Nichiren Shū

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Nichiren Shu (日蓮宗: "Ecole Nichiren") est la plus ancienne école du bouddhisme Nichiren. Elle regroupe un ensemble de lignées qui remontent directement aux 6 premiers disciple de Nichiren. Cette école est moins connue en dehors du Japon que la Nichiren Shoshu ou la Soka Gakkai.

Deux éléments principaux la distinguent de ces dernières : La Nichiren Shu ne partage pas l'idée qui voudrait que Nichiren ait désigné son disciple Nikko comme son seul et unique successeur. Sur le plan de la doctrine, la Nichiren Shu estime que la Nichiren Shoshu a transformé l'enseignement initial de Nichiren et que le seul bouddha en lequel prendre refuge est le bouddha éternel Shakyamuni tel qu'il est décrit dans le chapitre 16 du Sutra du Lotus. Nichiren reconnu comme le bodhisattva Jogyo, s'étant donné pour mission, ainsi que l'explique le chap 21, de maintenir dans le monde le Dharma authentique après la passation du bouddha.

Principes doctrinaux[modifier | modifier le code]

La Nichiren shu vénère Nichiren comme un bodhisattva et non comme un bouddha, comme c'est le cas dans la Nichiren Shoshu. Elle ne considère pas les autres écoles du bouddhisme comme intrinsèquement erronées.

La Nichiren shu place Nichiren dans une position élevée en tant que le messager du bouddha éternel originel, mais ne le considère pas comme plus important que Shakyamuni. Le bouddha originel occupe la place centrale, Nichiren Shonin, (le saint Nichiren) est le saint qui a remis Shakyamuni à la place centrale, réfutant les écoles bouddhistes qui mettent l'emphase sur d'autres bouddhas, les seules pratiques ésotériques ou négligent ou sous estiment le Sutra du lotus.

Le sutra du lotus est la pratique supérieure, et les écrits de Nichiren appelés Gossho ou Goibun sont considérés comme des guides pour étudier la doctrine bouddhiste. Il comprend les 5 écrits majeurs de Nichiren dans lesquels est établi la doctrine, l'objet de vénération et sa pratique, ainsi que les nombreuses lettres adressées à ses disciples. Nichiren a souvent écrit, et ses disciples peuvent ainsi vérifier ou corriger leur compréhension de sa doctrine à travers les écrits qu'il nous a légué.

Contrairement à la Nichiren Shoshu, la Nichiren Shu est plus sélective quant à l'authenticité des gosshos. Plusieurs des écrits qui sont acceptés par ces deux écoles ne sont pas considérés comme authentiques par la Nichiren Shu, leur authenticité n'étant pas prouvé par les spécialistes. Cela ne signifie pas que ces gosshos (comme le Ongi Kuden) soit rejetés, mais qu'ils sont considérés comme secondaire par rapport aux écrits authentifiés. Une autre différence est la place dans la doctrine du Odaimoku (Namu Myōhō Renge Kyō) et du Mandala le Gohonzon. La Nichiren Shu les considère comme le Dharma supérieur mais n'ignore pas les autres pratiques du bouddhisme

La méditation silencieuse, shōdai-gyō, la copie de l'Odaimoku (shakyō) et l'étude des concepts fondamentaux du bouddhisme comme les quatre nobles vérités, la prise de refuge dans les trois joyaux sont pratiqués dans la Nichiren Shu.

Dans la société japonaise, la Nichiren Shu représente une tradition majeure qui contrairement à la Nichiren Shoshu a continué à avoir des relations avec les bouddhistes d'autres traditions.

La Nichiren Shu est basée sur la communauté des premiers disciples de Nichiren et ses temples comme le Kuon-ji sur le Mont Minobu (身延山 ou Nichiren vécu en exil et demanda à être enterré ou le Ikegami Honmonji ou Nichiren décéda ainsi que d'autres temples possèdent la plupart des objets ou écrits ayant appartenu à Nichiren (beaucoup étant considérés comme des trésors nationaux au Japon).

La Nichiren Shu a commencé récemment à ordonner des non japonais comme représentants, afin de faire connaitre et développer le bouddhisme Nichiren en dehors du Japon. Le siège européen se situe en Italie.

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