Marols

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Marols
Le village
Le village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Saint-Jean-Soleymieux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Bonnet-le-Château
Maire
Mandat
Jean-Claude Civard
2014-2020
Code postal 42560
Code commune 42140
Démographie
Population
municipale
409 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 45″ N 4° 02′ 45″ E / 45.4791666667, 4.04583333333 ()45° 28′ 45″ Nord 4° 02′ 45″ Est / 45.4791666667, 4.04583333333 ()  
Altitude Min. 620 m – Max. 1 184 m
Superficie 14,94 km2
Localisation

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Marols
Marols, paysage du Bas-Forez

Marols est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

C'est un petit village situé à 865m d'altitude.

Géographie[modifier | modifier le code]

Marols fait partie des Monts du Forez.

Histoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé des traces de travaux préhistoriques au lieu-dit « Les Rochers » avec une enceinte en pierres sèches, des poteries et un menhir.

Le village s'est développé au Moyen Âge grâce à la proximité de l'ancienne voie militaire romaine, la voie Bolène, qui reliait Lyon à Toulouse par Feurs. Cette voie était encore utilisée pour permettre aux pèlerins et aux marchands d'aller vers Le Puy-en-Velay et prendre la route de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le nom du village vient probablement des racines celtiques maros = grand et ialo = clairière. Le territoire était riche en bois, en terres agricoles et en pâtures.

La première mention du village apparaît au XIe siècle dans le cartulaire de Savigny. Marols est alors une des châtellenies du comté de Forez.

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy y a installé au XIIe siècle un petit prieuré avec une chapelle pour mettre en valeur les terres qu'il possédait. On note en 1291 la mention d'un château à Marols.

Les XIIe et XIIIe siècles ont été prospères mais le déclin est arrivé au milieu du XIVe siècle avec la guerre de Cent Ans et la peste noire. Le village et l'église sont fortifiés.

Au XIIIe siècle les moines de l'abbaye d'Ainay laissent la place aux chanoines de Saint-Just de Lyon puisqu'elle avait pour collateur l'obédiencé de Saint-Just de Lyon. Le chapitre de Saint-Just nommait à la cure de Marols.

En 1323, François de Saint-Priest (mort en 1362), dit Chinard, est châtelain comtal de Saint-Bonnet-le-Château, Marols et Lavieu. Il est conseiller du comte de Forez Jean Ier, puis de son fils Guy ou Guigues VII. .

Le village dû subir les troubles des guerres de religion. Le baron des Adrets et ses troupes protestantes prennent le village et incendient les maisons.

En 1789, le village dépend de la justice de Saint-Bonnet-le-Château.

En 2011, Marols se voit accordé le titre de village de caractère suite aux rénovations effectuées en son seins depuis quelques années.

En 2013, Marols devient également un village d'artiste. En effet, de nombreux artistes (peintres, sculpteurs, ...) sont présents dans le village et exposent leur œuvres.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Marols (Loire).svg

Les armoiries de Marols se blasonnent ainsi :

D’argent à la coquille de sable ; au chef d’azur chargé d’une église fortifiée d’un donjon d’argent, maçonnée de sable, mouvant du trait du chef.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Maurice Pezdevsek    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 409 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800 600 774 908 973 903 975 959 971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 001 871 874 834 814 807 821 839 853
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
839 784 719 612 620 624 546 521 478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
404 344 295 285 310 331 373 369 398
2011 - - - - - - - -
409 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Marols, l'église fortifiée
  • Église Saint-Pierre[3]

Une première chapelle fut construite au XIIe siècle par les moines bénédictins venus du prieuré de Saint-Romain-le-Puy. C'était un bâtiment d'une dizaine de mètres de long avec un clocher.
Les troubles de la seconde moitié du XIVe siècle amenèrent les moines à assurer la protection de leur prieuré en l'entourant d'une enceinte fortifiée et en construisant sur le chevet de l'église le donjon appelé « tour de Marols » d'une vingtaine de mètres de hauteur avec mâchicoulis. Ils agrandirent l'église en édifiant la nef actuelle et en renforçant ses défenses extérieures avec trois grands arcs sur chaque mur latéral.
La prise du village par les troupes du baron des Adrets en 1562 et l'incendie de l'église a entraîné des dégradations qui ont dû être réparées. Un portail très sobre et les chapelles latérales ont été ajoutés au XVIe siècle à l'ouest.
En 1772, les chapelains de Saint-Just de Lyon qui avaient succédé aux moines de Saint-Romain constatèrent que la tour nécessitait des réparations urgentes. Ils essayèrent de les faire payer par les villageois. Ceux-ci étant déjà lourdement taxés refusèrent. Les chapelains envisagèrent alors d'abattre la tour, mais finalement renoncèrent et entreprirent les réparations à leurs frais l'année suivante.
De nouvelles réparations furent faites sur la tour en 1838 aux frais de la municipalité. Le chœur a été restauré au XIXe siècle.
En 1973, le service des Monuments historiques restaura l'intérieur de l'église[4].
L'église conserve de ses différentes étapes de construction des styles différents : voûtes en plein cintre près du chœur et chapiteaux romans, voûtes sur croisée d'ogives de la première travée et des chapelles. La tour occidentale est moderne. En 1994, sous la direction Henri Lazar, Architecte des Bâtiments de France, un vitrail fut réalisé pour le chœur de l'église, L'arrivée de la colombe de la Paix par Joël Mône

L'arrivée de la Colombe de la Paix, création Joël Mône, 1994
  • Porte fortifiée[5] et remparts

L'Armorial de Guillaume Revel permet de voir l'aspect du village vers 1450, avec ses remparts et sa porte fortifiée. Les remparts ont été intégrés comme murs extérieurs des maisons entourant l'église. Une tour en poivrière se trouve à l'angle de la maison Coste.

  • Chapelle Saint-Roch

Elle se trouve dans le cimetière. Elle a été construite au XVIIe siècle pour remercier ce saint protecteur après la disparition de la peste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. « Notice no PA00117506 », base Mérimée, ministère français de la Culture : église sauf le clocher occidental
  4. Documentation : notices à l'intérieure de l'église
  5. « Notice no PA00117508 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Porte

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J-E Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, 542-543, Publications de l'université de Saint-Étienne, Saint-Étienne, 2003 (ISBN 2-86272-412-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]