Musique ivoirienne

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La musique ivoirienne comporte plusieurs courants. Les précurseurs, les moins traditionalistes et les courants modernes. Elle intègre également de nombreuses danses et folklores propres à chacun des groupes ethniques, voire tribus ethniques.

Musique traditionnelle[modifier | modifier le code]

La Côte d'Ivoire compte à peu près 70 ethnies différentes avec chacune ses particularités de chants et danses.

Par ordre d'importance démographique et territoriale, on retrouve ainsi représentés les groupes ethniques :

  • Les Baoulés qui représenteraient 23% de la population ivoirienne. Ils sont originaires du Centre du pays (Yamoussoukro, Bouaké, Toumodi) mais on les trouve localisés aussi au Sud-Est frontalier du Ghana et au Sud lagunaire. Ils appartiennent au groupe Akan (4,8 millions de personnes). Le président Houphouët Boigny était Baoulé.
  • Les Bétés (18%), issus de l’ouest du pays font partie du groupe Krou, et sont à ce titre des cousins proches des Kroumens du Liberia voisin. Au centre-sud et au sud-ouest résident les Krou ou Magwé, la principale population de cet ensemble ethnique étant les Bété. Le Président Laurent Gbagbo est Bété.
  • Les Sénoufos (15%) originaires du Nord musulman font partie du groupe Gour (voltaïque) et se retrouvent au Nord-Est. Ils constituent l'un des plus anciens peuples du pays, avec les Sénoufo et les Lobi. Comme nombre d'eux vivent au Burkina voisin, ils sont mal vus par les autorités qui ont tendance à les confondre avec les deux millions de Burkinabés qui vivent aux quatre coins du pays.
  • Les Malinkés (11%), proches cousins des Dioulas (commerçants), tribus mandingues établies dans les régions septentrionales de l’actuelle Côte d’Ivoire depuis la chute de l’empire du Mali au XVIIe siècle. Ils font partie du groupe Mandé ou Mandingue localisé dans le nord-ouest du pays qui compte surtout les Malinké, les Bambara, les Dioula, les Foula, etc. Au centre-ouest, l'ethnie des Dan réside dans la zone montagneuse du pays, principalement vers Man.
  • D'autres ethnies minoritaires ou groupusculaires représentent ainsi en pourcentages le nombre total relaté d'ethnies : Sénoufo (9,7 %), Malinké (8,5 %), Baoulé (6,6 %), Dan ou Yacouba (5,9 %), Bété (5,7 %), Agni (4,5 %), Gouro (3,6 %), Dioula (3,4 %), Guéré (3,4 %), Dida (2,1 %), Lobi (1,8 %), Wobé (1,7 %), Abé (1,4 %), Adjoukrou (1 %), les Ébrié (0,7 %), etc.

Liste alphabétique d'ethnies et représentations folkloriques existantes : Abbey, Abidji, Abouré, Abron, Adjoukrou, Agni, Ahizi, Alladjan, Anoh, Attié, Avikam, Bakwe, Baoulé, Bété, Birifor, Conja, Degha, Dida, Dioula, Djamala, Djimini, Djoranigbè, Ebrié, Egar, Ehotilé, Fanti, Gagou, Gbin, Gnamboua, Godié, Gouro, Guébié, Guéré, Koulango, Kouya, Koyaka, Krobou, Kroh, Kroumen, Loba, Lobi, M'gbatto, Mahouka, Malinké, Mona, NZima, Neyo, Pèpèhiri, Sahanga, Sénoufo, Sokya, Tagbanan, Toura, Térédjika, Wobé, Yacouba, Yohwèlè, etc.

Musique actuelle[modifier | modifier le code]

Les grands précurseurs ivoiriens de la culture musicale et africaine[modifier | modifier le code]

Les précurseurs grandes figures les plus connues et complètes dans la musique ivoirienne et africaine sont entre autres :

  • Aspro Bernard, tendance internationale et zaïroise de Côte d'Ivoire

Les moins traditionalistes[modifier | modifier le code]

Les moins traditionalistes sont : Anouman Brou Félix (1935-), Ernesto Djédjé (1947-1983), François Lougah (1942-1997), Mamadou Doumbia et Stanislas Justin.

Les courants modernes[modifier | modifier le code]

Une vague d’artistes et ses catégories musicales modernes peut être citée, il s’agit entre autres de :

le saxophoniste Isaac Kemo.Paris


Chanteurs :

Le chanteur Jean-Jacques Kouamé (JJK) à Paris

Les danses[modifier | modifier le code]

Il faut noter que la diversité des peuples et ethnies de Côte d’Ivoire lui ont valu toute une variété de danses :

  • les danses extrêmement viriles exigeant des danseurs des aptitudes physiques indéniables tels que le Zaglobi bété, le Zamblé et le Zahouri gouro… ;
  • les danses acrobatiques telles celles des échassiers yacouba, la danse du couteau wobè, le Boloï sénoufo... ;
  • les danses harmonieuses et rythmées comme le Zahouli gouro, le Kotou baoulé, le tèmaté yacouba, les danses accompagnées par balafon… ;
  • la danse caractéristique de la région côtière qu’appuie une fanfare et qui a su adapter les instruments étrangers aux rythmes africains ;
  • le ziguidi bété, une danse guerrière qui mine les gestes de la guerre et dansée à l’occasion de la mort d’un grand guerrier ou d’un grand chasseur ;
  • le Maïeto bété exécuté à l’occasion du décès d’une femme en couches, tandis que les hommes sont chassés du village et sont tenus d’exécuter les travaux ménagers traditionnellement dévolus aux femmes ;
  • l’adjanon baoulé, une danse exécutée lors des grandes calamités (épidémie, guerre…) en vue de conjurer le mauvais sort.

Certaines de ces danses sont dites sacrées et exécutées pendant les cérémonies rituelles. C’est le cas chez les agni, les bron, les adioukrou, les abidji…

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