Musique italienne

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La musique italienne est riche d'un passé tout à la gloire de la musique classique dont on trouvera la racine tout autant dans l'héritage grégorien de l'Église que dans le riche folklore musical méditerranéen qui a trouvé en Italie un sanctuaire. Le chant (sacré, profane ou populaire) et plus particulièrement la polyphonie semblent marquer ce territoire aux idiomes contrastés. L'importante organologie témoigne aussi de l'importance du développement de la musique à danser dans les campagnes.

Musique de la Rome antique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique de la Rome antique.

La musique ancienne doit beaucoup aux Grecs et a périclité avec l'empire romain.

Musique classique[modifier | modifier le code]

L'Italie fut, dès le Moyen Âge, le berceau de la musique classique avec Guido d'Arezzo (la notation musicale) et Pétrarque (les canzonieri des troubadours), qui chacun à leur manière participèrent à son développement. Le madrigal du Trecento et les estampies donnent une idée de l'évolution de la musique profane.

Aujourd'hui encore, nombre de termes ou de formes usités en musique classique viennent de l'italien (a cappella, adagio, aria, airioso, cantate, coda, concerto, oratorio, partita, recitativo, scherzo, sonata, toccata, etc.).

On ne peut évoquer cette musique sans citer les luthiers majeurs qu'étaient Andrea Amati, Niccolò Amati et Antonio Stradivari qui ont donné leurs lettres de noblesse aux instruments à cordes ou le facteur de clavecins Bartolomeo Cristofori auquel on doit l'invention du piano-forte.

Plus récemment l'Italie a aussi été le foyer de grands chefs d'orchestres tels Arturo Toscanini, Riccardo Chailly, Carlo Maria Giulini, Giuseppe Sinopoli, Riccardo Muti et Claudio Abbado.

Musique de la Renaissance :

La Renaissance italienne va voir se développer la polyphonie sacrée (Miserere), le frottole et le madrigal profane avec :

Musique baroque :

Dès la période baroque, la musique atteint son plein rayonnement en Italie notamment par l'avènement du concerto avec des compositeurs tels :

Musique romantique :

Le romantisme en Italie connaîtra son heure de gloire essentiellement avec l'opéra. La musique symphonique se développe en dehors de la péninsule où elle est peu représentée :

Musique moderne et Musique contemporaine :

Les modernes et les néoclassiques ont aussi pris le tournant de l'atonalité et du dodécaphonisme en Italie suivis par les adeptes du sérialisme de la musique contemporaine :

Musique d'opéra :

L'Italie est la patrie de l'opéra : Au XVIIIe siècle, cent cinquante villes d'Italie possédaient au moins un théâtre d'opéra. Rome et Venise disposaient de huit salles, Naples et Florence venaient ensuite avec quatre et trois salles[1]. L'opéra sous sa forme moderne naît à Florence au début du XVIIe siècle, atteint son apogée avec les romantiques du XIXe puis se développe encore de nos jours avec les contemporains ; cette passion pour la voix conduit à l'avènement des castrats (Farinelli) et au culte du bel canto au travers de divas telle Renata Tebaldi (soprano) ou Cecilia Bartoli (mezzo-soprano) ou de ténors tels Enrico Caruso ou Luciano Pavarotti. Parmi les grands compositeurs d'opéra figurent :

Musique de ballet :

Bien que moins connu, ce style fut aussi l'apanage de la créativité italienne en ses débuts (à la Renaissance), à Milan notamment. L'un des premiers ballets de Cour créés en France en 1581 fut composé par Balthazar de Beaujoyeulx (en fait "Baltazarini di Belgioioso"). D'autres chorégraphes-compositeurs suivront :

Liste de compositeurs italiens de musique classique :

Un grand nombre de compositeurs de musique classique italiens sont répertoriés dans la liste alphabétique suivante :

Musique traditionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est évidemment liée ici aux nombreux régionalismes qui font de l'Italie une mosaïque de folklores et de dialectes distincts. On y retrouve des polyphonies, des monodies, des ballatas, des scampanadas, des chiasso, etc. Il existe aussi depuis fort longtemps diverses communautés immigrées (albanaise, grecque, balkanique, nord-africaine, etc.) qui ont conservé leurs traditions ici et qui ont influencé la musique traditionnelle en apportant par exemple des voix très hautes, voire nasales, usant d'ornementation quasi orientale.

Zampognari

Musique de Calabre[modifier | modifier le code]

  • All'aria :
  • Alla zampogna :
  • A strofette :
    • alla lonnuvucchisa
    • alla riggitana
  • Strina :
  • Vjersh :
  • Serenata :
  • Cristulara :
  • Cozzupara :
  • Tarentelle :

Musique de Campanie[modifier | modifier le code]

  • Bllintrezzo :
  • Canti a fronne :
  • Canzone napoletana :
  • Miserere :
  • Tammuriata :
  • Tarentelle :

Musique du Piemont[modifier | modifier le code]

  • Canti epico-lirici :
  • Strambotti :
  • Canti di questua :
  • Monferrine :
  • Curente :
  • Brandi :
  • Gighe :

Musique du Frioul[modifier | modifier le code]

Musique de Ligurie[modifier | modifier le code]

  • Miserere :
  • Trallallero :

Musique de Lombardie[modifier | modifier le code]

  • Canti della stella :
  • Canti della mondine :

Musique d'Ombrie[modifier | modifier le code]

  • Ballo della sala :
  • Canto a vatocco :
  • Furlana :
  • Ottava rima :
  • Saltarello :

Musique des Pouilles[modifier | modifier le code]

Musique de Sardaigne[modifier | modifier le code]

  • Polyphonies :
    • Ballu sardu :
    • Miserere :
    • Serenata :
    • Tasgia :
    • Terzine :
  • Canti :
  • Canto a chitarra ou boghe a chiterra : nuoresca, ploaghese antica, disisperada, argia, etc.
  • Canzoni sarda :
  • Chant A Tenore :
    Maranzano
  • Tasgia :
  • Gosos :
  • Taï-taï :
  • Duru-duru :
  • Mutus :
  • Gobbula :
  • Corsicana :
  • Lamentations :
    • Attitu :
  • Berceuses anninia :
  • Caracoles :
  • Suonate :

Musique de Sicile[modifier | modifier le code]

  • Canzune :
  • Cantastorie :
  • Cantate dei pastori :
  • Canto di questua :
  • Natale :
  • Novena :
  • Sicilienne :
  • Storia :
  • Stornello :
  • Berceuse vo et ninne nanne :
  • Canti de carrettiere :
  • Lamenti :
  • Miserere :
  • Tarentelle, fasola, ruggera, spagnoletta et ulannisi :

Musique de Toscane[modifier | modifier le code]

  • Befanate :
  • Bei-bei :
  • Maggiolata :
  • Ottava rima :

Musique de Vénétie[modifier | modifier le code]

  • Veneziana :

Revivalisme[modifier | modifier le code]

Né en 1964 dans la lignée du folk revival, ce mouvement proche de l'idéologie communiste dénonce la dérive commerciale de la chanson populaire et prone un retour à la musique prolétaire (les chants de travail) et un "nouveau chansonnier italien".

Instruments de musique[modifier | modifier le code]

Vents :

Cordes :

Mandoline napolitaine
Ocarinas

Percussions :

Musique actuelle[modifier | modifier le code]

La musique actuelle tourne autour de quelques personnages qui ont marqué leurs temps tels Angelo Branduardi, Adriano Celentano, Umberto Tozzi ou Zucchero

Ballo liscio[modifier | modifier le code]

Rock italien[modifier | modifier le code]

Le rock italien d'aujourd'hui passe par des groupes comme Finley(Pop-punk) ou Sonohra (Pop-Rock). Certains artistes de "variété italienne" tels que Zucchero, empruntent pour certains de leurs morceaux des sonorités Pop-Rock.

Italo disco[modifier | modifier le code]

Italo dance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Histoire des castrats Patrick Barbier, Grasset 1989 p.70)

Bibliographie et liens[modifier | modifier le code]

  • Etienne Bours, Dictionnaire thématique des musiques du monde, Fayard, 2002.
  • Christian Poché, Dictionnaire des musiques et danses traditionnelles de la Méditerranée, Fayard, 2005.
  • (it) Instruments traditionnels
  • (en) Rock italien