le 6 août 2010
- Évolution et structure de la population, sur Insee. Consulté le 6 août 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 6 août 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2007, sur Insee. Consulté le 5 janvier 2012
- Populations légales 2010 des communes du département, sur Insee. Consulté le 17 janvier 2013.
- Évolution et structure de la population à Brantôme en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
- Résultats du recensement de la population de la Dordogne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
- Données INSEE compulsées par le journal du Net- Emploi à Brantôme
- INSEE - Enquête annuelle de recensement 2007
- INSEE 1999 - Emplois au lieu de travail
- Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 9
- Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 27
- Guy Janicot, Notre-Dame transformée en office de tourisme, Sud Ouest édition Périgueux du 12 septembre 2011.
- Immeuble rue Victor-Hugo et rue Gambetta, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 janvier 2013.
- Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1987, p. 276, compte -rendu de la séance du 4 novembre.
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Dordogne (département)
- Périgord
- Liste des communes de la Dordogne
- Liste des châteaux et demeures de la Dordogne
- Sentier de grande randonnée GR 36
- Sentier de grande randonnée GR 654
- Massacres perpétrés par les Allemands en France durant la Libération de 1944
Liens externes[modifier]
- Site officiel
- Brantôme sur le site de la communauté de communes du Brantômois
- Brantôme sur le site de l'Institut géographique national (archive)
- Decouverte virtuelle : Le Brantômois, cœur historique du val de Dronne sur le site Patrimoine et Inventaire d'Aquitaine
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