Daimoku

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Daimoku (題目?, litt. « titre », timmu en chinois) est un terme désignant le titre d'un sutra, et par extension la répétition des syllabes du titre et principalement celles du sutra du LotusMyōhō renge kyō (妙法蓮華経?) en japonais.

Le terme a été popularisé par Nichiren au Japon, dont un des noms d'école est Daimoku-shu.

Développement chinois[modifier | modifier le code]

Principalement par Zhiyi de l'école Tiantai qui analyse chacun des mots du titre du Sutra du Lotus et en déduit une représentation mystique de l'univers. La même démarche est faite par Fazang pour le Sutra Avatamsaka qui en analyse le titre de 10 manières différentes.

Développement dans la doctrine de Nichiren[modifier | modifier le code]

La récitation du daimokuNam(u) myōhō renge kyō (南無妙法蓮華経?) — est un moyen salvifique (Hoben) prôné pour son efficacité mystique.

  • Nam = Namu = Consacrer sa propre vie.
  • Myoho = Miyo-ho = Loi mystique. Myo est le nom donné à la nature mystique de la vie et Ho à sa manifestation.
  • Renge = Renge = Littéralement «Fleur de lotus» qui symbolise la simultanéité de la cause et l'effet.
  • Kyo = Kiyo = Voix ou l'enseignement du Bouddha. le bruit ou les vibrations qui relient tout dans l'univers.

« Il y a rémunération en mérite (obtention de bienfaits) même pour celui qui ne comprend pas quand il récite Nam(u) myōhō renge kyō, comme ne cesse de grandir le corps de l'enfant qui boit le lait maternel sans en connaître les bienfaits. »

— Nichiren

.

Liens[modifier | modifier le code]

Le Daimoku en dehors du contexte Nichirenien

Sources utiles[modifier | modifier le code]

  • Gaston Renondeau, La doctrine de Nichiren, 1953, PUF
  • Dictionnaire du bouddhisme, 1991, Éditions du Rocher
  • Adrien Maisonneuve, Hobogirin, Dictionnaire du bouddhisme d'après les sources chinoises et japonaises, 1994