Musique biélorusse

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La musique biélorusse est ancrée autant dans la musique religieuse orthodoxe du Moyen Âge que dans la musique folklorique remontant au grand-duché de Lituanie. Elle s'est intimement liée historiquement à la musique ukrainienne et à la musique russe lors de la période soviétique. Même depuis l'indépendance de 1991, l'influence de la langue russe reste prépondérante dans la musique actuelle malgré les encouragements du gouvernement qui a promulgué des lois en faveur de programmes en biélorusse sur les ondes nationales. L'émergence d'une musique nationale, quel que soit son style, reste encore difficile malgré un riche patrimoine folklorique s'exprimant surtout par des danses.


Musique classique[modifier | modifier le code]

Remontant à la musique sacrée et au chant neumatique znamenny, en vigueur jusqu'au XVIe siècle, la musique classique biélorusse ne connaît guère de développement au XVIIe siècle qui voit apparaître l'opéra Faust d'Antoni Radziwiłł. Son contemporain polonais résidant en Biélorussie, Stanislau Maniushka compose de nombreuses œuvres dont l'opéra Sialianka (« Paysanne ») sur un livret de Vincent Dunin-Marcinkevich.

Malgré l'instauration du conservatoire de Minsk au XIXe siècle, il faut néanmoins attendre le XXe siècle pour voir quelques compositeurs se démarquer. Ainsi M. Kroshner compose-t-il le ballet Rossignol, A. Bogatyryov l'opéra Dans la forêt vierge poliésienne. Parmi les contemporains, on trouve Kulikovich Shchahlow qui s'exila après guerre, Yawhen Hlyebaw, compositeur de l'opéra Votre printemps (1963) et du ballet Ballade alpine (1967), Yawhen Tsikotski, avec les opéras Mikhas Padhorny (1939–57) et Alesya (1944) et A. Turenkov) avec Les fleurs du bonheur.

Folklore

Musique folklorique[modifier | modifier le code]

On trouve trace d'une musique folklorique à partir du XVe siècle. La pratique instrumentale est proche des pays voisins (Ukraine notamment) avec une grande école de cymbalum et de chants (hétérophones) de printemps vesnianka ou koupalski ; à Noël, on entend les chants de quêtes kaladki. On retrouve aussi des trios instrumentaux troïsta muzyka (violon, cymbalum et tambour) et des polyphonies vocales.

La musique folklorique a été fortement encouragée par le gouvernement soviétique dans sa lutte culturelle contre l’Occident ; de grands ensembles ont ainsi été créés. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, si bien que nombre d'artistes sont obligés d'émigrer. Par ailleurs, il y a un regain d'intérêt pour ces musiques avec les ensembles Stary Olsa et Kriwi, sans oublier Troïtsa et son éminent fondateur le grand ethnomusicologue Ivan Kirchuk .

Instruments de musique[modifier | modifier le code]

Vents :

Cordes :

Percussions :

Musique actuelle[modifier | modifier le code]

Des groupes de rock tels Verasy, Siabry et Pesniary ont su trouver une gloire au sein de l'ex-URSS. Bien qu'il y eut un développement du rock depuis l'indépendance, celui-ci a été interrompu par des mesures de censures politiques. Parmi les groupes nouveaux on trouve : N.R.M., Ulis, Little Blues Band, The Stoks, Tornado, Krama et Neurodubel. La pop a eu aussi des célébrités nationales avec Boris Moiseev et Lyapis Trubetskoy alors que le rap est représenté par Udar Bandy.

Anastasiya Shpakovskaya[modifier | modifier le code]

Une nouvelle star bielorusse en Vogue sur les radios de Minsk "Angela Donava". À noter également l'existence (discrète) en Biélorussie d'une scène punk et oi!comme bagna ou encore Pull out an eye. Voir Biélorussie au Concours Eurovision de la chanson. Le groupe Naka et sa chanteuse Anastasia Shpakovskaia rencontre un réel succès, notamment avec une chanson se rapportant à la catastrophe de Tchernobyl, "By you" , au sein de l'album "Pora" (2010).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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